La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Gazette 78 Tr@que sur le Web

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010


Didier Fossey vient de publier un roman policier dont le cadre se situe majoritairement dans le 13e et qui a fait l’objet d’une séance de dédicaces à la librairie Maruani. La Gazette ne pouvait que se pencher sur cet objet qui vient enrichir le champ d’investigation des amoureux de ce « Treizième au noir » que Franck Evrard a étudié en 2004 dans le livre qui porte ce titre. Le 13e, « quartier polar », selon l’expression d’Alain Demouzon ? Peut-être bien, même si le 13e a changé et qu’un nouveau quartier est né, celui de la BnF, là où « il n’y avait que des squats, un garage Volkswagen qui se faisait casser toutes les semaines et deux bars de nuit, la maison rouge et la maison verte », comme le raconte un des personnages du roman qui évoque aussi la clientèle qui était la leur : « putes, toxicos, poivrots ».

Didier Fossey, comme ses personnages, connaît bien le 13e. Il y a travaillé de nuit de 1985 à 2001 comme policier, à la brigade anticriminalité, en groupe d’investigation. Le cadre réaliste du roman vient de cette expérience. Quant au titre, la traque sur le web, c’est celle à laquelle va se livrer le commandant Boris Le Guenn, « breton par son père, polonais par sa mère », aidé par son équipe, dans un univers qu’il connaît mal : Internet et ses sites de rencontre qui peuvent générer le meilleur comme le pire. C’est en effet à l’abri de son écran que le redoutable tueur en série guette ses proies : des femmes de la cinquantaine, esseulées et naïves (ou trop sûres d’elles), qui mordent à l’appât des mails que leur envoie ce faux gentleman aux pseudos trop rassurants pour être honnêtes. C’est le pire qui attend donc ces femmes. Bientôt un cadavre atrocement mutilé est découvert dans un wagon sur une friche entre la rue Brillat-Savarin et la rue des Longues Raies, puis un autre dans un sous-sol du nouveau quartier de la BnF, encore en chantier, lieu accessible depuis la rue Watt, clin d’œil à Léo Malet et encore un autre rue du Chevaleret… Pendant ce temps les policiers enquêtent dans des cafés dont les noms résonnent familièrement aux oreilles des treizièmois : le Margeride, le Bureau, le Limelight ou planquent près du Batofar où l’on retrouve une faune aussi pittoresque que naguère… Un policier est suspecté, une policière est en danger… Tout est fait pour tenir le lecteur en haleine…

En fin de compte, le commissaire apprendra qu’il ne faut pas se laisser piéger par les apparences et que la vérité a parfois, comme certains immeubles, une double entrée. Allez faire un tour p. 244 de ce thriller haletant et vous comprendrez.

Didier Tossey. Tr@que sur le Web, Éditions Les 2 Encres

Pour aller plus loin : Franck Evrard, Le Treizième au noir, Éditions e-dite 2004

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :