La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Archive for septembre 2010

Gazette 76 Sommaire

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

L’édito

Des germes d’espérance

Les oiseaux rares

Le tour du livre avec Fabienne

Rencontre avec une artiste

En bas de chez moi

Haïti futur

Une coopération vivante

Une iranienne dans le 13e

Rencontre avec Zohreh

Démocratie locale, démocratie participative

Pouvoir des citoyens ou blablabla…

C. C. C.

Citoyens et responsables

Débattre

Quand on nous donne la parole

Le rayonnement d’ADA 13

Pour faire la ville que nous voulons

Il faut tous se concerter !

Le projet Austerlitz

Adieu Buffet de la gare

Conseils de quartier

L’ARBP

Une expérience de démocratie

Rencontre à Saint-Hippolyte

Mauvais climat pour la démocratie

Les perles de la Gazette

Les bienfaits de la vidéosurveillance

Le samedi…

Et les autres jours

Source 13

Une lumineuse galerie

Cirqu’aouette

Arts du cirque, arts de la vie

Mais où sont les rêves d’antan ?

Un artiste trublion

Le retour des glaneurs

Par philosophie et nécessité

Riton la manivelle, quel coffre !

Ni Dieu ni maître

Publicités

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Gazette 76 Alerte au Lierre

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

La compagnie du Lierre a ouvert son théâtre en décembre 1980. Elle a loué un hangar de la SNCF et bâti de ses mains le théâtre actuel qui existe depuis 1983. Elle est la seule du XIIIe à avoir une troupe permanente, où les acteurs sont aussi chanteurs et danseurs.

En raison de la qualité de son travail les spectateurs affluent. Mais le plan d’urbanisme de la ZAC Masséna-Chevaleret a prévu la destruction du lieu ; il doit être remplacé par un autre théâtre, obéissant à la loi de 1945 qui prévoit le remplacement de tout équipement culturel détruit. Alors la Ville de Paris a proposé au directeur du théâtre, Farid Paya de siéger à la commission technique pour élaborer le plan de fonctionnalité du lieu et participer au choix des architectes amenés à concourir, car il était prévu que son théâtre devait occuper ce nouveau lieu.

Mais depuis lors les relations avec la Ville de Paris se sont dégradées et il n’y a plus de contact avec M.Delanoë et son adjoint à la culture. Actuellement l’intégration du Lierre en Juillet 2011 dans ce nouvel équipement est, selon des élus, remise en question.

Certes des personnalités diverses, comme Messieurs Jack Lang, Jacques Toubon, Jack Ralite, et Peter Brook, envoient des courriers de soutien. Nous spectateurs en colère et choqués par ce revirement des pouvoirs publics qui coupent leurs subventions, devons manifester aussi notre soutien en allant voir “Médée” la dernière création du Lierre, de niveau excellent, au niveau de sa réputation, et en signant la pétition de soutien. Le Lierre contribue au rayonnement culturel de notre arrondissement.

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Gazette 76 Les Oiseaux Rares

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Le tour du livre avec Fabienne

Pour notre quartier c’est une très bonne nouvelle, des oiseaux rares viennent d’y faire leur nid. Des oiseaux que la Gazette a voulu connaître.

Une vraie librairie dans notre treizième, c’est un évènement joyeux, porteur d’avenir. Le livre nous instruit, nous fait rêver, nous fait rire, nous invite au partage et parfois à l’action.

J’ai donc rencontré Fabienne, j’avais déjà souvent croisé sa route. Une route toute entière qui flirte avec le livre sous toutes ses formes. C’est d’ailleurs plus qu’un flirt, plutôt une histoire d’amour.

Son chemin ne quitte jamais l’objet imprimé, elle l’accompagne, en fait le tour, le fait vivre. Des études de lettres à Aix en Provence, puis Fabienne « s’établit »* en travaillant dans une imprimerie autogérée à Lyon dans le quartier Saint Georges dont elle garde un souvenir très riche. Suivent quelques années chez l’éditeur Fédérop, puis l’animation des librairies créées à l’occasion de grandes rencontres telles que celle du Larzac en 2003, un passage à la librairie La Réserve de Mantes la Jolie, un autre à la Procure.

Toujours autour du livre et de l’écrit, elle crée une maison d’édition, Macadam, participe au journal Sans frontières et à la gestion d’un groupe de revues, Diff’Pop.

Jamais à court d’idées en matière de projet, Fabienne crée avec des amies l’association « Autrement dit » qui assure des animations autour du livre dans les écoles et les bibliothèques. Comme une idée peut en cacher une autre, des ateliers d’écriture et de fabrication de livres voient le jour, il s’agit de construire l’objet de A à Z, papier fabriqué à partir de récupérations, textes écrits par les enfants avec la méthode des contraintes, inspirées de la technique dite Oulipo*.

Après une formation à l’Asfodelp*, Fabienne se lance à la recherche d’un lieu susceptible d’accueillir une librairie.

Enfin, aujourd’hui le rêve prend forme dans notre arrondissement. Au cours des lectures d’écrivains haïtiens organisées en janvier, on rencontrait souvent les mêmes têtes qui semblaient faire partie de la famille. On devine assez vite que l’aventure est collective, en effet sept personnes proches ont « mis des billes » dans le projet. Ce sont pour la plupart des « copines » avec lesquelles notre nouvelle libraire a pratiqué de multiples activités autour du livre.

Le ton était donné pour la nouvelle boutique, forte de ses relations associatives, Fabienne a pu organiser rapidement cinq soirées consécutives de lectures d’auteurs haïtiens, portées par d’excellents comédiens, une participation était demandée, reversée ensuite à une association d’aide à Haïti.

J’ai demandé à notre nouvelle libraire le style qu’elle souhaitait donner à la récente création. Tout d’abord, elle souhaite une vraie librairie de quartier ouverte, accueillante, un lieu d’échange. Les points forts sont la littérature et les ouvrages pour la jeunesse, un rayon qui regroupe la littérature ancienne, les grands mythes fondateurs. Jacques qui partage le projet et les journées de Fabienne connaît bien la bande dessinée et le roman policier, il a donc construit un fonds conséquent dans ces domaines.

La libraire sent encore le neuf, elle est claire, on y sent d’emblée l’amour des livres et le dédain des « best sellers » qui trônent dans les grandes surfaces.

Heureux habitants du quartier Corvisart, vous pouvez découvrir la richesse d’un lieu qui fait vivre les livres. Chaque mois, un auteur viendra à votre rencontre, en mars il s’agira de la guerre de 14, en mai de poésie avec le

poète Paul Keneg.

Pour le reste, demandez le programme !

