La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Archive for octobre 2010

Gazette 77 L’édito

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Je ne sais pas vraiment pourquoi mais aujourd’hui je n’ai pas envie de parler des choses qui m’irritent, me heurtent, me mettent en colère, m’interpellent ou m’inquiètent. Et pourtant, elles sont nombreuses. Celles qui se déroulent ici et celles qui sont à l’œuvre là-bas. Celles qui d’ores et déjà existent et celles qui pointent le bout de leurs dents acérées.

Non, à travers ces quelques lignes, j’ai envie d’évoquer les gens, les idées, les actions qui donnent du sel à la vie, qui nourrissent le quotidien, qui agissent pour le lien commun, qui tissent des relations, qui sont porteurs d’avenir ou qui s’inscrivent dans le temps. Et c’est ce que La Gazette, comme à son habitude, vous offre à découvrir : des associations au sein desquelles notamment des enfants se façonnent petit à petit en tant qu’individu, à travers des activités culturelles, la lecture, des jeux, le jardinage, l’apprentissage de la réflexion et de l’observation ou encore leurs rapports aux autres, avec les autres. Deux cafés, une boutique de photocopies et un magasin bio qui, grâce entre autres à leurs hôtes aux riches parcours, proposent bien plus que les produits ou services habituels à de tels lieux. Les activités et les enjeux de la Ligue des droits de l’Homme et ceux du conseil de la jeunesse. Deux facettes de l’histoire de notre arrondissement, l’une musicale, l’autre industrielle. Et puis bien sûr un hymne à la fête sous toutes ses formes, avec comme exemples celle des voisins ou celle de l’ARBP qui inspira à Diaba Coulibaly, artiste en verve de notre concours de dessin, l’acclamation suivante : « Ma fête à moi » ! Je ne peux qu’adhérer avec enthousiasme à cette sorte d’injonction et vous souhaiter de même – sans ironie aucune.

Muriel Fuchs

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Gazette 77 L’ASACQ

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Association d’Animation Culturelle de Quartier

La renommée m’avait soufflé un bon conseil, celui de faire connaissance avec l’équipe de la « boutique » située rue Pinel. La Gazette aime à vous parler de ces lieux de vie consacrés à l’accueil et au soutien scolaire des enfants du quartier.

Comme une petite souris, je suis arrivée avant la fin des activités et j’ai pu ainsi sentir l’ambiance du lieu, à la fois animée, bien vivante et suffisamment calme pour que chaque petit trouve la concentration nécessaire. La plupart d’entre eux étaient accompagnés d’un adulte. C’était un mardi. Avec le jeudi, ce sont les deux jours consacrés aux élèves du primaire. Ici viennent les jeunes des grandes cités voisines : le très fameux 137 boulevard de l’Hôpital et les grandes habitations HLM des rues Rubens/Banquier/Watteau, et plus loin celles des rues Jenner et Jeanne d’Arc.

La proximité des élèves facilite le climat de voisinage, le passage des mères de famille et des poussettes des plus petits. C’est une familiarité qu’on ressent très vite, elle donne l’impression d’être au sein d’une famille élargie. Ces gamins dont beaucoup sont originaires d’Afrique trouvent ici leur seconde maison. Les sorties organisées par l’ASACQ représentent pour eux une initiation à l’univers ludique et culturel proposé dans la région parisienne.

Cette fois, c’est presque toute l’équipe des primaires qui a bien voulu me parler des activités de leur association, chose rare que j’ai appréciée.

L’association, créée en 1997, devenue active en 1998, bénéficie de modestes subventions de la part de la CAF* de la DASES** et de ACSE***. Une grande partie des enfants du primaire vient des écoles Fagon et Jenner. Les collégiens sont souvent des anciens du cycle élémentaire. Ils sont accueillis les lundis et mercredis de 17 h à 19 h 30. L’aide est fournie par des adultes bénévoles compétents. Il en est de même pour les lycéens qui viennent les mercredis après-midi. Des contacts sont assurés par l’équipe avec les écoles et les collèges.

À bâtons rompus, Jeanne, Monique, Antoinette, Betty, Corinne et Michel racontent : les sorties, les balades, le théâtre, le cinéma. On regarde les trois albums souvenirs illuminés de sourires, de rires et d’acrobaties diverses.

Ce sont des sorties associatives décidées en commun : Le Parc Floral, le Louvre, les balades en bateau sur la Seine et le canal de l’Ourcq, théâtre à la Vieille Grille ou à Mouffetard, visites d’ateliers, Muséum, Cité des Sciences, etc.

Des mauvais souvenirs aussi : il a fallu, l’année dernière, traiter des problèmes de dérive de comportement de quelques enfants. Mais dans l’ensemble, disent-ils, les parents nous font confiance et les enfants sont attachants, vifs, spontanés, gentils.

Les bénévoles sont des retraités ou des actifs qui viennent une, deux fois ou plus par semaine. Ils et elles manifestent presque une tendresse de grands parents. En fin de soirée, une voisine amie promenait son bébé, toute l’équipe présente « craquait » d’attendrissement.

C’est dire l’ambiance familiale du lieu et le souci de la réussite de chaque petit. Au sein de l’organisation collective, les initiatives individuelles ont aussi leur place. Corinne raconte qu’exceptionnellement, durant deux étés, elle a proposé à quelques jeunes qui ne partaient pas du tout en vacances des sorties et que c’était un vrai plaisir.

Au bilan, il semble que l’association ait su créer des liens avec les enfants du quartier et les familles. En témoigne le passage de l’un ou l’autre des anciens, les petites visites pour annoncer une réussite à l’examen ou autres nouvelles à partager.

Un message à nos lecteurs : le local appartient à Paris Habitat, il a grand besoin de réparations. Paris Habitat envisage de faire réparer la grille métallique mais le soubassement de la devanture est gravement abîmé, alors si vous connaissez un élu ou administrateur de Paris Habitat, n’hésitez pas à le conduire sur place !

Dernière minute : Paris habitat vient d’envoyer ses techniciens pour réparer la grille, la réparation du soubassement n’est pas encore à l’ordre du jour.

Second message : l’ASACQ a toujours besoin de bénévoles.

L’association reçoit 27 inscrits en primaire, 25 collégiens et une vingtaine de lycéens

Association d’Animation Culturelle de Quartier

28 rue Pinel 75013 Paris

Tél. : 01 43 36 70 16 – Courriel : asacq13@gmail.com

* Caisse d’allocations familiales

* Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé

* Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances

SL

 

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Gazette 77 Une culture vraiment populaire

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Impulsé par le conseil de quartier

Vous n’ignorez pas qu’existent dans notre arrondissement 8 conseils de quartier, où les citoyens sont invités à se mêler de ce qui les concerne. Alertée par la nouvelle librairie « Les oiseaux rares », présentée dans notre précédent numéro, la Gazette a interviewé la responsable de la commission Animation et culture du conseil de quartier Croulebarbe, celui qui porte le n° 1.

Celle-ci veut faire connaître l’existence des différentes structures qui prennent des initiatives culturelles. Parmi celles que l’animatrice, Nadine Spira, m’a présentées, l’une, l’Association « Lézarts de la Bièvre », a déjà retenu notre attention.

