La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Archive for novembre 2008

Gazette 70 la couverture

Posted by lagazou sur 10 novembre 2008

Mise en page 1

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Gazette 70 Sommaire

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

La fête au 25 rue du Moulinet

60 ans d’une aventure unique

Université ouverte sur la ville

Paris-Diderot

Une nouvelle université citoyenne

Du grain à moudre et du pain sur la planche

Bibliothèque Nationale de France

La Bibliothèque s’ouvre à tous les publics

Quel avenir pour les résidents de la MECI?

Une solidarité active et nécessaire

Une opérette à Ravensbrück

Hommage à Germaine Tillion

Association « Bougé, Futé »

L’espace écotransport de Paris

Association « Par ce qu’on sème »

Accueillir sur sa terre la terre de l’autre

AARAO, de l’alphabétisation a la gestion de projet.

De l’alphabétisation à la gestion de projet

La Poterne des Peupliers

Le centre d’animation: un lieu à vivre

Portrait aux Frigos

Le multiple, le mouvement et la transformation

La pétanque à Blanqui

Le club BIC

Humeur, recettes

On a bien aimé …

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Gazette 70 Editorial

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Treizième qui rit

Treizième qui pleure

Le mois de septembre multiplie les célébrations. Cette fois sur la Seine toutes les péniches annoncent un programme substantiel. On fête la commune à la Butte aux Cailles. La place d’Italie est fleurie et l’on descend le Boulevard Vincent Auriol, là le technicolor céde la place aux images en noir et blanc ; le film des expulsions à la Maison de la Côte d’Ivoire, plutôt noir comme la vie dans nos foyers de travailleurs africains.

Le Treizième qui rit avec la fête au 25, la pétanque du boulevard Blanqui, l’accueil à la Poterne, « Bougé Futé » qui nous promet des transports de rêve, les projets de jardins partagés, la belle aventure des collégiennes du quartier, le talent de nos artistes, l’ouverture de l’Université aux habitants du quartier.

Le treizième qui pleure avec les expulsions la peur au ventre des sans papiers, les enfants arrachés à leurs écoles, la vie quotidienne difficile pour beaucoup.

La Gazette se veut porte parole des voix, qui ailleurs ne s’expriment pas, elle se réjouit que parmi nos voisins se lèvent des résistances, elle souhaite que ces élans deviennent contagieux.

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Gazette 69 Fajardie nous a quittés

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Il est mort le 1er Mai!

Quel symbole ! Lui, qui, toute sa vie, fidèle à ses convictions, s’est fait la voix des luttes ouvrières, le porte-parole du peuple des usines. Partir un 1er mai, c’est un sacré pied de nez pour un homme qui n’a cessé à sa manière, de manifester. Fils d’un libraire du XIIIe arrondissement et d’une mère capitaine de l’équipe de France de Basket-ball, Frédéric H. Fajardie, de son vrai nom Ronald Moreau, a grandi dans les livres. Les anciens du XIIIe se souviennent de la boutique du père de Fajardie, elle était située au coin de la rue Nationale et de la rue de Tolbiac à l’emplacement de la médiathèque Melville. Le « camarade » Moreau, autant libraire que brocanteur, de tempérament provocateur s’était fait une réputation sulfureuse, il aura marqué son quartier et transmis à son fils le goût de la parole libre. Le rejeton quitte l’école en seconde pour assister son père à la librairie. Plus tard il reprendra ses études et choisira l’écriture sous le nom de Fajardie. Il a choisi le roman noir comme meilleur moyen d’explorer la société : « j’ai eu le sentiment d’une filiation directe : passer du militantisme dans la rue au statut d’écrivain, c’était un moyen de continuer à exprimer mes idées ».

fajardie2

Engagé à la Gauche prolétarienne, son aventure de mai 68, très agitée, sera profondément incarnée dans sa carrière d’écrivain. Son premier roman, Tueurs de flics parait en 1974, il célèbre l’apparition de son alter ego romanesque, le commissaire Padovani. D’autres suivront, de la même veine ; la nuit des chats bottés, La théorie du 1 %, romans au style sec animés d’une colère juvénile qui n’a jamais perdu de sa virulence. Nouvelles policières, romans de cape et d’épée, pièces radiophoniques, scénarios pour le cinéma et la télé, son talent est multiple. Pendant que d’autres caricaturaient à souhait l’image de mai 68, il consigne l’essentiel de son talent dans Jeunes femmes rouges toujours plus belles, manière de Chartreuse de Parme du gauchisme français.

Plus tard, tandis que les usines ferment et que l’écologie devient libérale et cotée en bourse, Fajardie raconte la mondialisation dans ce qu’elle a de plus abject. En 2003, il reste plusieurs mois sur le site de Métaleurop dans le Pas de Calais alors que cette usine de traitement de plomb va être délocalisée. Il recueille les réactions des ouvriers licenciés qui occupaient les lieux et cela donne Métaleurop, paroles ouvrières dont les droits d’auteur furent reversés aux associations locales. Le livre a été l’objet d’une rencontre à la librairie Jonas.

Le meilleur hommage à rendre à celui qui fut un « gamin du XIIIe » resté toute sa vie fidèle aux idées de son enfance, reste de découvrir ses écrits.

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Gazette 69 Non, le louchébem, l’argot des bouchers n’est pas mort

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Non, le louchébem, l’argot des bouchers n’est pas mort!