* S’établir : pratique des années 70 ; beaucoup d’intellectuels et d’étudiants se faisaient embaucher dans des usines pour partager la condition ouvrière et parfois pratiquer l’agit-prop (propagande, agitation)

*Oulipo : Ouvroir de Littérature Potentielle ; écriture soumise à des contraintes

*Asfodelp : Association de formation de l’édition, du livre et de la papeterie

Librairie Les Oiseaux Rares – 1, rue Vulpian – 75013 paris

Tél. : 01 45 35 38 45

Email : lesoiseaux.rares@orange.fr

Sabine

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Gazette 76 Rencontre avec une artiste

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

en bas de chez moi

Pas loin de la Bibliothèque nationale de France, en pied d’immeuble, entre un hall d’entrée et un salon de coiffure, se trouve l’espace d’exposition « La Galerie » La salle est belle, claire, confortable. Les tableaux visibles de l’extérieur sont en vitrine et l’artiste aussi. Ce jour de janvier, j’ai poussé la porte vitrée et ai rencontré Sylvie Quémener au milieu de ses tableaux colorés de femmes et de fées ou de femmes/fées. Elle l’avoue elle-même, elle croit aux fées et son exposition s’intitule « Fées d’hiver ». Ces personnages qui nous entourent retracent autant de moments de sa vie, de sensations, de joies, de peines. Elle peint ce qu’elle ressent en dehors des modes et des conformismes. Pour elle la création est nécessaire à sa vie ; elle a toujours aimé s’exprimer par l’art quel que soit l’outil : elle a commencé par danser, enseigner la danse, souhaitait devenir chorégraphe. Cette respiration lui est nécessaire et elle trouve le temps de réaliser ce projet malgré un travail à plein-temps et 5 enfants dont trois sont encore jeunes (11,12 et 13 ans). Elle aime partager, échanger. Elle a participé à des ateliers dans les écoles, exposé dans des jardins partagés, des brocantes… Elle aime ce mélange des genres cette richesse des rencontres. Ses tableaux le traduisent bien, ils sont colorés, foisonnants, intenses dans les couleurs et dans l’émotion qu’ils transmettent.

Pendant dix jours, elle a été là toute la journée à voir les gens passer et à attendre qu’ils poussent la porte ; des familles regardent longtemps derrière les vitres avant d’entrer incitées par leurs enfants. Elle a ouvert à des jeunes du quartier peu habitués à ce type d’expression artistique qui l’ont remerciée et lui ont dit qu’elle était la première à les inviter à entrer. Un homme, sans domicile, tous les matins s’arrêtait devant un tableau et le contemplait longtemps de l’autre côté de la vitre. Elle veut penser qu’il y trouvait un réconfort, que cela l’aidait à repartir dans sa journée d’errance. Même s’il y a eu peu de passages et qu’elle n’a pas vendu de toile sur place, ce lieu lui a permis d’exposer une grande partie de son œuvre d’un seul tenant ; chez elle, elle ne peut la montrer que par petits bouts, elle habite un appartement de Paris Habitat (ancienne Office HLM) dans le 13e. C’est grâce à son bailleur qu’elle a pu le faire. En effet, ce local qui appartient à cet organisme est mis à la disposition des artistes inscrits à la Maison des artistes ce qui est le cas de Sylvie Quémener. Suite à l’étude de son dossier, elle a été choisie par le comité de sélection qui lui a prêté gracieusement le local. L’organisme s’occupe de la communication, de l’affichage, l’artiste choisit les œuvres qu’il souhaite exposer et s’occupe de leur installation. Pour elle c’était un premier pas, une possibilité de montrer son travail hors du circuit de la famille et des amis, de se confronter à leurs regards ; pour les visiteurs peu habitués aux galeries d’art c’était aussi une occasion de rencontrer une artiste. Une bonne initiative qui existe aussi dans le 14e.

« La Galerie » 11-13 rue Abel Gance (75013) dépend de la direction territoriale Sud Est

« L’Expo », 5 rue Maurice Bouchar (75014) dépend de la direction territoriale sud-ouest

Plus d’informations sur le site de Paris Habitat : http://www.parishabitatoph.fr

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Gazette 76 Haïti Futur

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Une coopération vivante

C’est en voyant l’affiche d’un concert de soutien, que nous avons réalisé que l’association Haïti Futur résidait dans notre treizième. En cette période particulièrement dramatique La Gazette a voulu en savoir plus sur la structure. Nous avons en effet l’idée, pour fêter les 20 ans de la gazette, d’organiser une fête au bénéfice d’une association, c’était donc essentiel de découvrir le travail de l’équipe et de comprendre son action.

La présidente, Josette Bruffaerts-Thomas a bien voulu nous recevoir. Jeune étudiante, elle était venue à Paris en 1982 pour y poursuivre ses études, elle y rencontre son mari. Rentrée en Haïti en 1984, les événements politiques de 1988 ont provoqué son retour en France pour y poursuive, avec son mari, à nouveau des études. « Notre idée commune était de repartir au pays dès que possible » nous dit-elle. « La situation, toujours tragique nous a déterminés à aider le pays depuis la France ».

En 1994 l’association d’aide au pays d’origine fut créée, en 2001 elle prit son nom actuel. Josette Bruffaerts-Thomas expose ses priorités : « Notre but est de développer des structures utiles au peuple de notre pays, de nombreux voyages m’ont permis de cibler les besoins et de vérifier le bien fondé des choix de l’association ».

L’écrivain Dany Laferrière nous l’assure : « Quand tout tombe, quand tout fout le camp, il reste la culture ». Haïti se distingue par sa créativité, peinture, sculpture, travail des perles, du fer. Josette a donc démarré son travail avec l’idée de valoriser l’art et l’artisanat et de soutenir les ateliers. L’argent récolté par les ventes en France sera directement alloué aux écoles, des établissements choisis avec intelligence et suivis de près par les membres de Haïti Futur. « On y va, on visite, on sélectionne, on privilégie les personnes qui sont à l’initiative ». C’est un des grands principes : pas question d’assistanat. Josette s’énerve à l’idée qu’on puisse se pencher sur ceux qui ont besoin d’aide. « Il faut, nous dit-elle, sortir de l’humanitaire pour aller vers l’humanité », ne pas considérer le peuple comme une communauté de pauvres mais y discerner des créateurs, des gens debout. Il n’est donc pas question de faire tomber la manne au hasard des besoins, la démarche de Haïti Futur est de privilégier l’échange au don. Chaque projet est conduit dans la durée et l’éducation est un bien prioritaire.

Le dynamisme de la présidente paraît bien être contagieux, elle parle du bureau de l’association en des termes chaleureux, c’est un groupe convivial et dynamique. Elle raconte la belle histoire de Nicolas et Alice, membres de Haïti Futur, qui, en guise de cadeau de mariage, ont demandé de l’argent pour réaliser l’installation d’un atelier informatique dans une école rurale que l’association soutient et assurer la gestion du suivi.

À côté des projets d’éducation, des initiatives ont vu le jour : installation de panneaux solaires et d’un groupe électrogène destiné à alimenter l’atelier informatique ; salle de classe numérique avec Internet et projecteur vidéo ; moniteurs de travaux manuels, bassins piscicoles pour améliorer la nutrition…

Josette Bruffaerts-Thomas met ses talents de femme d’affaires au service de son pays ; en 2006 elle a reçu le trophée France Euro Méditerranée, en 2000 la fédération européenne des femmes d’affaires noires l’a élue meilleure chef d’entreprise de l’année.

Une autre passion de Josette, les livres. Petite fille en Haïti, elle n’avait pas l’argent nécessaire pour acheter des livres. Aujourd’hui son domicile abrite la plus vaste collection de livres consacrés à Haïti en France, plus de 6000 livres de toutes disciplines achetés notamment au sociologue Gérard Barthélémy.

Et ce n’est pas tout, cette femme aux dons d’ubiquité dirige le cabinet Cim spécialisé dans le conseil et la formation en veille technologique et management interculturel et mène des formations à Paris Dauphine et au Collège de Polytechnique.

À l’entendre, ce qui lui tient le plus à cœur, c’est peut-être la diffusion de la culture de son pays et de l’art en général.

À la tête de nombreuses œuvres représentatives, elle souhaite les faire connaître au plus grand nombre par des expositions et des ventes qui nourriront les actions à venir. En ce domaine nous pouvons l’aider à trouver des lieux disposés à recevoir tableaux, sculptures et objets artisanaux.

Mon interlocutrice a bien voulu me confier le bilan de Haïti Futur, je peux donc affirmer aux lecteurs de la Gazette que tous les dons sont affectés aux projets, que toute l’équipe est bénévole. Donc, si vous voulez apporter votre soutien il ira directement aux projets en cours.

Haïti Futur – 28, place Jeanne d’Arc – 75013 Paris

Dons en ligne sécurisés

Plus d’informations sur www.haiti-futur.com. Email : contact@haitifutur.com.

Au bilan de l’année 2009 : contribution aux projets :

Groupe solaire Paradis des Indiens aux Abricots

Centre éducatif de fonds Jean-Noël

École maternelle Youpi-Youpi de Delmas 24

Orphelinat Saint-François de l’île à Vache

Bibliothèque Oswald Durand

Organisation pour la réhabilitation de l’environnement de Camp-Perrin

Collège primaire et secondaire de Pétion-ville

Association Kofakad

Collectif de développement de Camp-Perrin

Fondation Culture Création

Centre de la petite enfance de la Nouvelle Génération

Sabine

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Gazette 76 Une Iranienne dans le 13e

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Rencontre avec Zohreh

Nombreux sont ceux qui ont un jour poussé la porte d’Hexamedia pour faire des photocopies, imprimer des devoirs, des tracts, des affiches et même notre chère Gazette a été à ses débuts imprimée par les talents des propriétaires de ce magasin, rue Baudricourt. J’ai voulu en savoir plus et j’ai, à mon tour, poussé la porte du magasin de la rue Nationale un lundi soir à l’heure de la fermeture Zohreh Karimzadeh s’activait à imprimer des photos pour Mme Doucouré de l’association AFAF 13, de retour d’un voyage au Mali avec une délégation d’élus de Gron (Yonne), commune jumelée avec son village natal. On a discuté pendant que Zohreh les imprimaient, puis un étudiant est passé, c’était fermé mais il lui fallait rendre son travail scolaire pour le lendemain matin ; il a trouvé des oreilles compréhensives et est reparti avec son exposé imprimé et relié. Voilà l’ambiance du lieu, un travail professionnel mais aussi une écoute, une convivialité et un accueil que l’on ne trouve pas partout.

Zohreh est iranienne, elle est venue en France en 1976 pour faire des études universitaires. À cette époque, le visa n’était pas nécessaire et de nombreuses familles aisées envoyaient leurs filles à l’étranger faire des études. Son père était allé en France pour raison de santé et avait rapporté un album plein de photos et de cartes postales qui faisaient rêver cette jeune Iranienne. Elle choisit donc la France pour faire des études d’urbanisme et de sciences de l’éducation. À la chute du Shah, en 1979, de nombreux exilés décident de rester en France ; les transferts d’argent sont limités entre les deux pays et les parents de Zohreh ne peuvent plus l’aider économiquement ; étudiante, elle n’a pas d’autorisation de travail et se rend compte qu’elle ne pourra pas exercer son métier ; son mari a du mal à terminer sa thèse d’urbanisme car il ne peut revenir en Iran. Ils décident donc de monter leur propre affaire avec leurs économies ; un magasin de photocopie demandait peu d’investissement, ils tombent sur un petit local en location proche de l’Université de Tolbiac et les voilà lancés dans l’aventure. Ce travail aux horaires souples permet aussi d’élever les enfants. Le local de la rue Baudricourt est trop petit pour faire autre chose que des photocopies, ils s’agrandissent donc pour pouvoir faire des travaux de PAO et s’installent rue Nationale. Ils ne regrettent pas ce choix, ils ont pu subvenir aux besoins de leur famille et ont fait de nombreuses rencontres dans ce lieu.

Souhaitant que leurs enfants s’intègrent dans la société française, et refusant la société iranienne d’après la révolution, ils ne parlent pas persan à la maison mais certaines traditions perdurent et la plus importante est celle du nouvel an.

Cette fête appelée Nowrouz, débute à l’heure précise où le soleil entre dans le signe du Bélier, en général le 21 mars lors de l’équinoxe de printemps. En Iran, le passage à la nouvelle année est décrété par l’Institut de géophysique de Téhéran. Le calendrier persan, en usage notamment en Iran depuis 1925 et en Afghanistan depuis 1957, descend des calendriers zoroastriens de la Perse préislamique. Les mois prennent le nom des signes du zodiaque en Afghanistan tandis qu’en Iran, ils sont dérivés de concepts zoroastriens. L’Iran entre cette année dans l’année 1389. À l’occasion du nouvel an, les Iraniens installent une nappe blanche où sont placés 7 objets dont le nom commence en iranien par la lettre « Sin », par exemple :

  • sabzeh – germes de blé, orge ou lentille poussant dans un plat (symbolisant la renaissance)
  • senjed – le fruit séché du jujubier (symbolisant l’amour)
  • sîr – ail (médecine)
  • sîb – pommes (beauté et bonne santé)
  • somaq – baies de sumac (la couleur du lever du soleil et santé)
  • serkeh – vinaigre (l’âge et la patience)
  • sonbol – l’odorante fleur de jacinthe (l’arrivée du printemps)
  • sekkeh – pièces (prospérité et santé)

D’autres objets peuvent y être aussi posés : un miroir, un bol avec poisson rouge (vie), des bougies allumées, des pâtisseries, un livre sacré ou un livre de poésie. Le nouvel an se fête d’abord en famille puis on va rendre visite aux parents plus âgés et à la famille élargie. La fête dure 13 jours et le dernier jour, tous les Iraniens sortent pour faire un pique-nique en famille.

