La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Archive for the ‘Actualité’ Category

Communiqué de presse du conseil d’administration de l’association gestionnaire de la dalle des Olympiades, ASL Olympiades, Paris XIIIème

Posted by lagazou sur 25 juin 2015

Olympiades Communiqué de presse

Les membres du conseil d’administration de l’ASL Olympiades, association gestionnaire du site, plaident en faveur d’une vision de l’avenir du quartier, partagée avec la Ville. C’est le sens du message qu’ils ont dernièrement adressé à la Maire de Paris, à son adjoint à l’urbanisme, au maire d’arrondissement et à tous les élus du XIIIème. Lors du conseil d’arrondissement du 15 Juin, les élus du XIIIème ont repris à leur compte l’une des propositions formulées, à savoir la réalisation d’un audit financier, visant à évaluer le montant des dépenses occasionnées par l’ouverture au public de la dalle. Le vœu d’engager cet audit a été voté à l’unanimité, majorité et opposition confondues. Au-delà de ce soutien décisif et du consensus politique, le danger d’un vœu pieux ne saurait cependant être écarté, la mairie centrale étant, seule, décisionnaire. Reste donc à transformer l’essai lors du conseil de Paris des 29 et 30 Juin, où doit être voté le montant de la subvention allouée pour 2015. La réalisation de cet audit confié à un tiers s’impose, puisque l’ASL Olympiades conteste l’estimation des dépenses publiques de fonctionnement faite par les services de la Ville et l’occultation des dépenses d’investissement. A défaut de se voir étroitement associée à la conduite de l’audit et au choix de l’expert désigné, gage d’indépendance, elle pourrait se trouver contrainte de mener une contre-expertise sous la pression des habitants. Qu’ils soient propriétaires ou locataires du parc privé et du parc de logement social, tous paient en effet deux fois l’impôt, en s’acquittant d’une part, des charges d’entretien de la dalle et d’autre part, des taxes et impôts locaux.

Pour que « la municipalisation de fait », promue par le maire du XIIIème, devienne une réalité, il faudrait que la Ville subventionne l’intégralité des dépenses occasionnées par l’ouverture au public de la dalle. Or la subvention allouée, d’un montant de 472 000 euros en 2014, n’en couvre que le tiers ! En 2007, elle a même été amputée de 220 000 euros, la Ville ne participant plus aux dépenses de sécurité du site en raison de la création da’un dispositif de « correspondants de nuits ». Est-il concevable que la puissance publique, en l’occurrence l’Etat secondé par la Ville, se défausse de ses prérogatives en matière de sécurité sur les habitants? Confiée à une société privée, la surveillance du site absorbe à elle seule la quasi-totalité du montant de la subvention municipale ! Aux charges s’ajoute le coût des travaux de maintenance, liés au vieillissement de l’infrastructure de la dalle, après plus de quarante ans d’existence. Ainsi, la réfection des quatorze kilomètres de canalisation en sous-sol se voit elle aussi laissée à la charge des propriétaires de la dalle, malgré le caractère en grande partie public des travaux. La requalification de tout l’espace public de la dalle serait également à envisager, à l’instar des travaux d’envergure menés au Front de Seine. Seule la Ville de Paris, aux côtés de l’Etat et de la Région, peut porter pareille ambition urbaine. L’excellente desserte des Olympiades par les transports en commun, l’environnement très porteur du quartier et le potentiel constructif du site ne devraient-ils pas l’inciter à miser sur ce quartier d’avenir à l’échelle du Grand Paris?

Publicités

Posted in Actualité, Associations, Urbanisme | Tagué: , , | Leave a Comment »

Fête de la musique 21 juin 2015

Posted by lagazou sur 19 juin 2015

La crypte Ararat, 11 rue Martin Bernard a le plaisir d’accueillir à 16 h Carole Marais et Bernard Polisset qui présentent leurs élèves amateurs et professionnels dans des Airs et Duos de Haendel, Mozart, Gounod, Delibes, Bellini, Tchaïkovski, Schumann, De Falla…

  • Les Noces de Figaro
  • La flûte enchantée
  • Roméo et Juliette
  • Tosca
  • Lacmé
  • Manon
  • Eugène Onegin

Posted in Actualité, Associations, Culture | Leave a Comment »

Les Visages du XIIIe. Une exposition photographique à voir jusqu’au 31 janvier 2015

Posted by lagazou sur 13 janvier 2015

L’exposition est présentée par des membres de l’association Politik’art, en collaboration avec la Maison des associations, l’ARBP, Courant d’art frais, les Ateliers pluriculturels et la MIE-labo13. Elle nous donne à voir des portraits d’habitants du 13e, rencontrés grâce aux structures associatives, et nous propose un nouveau regard sur « l’autre ». C’est une « balade au cœur des quartiers aux multiples facettes » qui reflète les différentes histoires d’un 13e arrondissement fortement marqué par son passé industriel. Différentes vagues d’immigration, provenant du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et d’Asie, ont participé au tissage d’une identité multiculturelle.