Je mentionne que « le Bistrot 13 » (au coin des rues Nordmann et de la Glacière) héberge des rencontres littéraires, à organiser par le conseil de quartier, et que contact a été pris pour que l’École Estienne puisse envahir le dimanche le kiosque à musique du Bd. Blanqui. Un projet est défini pour l’aménagement du square René Le gall. Une plasticienne, Isabelle Bonté, veut utiliser la mémoire des habitants pour créer une promenade urbaine qui présenterait l’historique du quartier.

La structure sur laquelle je vais m’étendre plus longuement est le « Centre Paris Lecture » situé dans une école communale de la rue Corvisart et dirigé par Robert Caron.

Il a aidé à créer ce centre qui existe depuis 1991 et à mettre en place une convention entre la Ville de Paris et l’Éducation nationale, qui est renouvelée par signature tous les 3 ans. Cette Maison mère pour tout Paris compte 660 animateurs qui interviennent dans les bibliothèques des écoles à l’interclasse et de 16 h 30 à 18 h 30. Il y a un plan de formation continue (45 journées), et des formations initiales pour 80 à 120 animateurs par an.

Sur le temps scolaire, une circulaire lance un appel à candidatures pour profiter des actions de lecture pendant un stage de 2 semaines par an avec un minimum de 3 classes par école sur un thème établi en concertation avec les enseignants de l’école et Paris-Lecture. Sont concernées, pour 2009-2010, 25 écoles et 135 classes sur tout Paris. Les bénévoles de « Lire et faire lire », les centres de loisirs et les bibliothèques de quartier, les librairies de quartier et les associations qui travaillent avec l’école peuvent aussi y participer.

Beaucoup de projets portent sur la vie de quartier : Ma maison idéale, la Biodiversité, Vivre ensemble garçons et filles, la Différence.

Le but est de trouver une formulation qui parle aux enfants et de rechercher un moyen pour qu’ils aient un intérêt plus grand pour les matières enseignées. On peut constater que cette formule est efficace pour les élèves en difficulté. Elle renforce le travail en équipe. C’est évidemment un gros travail pour les adultes animateurs.

Robert Caron était directeur du Centre national des Classes Lecture à Bessèges dans le Gard sur un canton de 5 000 habitants et il a pu expérimenter la mise en place d’une « politique de lecture » de 1987 à 1992 : réaliser 4 émissions de radio par semaine sur une radio locale, qui toutes traitaient de lecture et de littérature, animer les vitrines des commerçants (chez le boulanger : « le pain dans la littérature jeunesse »), diffuser un journal local à 5 000 exemplaires, toujours sur le même thème.

À Paris il veut permettre aux enfants du 13e de se mettre en recherche et de proposer leurs réalisations aux habitants. Par exemple une Bibliothèque « Hors les murs » se met en place sur le quartier. Le Centre Paris Lecture imagine un travail avec les centres de loisirs pour informer la population et participer activement avec les enfants à cette opération. Le lieu de cet « Hors les murs » sera le square Le Gall, rue Croulebarbe.

En 2003 nos jeunes enfants-chercheurs ont obtenu une salle de la Mairie du 13e, où, une fois n’est pas coutume, les parents étaient dans la salle et les enfants sur l’estrade, pour débattre avec les scientifiques du CNRS sur des sujets aussi pointus que le clonage et le réchauffement de la planète. Ils ont travaillé sur des media grand public : Le Parisien libéré, les journaux gratuits du métro et à la télévision TF1 et M6. Lors d’une autre expérience, ils ont appris à s’interroger sur un personnage honoré par une exposition au Centre Pompidou, Roland Barthes, classer, trier des documents suivant des logiques différentes ; se rendre compte qu’il pouvait y avoir plusieurs logiques et sur une même question, plusieurs réponses différentes, et surtout que ce travail était continu, conséquent et sans fin.

Ce seront de futurs adultes qui ont, dès la communale, appris à exercer leur esprit critique sur des sujets qui nous concernent tous : Comment fonctionne l’économie ? Pourquoi préserver la biodiversité ? Et, très important : Comment sait-on si ce que dit un scientifique est vrai ? Quand ils découvrent qu’à toutes les questions qu’ils se posent, il peut y avoir des réponses différentes, qu’il faut toujours vérifier ses sources, qu’il faut confronter et débattre avec des experts, ils ont fait un grand pas vers l’autonomie et la liberté citoyennes.

Un conseil pour terminer : Participer à « Paris en toutes lettres » au 104, Centquatre, dans le 19e. (www.parisentouteslettres.net) du 9 au 13 juin.

Un scoop : la fresque créée par des enfants d’un centre de loisirs du 19e sur le thème du Guernica de Picasso, que vous pourrez voir au 104, a été réalisée dans l’atelier même où Picasso a peint son tableau. Il se dit même (l’artiste et écrivain John Berger) qu’il serait nécessaire qu’elle soit exposée à Madrid face à celle du célèbre peintre.

La renommée du travail des enfants risque donc de sortir de l’hexagone.

Séraphine

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Gazette 77 Django

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Un grand classique du jazz

Cette année il aurait eu 100 ans. Il est né en janvier 1910 à Liberchies en Belgique. Son père est tisserand, il fait partie d’une famille de Roms qui traverse l’Europe avant de se fixer à Paris sur ce qu’on appelle alors « Les Fortifs », zone située entre les portes de Choisy et d’Italie, refuge de tous les malheureux chassés par les travaux d’embellissement de Paris, déjà sous le second Empire.

Son premier contact avec la musique, c’est la fascination dès l’âge de 10 ans, pour le banjo de son oncle. De là il passera au violon, puis à la guitare. Un accordéoniste permet au jeune musicien analphabète d’enregistrer son premier disque, et à 18 ans, alors qu’on lui a fait des propositions pour aller se produire à Londres, un incendie violent se déclare dans la roulotte qu’il habite avec sa première femme. Il est gravement brûlé, au point qu’à l’hôpital on lui affirme qu’il ne jouera plus jamais. En fait, au prix d’une rééducation sévère il va développer une nouvelle technique pour compenser la perte de deux doigts de la main gauche. Il n’emploie que les deux autres doigts, accompagnés du pouce pour le jeu en solo, et il arrive à martyriser ses doigts ankylosés pour plaquer des accords d’accompagnement.

Les contacts avec la musique des grands jazzmen américains, comme Duke Ellington, le décident à s’adonner exclusivement à la pratique du jazz. Avec Stéphane Grapelli il fonde le quintette du « Hotclub de France », dont font partie son frère aîné Joseph (qui lui avait offert une guitare après ses 18 mois d’hôpital), Louis Vola à la contrebasse et Roger Chaput, un autre guitariste.

Des tournées en Amérique du Nord ne répondront pas à toutes ses attentes. Il se détourne pendant quelque temps de sa guitare. Puis revient se fixer en France, à Samois dans la région parisienne, où le goût de jouer et l’inspiration reviennent. C’est en plein renouveau de son art qu’il enregistre chez Barclay un nouveau disque au printemps 1953, avant de mourir d’une hémorragie cérébrale à 43 ans en mai 1953.