Zohreh et son mari avaient jusqu’à présent peu développé de contacts avec la communauté iranienne mais depuis les élections de juin 2009, ils se sont rapprochés de leurs concitoyens pour contester les résultats de cette élection et dénoncer la violence manifestée contre les opposants. Zohreh porte d’ailleurs au poignet un bracelet vert inscrit « Where is my vote ? » (Où est passé mon bulletin de vote) nom du site Internet créé par le Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens. (www.whereismyvote.fr).

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Gazette 76 Pouvoir des citoyens ou blablabla…

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Association TAM-TAM

  • Au sein de votre association, quelles formes de démocratie participative mettez-vous en place ?

Sur le plan interne, notre association a un fonctionnement plutôt classique : une assemblée générale annuelle au cours de laquelle sont débattus et votés le rapport moral et le rapport financier annuels, et est élu le bureau de l’association. Cependant, cette AG annuelle est complétée au cours de l’année par des réunions d’adhérents, environ 4 par an, ouvertes aussi aux « amis » de l’association et baptisées « Les samedis de Tam-Tam » qui ont lieu le samedi matin. Celles-ci sont l’occasion de faire le point sur les différents dossiers en cours, et d’assurer une cohérence entre les initiatives du bureau et les sentiments et opinions qui prévalent parmi les adhérents de l’association.

Pouvez-vous nous les décrire en quelques lignes ?

Chaque « samedi de Tam-Tam », qui dure environ 1h30 et qui est annoncé à l’avance sur notre site internet (www.associationtamtam.fr), se déroule généralement à peu près sur le même modèle : la première heure est consacrée à un point ou deux qui font l’objet d’un développement plus particulier, avec présentation de documents et discussion. La dernière demi-heure est consacrée aux questions diverses : il peut s’agir de questions sur lesquelles le bureau souhaite faire une information plus succincte ou de questions soulevées par les adhérents.

  • Quels sont les domaines prioritaires pour votre association ?

L’aménagement urbain, principalement dans le cadre et autour de l’opération Paris Rive Gauche, mais aussi, plus récemment, dans le secteur Bercy-Charenton. Notre expertise dans le domaine de la concertation sur les grands projets urbains nous a aussi conduits à d’autres interventions, notamment aux Halles où nous avons contribué à la création du Comité permanent de concertation dont nous faisons partie, comme à Paris Rive Gauche.

  • Avec quels publics travaillez-vous ?

Les habitants et les usagers des quartiers sur lesquels nous intervenons.

  • Pouvez-vous nous fournir quelques exemples de réussite ou d’échec ?

Réussites (parmi d’autres) : abandon des projets de traversée puis de contournement routiers de la gare d’Austerlitz ; préservation des platanes centenaires du quai d’Austerlitz et annulation du projet de voie express souterraine sous le quai ; réhabilitation des magasins généraux ; conservation des Frigos (avec les associations du site) et de la Halle aux farines ; renforcement de la part des logements et extension des surfaces de jardin dans le secteur Paris Rive Gauche ; réhabilitation de la rue Watt ; conservation/réhabilitation projetée de la gare Masséna de la ligne petite ceinture et de la maison du directeur de la SUDAC ; construction anticipée (sans attendre l’avancée du chantier) de la passerelle-rue Albert-Cohen, entre la rue de Domrémy et l’avenue de France ; compromis autour du projet Gangnet qui permettra notamment de limiter l’encaissement de la rue du Chevaleret dans le secteur Tolbiac ; annulation du projet de tribunal de grande instance (TGI) à la place de la Halle Freyssinet (Sernam)…

Échecs : réduction du site de création et de production du 91 quai de la gare au seul site des Frigos ; démolition des silos et du bâtiment du tri postal ; démolition du viaduc de Tolbiac ; destruction du quartier faubourien dit de l’« allée des arts » ; manque d’imagination urbaine et architecturale dans le projet Paris Rive Gauche ; insuffisance des équipements publics et conception inadaptée des commerces dans le secteur ; non-intégration de notre proposition d’un grand jardin sur le quai bas entre les ponts de Bercy et de Tolbiac…

  • Pensez-vous à de nouvelles perspectives ? Dans quel domaine ? Avec qui ?

Nous sommes engagés contre le projet de la ville d’un quartier de tours de bureaux (jusqu’à 200 mètres) et d’une concentration d’immeubles de logement de 15 étages à Masséna Bruneseau, et les nuisances du boulevard périphérique, du boulevard Masséna et de l’usine SYCTOM, sans que des mesures sérieuses soient prises pour les réduire drastiquement.

Merci à Fabrice Piault de TAM-TAM d’avoir répondu à nos questions.

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Gazette 76 C.C.C.

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Citoyens et responsables

Un titre, paraît-il, doit être court. Le limiter à trois lettres semble correspondre à ce critère. Oui, mais… il se doit aussi d’être explicite. Développons donc pour que le lecteur ait envie de continuer sa lecture : Collectifs, Comités de soutien, Conseils de quartier. Je pense que se pointe alors le rapport de cet article au dossier général : DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE.

En France le fonctionnement de notre démocratie est la forme représentative. Près de 65 millions d’habitants ne peuvent se réunir sur une place, l’Agora, comme à Athènes où furent inventés le concept et la pratique de la démocratie, ce gouvernement par et pour le peuple. Alors ils élisent des députés pour les représenter et par le jeu d’équilibre entre parlement et exécutif, on vote et on applique (ou non) des lois.

Au bout du compte, le bon peuple finit par se sentir très loin des décisions prises en son nom ; aussi, dans la société dite civile, des citoyens plus alertés, plus conscients, plus désireux de s’impliquer que la majorité des autres, se regroupent en associations ou en comités divers. Certes ils n’ont pas pouvoir de décision ni d’application de ces décisions, mais ils peuvent par leur vigilance et leur solidarité active commencer à faire bouger des situations qui leur semblent défectueuses, voire insupportables, et injustes.

Notre arrondissement est l’un des plus fournis en associations Loi 1901 et celles-ci participent souvent, comme le citoyen peut aussi le faire à titre individuel, à ces collectifs et comités de soutien ; les conseils de quartier et le forum des associations sont des formes initiées par la Mairie du 13e pour encourager ou reconnaître les possibilités pour chacun de participer, d’intervenir dans la vie collective de l’arrondissement.