Samedi dernier, je vais faire mes courses chez mon boucher habituel Place des Peupliers. En attendant mon tour, je jette un œil sur un article qui était là pour ça, sur le comptoir. On y évoquait le louchébem. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas entendu parlé du louchébem! J’avais enfoui ce mot et son contenu au fond de ma mémoire. Le louchébem est l’argot que les bouchers de la Villette pratiquaient au 19ème siècle. Je ne sais plus comment j’en ai appris l’existence. Je ne l’avais jamais entendu parlé et j’imaginais, jusqu’à ce jour, que ce parlé faisait dorénavant partie de l’histoire. Je demande au boucher s’il connaît encore quelques mots en louchébem. Quelle ne fût pas ma surprise d’apprendre qu’il connaissait parfaitement bien cet argot et qu’il le pratiquait quotidiennement avec sa femme. Elle m’avoua que c’était d’ailleurs très pratique pour communiquer lorsqu’ils voulaient se parler sans être compris de l’environnement. Je lui demandai de me dire quelques mots en louchébem. Après quelques temps d’hésitation qui n’étaient pas dû à la recherche de ses mots mais plutôt à l’effet de surprise et à l’incongruité de la situation, il se mit à me parler en louchébem.

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Non le louchébem n’est pas mort, Il se pratique encore dans le milieu de la boucherie. Cependant, les jeunes bouchers ne le pratiquent plus. Serait-il en train de vivre ses derniers moments?

C’était vraiment surprenant de constater, que ce langage était toujours vivant et pourtant ignoré de la majeure partie des gens. En effet, pendant la semaine qui suivit, je n’ai pas perdu une occasion de demander aux personnes autour de moi s’ils connaissaient le louchébem. Beaucoup, n’en avait jamais entendu parlé. Je fus cependant, agréablement surprise, lorsque mon fils m’appris que le groupe de Rap IAM avait fait une chanson « sale argot », dans laquelle une partie était en louchébem. Non, le louchébem n’est pas mort! Puisque, même s’ils n’inspirent plus les jeunes bouchers, il inspire les rappeurs! Je voulais en savoir plus sur le louchébem. Je me souvins soudain que mon voisin de palier était un ancien boucher, je frappai à sa porte et lui demandai s’il voulait bien me parler un peu de son métier et de son argot……

Voulant en savoir encore un peu plus, ou du moins par un autre canal, j’interrogeai Wikipédia. J’y appris que certains mots en louchében sont passés dans le langage courant comme par exemple; « loufoque » qui vient de « fou »; d’autres sont toujours de l’argot comme « lerche » pour « cher ». Comment se construit le louchébem? La réponse est illustrée dans le nom. De ce que j’ai appris, la première lettre, lorsque c’est une consonne, est déplacée à la fin du mot et remplacée pour un l. Le son em ou ic est ajouté à la fin du mot et ainsi boucher devient louchébem.

Je suis curieuse de savoir combien de bouchers et notamment si de jeunes bouchers parlent encore louchébem? Les bouchers du 13ème ont peut-être d’autres informations à nous transmettre?! Si vous avez des informations intéressantes à propos du louchébem qui vous viennent de votre boucher ou par une autre voie, vous pouvez nous les communiquer. Nous pourrions écrire un nouvel article dans une prochaine gazette. D’autres questions auxquelles je n’ai pas encore de réponse sont pourquoi et comment est née cet argot très corporatiste? Et enfin, existe-t’il d’autres argots de métiers?

Voici les paroles du groupe IAM. Chacun peut se faire aider par son boucher pour la traduction!

Lutem lonnaicès le lowflem, lactiquetem ledem larjebem lalesem algorem

Lerchechem lapem les loblèmesprem lecmic

Liffekès le lonsem et lesterem lelaxerem lutem laissem

Larseillemic landem les leinevem lusqu’àjem la loremic

IAM une lachinemic à lavagérem

Landem les loursecès y’a des lophétrem à laflérem

Lutem leuvem ludem lurepem lartiécès

AKH lentem lonnedem à la laissecès

Lanleguem ledem lafiquantrem et lecsem (pas sûr pour et lecsem)

Laintenanmic luplem latiquanprem

Lessem lourpem les laivrem lettecem lusiquemic

Lesignédem lourpem laireplem aux lanatiquefem

Leizesem lesuremic et c’est la lessionprem

Lordelebem lessem lonbem j’en ai les lissonfrem

Voici la traduction :

Tu connais le flow, tactique de barje, sale argot

Cherche pas les problèmes mec

Kiffe le son et reste relax tu sais

Marseille dans les veines jusqu’à la mort

Iam, une machine à ravager

Dans les courses y a des trophées à rafler

Tu veux du pur quartier ?

Akh t’en donnes à la caisse

Langue de trafiquant et sec

Maintenant plus pratiquant

C’est pour les vrais cette musique

Designée pour plaire aux fanatiques

16 mesures et c’est la pression

Bordel c’est bon j’en ai les frissons

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Gazette 69 Péril en nos commerces