Vous pouvez voir actuellement ces photos dans les locaux de l’association des Ateliers Pluriculturels situés au pied de l’esplanade des Olympiades. Leur objectif est de promouvoir les échanges et connaissances entre différentes cultures et de faciliter l’accès au droit en organisant des cours de langues, des conférences, des ateliers et des expositions.

Ateliers Pluriculturels, 53 rue Nationale, Paris 13e, 01 44 24 92 02.

Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 9 à 12 h et de 14 à 18 heures et samedi de 14 à 18 heures.

 

Posted in Actualité, Culture | Tagué: | Leave a Comment »

Gazette 83-Sommaire

Posted by lagazou sur 5 février 2012

A lire dans le numéro 83

Agnès Planchais ……….P3

Imprimerie de La Gazette……..P4

Le Centre de la Poterne des peupliers …P5

Le Centre de santé du Moulinet…P6

A l’assaut de Kant ….P8

Le théâtre des Cinq diamants …P10-11

Aires de riens ….P13

Habitations Bon Marché….P14

Cuba Si …….P15

Deux associations primées…P17

Solidarité internationale ….P18

La Fabrique des Échos …..P19

Mais où sont-ils passés ? …..P20

Librairies

Le Chat Pitre …..P7

Jonas …..P9

Les lettres du temps …P12

Posted in Actualité, Gazette 83, Sommaire | Leave a Comment »

Gazette 76 Alerte au Lierre

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

La compagnie du Lierre a ouvert son théâtre en décembre 1980. Elle a loué un hangar de la SNCF et bâti de ses mains le théâtre actuel qui existe depuis 1983. Elle est la seule du XIIIe à avoir une troupe permanente, où les acteurs sont aussi chanteurs et danseurs.

En raison de la qualité de son travail les spectateurs affluent. Mais le plan d’urbanisme de la ZAC Masséna-Chevaleret a prévu la destruction du lieu ; il doit être remplacé par un autre théâtre, obéissant à la loi de 1945 qui prévoit le remplacement de tout équipement culturel détruit. Alors la Ville de Paris a proposé au directeur du théâtre, Farid Paya de siéger à la commission technique pour élaborer le plan de fonctionnalité du lieu et participer au choix des architectes amenés à concourir, car il était prévu que son théâtre devait occuper ce nouveau lieu.

Mais depuis lors les relations avec la Ville de Paris se sont dégradées et il n’y a plus de contact avec M.Delanoë et son adjoint à la culture. Actuellement l’intégration du Lierre en Juillet 2011 dans ce nouvel équipement est, selon des élus, remise en question.

Certes des personnalités diverses, comme Messieurs Jack Lang, Jacques Toubon, Jack Ralite, et Peter Brook, envoient des courriers de soutien. Nous spectateurs en colère et choqués par ce revirement des pouvoirs publics qui coupent leurs subventions, devons manifester aussi notre soutien en allant voir “Médée” la dernière création du Lierre, de niveau excellent, au niveau de sa réputation, et en signant la pétition de soutien. Le Lierre contribue au rayonnement culturel de notre arrondissement.

Posted in Actualité, Gazette 76 | Leave a Comment »

Gazette 76 C.C.C.

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Citoyens et responsables

Un titre, paraît-il, doit être court. Le limiter à trois lettres semble correspondre à ce critère. Oui, mais… il se doit aussi d’être explicite. Développons donc pour que le lecteur ait envie de continuer sa lecture : Collectifs, Comités de soutien, Conseils de quartier. Je pense que se pointe alors le rapport de cet article au dossier général : DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE.

En France le fonctionnement de notre démocratie est la forme représentative. Près de 65 millions d’habitants ne peuvent se réunir sur une place, l’Agora, comme à Athènes où furent inventés le concept et la pratique de la démocratie, ce gouvernement par et pour le peuple. Alors ils élisent des députés pour les représenter et par le jeu d’équilibre entre parlement et exécutif, on vote et on applique (ou non) des lois.