Quelques exemples pour être concret

Deux d’entre eux concernent des situations de logement. Dans la rue Danois un propriétaire particulièrement insoucieux de ses devoirs a laissé pendant de longues années son immeuble de 8 étages se dégrader et les locataires se retrouvaient sans eau, ni électricité ni chauffage. La mairie considérait que c’était une affaire privée, mais que cet immeuble insalubre devait être vidé de ses occupants, ce qui a abouti le 20 avril 2006 à une expulsion des locataires par les services de la Préfecture de police. Comme souvent les situations de tous les occupants étaient différentes du point de vue la loi, ou de leurs droits à un logement. Il serait fastidieux pour le lecteur de suivre le déroulement des péripéties des divers relogements, mais il est certain que l’action du « collectif rue Dunois » où se sont regroupées des associations et des partis politiques a été déterminante au début pour aller visiter les familles : une d’elles en plein hiver abritait un couple avec 2 enfants dont un nouveau-né dans un logement soumis aux conditions citées plus haut, ; ensuite pour faire signer des pétitions, occuper un square, organiser des défilés, bref faire pression pour qu’on n’oublie pas ces familles en difficulté. Pourtant, actuellement restent encore beaucoup d’hébergements en hôtels qui ne sont pas des vrais relogements.

En revanche, quand le 28 septembre 2008 ont été expulsés les habitants de la MECI (Maison des Étudiants de Côte d’Ivoire), la mobilisation des habitants du quartier dès le début a été plus importante. Là encore le propriétaire, l’État ivoirien, avait laissé se dégrader les lieux, et les habitants s’attendaient certes à quitter leurs logements, mais pas dans les conditions précipitées où on les a obligés à le faire. Là encore dans le comité de soutien, des associations comme la LDH, le MRAP, RESF (1), des partis politiques, comme le PCF, ont été très actifs, leur mobilisation et l’implication des résidents ont fait si bien qu’aujourd’hui, après avoir été dispersées en grande banlieue, presque toutes les familles ont été effectivement relogées. Restent des sans-papiers à accompagner dans leur démarche de régularisation, et la fête du 9 février organisée par le comité de soutien et les ex-résidents de la MECI a alerté beaucoup d’habitants, les a convaincus d’une situation humaine difficile avec laquelle il est juste de continuer à se solidariser.

Autre occasion de participation active

En 2009 le statut de la distribution de l’eau dans Paris devait changer et un collectif encore une fois à l’initiative de quelques citoyens vigilants a poussé les autorités municipales, jusqu’au niveau de la Mairie, place de l’Hôtel de Ville, à créer un Observatoire de l’eau. Celui-ci a finalement obtenu d’en enlever la gestion à l’entreprise privée qui s’en occupait, car l’eau est un bien public, et sa gestion est passée à nouveau sous l’égide de la municipalité, depuis le début 2010, mais il faut être vigilant et se méfier de possibles sous-traitants. Si notre note d’eau ne baissera pas dans l’immédiat, c’est parce qu’il faut faire des travaux coûteux, que les gestionnaires privés n’ont pas réalisés, pour obéir aux normes européennes.

Pour arriver à ce résultat il a fallu interpeller les élus, organiser des réunions publiques, des débats, des projections, distribuer des tracts, bref consacrer beaucoup de temps et de matière grise pour changer une situation insatisfaisante.

Par ailleurs, quand la Mairie de notre arrondissement nous convie à des Conseils de quartiers et il y en a 8 dans le treizième, essayons de consacrer un peu de notre temps à réfléchir sur les améliorations à apporter à la vie collective, et à nous forger une opinion sur les nouveautés : celle de la vidéosurveillance par exemple. Il faudrait que les instances proposées par la Mairie pour discuter des questions importantes, nommées CICA, se réunissent au moins les 3 ou 4 fois par an prévues au départ, et que les associations y soient bien invitées suffisamment à l’avance pour se documenter sur les questions à l’ordre du jour.

Un forum des associations se réunit à la Mairie une fois par an, ne manquez pas de lui rendre visite.

Un parrainage d’enfants de migrants est également actif dans notre Mairie, sous l’impulsion de l’association RESF, pour prévenir et pallier les situations de reconduite à la frontière.

Bref ces quelques exemples vous montrent qu’habiter le treizième de façon active c’est être vigilant, puis solidaire d’autres citoyens en difficulté et tenace dans son action. Alerter l’opinion, soutenir des êtres humains ou des projets de gestion plus satisfaisants, voilà qui peut vous mobiliser utilement, chers lecteurs : exprimez-vous, si vous le désirez, dans notre Gazette.

Géorgie

Ligue des droits de l’Homme, Réseau d’Éducation sans frontières, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples.

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Gazette 76 Débattre… quand on nous donne la parole

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Le débat public offre au « grand public » une occasion de s’exprimer à propos de projets d’aménagement urbain. De septembre à décembre 2009, le 13e arrondissement a été concerné à ce type de consultation sur le projet du Syctom[1] à propos de la reconstruction de l’usine de traitement de déchets ménagers d’Ivry. Les associations ont travaillé, donné leur avis, argumenté. Elles se sont organisées en un collectif. Et le grand public ? Il a pu découvrir ou perfectionner ses connaissances (brochure, journal des débats, cahiers d’acteurs), participer à 9 réunions publiques, naviguer sur un site web. On pouvait poser des questions orales et par écrit, y compris par internet, en différé ou en direct au moment des réunions.

Le projet élaboré par le Syctom, en cohérence avec ses objectifs, a été mis à mal par les associations qui ont interrogé, contesté et au final n’ont pas été satisfaites. Elles ont obtenu une expertise au cours du débat, puis des garanties (mise en place d’un dispositif permanent de concertation et d’un système d’information plus lisible, participation à l’élaboration de la prévention et aux opérations de contrôle…).

L’interlocuteur recherché, le grand public, a été bien peu nombreux au rendez-vous : le sujet rebutant, complexe demande du temps. La compétence, acquise par les associations, pouvait intimider le néophyte. Il s’agissait d’une reconstruction et non pas d’une construction : le sujet est donc banalisé : les riverains, rassurés par l’amélioration des procédés de traitement et des contrôles, se sont montrés moins curieux.

Et pourtant l’enjeu de ce projet pour les habitants est important en matière de conditions de vie, d’environnement, de santé, d’intégration dans la ville (opérations d’aménagement de Masséna-Bruneseau et Ivry-Port)… et aussi pour leurs finances avec une augmentation de taxe évaluée à 3,5 % par an. On peut regretter cette faible participation pour un débat bien organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP), permettant aux habitants d’intervenir en amont sur un projet qui les concerne, en train de s’élaborer pour des travaux à intervenir entre 2014 et 2023.


[1] [1] Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne.

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Gazette 76 Aires de rien…

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Quelle excellente idée ! Le bureau d’animation du conseil de quartier n° 8, réuni le 4 février 2010, a lancé l’idée de cartographier les espaces publics délaissés. Ces petits bouts de territoires urbains que les aménageurs n’ont pas vus. Pointe de parcelle, espace surplombé par une infrastructure, terrain privé rendu public parce que trop petit pour être construit, site d’un ancien équipement disparu, ignoré du cadastre. Enfin tous ces bouts de friche dégradés parfois reconquis par la végétation, souvent lieu d’accueil des détritus plastiques et ménagers, toujours lieu sauvage dans la ville policée.

Ces « aires de rien » seraient ensuite proposées à l’imagination des habitants dans une démarche participative. À la réunion publique du conseil de quartier une habitante a montré son adhésion immédiate à la démarche. Au lieu de rehausser le foyer de travailleurs devant chez elle – qui va lui cacher la vue — elle propose de construire des préfabriqués sur ces espaces délaissés, pour héberger ces personnes qu’elle ne veut pas voir. Le type d’aménagement à concevoir n’est pas de l’ordre d’une construction, lui fait-on remarquer. Bien sûr, reprend-elle, il suffirait de quelques chambres préfabriquées, d’un seul niveau, qui ne viendraient pas boucher la vue…

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Gazette 76 Le rayonnement d’ADA 13

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Lors de l’interview par « La Gazette » de Françoise Samain, l’actuelle présidente d’ADA 13, celle-ci insiste sur l’ancienneté de l’association et la diversité de ses actions.

Elle a été créée au milieu de la décennie 1960-70 à l’initiative de jeunes, célibataires ou en couples, qui cherchaient un logement, et dès le départ ses buts furent concrets : étudier des équipements pour enfants dans les parcs, ouvrir des locaux sociaux résidentiels dans des immeubles sociaux de plus de 50 logements. Elle a participé depuis à tous les projets d’aménagement du 13e arrondissement, de la rénovation du quartier Italie : îlots 13, 14, etc. jusqu’à l’aménagement toujours en cours de la ZAC rive gauche et du quartier Rungis.

Mais elle a aussi agi pour améliorer la procédure d’enquête publique, réformer le statut de Paris aboutissant à la loi de 1975 qui fait de la capitale une commune comme les autres, participer à l’élaboration des CICA (comité d’initiative et de consultation d’arrondissement), bref associer davantage les habitants aux décisions administratives qui les régissent.

Sur le plan social elle a soutenu l’ouverture des premiers restos du cœur, s’est impliquée dans l’amélioration de l’attribution des logements sociaux, a contribué à établir une zone ZEP dans le quartier Masséna en 1982, a enquêté sur l’application du RMI dans le XIIIe.

Son objectif principal est d’être proche de la vie locale, en créant une université de quartier de 1979 à 1990, en organisant des visites au sommet des tours pour faire apprécier le paysage urbain, des rallyes, des expositions ; c’est aussi à son action associée à d’autres que nous devons la création de la maison des associations de la rue Caillaux ;

Comment arriver à de tels résultats ? ADA 13 a pour principe de travailler avec les autres : syndicats, intellectuels, militants des églises, comme St. Hippolyte ou Notre dame de la Gare, elle participe à des Collectifs pour le tram sur les Bd. des Maréchaux, la visibilité du tracé de la Bièvre etc. Elle ne se veut pas critique seulement, mais quand elle associe les habitants, c’est en faisant des contre-propositions. Elle est très consciente de la complexité des problèmes soulevés, par exemple lors de l’aménagement de la zone Masséna-Bruneseau dans la ZAC rive gauche.

C’est par la formation de ses adhérents, sa rigueur d’argumentation, en sensibilisant les élus, en ayant conscience des dimensions politiques et technologiques des problèmes, et en sachant rester modeste qu’elle arrive à peser dans la vie du 13e. Son but dans le proche avenir est d’apporter son expérience aux bureaux d’animation et aux assemblées ouvertes des divers conseils de quartiers.

Son ancienneté, son réalisme et sa modestie laissent bien augurer de son avenir. G.M.

liens HYPERLINK « mailto:ada1375@orange.fr » ada1375@orange.fr http://www.ada13.com

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Gazette 76 pour faire la ville que nous voulons !

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Il faut tous se concerter

La démocratie participative c’est, pour le citoyen, se mêler des choses qui le regardent. À côté de CCC, d’autres formules permettent aux habitants et usagers de prendre part aux décisions qui ont un impact sur leurs façons de vivre, d’habiter, de se déplacer, de travailler.

En se mobilisant dans les années 1990 autour du projet d’aménagement de la ZAC Paris-Rive gauche (PRG), considérable par son étendue et sa durée, les associations du 13e ont obtenu de faire entendre leurs revendications : le programme a été rééquilibré par une réduction de la surface des bureaux au profit de logements. Leur action a également permis la mise en place en 1997 d’une concertation permanente : c’est la première fois que la municipalité appliquait un tel dispositif, en application de la Charte de la concertation proposée en 1996 par le ministère de l’environnement[1]. Cette nouvelle instance, longtemps restée unique, est maintenant largement utilisée dans les opérations d’aménagement importantes comme celle des Halles.

Le chargé de mission, Yann Renaud, joue un rôle très important : il facilite et valorise le travail en commun d’associations et conseils de quartier dont la vocation et les centres d’intérêt sont spécifiques. Les associations discutent donc des projets urbains, émettent des points de vue critiques, font des contre-propositions. Leur intervention, la connaissance des dossiers qu’elles acquièrent progressivement, leur donnent savoir et compétences (certains parlent « d’expertise »). Elles bénéficient de l’information à la source et des études alternatives sur les projets d’aménagement, en discutent avec leurs adhérents, ont parfois recours à des actions juridiques et à des contre-expertises, sensibilisent l’opinion. Certaines questions (tours, activités, université) dépassent le cadre de l’arrondissement pour déboucher sur une réflexion au niveau parisien ou métropolitain.

À PRG, le dispositif a évolué avec le changement de municipalité et de réglementation (nouveau plan d’aménagement de zone ou PAZ en 2003, Plan local d’urbanisme ou PLU) et l’intervention de nouveaux acteurs (associations des habitants arrivant dans la ZAC puis conseils de quartier). Depuis 1997 les associations ont pu se faire entendre et infléchir certaines décisions : moins de bureaux, non-contournement de la gare d’Austerlitz par une autoroute urbaine, augmentation de la part de l’université, des locaux d’activités et des espaces verts…

Les projets en cours concernent la gare d’Austerlitz, la halle Sernam et le secteur Masséna-Bruneseau. Comme dans l’ensemble de la ZAC, il s’agit de construire un quartier entièrement nouveau sur un terrain très étendu d’emprises ferroviaires et de friches industrielles. En 2004, les associations ont obtenu qu’ici aussi le projet initial soit revu (implantation de logements en îlots haussmanniens, non-raccordement de l’avenue de France au périphérique). Depuis 2008, la question de la pertinence de 4 nouvelles tours se pose, une réflexion est menée sur la nature et la taille des activités à y implanter, le type d’habitat, l’isolement, les nuisances, l’engorgement des transports…

Comment la population locale est-elle associée à la concertation ? Les habitants peuvent s’informer au cours des réunions publiques organisées par les acteurs de la concertation et auprès des élus. Ils peuvent consulter la presse de la municipalité et de PRG et consulter leurs sites web. La municipalité, au printemps dernier, a permis au grand public du 13e et d’Ivry de donner son avis sur le projet Masséna-Bruneseau dans le cadre d’ateliers participatifs. Le 12 juin prochain est organisé un samedi de la concertation sur les activités à PRG. Les associations membres de la concertation (Tam-Tam, ADA 13, associations locales), font bénéficier leurs adhérents d’un accès direct à l’information et à leur analyse des projets en discussion. Elles essaient aussi de sensibiliser l’ensemble des habitants par leurs journaux, tracts, réunions ouvertes à tous, mobilisations et actions. Les conseils de quartier, surtout les trois de PRG, informent le public local sur les projets et sur la concertation mais il semble qu’ils aient du mal à faire s’exprimer les habitants et à connaître leur opinion. La concertation reste trop mal connue.

Le dispositif de concertation pour Paris-Rive gauche

La durée :

De 1997 à la fin de l’opération d’aménagement (encore 10 à 15 ans).

Les acteurs :

– Les mairies de Paris et d’arrondissement, l’aménageur (SEMAPA)

– Les grands partenaires institutionnels : SNCF terrains, Port autonome de Paris (berges et ports), APHP (Salpêtrière), BnF, Université Paris-Diderot

– Les associations (18), anciennes mobilisées depuis le départ, ou plus récentes (les nouveaux habitants) ; les conseils de quartier (3) du secteur PRG.

– Un garant, choisi sur proposition de la ville et agréé par les associations.

– Des personnalités qualifiées (2), chargées d’apporter des éléments qualitatifs à la réflexion.

Les instances :

– Un comité permanent de concertation (CPC) : orientation et bilan de l’opération ;

– Des groupes de travail géographiques et thématiques : information sur les projets de l’aménageur et discussion avec les participants ;

– Un Bureau de la concertation et un chargé de mission qui assure l’information et la coordination entre la SEMAPA et les associations.

Les moyens de fonctionnement :

Le CPC dispose d’un budget de fonctionnement permettant de financer, notamment, des études alternatives aux projets présentés (p. ex. conservation du buffet de la gare d’Austerlitz) et d’un site (parisrivegauche.com) qui informe et publie les comptes rendus des groupes de travail. Les associations disposent d’un local, ainsi que d’un chargé de mission qui assure leur secrétariat, leur documentation et la coordination avec la SEMAPA. Elles ont une voix délibérative dans les jurys de concours d’architecture et marchés d’études de définition


[1] http://www.debatpublic.fr/docs/pdf/Charte_concertation_MATE. pdf

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Gazette 76 Le projet Austerlitz

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Adieu le buffet de la Gare

Adhérente d’ADA13, j’ai suivi le projet de rénovation de la gare d’Austerlitz ou plutôt de reconstruction, puisqu’à part la grande Halle qui subsistera, tout le reste sera réorganisé, voire détruit.

Par souci de transparence, depuis la désignation en juin 2007 du lauréat (le groupement Arep/Nouvel/Desvigne), les associations ont été informées du projet initial, et de ses ajustements, par documents ou réunions.

Ainsi « l’exceptionnel jardin en creux » devint irréalisable et la grande composition paysagère réunissant le square Marie Curie et le jardin de la cour Saint-Louis a été abandonnée, faute d’entente avec l’Assistance Publique.

Les associations, réunies au sein du Comité Permanent de la Concertation (CPC), ont, grâce à l’espace de discussion de la rue de Bellièvre animé par Yann Renaud, décidé de réclamer la conservation du buffet. Dans le souci d’apporter une certaine neutralité au débat, elles ont demandé une étude alternative à un expert extérieur, le cabinet Bres et Mariolle, qui a mis en évidence l’intérêt de ce bâtiment pour relier la gare à la Seine, faciliter l’accueil des piétons et préserver une unité architecturale.

La précipitation des échéances, les délais trop courts ont rendu impossible d’étendre la consultation au-delà des militants associatifs. Et, finalement, les associations n’ont pas réussi à construire un contre-pouvoir capable d’infléchir la décision initiale de détruire le Buffet.

J’ai assisté à plusieurs réunions où, face à quelques représentants d’associations, les institutionnels faisaient bloc. Les intervenants sont nombreux sur ce lieu – SEMAPA, SNCF, RATP, Port Autonome de Paris, Assistance Publique, auxquels s’ajoutent la Direction de l’Urbanisme, la Ville de Paris, la mairie du 13e et enfin le groupe Arep.

Les associations sont écoutées ; sont-elles entendues ? L’information est donnée, mais la communication nécessaire pour faire comprendre les projets au plus grand nombre mérite d’être améliorée. Les personnes engagées finiront par se décourager de ne faire partie que d’une simple chambre d’enregistrement.

Le projet se poursuit, sans le Buffet. Quelques infléchissements, comme par exemple l’augmentation de l’offre de logements, vont dans le sens des remarques faites par les associations dont la vigilance ne cessera pas jusqu’à la fin de sa réalisation.

On me dit, « le Buffet était désuet », il faut être « moderne », « ce projet est tourné vers l’avenir ». Peut-être, mais supprimer le Buffet pour laisser un grand vide, avec un grand escalier afin d’atteindre l’avenue Pierre-Mendés-France ne parvient pas à m’enthousiasmer. Je reste nostalgique autant du bâtiment que de sa fonction et je ne peux pas m’empêcher d’imaginer les marches du futur grand escalier utilisées pour dévorer son sandwich… SNCF, bien sûr.

Françoise Cellier

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Gazette 76 Conseils de quartier

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Les conseils de quartier, ça permet d’être dans le « local », d’intervenir au plus près de chez soi. Chaque habitant du 13e peut participer à l’un des 8 conseils, être informé, s’exprimer. Dans chaque conseil un bureau d’animation assure le suivi, des commissions se spécialisent par thèmes : urbanisme, activités, culture, communication… Le site paris.fr donne l’information (carte des conseils, calendriers, comptes rendus des réunions publiques, réalisations…).

Les objectifs du conseil de quartier Patay-Masséna (n° 7) : développer et aider

André Mésas présente le conseil qu’il coordonne comme un trait d’union entre le vieux 13e (excentré et un peu oublié) et le nouveau (ZAC Paris-Rive gauche). Deux de ses commissions reflètent cette spécificité :

La commission « vivre ensemble notre quartier » procède du souci de renforcer le lien social, de mieux connaître les habitants dont beaucoup vivent difficilement (Armée du Salut, immigrés…), en coopérant avec les associations locales (culturelles, sportives…).

La commission « développement économique et emploi », créée en 2003, a pour objectif de rechercher dans la nouvelle ZAC les activités à créer, les débouchés sur le marché du travail local ; et de favoriser les actions de formation et d’insertion professionnelle en direction des nombreux demandeurs d’emploi de la zone voisine (Oudiné, Bédier-Boutroux, Regnault), particulièrement pénalisée par le chômage qui est de15 % dans ce secteur.