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

La librairie Météor menacée

Lan Lucquet, jeune Chinoise, souriante et dynamique a choisi de venir en France où elle est arrivée en 2000. Elle a d’abord appris notre langue qu’elle parle maintenant à la perfection. Elle a ensuite étudié le stylisme, avec l’idée d’ouvrir une boutique de prêt-à-porter. N’y parvenant pas, elle a alors fait des études de lettres à Paris et cela l’a amenée à prendre en gérance un fonds disponible, celui de la librairie Méteor, au pied des tours de la rue Dunois. Le prix en était raisonnable car les affaires y allaient doucement. Il a fallu alors réaménager, donner de la lumière et cela a donné une boutique agréable, attractive où il fait bon venir. Peu à peu, grâce à sa compétence et à sa convivialité, avec l’aide de son frère qui assure la comptabilité, elle a fidélisé une clientèle de quartier qui y a pris ses habitudes, en provenance des tours mitoyennes, des bureaux et de l’hôpital proches, ou encore d’un centre voisin qui accueille personnes très âgées ou handicapées. Ceux-ci apprécient particulièrement de se voir garder, ou même porter à domicile, livres et journaux. Le service rendu à tous est précieux : les acquisitions se font en tenant compte des goûts des habitués ou après une recherche personnalisée, les ouvrages commandés arrivent beaucoup plus rapidement qu’il n’est d’usage, chacun peut se faire conseiller avec attention. La presse, surtout, attire une clientèle régulière qui, occasionnellement, découvre aussi les livres, le rayon enfants, le fonds asiatique. Parfois aussi il est commode de s’y ravitailler en papeterie : les prix ne sont pas compétitifs, car les lois de la concurrence ne le permettent pas, mais au moins on peut s’y dépanner et on y trouve la qualité. De temps à autre des séances de signatures d’ouvrages donnent l’occasion de rencontrer des auteurs. C’est donc un véritable pôle culturel, lieu de vie et de rencontre dans ce quartier où de nombreux petits commerces, notamment de bouche, tendent à disparaître, victimes de la concurrence et du coût particulièrement élevé des loyers.

meteor1Tout irait donc pour le mieux si, récemment, la librairie Méteor ne s’était trouvée directement menacée. En mars 2008, on apprenait la création d’un point de vente presse dans l’hypermarché Casino du boulevard Vincent Auriol voisin. Cette initiative ne s’impose pas puisque la vente de la presse est déjà bien assurée dans ce secteur. Ce projet suscite une grande émotion dans le quartier car on craint pour la survie de ces divers points presse qui jouent un rôle actif et sécurisant dans le réseau local de relations sociales. La librairie Météor est une étape agréable dans le parcours autour du square Dunois. L’approche professionnelle et humaine de la clientèle est un plus par rapport au service anonyme d’un grande surface où on achète son journal entre carottes et savonnette. La libraire a alerté les élus du 3ème, le député Le Guen, le maire Jérôme Coumet ainsi que la députée Lyne Cohen-Solal, spécialiste du commerce grand et petit. Elle leur a demandé d’intervenir directement auprès de la Commission d’Organisation de la vente ou COV qui doit prendre incessamment une décision sur cette question. Les usagers se sont émus et ont fait circuler une pétition de soutien qui a rayonné bien au-delà du voisinage immédiat, en recueillent 2000 signatures dès la première semaine, et beaucoup d’autres ensuite. L’un des clients handicapés s’est exprimé dans une lettre où il souligne l’importance pour lui du service rendu par cette librairie. On souhaite que cette résistance débouche sur une décision qui préserve ce type d’activité, indispensable à la qualité de vie en ville et que Madame Lucquet puisse mettre en œuvre son projet de développement du secteur librairie au profit de ses fidèles clients. Cette affaire montre que nos pratiques quotidiennes, et notamment nos habitudes d’achat, ont une répercussion directe sur notre environnement et peuvent mettre en péril des lieux familiers où il fait bon vivre.

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Gazette 69 Les 10 ans de Voitures & co

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Le 21 mai, à la Mairie du 13ème arrondissement, « Voiture & co » a fêté son dixième anniversaire. Cette association a été créée en 1998 pour pérenniser l’initiative d’étudiants de Nanterre qui, pendant les grandes grèves de 95, avaient mis en place un système de covoiturage. Leur action s’est diversifiée depuis, sur le thème du développement de pratiques de mobilité durables, responsables et solidaires. Les transports alternatifs à la voiture individuelle sont encouragés. Des sessions d’information et de formation sont organisées en direction des jeunes pour assurer la prévention des risques (alcool, psychotropes) ; on incite au covoiturage par un conducteur sobre. Pour faciliter l’insertion des services de transport sont proposés aux publics qui ont à se déplacer à l’occasion d’un parcours d’insertion ou d’une recherche d’emploi.

« Voiture & co », dans son souci de développer les modes de déplacement qui respectent environnement et développement durable, a ouvert deux « Maisons des Transports » à Nanterre et Marseille puis une troisième à Paris dans le treizième. Celle-ci, appelée « Bougez Fûté ! L’espace écotransports de Paris » est ouverte depuis octobre 1997. Sa création correspond à la volonté des Pouvoirs Publics de développer des infrastructures de transport propre et bon marché aux nouvelles populations de résidents, salariés et étudiants de Paris Rive Gauche, en liaison avec les quartiers limitrophes de Paris et de sa banlieue.

« Bougez Fûté ! » mène une active campagne de sensibilisation en organisant des animations (bus, stand à l’université), des évènements (Semaine de la Mobilité du 16 au 22 septembre), des partenariats avec les acteurs économiques et sociaux et les assoc iations de l’arrondissement

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Gazette 69 BlueEnergy

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Une initiation à la solidarité internationale, au développement durable et aux énergies renouvelables.

BlueEnergy, dont le siège est dans le XIIIè arrondissement, est une association à but non lucratif qui a engagé depuis 2004 un programme d’aide au développement de pays du Sud, par la production et la distribution d’électricité d’origine éolienne et solaire, dans des communautés rurales isolées de la côte Caraïbe du Nicaragua. Elle a déjà fabriqué de manière artisanale, et installé huit éoliennes qui alimentent en électricité cinq écoles primaires, un lycée technique et un millier de villageois.

Cette expérience menée sur le terrain par une petite équipe mixte de bénévoles internationaux et de techniciens nicaraguayens, l’association a voulu la partager avec des jeunes écoliers du XIIIè. Dans le cadre d’un PAC (projet d’action culturelle), la proposition d’intervention de blueEnergy dans une classe de l’école Levassor a été agréée par le rectorat de Paris et, de début janvier à fin juin 2008, des membres de l’association ont animé des ateliers un samedi sur deux dans cette classe.

Après avoir présenté aux enfants sous forme de diaporamas et de jeux le milieu naturel, humain et socio-économique, les intervenants ont organisé un échange de photos et de lettres entre les petits parisiens et les élèves d’une école nicaraguayenne où blueEnergy a installé l’électricité.

Dans un deuxième temps, ils ont montré comment l’action sur le terrain s’inscrit dans une démarche de développement durable : énergie renouvelable et propre (éolienne et solaire), micro-système peu coûteux et construit sur place, transfert de technologie et formation de techniciens nicaraguayens. Puis, en classe, les élèves ont construit des maquettes d’éoliennes par petits groupes, encadrés par cinq jeunes ingénieurs bénévoles qui ont passé plusieurs mois, voire une année, sur le terrain au Nicaragua. Enfin, lors de la classe de mer à Perros Guirec, fin mai, blueEnergy a proposé aux élèves de l’école Levassor une animation au pied des éoliennes installées dans la région.

Pour la fin de l’année scolaire, la classe a préparé une exposition dans l’école Levassor présentant le travail effectué dans le cadre de ce PAC sur la découverte d’un autre environnement, la solidarité internationale et le développement durable.

http://www.blueenergy.fr

contact@blueenergy.fr

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Gazette 69 Des abeilles près de chez nous

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Au parc Kellermann, lieu tranquille à la périphérie de notre treizième, on peut découvrir ce qui unit la ville et la nature. L’abeille parisienne, qui y est bien présente, donne son nom à une association qui vise à la promotion de l’apiculture en milieu urbain. Elle favorise l’implantation de ruchers, que ce soit dans des lieux publics ou chez des particuliers. La fête de l’ARBP, le 18 mai 2008, donnait l’occasion de découvrir cette expérience originale, développée depuis 1998.

ruche1

Dans un enclos du parc Kellermann, sept ruches accueillent chacune environ 60 000 abeilles, dont 2 à 3.000 mâles, qui vivent en colonies. De temps à autre, quand il y a surpopulation, la colonie se scinde en deux et la moitié partante constitue un essaim, à la recherche d’un nouvel emplacement, qui ira ailleurs reconstituer une nouvelle colonie. Les abeilles se nourrissent exclusivement de miel mais fabriquent du « pain d’abeille » pour les larves. Par temps de soleil, les abeilles sortent prendre l’air (mais surtout butiner) et peuvent rayonner assez loin de leurs bases (3 à 4 km), à la recherche des fleurs qu’elles aiment. Et surtout pas les géraniums et autres espèces hostiles. On voit entrer dans la ruche les abeilles qui ont butiné. Elles transportent sur leurs pattes arrière des pelotes dont la couleur varie selon le pollen des fleurs rencontrées : le jaune y domine cependant. D’autres butineuses rapportent plutôt du nectar et, dans leur jabot, le butin est alors invisible. Ce nectar est composé de 85% d’eau et 15 % de sucre. Il faudra, pour le miel, que cette proportion s’inverse pour arriver à 15% d’eau et 85% de sucre. Les abeilles devront ventiler pour obtenir cette énorme évaporation d’eau.

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Le corps de la ruche abrite la colonie. Il est surmonté de réserves de miel qui doivent ravitailler la colonie pour l’hiver ; au dessus sont les greniers à miel où vient s’approvisionner l’apiculteur. La récolte est annuelle. Celle qui est attendue en 2008, tourne autour de 10 kg par ruche soir au total entre 60 et 70 kg de miel. L’association fait parfois des dons de miel (personnes âgées, prisonniers). Ou alors, ce sont les abeilles elles-mêmes qui sont données pour l’apithérapie qui permet de traiter par le biais de piqûres d’abeilles certaines maladies, comme la sclérose en plaque. Les abeilles ne sont d’ailleurs pas dangereuses en elles-mêmes. Elle sont attirées par les fleurs et ne viennent pas, comme guêpes ou frelons, renifler les nourritures humaines. Seul les temps d’orage peuvent les rendre plus agressives.

Les abeilles ont leur ruche attitrée. C’est celle où elles sont nées, où elles ont leur mère, où elles se repèrent par l’odeur. Dans chaque ruche, une seule reine a pour fonction la reproduction. Celle-ci a une alimentation particulière, la gelée royale, et bénéficie d’une cellule plus grande que celle des autres abeilles. En cas d’essaimage, la reine quitte la ruche à la découverte d’un nouveau logement en compagnie d’une moitié de la colonie. Dans la ruche d’origine, les « nourrices » élèvent quelques larves de manière particulière, pour sélectionner une nouvelle reine. Les ouvrières ne peuvent pas être fécondées mais si la reine vient à disparaître par accident et ne peut plus donc les empêcher de pondre (grâce à des phéromones particulières) elles se mettent elles-mêmes à pondre des œufs qui ne donneront que des mâles. Dans ce cas, la ruche est vouée à disparition.

A la différence des fourmis, dont les fonctions sont définies à la naissance, les abeilles assurent des fonctions diversifiées successives. En dehors de la reine, la progression est la même pour toutes, même si le rythme peut varier en fonction des besoins et des disponibilités de la colonie, avec des progressions accélérées ou des régressions d’une étape à l’autre.

Les « nourrices » s’occupent de toutes les larves et fournissent à la reine la gelée royale, qu’elles fabriquent grâce à une glande spéciale située dans leur tête. Les « ventileuses » assurent l’évaporation, en éliminant le trop plein d’eau. Les « nettoyeuses » entretiennent les sols, évacuent les cadavres des abeilles mortes à l’intérieur et nettoient les alvéoles qui vont recevoir du miel ou de nouveaux œufs. Les « cirières », grâce à des glandes situées entre deux segments de l’abdomen, produisent la cire qui sert à construire les rayons et peut être utilisée par l’homme. Les « gardiennes », postées à l’entrée sont chargées de la protection de la ruche.Cette société, bien organisée, cohabite donc gentiment avec nous, habitants du 13ème.


L’Abeille Parisienne, 28 villa Auguste Blanqui, 75013 Paris, 01 45 82 66 47

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Gazette 69 Apprenons à cultiver notre jardin

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

La biodiversité, qui juxtapose êtres et espèces, innombrables et différents, est menacée aujourd’hui. Lors d’une conférence, organisée en mars dernier par le Centre d’Animation Daviel et par ADA 13, Marc-Ambroise Rendu, ancien journaliste au Monde, a mis l’accent sur l’enjeu pour l’homme de ce qui pourrait être une crise majeure, de l’ampleur de celle qui a fait disparaître les dinosaures de notre planète. En principe cette biodiversité est dynamique et devrait se renouveler en permanence. Actuellement, cependant, 3 à 4 espèces disparaissent définitivement chaque année. Le phénomène s’accélère. Les causes sont liées aux changements climatiques, à la prolifération humaine, à l’urbanisation massive, à la pollution et à la surexploitaiton des ressources.

L’homme n’est pas totalement indépendant des autres espèces mais il appartient à celle qui est le mieux armée pour résister. Il peut intervenir pour préserver les écosystèmes, ménager des aires protégées et ralentir la crise, à défaut de la stopper. Il peut agir sur le plan politique (stratégie européenne, nationale ou municipale). Cependant la biodiversité est aussi une affaire individuelle : c’est une ressource humaine qui doit être défendue par tous et partout. Paris, malgré sa forte densité, résiste plutôt bien : sa position en Ile-de-France lui assure un climat modéré et varié, son réseau hydrographique est dense. Le fleuve et les rivières traversent la ville avec leurs populations vivantes. Les berges qui bordent la Seine sont étendues et elles ne demandent qu’à être revégétalisées. Les espaces verts sont nombreux notamment grâce à Haussmann, le sous-sol est riche ; en un mot, la ville n’est pas étanche et accueille végétaux et animaux de toutes sortes. La diversité des espèces est bien plus grande que dans le reste de la Région Parisienne (Brie, Beauce, Gâtinais), appauvri par les monocultures industrielles et le traitement des sols.

A Paris, l’homme résiste donc. Dans notre arrondissement se pratiquent des actions en ce sens : l’installation d’un rucher au parc Kellermann, les aménagements de parcs à Paris Rive Gauche (voir les articles ci-contre), le jardin de la BNF qui est le « poumon vert » de l’arrondissement (voir article du n° 68). Les initiatives individuelles en ce sens doivent être encouragées (végétalisation des balcons, entretien des jardins familiaux et jardins partagés). Au-delà de la manie du propre et du bien léché, il faut diversifier les espaces verts trop monotones et homogènes et laisser pousser librement herbes et plantes, respecter la nidification de l’automne, créer des réserves, faire du compost…Il faut aussi mettre en réseau les îlots protégés, les espaces verts et les points d’eau afin de favoriser les circulations et les échanges (insectes, graines)

Notre avenir est en jeu ; Toutes ces pratiques permettent d’apprendre à vivre en bonne intelligence avec la nature. Nous faisons partie du vivant et dépendons de lui. Prenons en acte.

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Gazette 69 Agaton: sculptures et kakémonos

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Jusqu’à la fin mai au deuxième étage de la mairie du XIIIème, place d’Italie, on pouvait aller visiter, si on s’y intéresse,   un ensemble très coloré de  kakémonos (1) et de  sculptures, signés Agaton . J’ai été attirée  davantage par les sculptures, et assez pour avoir envie de connaître leur auteur.
Rendez-vous fut pris : je  vis arriver  une jeune femme timide aux grands yeux bruns réfléchis, silencieuse, qui n’a pas envie de “se vendre”, très réticente, à apprivoiser. Ayant vécu avec un peintre, je suis arrivée à la cerner un peu. Elle vient d’arriver dans l’arrondissement, et c’est la première fois qu’elle vit dans un H.L.M. bien à elle ; elle ne savait plus où déménager, poussée par l’augmentation annuelle des loyers privés qui la chassait  de ses précédents logements. Pour travailler, elle loue une chambre de bonne à Barbès, et investit la cave de ses parents avec ses productions, ce qui la pousse à limiter ses formats. Mais ce qui l’attire,  c’est le monumental.  Au lycée Marie Curie, à Sceaux, elle a présenté un bac d’Arts plastiques, et après,  peu attirée par des études plus longues,  elle a voulu se colleter très vite avec la réalité du travail . Dans un théâtre elle est  passée du travail de bureau  à la manipulation des décors, ce qui lui a fait découvrir les possibilités du polystyrène. Elle a eu la chance de se voir confier 120 m2 de toile à peindre à La Piscine à Chatenay-Malabry. Ses parents, mère, professeur d’arts  plastiques,  et père, chercheur, ne s’opposent pas à son choix de vie bien qu’il ne passe pas par l’enseignement public. Ils l’aident dans la mesure où ils parlent d’elle à ceux de leur entourage intéressés par les arts plastiques. Pour vivre, elle fait des “petits boulots” le soir, qui lui laissent la journée pour travailler car, évidemment, pour le moment l’art ne la nourrit pas; l’artiste qui l’a aidée à clarifier ses choix et à avoir confiance en elle  est le peintre Combas. Ses sculptures  sont proches de l’esprit d’une Niki  de St. Phalle Elle reconnaît que le côté décoratif  la tente, et ses kakémonos  en plastique en témoignent.  Mais sur ces oeuvres elle écrit ses réactions sur les réalités  sociales qui  lui font mal, comme le crient les
titres :”100% précaire”, “Art makes Hungry”, Réussir ou périr”, “La vache enragée”. Quant aux sculptures,  soit en polystyrène,  comme “ Krote de né” (sic), soit à base d’objets enrobés de grillage et de plâtre,  telle “La chaise” avec ses piques  pour fakir  que n’auraient pas désavouée les surréalistes,  ou le tricycle, base de “Gro Oiso”, elles ont une charge d’humour et de satire exprimée en couleurs joyeuses et en formes solidement construites.

agathon Toute une partie de son travail sur toile   “Autoportraits”  n’était pas représenté ici,  et vise un but plus intérieur. A 18 ans,  son travail dans des décors de cinéma, comme plus tard la récupération d’affiches dans un MK2 du vingtième arrondissement lui ont appris à ne pas avoir peur des grandes surfaces. Ses  sujets favoris, outre l’engagement social, elle va les chercher dans le milieu aquatique et végétal qui donne une  présence mystérieuse à ses kakémonos.
Elle a eu récemment la chance d’attirer l’attention d’Amélie Nothomb qui  l’a imposée pour la couverture  de son dernier livre de poche :  » Journal d’hirondelle” et d’approcher Speedy Graphito. Bref, pour cette travailleuse acharnée -et on oublie souvent que l’art c’est aussi et surtout du travail,  comme l’exprime la célèbre formule ”One % inspiration, 99 % transpiration  »  – le chemin devient de plus en plus lumineux. A suivre.
Séraphine
(1) Kakémono : peinture japonaise plus haute que large et suspendue.
maildagathon@yahoo.fr

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Gazette 69 Grand Ecran pas mort?

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Le projet de démolition du Grand Ecran Italie, fermé en Janvier 2006, se trouve toujours bloqué en Juin 2008 par les recours engagés par l’association Sauvons le Grand Ecran qui vient de tenir son assemblée générale. Les futurs clients de HBM et Habitat attendent encore les joies du shopping plaisir qui leur ont été promises en lieu et place des découvertes culturelles que cet équipement d’exception aurait pu leur offrir.

Au cœur du combat pour défendre la vocation culturelle de ce lieu doté d’un écran panoramique de 240 m2 et de trois salles entièrement accessibles aux handicapés : Marie-Brigitte Andrei, dynamique et tenace présidente de l’association, dont la détermination semble avoir été plus renforcée qu’affaiblie par le silence des medias.

Historique d’une bataille dont une phase s’achève puisque le Tribunal Administratif vient de fixer l’ordonnance de clôture d’instruction du dossier de recours, au 16/07/2008 :

-Mars 2005 : annonce de la décision de la société EuroPalaces (Pathé-Gaumont) de fermer la salle au 1er Juillet 2005.

-Avril 2005 :création d’un collectif de riverains qui lance une pétition et un premier site internet, fait des démarches auprès des pouvoirs publics, puis auprès des membres de la Commission Départementale d’Equipement Commercial, demande la protection de la salle dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme, fait une campagne d’information…

-30 Décembre 2005 : constitution de l’association.

-2 Janvier 2006 : fermeture de la salle.

-Juin 2006 : la CDEC, dont la décision a été repoussée à deux reprises grâce aux démarches de l’association, donne l’autorisation aux enseignes HBM et Habitat de s’implanter.

-Septembre 2006 : recours de l’association.

-Mars 2007 :les permis de construire et de démolir sont accordés par les services de la Ville de Paris.

-Juillet 2007 : la société Hammerson informe l’association de son intention de commencer les travaux.

-Septembre 2007 : apposition d’un panneau annonçant la transformation du cinéma en commerce.

-11 Juin 2008 : annonce lors de l’assemblée générale de l’association Sauvons le Grand Ecran de la relance du projet élaboré pour la renaissance de la salle « Un Grand Projet pour le Grand Ecran » dans l’attente de la décision du Tribunal Administratif.

Pétition en faveur du projet en ligne sur le site Sauvonslegrandecran.org

Contact : 06 65 40 32 94

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Gazette 69 Mouvement de la Paix

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

En février 1948, suite à la deuxième guerre mondiale, cinq résistants avec Yves Farge fondaient le Mouvement de la Paix, dont Frédéric Joliot-Curie prenait la présidence.
Au même moment, dans notre arrondissement, Jean Ridoux, Nelly Cru (qui allait en être la trésorière ) et le Pasteur Rognon s’unissaient pour créer “Combattants pour la liberté”, association qui dépendait de ce mouvement. Notre treizième, selon sa tradition populaire, n’était pas à la traîne pour défendre des causes qui servent l’Homme.
Actuellement ces “Combattants“ ont changé leur nom en “Comité de la Paix”, qui rassemble les 12?,13?, & 14? arrondissements, et dont la présidente depuis un an est Edith Boulanger,interviewée par “La Gazette” dont vous trouverez les coordonnées en fin d’article.
Vous vous en doutez, vu l’état actuel de la planète, ce comité ne peut qu’être très actif. Je passerai rapidement sur le bilan des activités en 2007 et ne vous en citerai que deux : le 26 janvier dans notre Mairie du Treizième, avec des Juifs et Palestiniens pacifistes, le Comité a tenu une réunion : Missives de Paix pour le Proche-Orient, et en Décembre 2007,il a participé à une des 15 manifestations nationales pour une campagne internationale de désarmement dirigée contre les armes nucléaires existantes et à venir! Y participaient entre autres , l’Angleterre, l’Australie, la Tchéquie, les U.S.A. et l’Iran. Cette manifestation a donné lieu à la distribution d’un 4 pages.
En 2008,si,à la réception de “La Gazette” vous constaterez avoir manqué certaines manifestations, vous aurez encore bien des occasions de manifester votre soutien à ce mouvement.
Dans le cadre de l’anniversaire des 60 ans de sa fondation, au MAS, rue des Terres au Curé,(nous vous avons parlé de ce nouveau lieu associatif) le 12 avril – à 17h. étaient aussi fêtés les 90 printemps de sa toujours dynamique ex-trésorière Nelly Cru qui apporta son témoignage sur ces années de militantisme, accompagnée par Jean Ridoux. L’historien Raphaël Spira présenta sa thèse sur Yves Farge. Le Mouvement de la Paix national avait déjà célébré cet anniversaire en février à l’E.N.S. (Ecole Nationale Supérieure, rue d’Ulm.

paix1 Le 14 avril débat sur “Françafrique” suivi d’un repas africain.Le Journal des Infos de la Paix (40 adhérents) publie des articles sur ces activités communiqués par le Comité National.
Dans le cadre de la décennie de culture de la Paix : 2001-2010, le Comité a participé le samedi 10 mai aux rencontres pour une Europe de Paix et de Solidarité, à l’Assemblée Nationale. Etaient présentes les secrétaires d’Yves Farge et de Frédéric Joliot-Curie.
À l’occasion du Salon des Initiatives de Paix qui s’est tenu le week-end du 31 mai et 1er juin, des tracts contre l’envoi des militaires français en Afghanistan ont été distribués à la Faculté de Tolbiac et aux portes deslycées Gabriel Fauré, Jean Lurçat et Claude Monet.
Le 6 juin à Genève, dans le cadre de la Journée mondiale de la Paix, le Comité du treizième a envoyé des participants à une conférence préparatoire à la conférence de révision du Traité de Non Prolifération des armes nucléaires : T.N.P. qui se tiendra en 2010. Leur compte-rendu, non encore disponible au moment de notre mise sous presse sera intitulé “Retour de Genève”
Le Samedi 14 juin à la Villette , pique-nique géant contre le Salon de l’armement.
L’université d’été du mouvement se tiendra à Nantes du 2 au 5 juillet.
On “guinchera” le 14 juillet,dans le treizième, à la Butte aux Cailles, place de la Commune de Paris.
Enfin, vous pourrez, si vous êtes alléchés, participer le dimanche 21 septembre, à la Croisière sur la Seine, de l’île Seguin à l’embouchure de la Marne.
Départ en tam-tam à 9 h 30 de la place du bataillon du Pacifique, métro Bercy, et embarquement à 10 h au métro Quai de la Gare.Le thème est “Afrique-Europe, Plaidoyer pour de nouvelles relations ». Un poète africain récitera des poèmes, les siens et certains d’Aimé Césaire. Débarquement à 17 h, suivi d’un lâcher de ballons.
Pour vous inscrire un nom, une adresse :Aurélien Amsellem, 5, rue Maryse Hilsz 75020 06 64 61 94 5. Le Comité de Paris est l’organisateur pour la 8ème fois. Cet événement accompagne le Forum social européen qui se tient à Stockholm du 18 au 21 septembre.
Dernière manifestation à annoncer pour le moment : le Dimanche 26 octobre, dans l’après-midi, Cabaret de la Paix au café Smoke, rue Delambre dans le quatorzième, des jeunes, poètes, chanteurs, animeront un petit débat autour du journal ”Planète Paix”.
Je laisse à Aimé Césaire le soin de conclure :
“Car il n’est pas vrai que l’oeuvre de l’homme est finie, que nous n’avons rien à faire au monde…”
La Paix entre les peuples, un programme motivant, non ?

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Gazette 69 Mai 68 dans le XIIIème

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

cabu2Quelle bonne idée ! Après avoir déniché un document de 50 minutes réalisé par ACR (Action Cinématographique Révolutionnaire), quelques militants ont formé le projet de réunir du monde autour de ce film. Ils demandèrent à une « ancienne » de retrouver les acteurs, ceux qui animèrent en juin 68 le Comité d’action. On les retrouva, un peu plus dégarnis, la barbe virant au gris-blanc, et heureux de raconter l’histoire. Vu de quarante ans plus tard, on s’étonne de la fièvre qui régnait alors, de l’espérance, bref de la jeunesse du mouvement. Utopique ? Peut-être, mais diablement réconfortant ; tant de monde dans la rue pour soutenir les grévistes, tant de soleil sur les pavés, et aussi dans les cœurs. Nos rues animées par les fervents d’un monde nouveau et la recherche obstinée pour faire converger les luttes des usines, celles du Comité et celles des étudiants.

La salle d’Atoll 13 était bourrée, le débat s’est engagé. Comme d’habitude le monde se partage entre les optimistes et les autres, ces derniers critiquant un côté « donneur de leçons » de la part des encartés. Pour les premiers, la réalité de ce mois de juin, la force des engagements, résonnent comme un modèle et l’on se prend à rêver d’un monde entrevu, un peu comme un paradis perdu. Analysant notre morose décennie, on trouve dans les modes d’action d’alors comme des recettes qui pourraient bien faire bouger les choses. Sont évoquées en particulier la libération de la parole et la jonction des luttes et des énergies. Les « boîtes en lutte » mobilisées à plein temps n’avaient pas souvent les moyens de se coordonner avec d’autres usines. La structure de quartier aura permis bien des coordinations. Ce Comité d’action XIII au sein duquel trotskystes, maoïstes, syndicalistes et inorganisés menaient ensemble action et réflexion. Aujourd’hui, ça fait rêver.

