La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Archive for décembre 2010

Gazette 78 Les 20 ans de la Gazette

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Ca se fête!

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Gazette 78 La Page, stop ou encore ou encore et encore ?!

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Une réunion était organisée à l’initiative de l’équipe de La Page, journal de quartier du 14e arrondissement. Comme le titre l’indique, le sujet de cette réunion était une alerte et une inquiétude. La Page allait-elle pouvoir continuer à exister?

Ce journal de quartier, tout comme nous, existe depuis 20 ans. Il a été fondé en décembre 1988 par des habitants du quartier. Ils avaient tous en commun le fait d’être de gauche, non encartés, plein d’énergie, d’avoir des choses à dire, à transmettre et de lutter pour défendre leurs valeurs. Puis en 1990, l’association “Urbanisme et Démocratie” est venue renforcer l’équipe.

La Page est un journal indépendant, sans publicité, sans subvention. Son objectif est de trouver un équilibre entre la vie associative, citoyenne et culturelle.

Actuellement, l’équipe qui fait vivre le journal est réduite. Le noyau dur est constitué de trois personnes ; quelques individus participent de temps en temps. On assiste à un essoufflement, à une certaine usure des militants, des citoyens offensifs. Voyant venir les difficultés, l’équipe a organisé cette réunion au café associatif « Le moulin à café ». Il y avait une soixantaine de personnes réunies, participants au journal, sympathisants, lecteurs. Il est clair que personne ne veut voir le journal s’éteindre. La soirée a été très chaleureuse. Après un repas pris dans ce café, les organisateurs ont exposé leurs craintes et ont fait appel aux bonnes volontés et aux bonnes idées. On a mené une réflexion sur ce que doit être un journal de quartier, à quoi il sert et comment il devrait être. Il est ressorti de cette réunion que La Page avait un rôle important dans l’arrondissement pour informer et rompre l’isolement des habitants. On a constaté que La Page devait rajeunir, qu’il était important d’attirer de nouveaux participants et de nouveaux lecteurs. De nombreuses propositions ont été faites. Une prochaine réunion doit avoir lieu avec les nouvelles forces.

Cette réunion a été très positive et, pour nous, équipe de La Gazette, source d’enseignement. En effet la création et l’évolution de La Gazette est assez similaire à celle de La Page. Nous tournons nous aussi avec une petite équipe. Nous avons nous aussi nos questions par rapport ce que l’on pourrait faire ou ne plus faire. Nous aimerions accueillir de nouvelles forces et avoir un retour de nos lecteurs.

Nous souhaitons une longue vie à nos voisins.

M. Fromont

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Gazette 78 La soprano Elsa Tirel

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Le 21 juin dernier, devant la librairie Maruani, c’est là que je l’ai entendue pour la première fois. Elle passait, avec le même bonheur, de la chanson de variété aux airs d’opéra, et le plaisir joint à la curiosité m’ont poussée à en savoir plus sur cette soprano, jeune, gracieuse, et captivante.

Elsa Tirel habite dès sa petite enfance dans le 13e, où elle fréquente le collège Raymond Queneau, puis le lycée Claude Monet. Là sa rencontre avec Annick Chartreux (professeur de musique qui dirige l’orchestre de Claude Monet, et l’a conduit en Europe et Amérique) est déterminante : parmi toutes les activités artistiques, piano, danse, chant, qu’elle cultive depuis l’école primaire, c’est au chant qu’elle va se consacrer. Il lui permet de dépasser sa réserve naturelle, et d’épanouir ses dons de comédienne. Elle fréquente le conservatoire de l’arrondissement, en cours de chant et solfège, s’inscrit en faculté de musicologie à la Sorbonne, où elle obtient sa licence,option pédagogie, et passe au Conservatoire National Supérieur de Paris, où elle obtient son Prix de chant après avoir un cursus complet. Pour avoir l’équilibre indispensable à une vie remplie d’activités, elle entraîne constamment son corps en pratiquant yoga, natation, vélo.

Par ailleurs son sens de la pédagogie l’amène à travailler avec les enfants, et elle contribue à leur éveil musical, comme animatrice de maternelle. Appréciée et soutenue par ses divers professeurs, elle fonde en 2008 sa compagnie,Prima la voce présidée par Isabelle Aboulker, compositeur et pianiste et l’on retrouve dans les membres fondateurs Annick Chartreux et Nicole Maruani. Ce qui l’intéresse, dans les spectacles qu’elle produit,est d’y insérer danse, théâtre et conte. Elle écrit avec sa pianiste, pour remettre au goût du jour l’opérette, le spectacle Parlez-moi d’amour produit en mars 2010 au théâtre Jean Bart, à Saint-Nazaire, y participe aussi une récitante-metteur en scène et sa pianiste. A elles trois, elles forment le trio « Les Enchanteresses ». En juillet 2010, aux Contre-plongées de l’été, à Clermont-Ferrand, elle vient de produire le Concerto funambule, pour funambule, comédien, harpe et chant. Comme interprète lyrique, depuis 2002, elle a incarné, tant à Paris qu’en province, les rôles de Pamina(La Flûte enchantée) à la chapelle de la Salpêtrière, au CNSM de Paris, la Bergère dans L’Enfant et les sortilèges, Mélisande dans Pelléas et Mélisande, Blanche de la Force dans Les Dialogues des Carmélites et, en province, Cupidon dans Orphée aux Enfers d’Offenbach. Elle a chanté aussi dans The Fairy Queen de Purcell et Les Indes galantes de Rameau. Elle a accompagné de son chant des conférences thématiques, aux musées Maillol, du Louvre, de la Libération. Dans ce dernier, elle a créé un spectacle sur Joséphine Baker, avec guitare et percussions et le succès obtenu alors amène ce musée à lui demander d’en créer un autre sur la période de la Résistance. Cela fait partie de ses projets actuels. Elle va certes reprendre Parlez-moi d’amour, et, sous une forme remaniée, un spectacle Pour un funambule où, avec sa harpiste, elles enchaîneront mélodies et textes sur le funambulisme. Le succès de À la découverte d’Isabelle Aboulker en 2009 à Nevers l’amène  à présenter ces contes musicaux sous deux formes : une avec chant et récit, pour les enfants, l’autre avec chant seulement pour adultes. Mais ce qui excite en ce moment sa créativité, c’est un spectacle sur La Fontaine Eh Bien ! dansez maintenant, où se mêlent chant, piano, récitant, danseur ; un autre sur la musique baroque,où l’accompagneront clavecin et viole de gambe, et le spectacle sur la Résistance qui s’intitulerait Drôle de guerre accompagné de récits historiques, guitare et percussion.

À noter sur vos agendas qu’elle chantera accompagnée au piano, à l’église de la Trinité, 172 bd. V.Auriol le 29 octobre à 20h 30, et dans le cadre des Jeunes Talents à l’hôpital Paul Brousse en novembre.

Si affinités artistiques, consultez son site  www.myspace.com/elsatirel

vous pouvez aussi faire des propositions à sa compagnie par mail : primalavoce@gmail.com ou par téléphone :06 61 11 86 42.

Suivez donc ce jeune espoir prometteur de notre treizième, comme son aîné Laurent Naouri.

Georgia

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Gazette 78 Surtout, ne pas bouder Boudard!

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Qui mieux qu’Alphonse Boudard a raconté le spectacle quotidien qu’offrait la population des rues du XIIIe arrondissement parisien où il a grandi chez sa grand-mère et que tout habitant de ce quartier reconnaît ? Nous lui devons la fière chandelle de nous avoir fait apprécier que l’usage de l’argot véhicule une manière d’être, de vivre, de survivre, de voir les autres et de se voir tant dans la guerre, la maladie, la petite délinquance que dans la paix, l’amour, l’amitié, et les rencontres les plus improbables. Il a su trouver des mots d’une grande délicatesse pour parler de la détresse des prostituées vieillissantes d’où l’on ne peut que déduire la qualité rare de son regard d’homme sur les femmes et admettre que ce n’était pas un vain mot lorsqu’il disait les aimer. Son œuvre est pour moi définitivement exemplaire de la spiritualité populaire, comme dans L’Hôpital quand il dit l’agonie interminable d’un compagnon de chambrée : « Il pipe plus mon copain, mon camarade […] je préférerais qu’il la casse maintenant » et de la fonction pudique de l’argot dont il écrit, p. 17 de la Méthode à Mimile : « Et la discrétion, alors ? […] dans l’usage du langage ». Chaque fois que je lis un écrit d’Alphonse Boudard, je me souviens de la réciprocité de notre estime qui se perpétue avec Gisèle Boudard, son épouse, et les diverses rencontres avec sa sincérité ne cessent de me bouleverser. Et quelques autres aussi…
FMR

Lisez, entre autres, Les Combattants du petit bonheur, La Métamorphose des cloportes ou Chère visiteuse et vous comprendrez mon inhibition, au moment de pondre mon papier pour la Gazette. Le français du tout venant, le seul, hélas, à ma disposition, est bien plat pour évoquer la truculence, le torrent, l’éruption, le bouillonnement de vie énorme portés par l’œuvre  d’Alphonse Boudard, qui « a traîné ses lattes » en compagnie de Musique, fils de Tatahouine, rescapé des Bats d’Af’ (bataillons d’Afrique), dans ce treizième populaire, qu’il connaissait bien pour y avoir vécu mais qui, comme me l’écrit Gisèle Boudard, sa femme, « était si différent de celui d’aujourd’hui ».

Avant de fréquenter, fin 1951, les cellules glacées de la taule (à La Santé ou à Fresnes) où il a attrapé deux maladies graves, la tuberculose et l’écriture, il était ouvrier typographe, avait choisi, dans la drôle de guerre, entre le Maréchal et le Général, et s’était engagé dans l’armée de De Lattre pour bouter le Teuton hors de France. Il en a même été décoré.

Le retour à la vie civile et au chômage le conduisit à vivre d’expédients, et plus même, car affinités, dirions-nous, avec d’autres « malfrats ». Diagnostiqué intelligent par l’administration pénitentiaire, il eut accès aux bibliothèques et, boulimique, s’est promené de la Bible à Céline, en passant par Proust, Stendhal, Tolstoï, Mann … Dis-moi qui tu lis, je te dirai qui tu vas devenir.

En 1958, s’il n’a pas fini de traîner les séquelles de sa « tubardise », son style, au mélange détonant d’argot « vrai de vrai », de langue populaire et de maîtrise syntaxique, séduisit un éditeur moins frileux que la moyenne. La Métamorphose des cloportes remporta un succès immédiat, en 1962, avant d’être adapté pour le cinéma, en 1965. Bien d’autres suivirent : Prix Renaudot pour Les Combattants du petit bonheur, en 1977, Grand Prix du roman de l’Académie française pour Mourir d’enfance, en 1995, Prix des Romancières pour Chère visiteuse, en 1999.

Son éditeur principal Robert Laffont projette d’éditer un triple volume qui réunira Mourir d’enfance, L’étrange Monsieur Joseph et La Fermeture (des maisons closes). Ce livre paraîtra onze ans après la mort de Boudard survenue le 14 janvier 2000, à Nice, où il retrouvait très souvent son ami Louis Nucéra, décédé en août de la même année.

Son écriture donne à ses lecteurs un aperçu des joies de vivre dans des logements pourtant minables, comme celui de la rue Philibert Lucot, où sa femme et lui habitèrent jusqu’en 1956, de la gaieté et des bonheurs simples de ce petit peuple qui se retrouvait dans des cinémas, aujourd’hui disparus, et des troquets style « avant-guerre ». Dans ses romans, on retrouve certains de ses amis d’enfance.

Plus tard, Jo Privat, qui inventa l’expression « boîte à frissons » pour nommer l’accordéon, et Albert Simonin, l’auteur de Touchez pas au grisbi, furent ses familiers.

F.M.R. (Françoise Mandelbaum-Reiner), fondatrice du Centre d’argotologie à la Sorbonne, avait proposé à l’Assemblée générale de 1989, qui l’accepta à l’unanimité, qu’Alphonse Boudard en soit un des Vice-Présidents d’Honneur. Elle a monté en 1991 trois journées d’argot, à la Maison des écrivains, rue Vaneau, où elle a réuni, autour de la deuxième table ronde sur cinq, Le Breton, Boudard et Thierry Jonquet, pour représenter trois générations d’argotiers, dont deux n’avaient pour tout bagage que le certificat d’études. Elle se souvient que le dialogue entre Le Breton et Boudard fut très intéressant et éclairant pour le public sur les pratiques de l’argot. Ces amoureux des mots n’hésitaient jamais à inventer celui qui leur manquait.

C’est ce mélange de langage cru, de pudeur, d’humour, de clin d’œil au lecteur, comme Diderot, deux siècles auparavant l’avait osé, qui fait le charme bien particulier d’une œuvre, déjà appréciée et à ne pas laisser tomber dans l’oubli.

Et si, comme Guy Konopnicki l’a suggéré dans l’hebdomadaire Marianne, en janvier dernier, on honorait Alphonse Boudard d’une rue dans cet arrondissement de Paris ? Il rejoindrait, dans l’Histoire parisienne, le manouche Django Reinhardt, autre célèbre artiste de notre XIIIe, également marginal de son vivant.

Séraphine

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Gazette 78 Quand le théâtre faisait battre les cœurs

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Le théâtre des Gobelins

L’histoire du théâtre des Gobelins s’inscrit dans une tradition populaire portée par des hommes complètement dévoués à l’art. Parmi eux, une dynastie, les Larochelle. L’ancêtre, Barthélémy, débutait à la Comédie française en 1782, Henri entrait dans la carrière en 1846 et Paul, son fils prenait la suite. A la fois directeurs, gérants, comptables, acteurs, formateurs, ils assuraient des spectacles chaque jour différents traînant dans des véhicules incertains costumes et comédiens pour animer des théâtres de banlieue. Ils développaient une énergie incroyable, leur passion n’avait pas de bornes. Véritables apôtres de la production théâtrale, ils pratiquaient une solidarité exemplaire envers des collègues acculés à des difficultés financières, loin de toute notion de concurrence.

Henri, déjà investi à Mont-Parnasse, à Grenelle et bientôt à Cluny, désirait donner des bases solides à son entreprise. Il avait donc acheté tout le terrain compris entre l’avenue des Gobelins, les rues Véronèse, Coypel et Primatice et vendu la partie superflue.

Rodin était parfaitement inconnu à l’époque et, pour lui rendre service, Henri le pria de décorer le fronton de la Loggia. D’après le conservateur du musée Rodin, ce dernier aurait choisi pour modèle un certain Germain, qui exécuta la maçonnerie, et sa femme.

La véritable carrière du théâtre commence en 1876 sous la direction d’Hartmann, collaborateur et grand ami d’Henri Larochelle. Aux Gobelins, on passe alternativement des spectacles communs aux théâtres du Mont-Parnasse et de Grenelle. Au registre des premiers spectacles : La Tterre de feu, Les Deux Orphelines, Le Courrier de Lyon, Le Réveillon, La Tour de Nesles. Le répertoire, les acteurs, les décors attiraient un public populaire qui manifestait avec vigueur effroi, sensibilité, lyrisme, colère, révolte. À lire les récits de l’époque, les très vives réactions entretenaient un climat des plus vifs.

Parmi les temps forts du théâtre des Gobelins, il faut citer le Pathé-théâtre, spectacle produit « pour la première fois dans le monde entier du 25 au 31 mai 1912 », voilà un art nouveau, il s’agit de pièces jouées avec décors et artistes de talent qui n’émettent aucun son. On peut lire dans L’Écho de Paris : « Pas d’orchestre, pas de chanteurs, des mimes très  artistiques et très dramatiques… et c’est tout ! Et cependant on entendit le Trouvère avec M. Noté de l’Opéra, Fontaine, Marvini et ce fut un triomphe !

Mystère et secret de Pathé-théâtre. Ce n’est pas l’aurore, c’est l’épanouissement d’un art nouveau qui va révolutionner le théâtre moderne ! »

Dès le début du XXe siècle, on donnait aux Gobelins des films muets, documents, comiques, fictions, accompagnés souvent au piano. Depuis 1876 et jusqu’aux années trente, le théâtre était un lieu de sortie très apprécié. On « s’habillait » et même s’il suffisait de passer la barrière de la place d’Italie, la sortie, pour la classe laborieuse, prenait des airs de fête, et même d’événement. Ceux qu’on appelait les « petites gens » furent des fervents des pièces programmées, c’était un temps de rêve, de larmes, d’émotion soustrait à des vies difficiles.

Le théâtre des Gobelins se reconvertit en cinéma en 1934. L’atmosphère était tumultueuse, le cinéma permanent créait un lieu de vie oÙ l’on restait des heures, buvant, mangeant, entretenant un beau chahut. En encadré, nous donnons un texte d’Alphonse Boudard qui décrit dans un argot parisien particulièrement fleuri l’ambiance des années 1940/1950.  Le lieu a gardé longtemps sa structure de salle à l’italienne avec ses deux balcons, ses velours rouges, il fut transformé en 1993, deux salles furent créées, l’ensemble prit le nom de Gaumont Rodin. J’ai eu la chance de rencontrer l’arrière petite fille de Paul Larochelle qui a connu dans sa petite enfance les vestiges des décors de la salle, elle habitait le 73 avenue des Gobelins.

L’ancien théâtre est fermé depuis 2003, les voisins, intrigués, se perdent en conjonctures. Le chantier a démarré en 2010, derrière la façade conservée des immeubles étayés composent un paysage impressionnant et le programme s’affiche :

Le projet développé par une équipe de Renzo Piano, dirigée par Thorsten Sahlmann, se développe au cœur de la parcelle et prend la forme d’une bulle de 5 étages de haut.
Le rez-de-chaussée, dégagé pour l’accueil, permet  d’offrir une vue traversante depuis l’avenue vers un jardin en fond de parcelle de 200 m2. Le sous-sol accueillera une salle de projection de 40 fauteuils, tandis que le premier étage sera destiné à la présentation des collections permanentes. Les étages 2, 3 et 4 abriteront dans des espaces fermés les archives papier de Pathé sur 800 m2. Enfin le dernier étage, d’une hauteur double, accueillera des bureaux sur 150 m2. Ils constitueront le sommet de la bulle de verre, visible depuis l’avenue des Gobelins.

Le permis de construire a été obtenu en novembre 2008, le maître d’ouvrage est la Fondation Seydoux-Pathé (Source Skyscrapers)

Sabine

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Gazette 78 Ce théâtre des Gobelins…

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

il est total, dirait-on maintenant… je veux dire le spectacle… Une sorte de véritable maison de la culture. On y bouffe, on y jouit, on y braille, on s’y bat. On gonfle des capotes anglaises qu’on lâche pendant la projection… ça fait une sorte de dirigeable qui passe. Ça hurle aux actualités… ça commente tout haut les films… toutes les impressions… on incendie le traître. Ceux des balcons, les loustics voyous du quartier, bombardent le parterre de boulettes, peluches diverses… ça va jusqu’à des glaviots… des étrons enveloppés dans du papier journal… certain jour, un chat crevé ! Là, alors, ça déclenche la guerre-éclair… tout l’orchestre se rue vers le balcon ! Le choc… dans les escaliers… les galeries… horions! hurlements ! les insultes! Ça sort jusqu’à des surins, des barres de fer… le bombardement… tout s’emmêle et tout pêle-mêle, matrones, prolos, malfrats ! Comme dans un dessin de Dubout. Pour éviter la ruine de son entreprise culturelle, le patron a donc recruté sa brigade de brandillons… balèzes simiesques… hercules de fêtes foraine ! anciens boxeurs ! Des ouvreuses il en trouve plus… la dernière s’est faite violer dans les gogues… une dame pourtant plus toute jeune. Fatal, des pugilats pareils, ça ramène parfois le car de police. Il s’arrête devant l’entrée… Les cognes se ruent à l’intérieur… remettent de l’ordre à coups de gourdin, de pèlerine avec des bouteilles au fond des poches. Sans délicatesse aucune, sans ménagement… ils n’en ont pas le loisir… »

A. Boudard

  • Le cinéma a fermé en 2004 et il est prévu de le réutiliser afin d’accueillir les archives de la société Pathé pour les chercheurs et le public.

 

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Gazette 78 Les Inédits d’Estienne

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

L’école Estienne, qui doit son nom à une dynastie d’imprimeurs de la Renaissance, a fêté ces 120 ans tout récemment. Cette école avait au départ pour vocation de former des professionnels du livre, imprimeurs, graphistes ou éditeurs. C’est devenu aussi au fil du temps une école du design de communication et des métiers d’art du livre.

L’école présente le 13 octobre 2010 le livre De Coloribus Libellus publié dans la collection «Les Inédits d’Estienne ».

À cette occasion, la collection sera exposée au public du 13 octobre au 3 novembre, 18 boulevard Auguste Blanqui 75013 PARIS.

Ces inédits sont l’œuvre des élèves de l’école réalisés à partir d’un texte inédit.

De 1951 à 1969, les élèves ont sorti un inédit à partir de textes de Cocteau, Colette, Giono, Malraux, Rostand….

Les élèves viennent de renouer avec la tradition des Inédits en réalisant ce vingtième volume à partir d’un texte d’Antonio Telesio de Cosenza traduit par Christine Viglino et commenté par Michel Indergand,

Mercredi 13 octobre

17h-Conférence de presse/Salle B23 en présence de Michel Indergand (Auteur, chromatologue) et de Christine Viglino (École Estienne)

19h-Vernissage de l’exposition « Les inédits d’Estienne »

Jeudi 14 octobre

9h 30 à 16h 30-Colloque – Journée d’étude autour du Pli

École Supérieure des Arts et Industries graphiques Estienne

Pour en savoir plus, visitez le site :  http://www.ecole-estienne.fr

 

 

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Gazette 78 Entretien avec la rédactrice en chef

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Notre Sabine nationale

Sabine, tu as été au début de La Gazette et 20 ans après tu es encore très active. Comment est née La Gazette ?

Il existait  déjà un journal local, Le Canard du 13e vendu en kiosque, plutôt libertaire et humoristique qui s’était arrêté en 1982 et depuis il n’y avait pas de presse de quartier indépendante. En 1989 suite à l’alliance de diverses associations sur les listes municipales, l’envie est née de continuer à parler du treizième en dehors des élections et donc de créer un journal. De nombreuses réunions avaient déjà eu lieu les deux années précédentes.

Quelle était la ligne éditoriale à l’époque ?

Il s’agissait de manifester de l’intérêt pour la vie associative de l’arrondissement, de promouvoir cette vie associative d’où le nom de l’association créée Promovias, Promouvoir la vie associative. C’est d’ailleurs encore le but aujourd’hui. Nous souhaitions aussi faire savoir ce qui se passait  dans l’arrondissement, donner envie de participer, raconter l’histoire populaire de ces quartiers en pleine transformation. : Gérard Conte a été le premier directeur de la Gazette et a d’ailleurs écrit une chanson : (voir page 10).

La première équipe était constituée de Gérard Conte, Michel Kisinis, photographe et maquettiste, JeF Pelissier, Danièle Godard et moi-même. Rapidement Florence Barberousse, toujours fidèle, remplaça Michel à la maquette ; l’équipe de la rédaction s’est enrichie, d’autres sont partis ; elle est devenue de plus en plus féminine.

Comment étaient organisés les numéros ?

Les numéros étaient thématiques : le premier numéro consacré aux nourritures du 13e et au plaisir du repas partagé, puis il  y a eu  les femmes, les lieux d’accueil, les associations de solidarité, les écrivains du 13e, la musique.

Nous soutenions aussi les luttes des travailleurs, des mal-logés, des sans-papiers…

Lorsque la Manufacture des Gobelins a failli être délocalisée, un numéro entier de la Gazette a été consacré à la mobilisation. Lorsque des familles maliennes sans logement se sont installées sur le chantier de la BnF, un numéro spécial a été réalisé et le montant de la recette leur a été versé. Pour le numéro 50, nous avons rappelé mai 68 dans l’arrondissement en interrogeant des personnes qui y avaient participé.

Comment était financée la publication ?

Le journal a toujours fonctionné sans publicité ni subvention. Au début, trois personnes du comité de rédaction ont mis la main à leur poche et depuis l’impression, qui est la seule dépense, est financée par les abonnements et en particulier les abonnements de soutien de tous ceux qui souhaitent nous voir continuer.

La vie associative dans notre arrondissement est très riche ; les associations sont toutes différentes et souvent marquées par la personnalité de ceux qui les animent ; elles font un boulot formidable dans les quartiers dit « difficiles » et elles devraient plus se servir de notre publication pour faire connaître ce qu’elles font.

 

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Gazette 78 La Gazette : vingt ans déjà

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Le premier numéro, paru en janvier 1990, commençait par un éditorial de Gérard Conte alors directeur de la publication. Il était édité par PROMOVIAS 13, association loi 1901 pour la promotion de la vie associative ; voilà ce qu’il disait :

« Le but que nous nous proposons d’atteindre est d’aider à mieux connaître la vie de ce quartier où nous vivons, où nous travaillons et auquel chacun dans notre milieu, dans notre domaine, dans notre métier ou notre fonction, nous imprimons un peu notre marque et notre style de vie. »

Il s’agissait de créer « un lien, un autre regard, une autre manière de parler du quotidien ».

Vingt ans après, La Gazette est toujours là, bien vivante et elle a gardé ce même état d’esprit ; elle continue à paraître quatre fois par an sans publicité ni subventions et son prix a moins augmenté que le coût de la vie ! Vendue 10 F en 1990 (soit 1,52 €) elle est actuellement à 2 €. On aurait du mal à faire mieux ! Si cette publication a survécu au temps, c’est grâce au travail de l’équipe de rédacteurs, et surtout de rédactrices, qui pour chaque numéro, enquête, rencontre et parcourt notre cher treizième pour en rapporter les coups de cœur et les coups de gueule, les lieux et les gens qui, dans leur diversité, font la richesse de notre quartier. C’est aussi grâce à vous, chers lecteurs, et à votre soutien que nous pouvons continuer ; nous avons encore besoin de vous pour que, dans les années à venir et alors qu’il est de plus en plus difficile d’entendre une voix indépendante, nous puissions être l’écho « du mieux vivre ensemble », pour reprendre le slogan d’une association qui nous est chère.

En feuilletant les 77 numéros précédents, on s’aperçoit que certains thèmes sont récurrents :

Le premier numéro est consacré aux nourritures dans le 13e et commence par un éloge du repas, le repas pluriel, partagé. C’était de bonne augure car, depuis 20 ans, nourritures intellectuelles et terrestres parcourent la Gazette sur le ton du partage et de la convivialité : partage autour de fêtes, de pique-nique, de repas qui terminent chaque réunion de rédaction.

Un journal militant

La Gazette a été un soutien actif à de nombreuses luttes.

Un numéro spécial en été 1991 a été vendu au profit des familles occupant quai de la Gare un terrain jouxtant la BnF, en construction, (N°7) et qui par la suite ont été en partie relogées dans l’immeuble Bd Vincent Auriol (N°8-10-19), lieu du terrible incendie qui, le 25 août 2005, a fait 17 morts, dont 14 enfants, et une trentaine de blessés.

Un numéro entier en février 1992 (N°9) était consacré à la Manufacture des Gobelins en lutte contre la délocalisation, un autre numéro (N°60) donnait la parole aux lycéens de Claude Monnet qui manifestaient contre le CPE.

L’actualité sociale et la défense des droits des citoyens et des services publics est un thème qui a traversé ces vingt années : le Forum social local (N°50), la privatisation de la Poste (N°71), l’avenir de l’école publique (N°75), l’eau (N°74), la santé en étant partie prenante de la défense du dispensaire Charcot (N° 7-8-12-19-24), avec un point sur la santé (N°72), la mobilisation contre les caméras de vidéosurveillance (N°73) pour n’en citer que quelques-uns.

La Gazette a aussi pris dans ses colonnes la défense des sans-papiers (N°40), des sans-logis (N°18-33-15) ou des habitant des foyers (N°55-70-73)

Un autre éclairage sur l’histoire du 13e

Dans les pages de La Gazette, on retrouve aussi l’histoire ouvrière du quartier, chère à Gérard Conte, de ses anciennes rues, ses ateliers, ses usines : Panhard (N°5 et ce numéro), Saint Hippolyte (N°6), le 25 rue du Moulinet (N°10), l’Îlot 4 dans les années 50 (N°46), les galeries d’Austerlitz (N°18-26)…

Les rédacteurs se sont penchés sur les transformations de l’arrondissement : le quartier autour de la BnF, Seine Rive gauche (N°5-8) et de sa Zone d’activité, ZAC (N°15-22-24-33-36-42-33-51), les controverses autour de l’implantation du tribunal de grande instance, TGI (N°57-59), les nouveaux projets du quartier Masséna-Brunesseau(N°73)… la naissance de l’Ecozac (N°58-60 et ce numéro), La Reine Blanche (18-33) ou encore Les Olympiades (N°65-67)…

Ils nous ont fait découvrir des lieux de rencontre et de fête, des lieux insolites et des jardins : les jardins de Choisy, des Gobelins, des Merveilles, des cinq sens Joan Miro, les jardins familiaux, les jardins pédagogiques…

Ces vingt ans ont été l’occasion de rencontres avec ceux et celles qui ne font pas la une des journaux : les sans-logis à qui l’on a consacré un numéro spécial photos en 1994 (n°16) ; avec ceux qui souvent par leur métier ont marqué et marquent encore la vie du quartier : la dentellière de Patay (n°10), Joëlle la potière (n°10), la cordonnerie rouge ( N°13), l’encadreur bleu (N°14), le père Noël du passage Bourgoin (N°17), Vania (N°25), Madame Rose (N°34), Flora (N°42), Madame Maruani (N°43°), Jean Paul-Couturier (N°45), Yvonne (N°46) Nelly (N°48), nos voisins ivoiriens (N°58), Elia Perroy (N°68) et bien d’autres.

La Gazette c’est aussi une ouverture à la culture, à ses lieux que l’on défend ardemment lorsqu’ils sont menacés : le théâtre du Lierre, le Barbizon (N°47-56-58-63), le théâtre des Cinq diamants, le théâtre Dunois… Deux numéros ont été entièrement consacrés aux théâtres (n°29 et 66), un autre (N°59) traçait un parcours dans les livres de ceux qui ont écrit sur le 13e. Un numéro spécial (N°35) présentait les nombreuses maisons d’édition présentes dans l’arrondissement, les librairies indépendantes et les bibliothèques. La musique n’a pas été en reste puisque un numéro double (N°24-26) lui a été consacré et de nombreuses chroniques musicales ont émaillé les numéros. Sans oublier l’art de la rue avec des articles sur Miss Tic, les Lézarts de la Bièvre, Les Frigos ou les cultures d’ailleurs, en particulier les cultures asiatiques et africaines.

Un journal ouvert aux associations

Mais celles qui ont une place de choix et que l’on souhaiterait voir plus présentes dans ces pages, ce sont les associations. Suivant sa vocation première, la Gazette a rencontré beaucoup d’associations qui œuvrent dans des domaines variées et à qui elle a ouvert ses pages. C’est grâce à elles que notre arrondissement est vivant, que le lien se crée entre les habitants. Elles font la plupart du temps, souvent avec très peu de moyens, un travail formidable au plus près des habitants. Petit aperçu non exhaustif des associations rencontrées par La Gazette durant ces 20 ans.

Associations de solidarité avec les plus démunis : ATD Quart Monde (N°11), La Bienvenue (N°11-15), ASTM (N°33), Astrée (N°14), Cœur de femmes (N°18-24-33), Femmes initiatives (N°44), La Mie de pain (N°9), Solidarité nouvelles face au chômage (N°51), Sel’idaires (N°64)…

Associations d’aide aux personnes âgées : association de gérontologie du 13e (N°11-33), Agora des retraités (N°24), Guérir la vie (santé mentale) (N°33)

Associations de solidarité internationale : ASFAD (N°51), Agua de Coco (N°54), CCFD 5 N°66), Koïna (N°64), Livres en pirogue (N°44), Livres sans frontières (N°36), Voyage & Sens (N°63), Zemidjan (N°64)

Associations de défense des droits des habitants : ADA 13 (N°4-24), ADLP (N°24), association Souham (N°14), 13e sans frontières (N°6), CNL (N°10), ENVOL-Olympiades (N°55), Fulton-Belièvre (N°36), Les juriste berbères (N°48), La ligue des droits de l’homme (N°51), Mouvement de la paix (N°69), ARBP (N°31-34), Tam-Tam (N°19-21-36-54)

Associations de soutien scolaire : ARSEM (N°12), ROC (N°43-63)

Association pour vivre autrement : AMAP (N°58), ATTAC (N°53), Blue energy (N°69)

Associations favorisant l’échange et les apprentissages culturels : Aux violons de la Baleine Blanche (N°5), Ateliers multiculturels (N°60), Courant d’art frais (N°61), Club musical Scriabine (N°25-26), l’Atoll (N°65), Rencontre et culture franco-asiatique (N°5), Ysart (N°47)

Au cours de 78 numéros l’intérêt du journal pour la vie du quartier, pour ses habitants et pour ses lieux n’a pas faibli.

Vingt ans c’est beaucoup, mais c’est aussi très jeune, à peine l’âge adulte ! Espérons donc que nous pourrons fêter aussi joyeusement que le 6 novembre prochain (voir invitation au dos) 10 ans ou 20 ans de plus même si le support évolue. Pour cela, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées, vos découvertes et vos coups de cœur ou de gueule car La Gazette, c’est votre journal.

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Gazette 78 Le Chili dans le 13e

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Lors du forum des associations, le 11 septembre dernier, notre Gazette a pris contact avec Maria Eugenia Mignot, Vice-Présidente de l’association «  Comité Chili ». Elle nous a paru digne de votre intérêt. Créée en 2005, cette association soutient les actions politiques et culturelles pour l’approfondissement de la démocratie au Chili et le renforcement des liens entre ce pays, la France et Paris. La Mairie du 13e arrondissement l’a accueillie pour diverses manifestations. Nous en sélectionnons trois.

En 2007, une exposition que vous avez peut-être appréciée «Un pari démocratique : les artistes chiliens de Paris ».

Durant cette quinzaine, ont été présentées des œuvres d’artistes chiliens exilés en France, depuis le coup d’État de Pinochet, le 11 septembre 1973, contre le gouvernement de Salvador Allende, mais aussi d’autres créateurs qui, après avoir séjourné à Paris, sont retournés vivre au Chili. Le but de cette manifestation était de  mettre en valeur toutes les formes d’expression artistique : peinture, sculpture, photos, cinéma, poésie, musique. En 2008, lors du centenaire de la naissance du Président Salvador Allende, le Comité Chili proposa une exposition d’affiches de la période de l’Unité populaire (1968/1973), «Les murs parlent».  Mais aussi un aperçu de la création littéraire chilienne, en participation avec des maisons d’édition françaises, spécialistes de la littérature latino-américaine. Une création audiovisuelle sur les années du gouvernement Allende fut réalisée à cette occasion par un artiste plasticien chilien. Malheureusement, en février 2010, le Chili fut touché par un tremblement de terre et un raz-de-marée d’une rare violence (8,7), laissant de nombreux habitants, parmi des plus pauvres, sans ressources et sans toit. Lors d’un concert de solidarité donné à la salle des fêtes de la mairie du 13e , l’association a participé  à une collecte de fonds,  dans le cadre d’Action pour le Chili, qu’elle a envoyés à un syndicat des femmes pêcheuses et récolteuses d’algues de Coliumo, petit port côtier de la zone centrale. Cette somme leur a été remise directement afin de l’employer à ce qu’elles jugeaient de plus urgent, l’aide gouvernementale étant longue à venir et déconnectée des besoins immédiats. Ce samedi 18 septembre, à Arcueil, dans le cadre de la Fête de la fraternité proposée par Ségolène Royal, le Comité Chili a poursuivi son action de solidarité en proposant la vente d’ empanadas* et de vin chilien, dont la recette sera de nouveau remise à cette communauté de femmes. Elles pourront ainsi améliorer leur vie quotidienne et retrouver leurs outils de travail pour assurer leur subsistance et celle de leurs familles.