André Mésas doit reconnaître que les résultats en matière d’emploi restent modestes, dans un contexte de difficultés économiques et de resserrement du marché du travail. Mais cette démarche a provoqué l’implication des instances en responsabilité (ex-ANPE, mairie, SEMAPA), une prise de conscience accrue des habitants et une plus grande solidarité. L’écoute des problèmes de l’autre, l’esprit d’entraide se sont développés chez des particuliers, dans des associations, à la recherche de solutions adaptées.

Plus récemment le conseil a donné l’alerte sur le manque de commerces de proximité (ils se ferment à Bédier-Boutroux, ils ne se créent pas à PRG). Les populations ont témoigné, la municipalité et la SEMAPA se sont mobilisées sur ce dossier.

Deux membres du CQ7 font partie de la concertation sur l’aménagement de PRG et suivent plus particulièrement les projets qui les concernent directement : prolongement du tramway (participation à la décoration artistique le long du futur tracé) ; projet Masséna-Bruneseau (mixité sociale, activités de taille réduite, commerces de proximité, transports alternatifs) ; type d’emplois à implanter (promotion d’activités de production plutôt que de bureaux). Le conseil est particulièrement bien placé par sa réflexion sur les activités pour participer à l’organisation du « samedi de la concertation » organisé sur ce thème le 12 juin prochain.

Collectivement le conseil agit mais il reste difficile de faire participer des habitants qui n’ont pas encore compris qu’ici ils pouvaient s’exprimer, débattre, faire des suggestions et n’ont pas saisi l’opportunité de cet instrument de démocratie qui s’offre à eux. Dommage !

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Gazette 76 L’ARBP : une expérience de démocratie

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

L’ARBP (Association Rungis, Brillat Savarin, Peupliers) a pour objet : « Fédérer tous les groupements, institutions et associations du 13e arrondissement de Paris en suscitant, développant et promouvant le civisme républicain entre les habitants des quartiers Rungis, Brillat et Peupliers ». Depuis sa création, le 17 mai 1998, elle n’a cessé d’agir pour transformer la vie des habitants de ces quartiers : action envers les jeunes, jardin familial, activités culturelles, voyages, pique-niques, vide-greniers, fêtes…

Depuis deux ans, elle porte un grand projet celui d’un centre social sur la ZAC[1] de Rungis, au sud de l’arrondissement. Sur ce terrain de 3 hectares sont prévus un jardin public, une crèche, un EHPAD[2], des locaux d’activité et un équipement de quartier : un centre social et socio-culturel. Voilà ce qu’en dit Jacques Trief, président de l’association.

L’ARBP milite depuis plus de dix années pour la création d’un centre social dans notre quartier et c’est bien au nom de l’association que la demande avait été faite dans un premier temps. C’est parce que nous n’avons pas représenté les habitants que notre projet n’a pas abouti. Aujourd’hui une opportunité de création de centre social est née et nous avons tout fait pour informer nos voisins qu’ils devront le prendre en charge. Nous avons alors choisi d’aller à la rencontre de chacun de nos voisins et de recueillir leurs avis un par un, puis ensuite de créer des ateliers de rencontre où la discussion allait être soutenue par des activités conviviales (construction de ponts en allumettes, jeux, petit-déjeuner…).

Cela fait à peu près deux ans que l’association se pose des questions quant à son rôle dans le quartier. Les événements organisés permettent participation et rencontre mais ce ne sont que des actions ponctuelles qui ne donnent pas la parole à tous. Pour cela il faut interpeller chacun de manière individuelle et non collective. L’Habitant n’existe pas ; il n’y a que des habitants qu’il faut prendre le temps de rencontrer, de respecter si l’on veut qu’ils s’impliquent.

Au sein de l’ARBP nous ne mettons pas en place la « démocratie participative » nous essayons de faire participer, sous des formes diverses, nos voisins à toutes les actions que le Conseil d’administration propose. Nous refusons de parler au nom de nos voisins et en même temps n’acceptons pas qu’ils mettent l’association à leur service. La priorité pour nous est d’initier des actions et de permettre à tous de les enrichir. C’est la participation de chacun qui fait progresser l’ensemble. La démocratie est au bout du chemin. Nous travaillons avec tous les publics. Les plus jeunes ont 4/5 ans et deviennent adhérents de l’association. Dans le conseil d’administration, il n’y a que des voisins (personnes morale ou physique). Le voisinage est très important car il est utile que l’association devienne la chose de tous et pas seulement le lieu de rencontre trimestriel de quelques élites.

Pour moi, faire vivre à un groupe l’expérience de la démocratie est déjà une réussite. À travers toutes nos actions nous essayons effectivement sans le clamer sur tous les toits, de susciter, de développer et promouvoir le civisme républicain entre les habitants. Sur ce plan c’est une réussite. Il ne reste plus aux habitants qu’à s’emparer du civisme républicain et d’imposer la démocratie partout où ils vivent.

Le centre social sera un magnifique révélateur de notre action car depuis qu’il est sur les rails nous n’arrêtons pas de dire qu’il devra être la maison des habitants régie par les habitants pour les habitants. C’est la définition même de la démocratie. C’est un travail de longue haleine qui implique une certaine lourdeur. Il faut accepter de perdre du temps. Une démocratie légère n’existe pas ; il faut accepter une démocratie lourde. La représentation est un travers dont usent et abusent les représentants. Il faut arrêter de penser que les associations représentent les habitants et de parler en leur nom. La vraie démocratie c’est l’addition d’individus, un homme une voix et dans l’idéal, les décisions devraient être prises à l’unanimité de façon à ce que chacun puisse s’y retrouver. C’est l’idée de Rousseau.

Cette démarche s’apprend jeune. Dans les écoles, les coopératives scolaires pourraient être un lieu idéal d’apprentissage du vivre ensemble, un temps de rencontre où encadrants et enfants discuteraient de comment mieux vivre ensemble. Malheureusement la plupart du temps, il n’y est question que d’argent et on y considère les élèves comme consommateurs.

Aujourd’hui on constate amèrement, par l’abstention par exemple, que depuis des dizaines d’années le peuple a été éloigné de la politique et donc du forum et que la démocratie n’est plus de mise. Plutôt que de remettre en cause en profondeur notre système politique, on a tous préféré affubler la « démocratie » de l’épithète « participative » et le tour était joué. On a offert des tribunes à quelques-uns, mais le bâillon est pour la plupart d’entre nous et le pire c’est que le peuple s’habitue au bâillon !…..et les bâillonneurs en profitent bien.

Le score de l’abstention aux dernières élections donne malheureusement raison aux propos de Jacques Trief. Alors autour de nous, dans nos associations, essayons à l’exemple de l’ARBP de faire vivre la vraie démocratie.

Propos de Jacques Trief recueillis par MC Acero

Plus d’informations sur le site de l’ARBP : http://arbp.free.fr/


[1] ZAC : zone d’aménagement concertée

[2] EHPAD : Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes

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