Au bout du compte, le bon peuple finit par se sentir très loin des décisions prises en son nom ; aussi, dans la société dite civile, des citoyens plus alertés, plus conscients, plus désireux de s’impliquer que la majorité des autres, se regroupent en associations ou en comités divers. Certes ils n’ont pas pouvoir de décision ni d’application de ces décisions, mais ils peuvent par leur vigilance et leur solidarité active commencer à faire bouger des situations qui leur semblent défectueuses, voire insupportables, et injustes.

Notre arrondissement est l’un des plus fournis en associations Loi 1901 et celles-ci participent souvent, comme le citoyen peut aussi le faire à titre individuel, à ces collectifs et comités de soutien ; les conseils de quartier et le forum des associations sont des formes initiées par la Mairie du 13e pour encourager ou reconnaître les possibilités pour chacun de participer, d’intervenir dans la vie collective de l’arrondissement.

Quelques exemples pour être concret

Deux d’entre eux concernent des situations de logement. Dans la rue Danois un propriétaire particulièrement insoucieux de ses devoirs a laissé pendant de longues années son immeuble de 8 étages se dégrader et les locataires se retrouvaient sans eau, ni électricité ni chauffage. La mairie considérait que c’était une affaire privée, mais que cet immeuble insalubre devait être vidé de ses occupants, ce qui a abouti le 20 avril 2006 à une expulsion des locataires par les services de la Préfecture de police. Comme souvent les situations de tous les occupants étaient différentes du point de vue la loi, ou de leurs droits à un logement. Il serait fastidieux pour le lecteur de suivre le déroulement des péripéties des divers relogements, mais il est certain que l’action du « collectif rue Dunois » où se sont regroupées des associations et des partis politiques a été déterminante au début pour aller visiter les familles : une d’elles en plein hiver abritait un couple avec 2 enfants dont un nouveau-né dans un logement soumis aux conditions citées plus haut, ; ensuite pour faire signer des pétitions, occuper un square, organiser des défilés, bref faire pression pour qu’on n’oublie pas ces familles en difficulté. Pourtant, actuellement restent encore beaucoup d’hébergements en hôtels qui ne sont pas des vrais relogements.

En revanche, quand le 28 septembre 2008 ont été expulsés les habitants de la MECI (Maison des Étudiants de Côte d’Ivoire), la mobilisation des habitants du quartier dès le début a été plus importante. Là encore le propriétaire, l’État ivoirien, avait laissé se dégrader les lieux, et les habitants s’attendaient certes à quitter leurs logements, mais pas dans les conditions précipitées où on les a obligés à le faire. Là encore dans le comité de soutien, des associations comme la LDH, le MRAP, RESF (1), des partis politiques, comme le PCF, ont été très actifs, leur mobilisation et l’implication des résidents ont fait si bien qu’aujourd’hui, après avoir été dispersées en grande banlieue, presque toutes les familles ont été effectivement relogées. Restent des sans-papiers à accompagner dans leur démarche de régularisation, et la fête du 9 février organisée par le comité de soutien et les ex-résidents de la MECI a alerté beaucoup d’habitants, les a convaincus d’une situation humaine difficile avec laquelle il est juste de continuer à se solidariser.

Autre occasion de participation active

En 2009 le statut de la distribution de l’eau dans Paris devait changer et un collectif encore une fois à l’initiative de quelques citoyens vigilants a poussé les autorités municipales, jusqu’au niveau de la Mairie, place de l’Hôtel de Ville, à créer un Observatoire de l’eau. Celui-ci a finalement obtenu d’en enlever la gestion à l’entreprise privée qui s’en occupait, car l’eau est un bien public, et sa gestion est passée à nouveau sous l’égide de la municipalité, depuis le début 2010, mais il faut être vigilant et se méfier de possibles sous-traitants. Si notre note d’eau ne baissera pas dans l’immédiat, c’est parce qu’il faut faire des travaux coûteux, que les gestionnaires privés n’ont pas réalisés, pour obéir aux normes européennes.

Pour arriver à ce résultat il a fallu interpeller les élus, organiser des réunions publiques, des débats, des projections, distribuer des tracts, bref consacrer beaucoup de temps et de matière grise pour changer une situation insatisfaisante.

Par ailleurs, quand la Mairie de notre arrondissement nous convie à des Conseils de quartiers et il y en a 8 dans le treizième, essayons de consacrer un peu de notre temps à réfléchir sur les améliorations à apporter à la vie collective, et à nous forger une opinion sur les nouveautés : celle de la vidéosurveillance par exemple. Il faudrait que les instances proposées par la Mairie pour discuter des questions importantes, nommées CICA, se réunissent au moins les 3 ou 4 fois par an prévues au départ, et que les associations y soient bien invitées suffisamment à l’avance pour se documenter sur les questions à l’ordre du jour.

Un forum des associations se réunit à la Mairie une fois par an, ne manquez pas de lui rendre visite.

Un parrainage d’enfants de migrants est également actif dans notre Mairie, sous l’impulsion de l’association RESF, pour prévenir et pallier les situations de reconduite à la frontière.

Bref ces quelques exemples vous montrent qu’habiter le treizième de façon active c’est être vigilant, puis solidaire d’autres citoyens en difficulté et tenace dans son action. Alerter l’opinion, soutenir des êtres humains ou des projets de gestion plus satisfaisants, voilà qui peut vous mobiliser utilement, chers lecteurs : exprimez-vous, si vous le désirez, dans notre Gazette.

Géorgie

Ligue des droits de l’Homme, Réseau d’Éducation sans frontières, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples.

Posted in Actualité, Gazette 76 | Leave a Comment »

Gazette 76 Débattre… quand on nous donne la parole

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Le débat public offre au « grand public » une occasion de s’exprimer à propos de projets d’aménagement urbain. De septembre à décembre 2009, le 13e arrondissement a été concerné à ce type de consultation sur le projet du Syctom[1] à propos de la reconstruction de l’usine de traitement de déchets ménagers d’Ivry. Les associations ont travaillé, donné leur avis, argumenté. Elles se sont organisées en un collectif. Et le grand public ? Il a pu découvrir ou perfectionner ses connaissances (brochure, journal des débats, cahiers d’acteurs), participer à 9 réunions publiques, naviguer sur un site web. On pouvait poser des questions orales et par écrit, y compris par internet, en différé ou en direct au moment des réunions.

Le projet élaboré par le Syctom, en cohérence avec ses objectifs, a été mis à mal par les associations qui ont interrogé, contesté et au final n’ont pas été satisfaites. Elles ont obtenu une expertise au cours du débat, puis des garanties (mise en place d’un dispositif permanent de concertation et d’un système d’information plus lisible, participation à l’élaboration de la prévention et aux opérations de contrôle…).

L’interlocuteur recherché, le grand public, a été bien peu nombreux au rendez-vous : le sujet rebutant, complexe demande du temps. La compétence, acquise par les associations, pouvait intimider le néophyte. Il s’agissait d’une reconstruction et non pas d’une construction : le sujet est donc banalisé : les riverains, rassurés par l’amélioration des procédés de traitement et des contrôles, se sont montrés moins curieux.

Et pourtant l’enjeu de ce projet pour les habitants est important en matière de conditions de vie, d’environnement, de santé, d’intégration dans la ville (opérations d’aménagement de Masséna-Bruneseau et Ivry-Port)… et aussi pour leurs finances avec une augmentation de taxe évaluée à 3,5 % par an. On peut regretter cette faible participation pour un débat bien organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP), permettant aux habitants d’intervenir en amont sur un projet qui les concerne, en train de s’élaborer pour des travaux à intervenir entre 2014 et 2023.


[1] [1] Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne.

Posted in Actualité, Gazette 76 | Leave a Comment »

Gazette 76 pour faire la ville que nous voulons !

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Il faut tous se concerter

La démocratie participative c’est, pour le citoyen, se mêler des choses qui le regardent. À côté de CCC, d’autres formules permettent aux habitants et usagers de prendre part aux décisions qui ont un impact sur leurs façons de vivre, d’habiter, de se déplacer, de travailler.

En se mobilisant dans les années 1990 autour du projet d’aménagement de la ZAC Paris-Rive gauche (PRG), considérable par son étendue et sa durée, les associations du 13e ont obtenu de faire entendre leurs revendications : le programme a été rééquilibré par une réduction de la surface des bureaux au profit de logements. Leur action a également permis la mise en place en 1997 d’une concertation permanente : c’est la première fois que la municipalité appliquait un tel dispositif, en application de la Charte de la concertation proposée en 1996 par le ministère de l’environnement[1]. Cette nouvelle instance, longtemps restée unique, est maintenant largement utilisée dans les opérations d’aménagement importantes comme celle des Halles.

Le chargé de mission, Yann Renaud, joue un rôle très important : il facilite et valorise le travail en commun d’associations et conseils de quartier dont la vocation et les centres d’intérêt sont spécifiques. Les associations discutent donc des projets urbains, émettent des points de vue critiques, font des contre-propositions. Leur intervention, la connaissance des dossiers qu’elles acquièrent progressivement, leur donnent savoir et compétences (certains parlent « d’expertise »). Elles bénéficient de l’information à la source et des études alternatives sur les projets d’aménagement, en discutent avec leurs adhérents, ont parfois recours à des actions juridiques et à des contre-expertises, sensibilisent l’opinion. Certaines questions (tours, activités, université) dépassent le cadre de l’arrondissement pour déboucher sur une réflexion au niveau parisien ou métropolitain.

À PRG, le dispositif a évolué avec le changement de municipalité et de réglementation (nouveau plan d’aménagement de zone ou PAZ en 2003, Plan local d’urbanisme ou PLU) et l’intervention de nouveaux acteurs (associations des habitants arrivant dans la ZAC puis conseils de quartier). Depuis 1997 les associations ont pu se faire entendre et infléchir certaines décisions : moins de bureaux, non-contournement de la gare d’Austerlitz par une autoroute urbaine, augmentation de la part de l’université, des locaux d’activités et des espaces verts…

Les projets en cours concernent la gare d’Austerlitz, la halle Sernam et le secteur Masséna-Bruneseau. Comme dans l’ensemble de la ZAC, il s’agit de construire un quartier entièrement nouveau sur un terrain très étendu d’emprises ferroviaires et de friches industrielles. En 2004, les associations ont obtenu qu’ici aussi le projet initial soit revu (implantation de logements en îlots haussmanniens, non-raccordement de l’avenue de France au périphérique). Depuis 2008, la question de la pertinence de 4 nouvelles tours se pose, une réflexion est menée sur la nature et la taille des activités à y implanter, le type d’habitat, l’isolement, les nuisances, l’engorgement des transports…

Comment la population locale est-elle associée à la concertation ? Les habitants peuvent s’informer au cours des réunions publiques organisées par les acteurs de la concertation et auprès des élus. Ils peuvent consulter la presse de la municipalité et de PRG et consulter leurs sites web. La municipalité, au printemps dernier, a permis au grand public du 13e et d’Ivry de donner son avis sur le projet Masséna-Bruneseau dans le cadre d’ateliers participatifs. Le 12 juin prochain est organisé un samedi de la concertation sur les activités à PRG. Les associations membres de la concertation (Tam-Tam, ADA 13, associations locales), font bénéficier leurs adhérents d’un accès direct à l’information et à leur analyse des projets en discussion. Elles essaient aussi de sensibiliser l’ensemble des habitants par leurs journaux, tracts, réunions ouvertes à tous, mobilisations et actions. Les conseils de quartier, surtout les trois de PRG, informent le public local sur les projets et sur la concertation mais il semble qu’ils aient du mal à faire s’exprimer les habitants et à connaître leur opinion. La concertation reste trop mal connue.

Le dispositif de concertation pour Paris-Rive gauche

La durée :

De 1997 à la fin de l’opération d’aménagement (encore 10 à 15 ans).

Les acteurs :

– Les mairies de Paris et d’arrondissement, l’aménageur (SEMAPA)

– Les grands partenaires institutionnels : SNCF terrains, Port autonome de Paris (berges et ports), APHP (Salpêtrière), BnF, Université Paris-Diderot

– Les associations (18), anciennes mobilisées depuis le départ, ou plus récentes (les nouveaux habitants) ; les conseils de quartier (3) du secteur PRG.

– Un garant, choisi sur proposition de la ville et agréé par les associations.

– Des personnalités qualifiées (2), chargées d’apporter des éléments qualitatifs à la réflexion.

Les instances :

– Un comité permanent de concertation (CPC) : orientation et bilan de l’opération ;

– Des groupes de travail géographiques et thématiques : information sur les projets de l’aménageur et discussion avec les participants ;

– Un Bureau de la concertation et un chargé de mission qui assure l’information et la coordination entre la SEMAPA et les associations.