Comme vous le constatez, les membres de cette association sont actifs dans divers domaines. Leur génération a été actrice de cette période de trois ans du régime de l’Unité populaire et témoin des événements tragiques du coup d’État de septembre 1973.

La droite chilienne, avec l’appui de la CIA, et ce malgré une opinion publique favorable à la politique du Président Allende et de son gouvernement, a utilisé la force et la violence pour arrêter le processus démocratique engagé et tuer l’espoir que suscitait cette expérience au delà même des frontières du Chili et du contient latino-américain. Beaucoup d’entre eux ont été contraint à la fuite et à l’exil, quand cela était possible.

Trente ans plus tard, Michelle Bachelet, fille d’un général assassiné par Pinochet, et qui représentait cette génération, a suscité un tel élan d’enthousiasme de la part des exilés chiliens, en particulier ceux vivant à Paris, qu’ils créèrent l’association Comité Chili pour soutenir sa campagne. Aujourd’hui, Michelle Bachelet reste la personnalité politique la plus populaire au Chili et l’association suit avec intérêt son parcours qui la conduit actuellement aux Nations Unies, nommée par Ban Ki-Moon, responsable de la Commission sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Le Comité Chili est attentif aussi aux événements du Chili, comme la situation des mineurs bloqués à 700 m sous terre par l’éboulement de la mine où ils travaillaient dans des conditions dangereuses et le sort des Indiens mapuches emprisonnés et en grève de la faim depuis plusieurs semaines. En 2011, l’association proposera, dans le cadre du bicentenaire de l’indépendance du Chili, l’organisation d’un colloque avec des intervenants français et chiliens sur l’état de la démocratie en Amérique latine, rappelant le rêve de Simon Bolivar de créer des liens entre toutes les démocraties… Nous n’avons pas fini de nous intéresser à l’hémisphère sud, grâce à cette organisation vivante et active. Guettons l’actualité chilienne.

(1) empanadas = chausson farcis salés

G.M.

 

 

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Gazette 78 Saveurs

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

C’est vraiment très bon !

À vouloir vous recommander ce restaurant, j’en ai l’eau à la bouche. Hum, quel dommage de ne pouvoir vous transmettre les odeurs et les saveurs par le papier.

Je vous recommande l’agneau cuisiné avec des amandes, des épinards, des dals ou du coriandre, plus ou moins relevé selon les goûts. Vous pouvez déguster sur place ou bien commander pour emporter. Dans ce cas, le patron vous offre un délicieux cocktail que vous pouvez siroter tout en discutant avec un voisin qui, tout comme vous, attend ces plats.

Saveurs d’Himalaya

Au 22 rue Boussingault

Tel : 01 45 88 73 13

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Gazette 78 Panhard et Levassor au fil du temps

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

L’entreprise Panhard et Levassor, élément majeur de la création de l’industrie automobile en France, s’est rapidement développée. Après la mort, en 1897, d’Émile Levassor, qui a joué un rôle de premier plan, une équipe se constitue autour de René Panhard et de son fils Hippolyte, que rejoignent alors Arthur Krebs et Charles de Fréminville. De nouveaux locaux sont installés : des bureaux d’études, un « atelier des expériences » et, rue Nationale, un atelier de réparations. Les activités restent diversifiées  : voitures de tourisme, véhicules utilitaires, machines à bois, moteurs et, par la suite, modèles réduits. La stratégie appliquée jusqu’aux années 50 est de limiter volontairement la part de la voiture et de privilégier les véhicules performants, réservés à une clientèle aisée. L’esprit d’innovation se mobilise pour satisfaire aux exigences de celle-ci : perfectionnements techniques, grande variété de modèles avec des pièces détachées interchangeables. Krebs propose de développer une gamme diversifiée de véhicules de tourisme, en construisant des petites voitures légères moins onéreuses, mais son idée n’est pas retenue. De même, n’est pas adoptée la suggestion de Fréminville d’introduire les méthodes tayloristes et fordistes de rationalisation du travail (standardisation, division du travail, recherche du rendement). Des actions de promotion sont menées : compétitions, Salon de l’automobile, formation des clients à  la conduite et à la réparation des voitures, exportations, publicité au moyen de brochures et de photos de qualité. Les services commerciaux sont réorganisés avec la participation de Paul Panhard, neveu de René. Comme tous les nouveaux collaborateurs de ces services, il a dû au préalable travailler en atelier. Les résultats financiers sont excellents, la production croît mais pas suffisamment pour que l’entreprise conserve sa position dominante face à Peugeot et à Renault.

Dès 1909, le commandant Krebs s’intéresse au marché militaire. En 1914, l’entreprise fournit à l’armée des voitures de tourisme, des véhicules militaires, des camionnettes et des ambulances, quantité d’obus et de munitions, des moteurs d’avion. Pour répondre aux besoins, on recourt désormais à la production en série et on introduit des outillages plus modernes. Fréminville est enfin écouté. En 1915, il quitte néanmoins l’entreprise, ainsi que Krebs. La direction se recentre autour de Paul et d’Hippolyte Panhard. Après guerre, la firme  qui a acquis de l’expérience dans la construction de matériel militaire, fabrique des véhicules utilitaires et des camions, puis des gazomètres (très utilisés au cours du conflit suivant). L’entreprise ne s’intéresse toujours pas aux petites voitures et préfère construire des modèles puissants, lourds et onéreux. De 4 000 à 5 000 personnes travaillent dans les usines de Paris (55 000 m2), de Reims et d’Orléans. Dans les années 20, la production plafonne à 2 000 voitures par an, et il est de plus en plus difficile de rester performant face aux trois grands concurrents, Citroën, Renault et Peugeot, qui, chaque année, sortent plusieurs dizaines de milliers de voitures. Les premières difficultés de trésorerie imposent, en 1929, une augmentation de capital qui reste l’affaire des anciens actionnaires. Malgré l’originalité des nouveaux modèles dessinés par Louis Bionier, la situation ne peut être redressée, et il faut réduire les frais de fonctionnement (licenciements, réduction d’horaires et de salaires). L’État s’engage à commander des véhicules destinés à l’administration et à l’armée. Pour la première fois, la firme Panhard et Levassor doit emprunter et elle perd son indépendance. En 1940, elle est à nouveau sollicitée pour participer à l’effort de guerre. Obligée de travailler pour l’occupant, elle résistera par des actions clandestines et en freinant le départ de ses travailleurs pour l’Allemagne.

Après guerre, Panhard lance la Dyna, petite voiture produite en série entre 1947 et 1953. Les ventes sont insuffisantes. C’est vrai aussi pour les camions et les moteurs. La situation financière se maintient pourtant. L’équipe de direction reste unie, autour de Jean Panhard, fils de Paul et polytechnicien, venu rejoindre l’entreprise en 1937. Conscient de la faiblesse de la société face à la concurrence, à une époque où les rapprochements sont fréquents dans l’automobile, il conclut,  en 1955, un accord avec Citroën, qui apporte son soutien financier. L’objectif est de mettre en commun les moyens de fabrication pour les voitures Panhard (Dyna 54, PL 17) et Citroën (fourgonnette 2 CV). L’indépendance de chacun est formellement affirmée, mais la situation va évoluer vers un encadrement progressif de l’entreprise doyenne dont la production spécifique a du mal à se vendre. Ses locaux parisiens, son outillage, ses personnels (4 893 personnes avenue d’Ivry en 1955) sont de plus en plus utilisés au service de Citroën. Les difficultés financières s’aggravent malgré de nouveaux apports de capitaux et des compressions de personnel. En avril 1965, c’est la fusion-absorption. Les succursales sont intégrées au réseau Citroën ou cédées. Pour le personnel, cette « coupure de mille liens » est traumatisante mais elle se fait sans licenciements. La dernière voiture Panhard (une 24) est produite en septembre 1967. Louis Bionier et son équipe créent sous la marque Citroën une petite sœur de la 2 CV, la Dyane, dont ils avaient conçu le projet. Les ateliers parisiens servent à l’usinage de pièces mécaniques et au montage jusqu’à la fin 1969. Les locaux sont dégradés, et les conditions de travail pénibles. Citroën décide finalement de transférer les activités qui subsistent dans des ateliers plus modernes et cède les terrains sur lesquels on prévoit d’édifier 14 tours de 30 étages.