La projection nous aura rappelé combien notre quartier était encore industriel, un des animateurs lisant la liste des entreprises à soutenir et à mettre en liaison. Il a également rappelé la recherche de coordination avec paysans et commerçants susceptibles de soutenir matériellement les grévistes. Il faut se rappeler qu’une grève longue coûte très cher, pour « tenir », la solidarité est une denrée indispensable.

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Parmi les réflexions, s’est fait jour une analyse des ferments qui levaient déjà avant 68 ; on évoque, entre autres, les comités Vietnam. Le rôle de la CGT est aussi venu sur le tapis, syndicat qui a normalisé l’action, elle a eu peur des débordements et fut parfois débordée. L’exemple de LIP est révélateur : contrôlée en 68 par la CGT, l’entreprise a vécu une frustration. Plus tard, les salariés ont réinventé leur mai 68, menant une bataille exemplaire. Un des amis du quartier a rappelé qu’il existait aujourd’hui une appétence certaine pour la rencontre large et ouverte. Tout compte fait, la soirée fut tonique et la rencontre au bar plus que chaleureuse.

Vous pouvez voir le film Mai 68 dans le XIIIe au Forum des Images des Halles.

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Gazette 69 Le chantier de la rue Xaintrailles

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

On bosse ici, on vit ici, on reste ici

Un chantier de démolition s’est installé sur l’emplacement occupé jusqu’à présent  par la paroisse Notre Dame de la Gare. Il s’agit d’une partie du patrimoine de l’église vendue à la COGEDIM en échange du financement d’une chapelle.

Depuis le 15 avril, 25 sans-papiers occupent le chantier où ils travaillent. Ils sont salariés depuis plusieurs années dans des entreprises du bâtiment sous-traitantes du promoteur immobilier COGEDIM.

Un peu d’histoire : Pour la CGT c’est une nouvelle étape et un laboratoire pour l’action. Raymond Chauveau, délégué CGT animait en 2006 la première grève des sans papiers à l’usine Modelux de Massy, puis, plus tard le mouvement de grève à Buffalo Grill. Aujourd’hui, en collaboration avec « droits devant », Raymond Chauveau initie un mode d’action novateur, manière de faire qui fait ses preuves aujourd’hui avec le mouvement qui concerne maintenant 17 sites à Paris.

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Des travailleurs émigrés plus près de nous. Ils sont sortis de l’ombre, le réseau RESF a beaucoup fait pour nous familiariser avec nos voisins étrangers dont les enfants sont en danger d’expulsion. Autre signe des temps : Pour la première fois un groupe de  près de 5000 travailleurs sans papiers a animé le 1er mai le cortège des bannières syndicales. Habitués à se cacher, ils ont manifesté aux cotés des travailleurs français. Ils disent : « assez de mépris, assez d’hypocrisie des pouvoirs publics, assez de surexploitation ».Ils n’ont rien à perde, avec d’autres ils demandent leur régularisation. Ils sont quelques centaines de grévistes, pour Jean Claude Amara responsable de l’association « droits devant », ils ne sont donc que l’avant- poste de centaine de milliers d’autres. Selon les organisations liées à l’émigration, ils seraient entre 300.000 à 600.000 travailleurs sans papiers en France.

Rue Xaintrailles, un chantier comme les autres et pourtant singulier, il est au cœur d’une forte solidarité due à quelques facteurs particuliers : Tout d’abord le caractère unitaire du soutien *, ensuite une communication originale et multiforme. La vie quotidienne crée autour du chantier est liée a la diversité des soutiens, chacun portant sa part d’imagination et d’implication concrète. Ainsi et grâce a la mobilisation de tous, chaque dimanche, les occupants du chantier « invitaient » à partager, tantôt les brochettes ou quelque plat africain cuisiné sur place, des films ont été projetés réunissant les occupants et les soutiens. La Ligue des Droits de l’Homme qui organise chaque année la votation citoyenne avait confié une urne aux Africains installés dans notre quartier, les « résidents » ont pris plaisir à participer à la votation, une manière d’être à l’unisson des associations citoyennes. Meetings, manifestations ont ponctué ces semaines de lutte collective, temps forts pour « tenir » ; les pressions et le manque d’argent  pèsent lourd pour chacun.

Les Français réalisent tout à coup que l’étranger travaille et s’acquitte de ses obligations de salariés. Souvent cela contribue à changer le regard, la conscience que notre pays à besoin de cette main d’œuvre progresse. Du coup l’hypocrisie de nos gouvernants éclate, la situation profite aux patrons. « Le patronat sait bien que ces travailleurs sont obligés d’accepter des conditions de travail que les Français refuseraient »* En janvier 2007 une circulaire prévoit la possible régularisation des travailleurs qui peuvent  présenter des feuilles de paye En février dernier une brèche a été ouverte dans un restaurant ou 7 cuisiniers ont été régularisés. On connaît la suite, espérons le, ce n’est qu’un début. Rue Xaintrailles, 11 salariés ont été régularisés, 6 autres ont convoqués. Mais il faut tenir, la grève est financièrement éprouvante, le gouvernement compte sur l’épuisement des grévistes. La campagne de solidarité a déjà recueilli 10.000€.

*liste non exhaustive des groupes qui soutiennent l’occupation : les Alternatifs, Alternative Libertaire, CGT, CNT, LCR, LDH, MRAP, PCF, PS, RESF, SUD, les Verts .

*souligné par Gérard Filoche, inspecteur du travail.

Soutien financier versements à l’ordre de CGT Solidarité sans papiers- 263 rue de Paris 93516 Montreuil Cedex

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