Notre arrondissement n’a pas attendu les commémorations officielles pour rendre hommage à ce créateur du Jazz manouche. Grâce à l’action de Christine Petit, présidente de l’association des locataires du 204 rue du Château des Rentiers, qui défend son projet au Conseil de quartier Nationale-2 Moulins, les habitants se décident à proposer le nom de Django Reinhardt, sinon pour le square, qui avait été dénommé « square de la raffinerie Say » en 2002, au moins pour une allée le bordant. Cette même année verra en juillet formulé le vœu du Maire du 13e arrondissement au Conseil de Paris pour que la future allée créée le long du square de la Raffinerie Say puisse être dénommée Django Reinhardt. Deux années plus tard, en mars le nom est attribué par le Conseil de Paris. Des concerts « autour de Django » auront lieu de 2005 à 2007, et le Samedi juin 2009, M. Coumet, maire du 13e inaugure cette allée, au son de concerts, autour du café le P’tit Louis.

Nous sommes le premier arrondissement à avoir obtenu cet hommage officiel au créateur du Jazz manouche, et au sortir du métro Nationale, avec ses créations dans les oreilles, nous faisons route en sa compagnie jusqu’à la rue du Château des Rentiers. Georgia

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Gazette 77 Des mots et merveilles

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Dans un jardin partagé

Ce jour-là au jardin, les enfants du cours moyen de l’école du 104 avenue de Choisy s’en donnaient à cœur joie, on récoltait les radis, on allait les laver et on les partageait. Les deux parcelles destinées au jardinage collectif, délimitées avec soin par des bordures de coquilles présentaient une belle diversité. Une fois rangés les outils, la classe se retrouvait sur la pelouse pour partager le gâteau au chocolat préparé par Thomas, dix ans, qui servait chacun d’une part généreuse.

Cette introduction, pour présenter un véritable lieu de vie bien caché entre les rues du Tage et de l’Industrie, propice aussi bien à l’activité partagée qu’au silence et à la tranquillité.

Au printemps, c’est un bonheur !

Au commencement, c’était un garage sans entretien, sorte de terrain vague utilisé comme parking. La Mairie du 13e a formé le projet d’en faire un jardin qui réserverait 2 parcelles de 47 mètres carrés pour la culture collective. La gestion en fut confiée à l’association Les Peupliers. Un contrat de l’association signé avec la Ville se basait sur la convention de type « charte main verte ». La charte « main verte de la Mairie de Paris » adopte quelques principes simples : Jardinage au naturel, travail collectif, rotation des cultures, potager des récoltes. Les deux parcelles bénéficient de terre végétale et de haies, elles furent livrées aux jardiniers au printemps 2007. Les jardiniers amateurs bénéficient des conseils, des recettes de la revue mensuelle « Pour nos jardins », document qui « met le savoir-faire des jardiniers chevronnés à la portée des débutants. »

Grâce à l’association Circul’livre, le jardin Paul Nizan s’enrichit de la libre circulation des livres déposés par les uns et les autres, de manière anonyme et gratuite. Une cabane en forme d’igloo construite en bois constitue un double abri ; d’un côté réserve à outils, de l’autre bibliothèque.

La partie du jardin gérée par la Ville, favorable au délassement est devenue, grâce à la qualité de l’ensemble, le véritable salon du quartier. Pour Mariegine Auffrey-Milosi, responsable des espaces verts à la Mairie du 13e, le but est atteint, tout participe à faire du jardin un lieu convivial. Quelques parents concourent largement à l’affaire. Ainsi, Florence avait préparé un gratin de cardons récoltés sur une parcelle, dégusté en commun, les gestes symboliques de ce genre sont précieux pour créer le lien.

Les usagers du potager règlent une cotisation annuelle de 20 €, c’est de cette manière que les premières graines ont été financées. Le Conseil de quartier a participé à hauteur de 500 € pour l’achat de matériel et, plus tard, a permis l’achat de bulbes.

Depuis le printemps 2007, les saisons d’activité se mettent en place dès le mois d’avril et se terminent soit en octobre, soit en novembre. Le travail collectif a lieu le samedi après-midi et les différentes classes des écoles du quartier inscrivent l’activité jardinière à leur programme.

Régulièrement, des ateliers à thème viennent parfaire les connaissances des participants.

Entre autres, en mars 2008, l’atelier moulage en plâtre. La même année, on annonçait l’atelier « soigner les plantes par les plantes ». Toujours en 2008 à la BnF, la réflexion se portait sur le sens des « jardins partagés, nouveaux espaces urbains ». Autre objet de rencontre : « du compost à la balconnière ». En vrac, citons d’autres thèmes choisis : le jardinage, c’est sportif, c’est le printemps, on sème, la manière douce pour un jardin naturel, quand les plantes s’entraident.

Le jardin, s’il n’est pas immense, comporte des parties fort variées, c’est ce qui fait son charme et le rend particulièrement agréable. Marie-Françoise Banvard, animatrice et correspondante départementale de Paris pour l’association « Jardiniers de France » s’est spécialisée dans un travail lié à la botanique. Elle est extrêmement passionnée et compétente, ses dons mis au service des nombreux usagers sont un élément précieux de la richesse des échanges.

Association les Peupliers http://assos.lespeupliers.free.fr

Association jardiniers de France http://www.jardiniersdefrance.com/fr/qui_sommes_nous/action.asp

Association Vivaces et Cie www.vivaces-et-cie.org

Aude du Pothagée

Le projet de jardin public est un projet de la mairie du 13e (à l’époque de la première mandature de 2001 – Serge Blisko étant maire du 13e), qui a souhaité dès l’origine y inclure un jardin partagé.

Le financement de l’ensemble du jardin public, y compris les parcelles du jardin partagé, est un financement mairie du 13e – la mairie du 13e dispose d’une enveloppe globale annuelle qui lui est allouée par la mairie de paris sur le budget municipal pour les espaces verts et avec cette enveloppe elle décide de l’affectation à tel ou tel jardin.

La mairie du 13e, sur le budget global du jardin public « Paul Nizan » a effectué la préparation des parcelles du jardin partagé (apport de terre végétale, plantation de la haie d’osmanthes qui délimite chacune des parcelles, pose des petites barrières et des portillons, installation des bornes d’eau pour l’arrosage, installation de la cabane pour les outils de jardinage)

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Gazette 77 La fête des voisins et après?

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Les bons côtés d’être à côté

La fête des voisins, c’est bien sympathique ! C’est l’occasion d’en savoir un peu plus sur ceux qui partagent notre immeuble, cela peut permettre d’aller un plus loin que le « bonjour, bonsoir » échangé dans l’ascenseur. Chaque année, on peut essayer d’aller un peu plus loin. Cette année j’ai proposé à ceux qui se sentaient inspirés d’écrire un texte ; chanson, nouvelle, poème sur le thème de notre immeuble et de ses habitants.

Et après ? En consultant le site de la fête des voisins j’ai trouvé une liste intéressante :

10 idées d’animation pour pimenter la fête des voisins et amorcer la dynamique Voisins Solidaires. Je l’ai déposé devant chaque porte la liste accompagnée d’une invitation à en parler lors du dîner des voisins.