L’activité militaire, spécificité de l’ancienne entreprise, va cependant se poursuivre sous la présidence de Jean Panhard. La Société de construction mécanique Panhard et Levassor (SCPLM) prend le relais. Transférée à Marolles, elle conservera longtemps son siège social avenue d’Ivry, avant d’être rachetée par les Automobiles Auverland en 2005.

Panhard et Levassor, par sa recherche de qualité, a su « inventer » l’automobile, mais sa volonté d’originalité lui a finalement été fatale, même si la marque s’est imposée et conserve encore actuellement un grand prestige.

L’entreprise Panhard et Levassor a marqué le 13e arrondissement  des xixe et xxe siècles, en participant à son développement industriel. Le travail y était dur, certes, mais il y avait de l’emploi, y compris pour de nombreux ouvriers venus d’outre-mer. Ceux-ci étaient logés dans des conditions souvent précaires. Tout le quartier Choisy vivait au rythme de cette entreprise et de ses cadences. La gestion, qui pourrait être qualifiée aujourd’hui de « paternaliste », intégrait une forte motivation et de riches rapports humains. Les travailleurs, les « Panhard », étaient attachés à leur entreprise. La volonté d’innovation était encouragée par la « formation maison » dispensée dans les ateliers d’apprentissage. Cela se faisait souvent en famille, puisque on y a trouvé jusqu’à cinq générations de salariés ! L’esprit d’entreprise était renforcé par les œuvres sociales. Hippolyte et sa sœur Élisabeth ont incarné particulièrement cette volonté d’intervenir en faveur des travailleurs et de leurs familles hors du lieu de travail : préoccupations d’ordre moral, religieux et social. Autour de la paroisse Saint-Hippolyte, toutes les réalisations d’alors en matière de santé, de logement, d’éducation, de solidarité sont  marquées de l’empreinte de la famille Panhard. La reprise par Citroën semble témoigner d’un changement d’état d’esprit qu’on trouve par exemple dans l’Établi de Robert Linhardt, éd. de Minuit, 1978 et 2008. Par la suite, le quartier Choisy a bien  changé avec la fermeture de l’usine et la rénovation mais on y trouve encore aujourd’hui la trace profonde de ceux qui ont créé  et développé « ces drôles de machines ».

Brigitte Einhorn

 

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Gazette 78 Un Ecoquartier à Paris

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Premier lancé, premier livré

La Gazette en avait parlé dans son numéro du printemps 2006, elle relatait une des réunions régulières qui regroupait les habitants intéressés autour de l’association des « Amis de l’Ecozac ». Il s’agissait de saisir l’opportunité laissée par une friche ferroviaire de 3,8 hectares près de la place Rungis.

Une mobilisation gagnante

C’est en mai 2005, ils étaient une poignée réunie autour de Philippe Bovet. A l’époque, ni la Mairie, ni les associations de quartier ne semblaient sensibilisées aux exigences de l’écologie. Devant l’urgence de la prise de conscience nul projet novateur ne se dessinait.

L’association des « Amis de l’Ecozac » a donc pris le dossier en mains, sa vocation était multiple, aussi bien technique, administrative, que pédagogique. Elle se réunissait tous les 15 jours abordant des thèmes variés. Très vite les animateur, devant la complexité et la charge de travai,l comprirent la nécessité d’embaucher une salariée. Elsa Gheziel  fut donc chargée d’un véritable travail de lobbying : construction de dossiers, rencontres techniques, rendez-vous avec les décideurs. Les membres actifs de l’association, dont le bureau comptait 7 à 8 personnes, les adhérents qui oscillaient entre 150 et 200 apportaient leur aide ponctuelle.

Au chapitre de la sensibilisation, plusieurs voyages furent organisés ; d’abord en Angleterre à Bed Zedt, ensuite à Fribourg en Allemagne. Ce furent de véritables leçons d’architecture climatique. Les heureux bénéficiaires constatèrent dans les moindres détails les bienfaits des énergies douces et respectueuses de l’environnement. Hors le fait que de nombreux immeubles produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment, chacun fait le constat des transformations qui résultent de ces nouvelles manières d’habiter : respect mutuel, convivialité, sérénité.

Lors du dernier bilan ce dernier aspect apparaît : « Au-delà des résultats mesurables, ce sont les jeux des acteurs et les méthodes de travail qui ont été bousculés par l’action citoyenne et qui sont sources de changement et de progrès dans la construction de la ville durable. »

Ils ont gagné, mais tout n’est pas gagné !

Compte tenu du retard de notre pays en la matière, on peut parler d’une grande première qui pourrait devenir contagieuse. Les militants du premier jour, comme ceux qui les ont rejoints, peuvent se féliciter du travail accompli. En matière de résultats : des énergies renouvelables, un faible impact sur l’environnement, des transports doux, une autosuffisance énergétique.

L’immeuble le plus écologique construit par Winy Maas sera celui des bureaux, il sera équipé de 1500 m2 de panneaux photovoltaïques et thermiques, sa consommation ne dépassera pas 32 Kwh par an. La pluie tombée des toits alimentera les chasses d’eau des bureaux et des chambres étudiantes, l’excédent servira à l’arrosage des jardins (il paraît que Jérôme Coumet a ferraillé pour obtenir ce dernier point ).

Les caractéristiques du site ne permettent pas d’envisager l’usage de la géothermie pour le chauffage, il est donc prévu que les décideurs auront recours à la CPCU, Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain.

Deux éoliennes seront expérimentées dans un jardin, elles vont alimenter en énergie la cabane du jardinier et les toilettes publiques. Le pavage et l’implantation des arbres en bordure du terrain inciteront les automobilistes à rouler au pas. Afin de limiter l’usage des automobiles particulières, un parc d’une quinzaine de voitures partagées sera installé dans le périmètre concerné. Le rôle décisif joué par « les amis de l’Ecozac » s’est poursuivi constamment. En décembre 2009, ils ont participé au jury concernant la construction des logements familiaux. Aujourd’hui, s’ils ont gagné sur l’essentiel de leurs préconisations, ils savent que l’histoire n’est pas aboutie. Ils restent vigilants et souhaitent « convertir l’exemplarité des intentions en exemplarité dans la réalisation ».

Des premières réunions dès 2005 à la réalisation de l’ensemble prévue entre 2012 et 2014, les Amis veillent au grain, un bel exemple de démarche associative !

Aujourd’hui Stéphanie le Dantec coordonne l’ensemble du projet. Par ailleurs, autour de cette grande première, un réseau se crée, il va aider de nouveaux militants à se former et à s’organiser, c’est déjà le cas aux Batignolles, d’autres communes s’organisent.

On peut rêver,

Bruno Fortier envisage de relier par une promenade le parc Montsouris au Jardin du Moulin de la pointe, il paraît que c’est inscrit au PLU, réjouissons-nous à l’avance.

Les bâtiments et services prévus

Une crèche de 80 places

Une maison de retraite de 100 lits adaptée aux cas d’Alzheimer.

Un jardin public de 5000 m2 dont une partie en jardin partagé

Une maison de quartier de 350 m2

3 immeubles d’habitation pour 6700 m2

Une résidence étudiants et chercheurs pour 6300 m2

Des immeubles de bureaux pour 19 300 m2

L’architecte choisie pour les immeubles d’habitation est Anne Démians.

L’architecte coordinateur est Bruno Fortier, il a défini un cahier des charges contextuel, précis et pragmatique.

L’appellation d’Ecoquartier  a été décernée à l’ensemble par le maire de Paris.

S.L.

Pour en savoir plus :

Site de l’association : ecozac-paris.org

www.larevuedurable.com

http://www.negawatt.org

OUVRAGES SUR LES ECOQUARTIERS

Bovet Philippe  – Ecoquartiers en Europe –  Ed. Terre Vivante (mai 2009) –  LEFEVRE Pierre et Sabard Michel – Les éco-quartiers –  Ed. Apogée (février 2009)

Peportier Bruno  – Eco-conception des bâtiments et des quartiers – Ed. Presses de l’École des mines (novembre 2008)

Souami Taoufik – Ecoquartiers, secrets de fabrication – analyse critique d’exemples européens – Ed. Les Carnets De L’info/Scrineo (Avril 2009)

 

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Gazette 78 Un centre social par et pour les habitants

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Dans l’Eco-Zac de la plage de Rungis, une maison de quartier était prévue, cela a été l’occasion pour l’ARBP ( Association Rungis, Brillat Savarin, Peupliers) de formaliser un projet qui lui tient à cœur et sur lequel elle travaille depuis plusieurs années : celui d’un centre social.

Un centre social n’est pas un centre d’animations ou un nouvel équipement ; c’est un projet porté et géré par les habitants qui définissent entre eux ce qu’ils souhaitent y trouver. C’est un équipement de quartier à vocation sociale et pluri-générationnelle. Pour pouvoir recueillir la parole des habitants, l’ARBP  mène tout un travail de sensibilisation et de concrétisation du projet. Un questionnaire a été élaboré et distribué chez les habitants des quartiers Amiral-Mouchez , Rungis, Brillat-Savarin, Peupliers, en porte à porte par les voisins. L’occasion de discuter avec eux et, de fil en aiguille, de demander l’avis de personnes qui ne se déplacent presque jamais aux réunions d’informations. Une personne à mobilité réduite a été chargée de rencontrer d’autres handicapés pour noter leurs souhaits. En plus de ce travail de fourmi, l’association était présente lors des fêtes de quartier, pique-nique, vide-greniers … Toute occasion était bonne pour rencontrer les habitants et leur parler du projet.  La demande est assez variée : cours de langues, informations concernant la santé, aide juridique et administrative, jardinage, cuisines du monde, bricolage, couture, sorties, ciné-club, sports (tennis de table), accompagnement scolaire, aide à la recherche d’emplois, accès à la culture ainsi que des activités et des équipements adaptées aux personnes handicapés : accès, hauteur du mobilier, mais aussi organisation de sorties pour non-voyants ou malentendants. Face à cette diversité, l’étape suivante consiste à l’analyser et à orienter les habitants vers les structures de proximité qui offrent déjà une réponse (centre d’animation Poterne des peupliers par exemple).. et qu’ils connaissent mal.

Voilà pour le fond mais les habitants se sont aussi occupés de la forme des espaces qu’ils souhaitaient trouver dans ce bâtiment. Des ateliers d’architecture ont eu lieu de nombreux samedis matin au siège de l’association pour l’imaginer et en construire des représentations. Deux maquettes ont été réalisées. Pour mieux concrétiser le projet et élaborer des préconisations à faire parvenir à l’architecte du centre, de septembre à décembre 2010, un samedi par mois une rencontre sera organisée sur le lieu du chantier.

En parallèle le projet se formalise. L’équipe d’habitants qui souhaitent s’impliquer dans sa gestion, se structure et se forme  afin de pouvoir dés sa sortie de terre prendre en main ce centre social. Un bel exemple de démocratie.

M-C. A.

 

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Gazette 78 Tr@que sur le Web

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Didier Fossey vient de publier un roman policier dont le cadre se situe majoritairement dans le 13e et qui a fait l’objet d’une séance de dédicaces à la librairie Maruani. La Gazette ne pouvait que se pencher sur cet objet qui vient enrichir le champ d’investigation des amoureux de ce « Treizième au noir » que Franck Evrard a étudié en 2004 dans le livre qui porte ce titre. Le 13e, « quartier polar », selon l’expression d’Alain Demouzon ? Peut-être bien, même si le 13e a changé et qu’un nouveau quartier est né, celui de la BnF, là où « il n’y avait que des squats, un garage Volkswagen qui se faisait casser toutes les semaines et deux bars de nuit, la maison rouge et la maison verte », comme le raconte un des personnages du roman qui évoque aussi la clientèle qui était la leur : « putes, toxicos, poivrots ».

Didier Fossey, comme ses personnages, connaît bien le 13e. Il y a travaillé de nuit de 1985 à 2001 comme policier, à la brigade anticriminalité, en groupe d’investigation. Le cadre réaliste du roman vient de cette expérience. Quant au titre, la traque sur le web, c’est celle à laquelle va se livrer le commandant Boris Le Guenn, « breton par son père, polonais par sa mère », aidé par son équipe, dans un univers qu’il connaît mal : Internet et ses sites de rencontre qui peuvent générer le meilleur comme le pire. C’est en effet à l’abri de son écran que le redoutable tueur en série guette ses proies : des femmes de la cinquantaine, esseulées et naïves (ou trop sûres d’elles), qui mordent à l’appât des mails que leur envoie ce faux gentleman aux pseudos trop rassurants pour être honnêtes. C’est le pire qui attend donc ces femmes. Bientôt un cadavre atrocement mutilé est découvert dans un wagon sur une friche entre la rue Brillat-Savarin et la rue des Longues Raies, puis un autre dans un sous-sol du nouveau quartier de la BnF, encore en chantier, lieu accessible depuis la rue Watt, clin d’œil à Léo Malet et encore un autre rue du Chevaleret… Pendant ce temps les policiers enquêtent dans des cafés dont les noms résonnent familièrement aux oreilles des treizièmois : le Margeride, le Bureau, le Limelight ou planquent près du Batofar où l’on retrouve une faune aussi pittoresque que naguère… Un policier est suspecté, une policière est en danger… Tout est fait pour tenir le lecteur en haleine…

En fin de compte, le commissaire apprendra qu’il ne faut pas se laisser piéger par les apparences et que la vérité a parfois, comme certains immeubles, une double entrée. Allez faire un tour p. 244 de ce thriller haletant et vous comprendrez.

Didier Tossey. Tr@que sur le Web, Éditions Les 2 Encres

Pour aller plus loin : Franck Evrard, Le Treizième au noir, Éditions e-dite 2004

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