Dans beaucoup d’immeubles, c’est un peu le « chacun pour soi » et même si les voisins sont aimables, les offres et les demandes de services ne viennent pas spontanément.

C’est dommage et il me semble que quelques idées simples lancées à tous comme des suggestions pourraient rendre nos immeubles plus conviviaux. Voici donc quelques-unes des idées présentées. Vous pourrez découvrir les autres sur internet dans le cadre de la fête des voisins.

Inaugurez le panneau des voisins

Pour proposer, services, petites annonces, nouvelles, informations, énigmes.

Constituer l’annuaire des voisins

Utile pour se joindre entre voisins sans avoir l’impression de déranger. Il s’agit de fournir les coordonnés de chaque famille en invitant chacun à préciser de quelle manière il souhaite être contacté (courrier, mails, téléphone).

Amorcer les échanges de services, c’est tout simple il suffit de commencer, proposer d’arroser les plantes en été, ou de prendre livraison d’un colis en l’absence de la gardienne…

Plus amusant ; mais cela ne plaira peut-être pas à l’ensemble

La photo de famille et le trombinoscope des voisins.

Recueillez les trois vœux des voisins, facile et amusant : des fleurs dans la cour, un flirt avec la voisine du dessus, des croissants au lit le dimanche…

Mettez en place un petit système d’échanges, à l’aide de fiches remplies par les intéressés noter les objets disponibles pour l’échange : DVD, livres, un très gros faitout…

Pour les enfants, on peut multiplier les idées

Réaliser une longue fresque représentant tous les habitants de l’immeuble.

Organiser une chasse au trésor sur des propositions solidaires.

En évoquant des suggestions aussi simples, la Gazette aimerait aider les habitants du quartier à sortir un peu des habitudes d’enfermement. Pour nous ils ont tout à y gagner et puisqu’il s’agit de la vocation de notre journal : « entrer de plain-pied dans la vie locale » pourquoi ne pas commencer par nos voisins. Lancez-vous, vous aurez peut-être de bonnes surprises.

Madame de Nouz’autres

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Gazette 77 Lire à domicile

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Pour les seniors et les personnes en situation de handicap, la Ville de Paris a mis en place depuis quelque temps déjà un service de portage de livres à domicile et d’accompagnement dans les bibliothèques. Dans le XIIIe, c’est la médiathèque Italie qui s’en charge ; pour prendre contact, appelez le 01 56 61 34 30. Après un premier rendez-vous qui vous permettra de faire connaissance et de préciser vos goûts, besoins et préférences, vous pourrez partager, autour des ouvrages de votre choix, un moment de convivialité de 45 minutes avec un jeune volontaire du service civil intégré à la médiathèque, à raison d’une fois par semaine en moyenne. Si vous pouvez vous déplacer, vous serez accompagné pendant votre trajet aller-retour et votre visite à la bibliothèque. Port’âge est un service gratuit que vous pouvez arrêter

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Gazette 77 Lire au vert

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Cet été l’opération Bibliothèques hors les murs va, à nouveau, nous permettre de découvrir la richesse et la diversité de l’univers des écrits et illustrations.

Dans notre arrondissement, les médiathèques Jean-Pierre Melville, Glacière et Italie nous propose trois rendez-vous hebdomadaires en juillet et août : le mercredi, de 10 h 30 à 12 h, au parc du Moulin de la Pointe, le jeudi, de 15 h à 17 h, au square René Le Gall et le vendredi, de 15 h à 17 h 30, au square des Chamaillards. L’occasion pour tous de feuilleter ou de se plonger dans un manga, un grand classique, un magazine ou encore un livre d’art. Pour les plus petits, des lectures seront organisées par des bibliothécaires spécialisés. Rien ne devrait empêcher tout un chacun de goûter à cet art du conte et de la lecture à voix haute. De quoi stimuler l’imagination et apprendre de manière ludique en plein air… et ensemble.

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Gazette 77 Les enfants fêtent l’ARBP

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Concours de dessins de la Gazette

En ce beau dimanche 6 juin, le square Paul Grimault et ses alentours bruissaient des nombreuses activités et animations organisées à l’occasion de l’édition 2010 de la très attendue traditionnelle fête de l’ARBP (Association Rungis, Brillat, Peupliers).

Comme chaque année, beaucoup d’associations et d’organismes divers étaient sur place dès le matin pour présenter leurs actions et échanger entre elles comme avec le public. Les nombreux stands tout comme le programme varié proposé sur scène reflétaient bien la diversité des thématiques et des domaines d’intervention de tous ces acteurs engagés dans la vie sociale de ces trois importants quartiers du XIIIe, et parfois au-delà.

Cette année La Gazette a choisi de demander aux enfants d’exprimer leur plaisir et leur ressenti par rapport à ces festivités en leur proposant de dessiner la fête de l’ARBP et, par là même, de lui rendre hommage.

Pleins d’allant et sans doute aussi stimulés par la présence à nos côtés d’un stand hautement animé par des ludothécaires de l’association Caravansérail Développement (dont nous parlerons dans un prochain numéro), les enfants participants ont fait preuve d’une sensibilité créatrice, d’une dextérité, d’une personnalité et d’un grand sens de l’observation qui nous ont tous ravis.

Nous avons choisi de publier dans notre édition papier les 4 dessins qui nous ont le plus: ceux de Haris Gertner, Layla Goyle, Marinette Bettiol et Rayan Romanet. Bien entendu, tous les dessins que nous avons eu la joie de voir naître seront mis en ligne sur notre blogue à l’adresse suivante : https://lagazou.wordpress.com/.

Muriel Fuchs

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Gazette 77 René Panhard et Émile Levassor

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Pionniers de l’automobile

Dans le 13e arrondissement, avenue d’Ivry, les ateliers Panhard et Levassor ont, à la fin du XIXe siècle, produit les premières automobiles, bouleversant ainsi l’histoire de l’industrie, l’organisation du travail, les modes de vie et de transport des générations futures [1].

Cette création est le résultat des efforts conjugués de pionniers obstinés, passionnés par l’innovation. Tout procède de la famille Panhard, venue de Bretagne à Paris autour de 1800 et dont le nom d’origine (Penhart) signifie tête dure. Adrien Panhard diversifie les activités familiales de sellerie et de carrosserie, en pratiquant le commerce et la location de voitures à chevaux. Grâce à la prospérité de son entreprise, il laisse à ses fils un patrimoine qui va leur permettre d’entrer en industrie. L’un d’eux, René, à la sortie de l’École centrale, rencontre Jean-Louis Périn, un inventeur autodidacte, installé faubourg Saint-Antoine, qui fabrique des machines à débiter le bois et a, notamment, perfectionné la scie à ruban. En 1867, les deux hommes s’associent pour créer Périn et Cie. La même année se tient à Paris une Exposition universelle. On peut y voir les machines à bois de Périn mais aussi des moteurs à gaz : ceux du constructeur allemand Otto et Langen sont présentés par Gottlieb Daimler (qui a été stagiaire chez Périn) et ceux du Belge Cockerill, présentés par Émile Levassor, condisciple de René Panhard à Centrale. La société qui emploie alors une centaine de personnes recrute l’ingénieur Émile Levassor qui deviendra en 1872 le troisième associé et qui va très vite s’imposer. Cet événement majeur sera suivi, en 1873, du transfert de l’entreprise sur 55 ha de terrains, entre la rue Nationale et la rue Gandon, avenue d’Ivry (correspondant aux numéros 17-19 et 18) et avenue de Choisy où sont aménagés deux ateliers.

Un petit déclic va permettre à cette jeune entreprise bien gérée, bien installée, dynamique, d’aller plus loin, avec l’arrivée d’Édouard Sarasin, introduit par É. Levassor : ce n’est pas un nouvel associé mais un partenaire qui représente en France les intérêts juridiques et commerciaux de la firme Deutz AG pour les brevets relatifs aux moteurs à gaz de charbon Otto et Langen. Les ateliers d’Ivry commencent à produire et à commercialiser ce type de moteurs, en collaboration avec G. Daimler qui travaille d’abord pour Deutz AG puis, après 1882, se met à son compte. C’est lui qui, les années suivantes, propose un moteur à essence qui a l’avantage d’être plus léger et moins encombrant que les moteurs à vapeur ou à gaz utilisés jusqu’ici. On peut aussi monter ce moteur sur des voitures, des bicyclettes, des tramways et même des bateaux. Plusieurs inventeurs, comme K. Benz et G. Daimler, font des essais en ce sens mais sans que cela débouche encore sur une production commercialisable. D’autres entrepreneurs s’intéressent à ces recherches, comme Armand Peugeot, ami de René Panhard. En 1886 J.-L. Périn meurt et les deux associés restants constituent la société Panhard et Levassor. C’est elle qui va finalement réussir le pari de produire les premières voitures. Elle a privilégié les brevets Daimler pour leur qualité technique et a obtenu l’exclusivité de leurs brevets pour la France : à côté des moteurs à essence qu’elle fabrique, elle construit désormais des véhicules conçus dès l’origine pour être « automobiles » grâce à ces moteurs. Ce sont d’abord des prototypes expérimentaux jusqu’à 1891, date à laquelle sort des usines d’Ivry la première voiture actionnée par un moteur à pétrole, capable de rouler sur route et qui puisse être commercialisée. L’esprit d’innovation d’une équipe, l’énergie et la ténacité d’Émile Levassor, appuyé par son associé René Panhard, le savoir-faire des ouvriers en matière de mécanique et de carrosserie, la qualité des moteurs Daimler ont permis cette réussite industrielle. On peut noter aussi le réel esprit de coopération qui existe entre les « concurrents » : plutôt que de garder jalousement leurs secrets de fabrication, ils se tiennent au courant de leurs avancées respectives, échangent fournitures et outillages, même au-delà des frontières. Louise Cayrol, veuve d’É. Sarrasin a facilité les contacts en permettant qu’après le décès de son mari les liens privilégiés que celui-ci avait noués avec Daimler soient maintenus. Elle épousera ensuite É. Levassor et participera directement au développement de la production automobile.

Plusieurs manifestations donnent une grande popularité à cette invention qui permet de se déplacer de façon autonome. Les essais sur route de l’usine vers le Point du jour à Boulogne et retour, ou vers Étretat sont suivis en 1893 d’un premier grand voyage vers Nice. Par la suite sont organisées des courses prestigieuses : la première, en 1895, est un aller-retour Paris-Bordeaux, soit 1 200 km, On s’enthousiasme sans imaginer alors le développement futur de l’automobile ni ses côtés négatifs (accidents, villes dortoirs, pollution…). La production s’organise et se perfectionne. Au fur et à mesure que la notoriété s’accroît, la demande augmente (13 voitures vendues en 1892, 106 en 1896). Les bureaux d’études travaillent pour faire évoluer mécanique et carrosserie, avec des moteurs de plus en plus performants. Dès 1895 la marque propose 15 modèles différents. Voitures et moteurs ne représentent qu’une partie des activités de Panhard et Levassor mais lui assurent d’importants bénéfices qui en font le leader incontesté du marché automobile, face à la société Peugeot qui vient de se créer.

Brigitte Einhorn

(La suite de l’aventure à lire dans le prochain numéro)


[1] Lire de C. A. Sarre Les Panhard et Levassor. Une aventure collective, E-T-A-I, 2000 (Préface de Jean Panhard)

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Gazette 77 Une petite boutique

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Qui cache de grands services

Lorsqu’on passe devant Dom’copie.com en faisant son marché Boulevard Blanqui, on n’imagine pas ! La dame du lieu a trouvé un espace à la mesure de ses talents et de ses compétences. Elle a toujours travaillé dans le commerce et aime le contact clientèle. En rendant visite à sa sœur qui animait un commerce de proximité dans un village du sud de la France, elle a découvert la dimension conviviale de ce type d’activité. Une envie forte qui a donné naissance à un magasin de reprographie très particulier, en fait elle a repris une boutique sur le boulevard Blanqui en lui donnant de nouvelles ouvertures.

Elle raconte : « de l’extérieur le magasin peut paraître froid, une fois à l’intérieur l’ambiance surprend agréablement. Je ressens beaucoup ce passage-extérieur-intérieur et j’aime le lien qui, souvent, se crée. »

À l’intérieur, c’est vraiment sa maison. En guise de décor, pas de chromos de classiques paysages, mais des dessins d’enfants et des photos des neveux et nièces dans tous leurs états, du maillot de bain à l’anorak.

On pourrait parler des choix réalisés en matière de services, comme si les photocopieuses, vitrine officielle, cachaient d’autres réalités beaucoup plus joyeuses. Pour Anne, le bonheur de certains échanges justifierait complètement sa place dans le quartier. Il y a de l’émotion quand elle parle d’une certaine grand-mère qui demande l’agrandissement d’un modèle au « point de croix » pour mieux le réaliser, un exemple entre cent de la diversité des requêtes des uns et des autres. D’ailleurs elle adore cette diversité et le matin lorsqu’elle ouvre le magasin « elle sait qu’elle ne sait pas » ce que sera la journée.

Parmi les bons côtés de la locataire de Dom’copie.com celui qui mérite la palme c’est la simplicité de personnes qui manifestent une grande confiance.

(je ne comprends pas cette phrase)

« Je suis vraiment touchée par des gens qui me confient des souvenirs personnels, me livrent leur histoire. Je peux aider à créer des albums de famille illustrés, on me confie des photos, j’ai l’impression d’être un peu de leur famille. »

Anne, on le sent, prend beaucoup de plaisir à la diversité des tâches, pour une clientèle extrêmement hétéroclite elle est à la fois maquettiste, graphiste, un peu bricoleuse, d’ailleurs elle pratique à l’occasion l’échange de savoirs. Elle aime bien réaliser des faire-part personnalisés qui demandent imagination et créativité.

Sans assurer vraiment un atelier d’écriture, elle est un peu écrivain public, on la consulte même à propos de tournures littéraires. Celui qui peine à s’exprimer, comme l’étudiant qui s’inquiète pour son rapport de stage, il se fie aux conseils délivrés par cette dame à tout faire, à tout écrire, à tout écouter.

Et cela lui plaît terriblement, même les courriers administratifs ne peuvent l’abattre, quant à la rédaction de curriculums, c’est une entreprise délicate qui demande finesse d’écoute et intelligence.

Installée depuis quatre ans, Anne a conservé les domiciliations postales de petites sociétés et d’associations, elle semble un peu déçue de ne pouvoir établir avec ces « visiteurs » des relations plus attrayantes.

Le 43 boulevard Blanqui invite les voisins à disposer d’un cyber-espace dans un cadre tranquille et lumineux. En ce moment, c’est la période des examens, lycéens, étudiants, les écoles sont nombreuses dans le secteur. Ils trouvent à Dom’copie.com la reliure adéquate pour leur dossier qui valorise leur travail. Une clientèle pressée, peu fortunée mais qui met de l’ambiance !

De plus, Anne s’est lancée dans l’initiation à l’informatique, il semble qu’il y faille beaucoup de patience et que la tranquillité requise ne soit pas toujours suffisante.

À ma question sur l’équilibre financier de la structure, elle me confie que c’est un peu difficile, les charges sont lourdes.

En conclusion : « Je préfère me contenter de peu et réaliser un travail varié dans un commerce de proximité », elle ajoute, « je ne reviendrai jamais travailler en entreprise »

Dom’copie.com 43 bd Blanqui -Tél : 01 53 62 81 91 – Fax 01 45 65 37 10

domcopiesart@yahoo.fr – Site internet http://www.domcopie.com

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Gazette 77 Café du Commerce

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Des Arts graphiques à l’art culinaire

Début d’après-midi, heure de la pause, ambiance calme et feutrée, deux hommes sirotent leur café, je me présente : la Gazetteuse annoncée… le grand brun, aux yeux rieurs, au grand sourire, qui m’invite à leur table, c’est Christian Barnathan, le patron du lieu.

Dehors, j’ai bien lu : maison ouverte depuis 1927, certes, mais sûrement pas par mon hôte. En effet, me dit-il, il n’a repris ladite maison qu’en 1996, mais ni ses études, ni son début de vie professionnelle, ne paraissaient le prédisposer à tenir un restaurant dans le quartier de la Butte-aux-Cailles.

Entre deux blagues (ce qui donne une touche primesautière à l’interview), il m’apprend qu’il est diplômé de la renommée École Estienne, bd. Blanqui, et que son parcours atypique l’a d’abord mené au Venezuela comme expert en arts graphiques à l’âge de 22 ans, missionné par l’ONU, et à son retour, vers les facs en sciences humaines, Jussieu et Vincennes. Passionné de la vie, polyglotte, Christian Barnathan ne se tourne pas tout de suite vers la profession… En 1984, il découvre le Macintosh d’Apple, et c’est une vraie rencontre, il comprend tout de suite que le monde des Arts et Industries graphiques n’a pas réalisé sa révolution numérique. Il pressent le fabuleux parcours que cet outil va connaître et en devient le spécialiste. Il fonde son agence de communication graphique. Grands éditeurs, grands comptes, institutionnels sont ses clients et en 1996, il a le projet d’ouvrir un cybercafé à la Butte-aux-Cailles.

Obligé de choisir, il ferme son agence de communication graphique et se lance un nouveau défi. Il faut l’entendre évoquer ses démêlés avec des cuisiniers alcooliques qui vident la cave à vins ou les fûts de bière !

Il prend alors la direction des opérations avec sa femme Marie-Christine, elle s’occupant de la cuisine, lui de la salle.

Ils ne se cantonnent pas à la cuisine d’un seul terroir, choisissent des plats, qu’ils réinterprètent, de tous horizons. Du cassoulet à la choucroute alsacienne, Méditerranée, Italie mais aussi Normandie, Bretagne ou même Mexique, les inspirent. On y trouve aussi bien la modernité que la tradition. En passant par le délicieux foie gras de fabrication maison, leur spécialité, les confits et pommes de terre à la graisse d’oie, la souris d’agneau cuite sept heures et ses lentilles au lard, l’espadon au pesto rouge à la plancha, les très bons fromages au lait cru et de délicieux desserts comme les glaces de fabrication maison, le désormais fameux apple crumble ou le mascarpone au café, vous pouvez déguster là des produits dont ils contrôlent la qualité. Ils ont choisi leurs fournisseurs à Rungis et Métro, où la fraîcheur des produits est garantie.

Bien sûr, il y a des petits plus, dans ce Café du commerce, moins banal que son appellation ne le laisserait penser. Une fois par mois, il y a un vernissage d’exposition de photos, de peintures ou de sculptures légères dans le creux de l’après-midi qui se prolonge jusqu’au service du soir.

L’ambiance de convivialité que le couple a su créer se manifeste lors des vide-greniers que Christian, président des commerçants de la Butte aux Cailles, organise deux fois par an. Une joyeuse réunion de voisinage !

Avec le site web du vide-grenier, il soutient le nouveau « Théâtre des Cinq-Diamants », envahi par des squatteurs qui prétendaient que la nouvelle directrice n’allait pas rouvrir un théâtre. Or cette dernière a reconstruit entièrement celui-ci. La réouverture prévue pour octobre 2010 promet de belles surprises (www.theatre-5-diamants.fr).

Il donne aussi de l’écho à la pétition organisée par son voisin, responsable de l’association « Les Amis de la Bienvenue », en faveur d’un sans-papier, menacé d’expulsion et la mobilisation est réussie, mais le chemin de sa régularisation est encore long.

Lors de sa première Fête de la musique en 1996, il « parraine » un orchestre cubain installé devant chez lui sur une plateforme de camion, mais l’envahissement des décibels qui tue toute vraie musique lui fait préférer une terrasse de restaurant, occasionnelle, puisque la rue des Cinq-Diamants est privée de droit de terrasse.

Et puis, la Butte aux Cailles, c’est un petit village, et l’on s’y sent bien.

Un ancien du quartier et ami, malade et expulsé de son appartement, se laissait lentement mourir, dormant dans un camion et refusant tout aide, pourtant généreusement prodiguée par le quartier proche. Christian obtient finalement de lui l’acceptation d’une hospitalisation, après deux semaines de traque, de réconciliation familiale et d’appels aux pompiers dont il refuse l’aide. À sa sortie de l’hôpital, il est complètement remis sur pied et on lui trouve un foyer logement près de sa fille.

Vous aurez, j’espère, compris que l’aura de ce patron du Café du commerce dépasse ce qu’on entend par « propos de Café du commerce ».

G. Mennessons

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Gazette 77 Engagez-vous ! Engageons-nous !

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Conseil de la jeunesse 13e

Ce jeudi-là, malgré un ordre du jour important, ils étaient 6, en plus de leur animatrice Laure Rochette, à me recevoir lors de leur réunion hebdomadaire. La deuxième édition de la (Fête de la jeunesse 🙂 Paris 13e, qui s’est déroulée du 26 au 29 mai, venait tout juste de refermer ses portes. Initiateurs et organisateurs de cette fête unique à Paris, les acteurs du conseil de la jeunesse de notre arrondissement semblaient – à juste titre –, heureux et satisfaits de son déroulement, même si, en ma présence, ils en ont somme toute assez peu parlé tant ils paraissent désireux de se concentrer sur l’élaboration et la réalisation de nouveaux projets.

Mais revenons quelques instants sur cette fête de la jeunesse : en dépit d’une météo peu clémente, par conséquent désagréable et gênante pour les activités organisées en plein air comme la très intéressante et riche journée associative à Paris VII qui a eu lieu jeudi 27 mai sur l’esplanade des Grands Moulins Vidal Naquet, cette fête fut à mon avis un beau succès… à encourager.

Unique en son genre sur Paris, elle permet au conseil de la jeunesse de notre arrondissement (CJ 13e) de présenter en quelques jours l’étendue de son action en s’adressant, à travers de nombreux thèmes, en divers endroits, à un large public, et par conséquent d’avoir un impact plus important que celui produit par ses actions « ponctuelles » menées tout au long de l’année. D’autre part, même s’ils sont conséquents et parfois laborieux, le travail et l’organisation qu’elle demande bénéficient d’un investissement commun concentré, ciblé ; quant à la comm’ et au buzz, ils sont plus faciles à gérer et, par là même, plus efficaces par rapport au but recherché.

En quatre jours, grâce à « notre » 😉 conseil de la jeunesse, aux nombreux invités et co-participants (associations, institutions, artistes, université, centres d’animation, professionnels…) et la mairie du XIIIe, on a pu apprendre à monter un projet de solidarité internationale, en savoir plus sur la biodiversité pour en saisir les enjeux, se renseigner sur les droits des jeunes, réfléchir sur la question des discriminations et les façons de les combattre, bénéficier de conseils pour décrocher un job d’été, s’initier à la vidéo ou encore s’essayer à la conduite d’un fauteuil roulant et s’informer sur toutes les sortes d’addiction. Des spectacles, concerts et projections-débats variés ont ponctué le tout.

Tout comme ce programme, les motivations premières des uns et des autres pour entrer au CJ 13e sont multiples. C’est ainsi que l’association des personnalités, des sensibilités et des centres d’intérêts, mais aussi des âges et des situations qu’il rassemble, aboutit à des actions et des propositions susceptibles de toucher « les jeunes » et tous ceux qui sont ouverts au dialogue, à l’échange. Malgré la difficulté et la complexité d’une telle entreprise ou le peu de curiosité que montre leur entourage vis-à-vis de leur engagement, les membres du CJ 13e que j’ai pu rencontrer restent convaincus de l’importance de leur participation à la vie citoyenne – à raison.

Pour preuve, voici trois exemples de projets d’envergure aboutis : création et distribution d’un sac-poubelle de petite taille, réutilisable et recyclable, pour le tri sélectif ; sensibilisation à la contraception et aux MST/IST à travers des projections de films et/ou des débats ; ouverture, en septembre dernier, du tant attendu centre d’animation Oudiné, spécialisé dans la musique, dont nous reparlerons prochainement.

À l’avenir – déjà bien en marche ! – le CJ 13e, par l’intermédiaire de ses comités, souhaite travailler principalement sur l’intergénérationnel, (sa présence au Printemps des seniors a été bénéfique en termes d’enseignements et de contacts), sur le développement durable et sur le handicap.

Autres enjeux majeurs : créer plus de synergie et d’initiatives communes avec d’autres acteurs de la vie dans le XIIIe (comme l’association 13 pour tous ou le centre Daviel), encourager la concertation et la coopération entre les différents maillons de l’action citoyenne.

Enfin, même si les CJ sont selon la mairie de Paris des « espaces de sensibilisation et de familiarisation avec les institutions et les mécanismes de la prise de décision publique » qui « favorisent le dialogue entre les jeunes et les élus et doivent permettre d’associer les jeunes aux décisions de la municipalité »*, un des principaux objectifs des participants au CJ 13e reste d’obtenir une meilleure prise en compte des jeunes par les institutions et de leur rôle indispensable en tant que sujets à part entière du politique… Un objectif qui engage, sans conteste, les efforts concertés et la réflexion critique de tous.

Muriel Fuchs

* http://www.paris.fr, rubrique : Paris Politiques > Participez > Où participer ?Conseils de la jeunesse

Pour plus d’infos sur le CJ 13e, consultez : http://www.mairie13.paris.fr/mairie13/jsp/site/Portal.jsp?page_id = 23

et http://fr-fr.facebook.com/people/Conseil-Jeunesse-Treize/1194589221

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Gazette 77 L’âge d’or

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Un des plus beaux textes de Léo Ferré

Pour dire avec la force de la poésie

Le rêve heureux qui nous habite.

En ces temps livrés à l’imbécillité la plus crasse, à la médiocrité, au chacun pour soi, je rêve à l’âge d’or et je me dis en passant devant l’enseigne de la rue du Docteur Magnan : y trouverons-nous un peu de ce rêve ?

Le patron s’appelle Tristan, un nom de théâtre et comme par hasard ? Il nous vient de la scène. Codirecteur du théâtre de la Clarté à Boulogne, il avait, avec son équipe, développé un travail à travers le prisme du théâtre à l’intention des écoles, maternelles, primaires et collèges, certaines d’elles situées dans le 13e.

Quittant les planches, il y a deux ans, il se consacrait à la recherche d’un lieu à créer. Enfant du 13e, il a étudié au lycée Rodin, parent d’Olivier Lafon, moderne mécène dont les choix ont souvent plébiscité notre quartier, ce fut assez naturellement que la Mairie lui proposait la gestion du lieu tout neuf dont ce coin du 13e attendait beaucoup.*

Six mois de bilan, six mois, c’est peu, pourtant à l’écoute de Tristan, c’est déjà beaucoup, déjà, pas mal de paris réussis.

L’Âge d’or a trouvé son public, le public a trouvé son Âge d’or. Le lieu, lui-même dégage une ambiance particulière. La cuisine mérite qu’on l’adopte et le rapport qualité-prix tient la comparaison.

Le restaurant, avec sa forme particulière, ménage des espaces élus par quelques-uns pour lire ou travailler sur l’ordinateur. Une petite bibliothèque fournit les curieux, l’ensemble constituant une manière de lieu de vie.

Le site annonce en lettres capitales :

L’ÂGE D’OR

BOIRE

MANGER

ÉCOUTER

On aurait pu ajouter REGARDER puisque ici les expositions se succèdent.

Au premier étage, la salle est toute consacrée aux concerts, conférences, films.

Distincte de la SARL qui gère la partie commerciale, une association s’est créée pour assurer le programme culturel, riche de « copains » plus versés, soit dans la musique, les arts plastiques, soit dans l’animation des débats.

La société qui gère le restaurant se doit de reverser une part financière à l’association culturelle, cela explique en partie la presque gratuité des activités ouvertes aux treziémois.

C’est donc une très bonne nouvelle pour le quartier.

Depuis six mois donc, très régulièrement, se sont succédé de nombreux concerts. Une préférence se fait jour pour le jazz, les musiques du monde, le lieu reste ouvert à bien d’autres formes musicales.

Tristan souhaite offrir à de jeunes talents la possibilité d’avoir un cadre, il parle d’une sorte de laboratoire, par ailleurs une collaboration se fait jour avec le conservatoire du 13e et le conservatoire de musique de Paris.

À faire le tour des animations du lieu, on découvre la grande ouverture de l’équipe : débat philo organisé par France Culture, quelques rendez-vous œnologiques le samedi midi pour le goût, les cours de tango du mardi soir font fureur et l’on annonce pour bientôt les cours de salsa.

« À la rentrée, me confie Tristan, nous donnerons des concerts de musiques baroques, instrumentaux et lyriques ».

C’est facile à deviner, devant tant de diversité se crée un public très hétérogène, c’était d’ailleurs un peu le but : gagné !

La plupart des activités sont gratuites, quelques-unes appellent à une participation modeste de 5 €, les cours de tango sont à 15 €.

Je m’inquiète, connaissant le manque de lieux pour les associations, des possibilités de louer la salle les jours où elle est vacante, cela ne semble pas impossible contre une participation raisonnable.

J’avais voulu rencontrer Olivier Lafon, curieuse de découvrir un itinéraire très particulier au service de la vie associative, ce sera pour une autre Gazette.

Tristan a bien voulu me faire connaître ce qu’il appelle les satellites, des lieux dans lesquels Olivier Lafon, son oncle, a investi.

Chronologiquement, il s’est porté acquéreur du Divan du Monde et, presque en même temps, du grand immeuble de la rue des Terres-aux-Curés dont la Gazette vous a déjà parlé. C’est devenu la MAS, Maison des Associations de Solidarité.

Autre projet mené à terme, le Comptoir général*, sous titré Commerce et Développement, sorte de phalanstère dédié à l’écologie et au développement durable. En collaboration étroite avec La Ruche, la structure accueille très largement les petites sociétés et associations dans « un espace collectif de création pour entreprendre autrement à Paris » et loue des salles de réunion.

Dernière en date, l’Âge d’Or, structure dans laquelle Tristan est associé avec Olivier Lafon.

* On nous avait promis de longue date un café associatif, beaucoup furent donc déçus de découvrir que l’espace était confié à une société commerciale.

* 80 quai de Jemmapes

L’Âge d’or, 26 rue du Docteur Magnan

Tel : 01 45 85 10 58

Mail : contact@lagedorparis.com

Site : http://www.lagedorparis.com

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Gazette 77 Démocratie locale, démocratie participative

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Pouvoir des citoyens ou BLABLABLA ?

L’enquête était lancée dans notre numéro d’avril 2010.

Cette fois nous avons voulu poursuivre ce fil rouge en rencontrant Jean Marc Wasilewski militant et délégué régional de la Ligue des Droits de l’Homme, association bien présente dans notre quartier. Plutôt qu’un questionnaire un peu rigide nous avons préféré aborder les principes et les choix qui guident le travail de la LDH.

Lorsqu’on travaille sur les idées le bilan est difficilement chiffrable, c’est pourtant un aspect essentiel de la démocratie puisqu’il s’agit d’éclairer et de favoriser la participation de chacun. La LDH défend les valeurs de la participation citoyenne, le débat des idées. « La politique, c’est très noble » assure Jean Marc Wasilewski et cela donne à réfléchir dans une période où le politique est discrédité, il nous rappelle aussi que « les droits ne sont pas concédés, ils sont le résultat de luttes, toujours liées à des combats ».

Sur notre quartier la LDH s’est distinguée principalement sur deux campagnes.

La première concernait la « votation citoyenne », consultation lancée aux quatre coins du 13e et dans toute la France à propos du droit de vote des étrangers résidant, travaillant et payant leurs impôts dans notre pays. Sait-on que les résidents étrangers font partie de la population répertoriée par l’INSEE et sert de base au calcul qui permet d’établir le nombre de conseillers municipaux ? Et pourtant, ils ne votent pas. L’association agit donc en faveur d’une citoyenneté de résidence qui constitue le prolongement du fait que ces résidents participent souvent à de multiples activités. Les campagnes engagées ainsi participent doublement à la démocratie participative : d’une part elles œuvrent pour donner leur place à ces résidants écartés du vote, d’autre part elles font un véritable travail d’éducation populaire en élargissant la prise de conscience des citoyens.

La seconde campagne concernait l’installation des « 1 000 caméras pour Paris » et s’articulait autour du refus de la vidéosurveillance dans nos quartiers. Le contrôle généralisé des individus, dont ces installations sont une des facettes, inquiète la LDH d’autant plus que le respect des libertés est une valeur centrale de l’association.

La Mairie de Paris relaye ce plan mis en place par la Préfecture de Police et cela après quelques réunions confidentielles et sans même consulter les Parisiens. Au nom de son groupe, Jean Marc Wasilewski est intervenu dans plusieurs conseils de quartier après que la question fut mise à l’ordre du jour. À cette occasion, le travail d’explication a conduit des citoyens peu informés et souvent indifférents à prendre position contre la Vidéosurveillance : information et réflexion se sont révélées facteur de démocratie.

L’opération, présentée comme une évidence par la Mairie à des citoyens qui ne connaissaient pas la question, a été perçue comme dangereuse à l’issue de l’explication donnée.

Les Conseils de Quartier Butte-aux-Cailles, Nationale-Deux Moulins, Bibliothèque Dunois, Patay-Masséna qui avaient mis le problème à l’ordre du jour ont émis un vote hostile à la Vidéosurveillance.

Les réunions publiques de la LDH participent à l’information des habitants du 13e, elles participent également au développement de la démocratie.

Notre quartier est particulièrement sensible au sort des sans papiers, la LDH organise depuis septembre 1995 des permanences d’accueil et d’information juridique des étrangers les samedis matin à la Maison des Associations assumant une de ses revendications essentielles concernant le respect de l’égalité entre tous les êtres humains, quelle que soit leur nationalité.

Un groupe s’est formé dans le 13e : « ligueurs au prétoire ». Les militants assistent aux audiences de la Cour Nationale du Droit d’Asile. En tant qu’observateurs ils portent un regard extérieur sur les séances.

En collaboration avec le Réseau Éducation Sans Frontière, l’association informe et sensibilise plus largement les citoyens du quartier et les invite à agir en matière de protection des enfants et des familles menacés d’expulsion.

LDH 5e/13e : Maison des associations, 11 rue Caillaux – Paris 13e

Tél. : 06 42 72 87 63

Courriel : paris.5.13@idf-france.org

Site : http://www.idh-paris513.fr

Extraits des statuts de la Ligue des Droits de l’Homme :

Il est constitué une association française destinée à défendre les principes énoncés dans les Déclarations des droits de l’Homme de 1789 et de 1793, la Déclaration universelle de 1948 et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et ses protocoles additionnels.

Elle œuvre à l’application des conventions et des pactes internationaux et régionaux en matière de droit d’asile, de droit civil, politique, économique, social et culturel.

Elle combat l’injustice, l’illégalité, l’arbitraire, l’intolérance, toute forme de racisme et de discrimination fondée sur le sexe, l’orientation sexuelle, les mœurs, l’état de santé ou le handicap, les opinions politiques, philosophiques et religieuses, la nationalité, et plus généralement toute atteinte au principe fondamental d’égalité entre les êtres humains.

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