Les moyens de fonctionnement :

Le CPC dispose d’un budget de fonctionnement permettant de financer, notamment, des études alternatives aux projets présentés (p. ex. conservation du buffet de la gare d’Austerlitz) et d’un site (parisrivegauche.com) qui informe et publie les comptes rendus des groupes de travail. Les associations disposent d’un local, ainsi que d’un chargé de mission qui assure leur secrétariat, leur documentation et la coordination avec la SEMAPA. Elles ont une voix délibérative dans les jurys de concours d’architecture et marchés d’études de définition


[1] http://www.debatpublic.fr/docs/pdf/Charte_concertation_MATE. pdf

Posted in Actualité, Gazette 76 | Leave a Comment »

Gazette 76 Le projet Austerlitz

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Adieu le buffet de la Gare

Adhérente d’ADA13, j’ai suivi le projet de rénovation de la gare d’Austerlitz ou plutôt de reconstruction, puisqu’à part la grande Halle qui subsistera, tout le reste sera réorganisé, voire détruit.

Par souci de transparence, depuis la désignation en juin 2007 du lauréat (le groupement Arep/Nouvel/Desvigne), les associations ont été informées du projet initial, et de ses ajustements, par documents ou réunions.

Ainsi « l’exceptionnel jardin en creux » devint irréalisable et la grande composition paysagère réunissant le square Marie Curie et le jardin de la cour Saint-Louis a été abandonnée, faute d’entente avec l’Assistance Publique.

Les associations, réunies au sein du Comité Permanent de la Concertation (CPC), ont, grâce à l’espace de discussion de la rue de Bellièvre animé par Yann Renaud, décidé de réclamer la conservation du buffet. Dans le souci d’apporter une certaine neutralité au débat, elles ont demandé une étude alternative à un expert extérieur, le cabinet Bres et Mariolle, qui a mis en évidence l’intérêt de ce bâtiment pour relier la gare à la Seine, faciliter l’accueil des piétons et préserver une unité architecturale.

La précipitation des échéances, les délais trop courts ont rendu impossible d’étendre la consultation au-delà des militants associatifs. Et, finalement, les associations n’ont pas réussi à construire un contre-pouvoir capable d’infléchir la décision initiale de détruire le Buffet.

J’ai assisté à plusieurs réunions où, face à quelques représentants d’associations, les institutionnels faisaient bloc. Les intervenants sont nombreux sur ce lieu – SEMAPA, SNCF, RATP, Port Autonome de Paris, Assistance Publique, auxquels s’ajoutent la Direction de l’Urbanisme, la Ville de Paris, la mairie du 13e et enfin le groupe Arep.

Les associations sont écoutées ; sont-elles entendues ? L’information est donnée, mais la communication nécessaire pour faire comprendre les projets au plus grand nombre mérite d’être améliorée. Les personnes engagées finiront par se décourager de ne faire partie que d’une simple chambre d’enregistrement.

Le projet se poursuit, sans le Buffet. Quelques infléchissements, comme par exemple l’augmentation de l’offre de logements, vont dans le sens des remarques faites par les associations dont la vigilance ne cessera pas jusqu’à la fin de sa réalisation.

On me dit, « le Buffet était désuet », il faut être « moderne », « ce projet est tourné vers l’avenir ». Peut-être, mais supprimer le Buffet pour laisser un grand vide, avec un grand escalier afin d’atteindre l’avenue Pierre-Mendés-France ne parvient pas à m’enthousiasmer. Je reste nostalgique autant du bâtiment que de sa fonction et je ne peux pas m’empêcher d’imaginer les marches du futur grand escalier utilisées pour dévorer son sandwich… SNCF, bien sûr.

Françoise Cellier

Posted in Actualité, Gazette 76 | Leave a Comment »

Gazette 76 Conseils de quartier

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Les conseils de quartier, ça permet d’être dans le « local », d’intervenir au plus près de chez soi. Chaque habitant du 13e peut participer à l’un des 8 conseils, être informé, s’exprimer. Dans chaque conseil un bureau d’animation assure le suivi, des commissions se spécialisent par thèmes : urbanisme, activités, culture, communication… Le site paris.fr donne l’information (carte des conseils, calendriers, comptes rendus des réunions publiques, réalisations…).

Les objectifs du conseil de quartier Patay-Masséna (n° 7) : développer et aider

André Mésas présente le conseil qu’il coordonne comme un trait d’union entre le vieux 13e (excentré et un peu oublié) et le nouveau (ZAC Paris-Rive gauche). Deux de ses commissions reflètent cette spécificité :

La commission « vivre ensemble notre quartier » procède du souci de renforcer le lien social, de mieux connaître les habitants dont beaucoup vivent difficilement (Armée du Salut, immigrés…), en coopérant avec les associations locales (culturelles, sportives…).

La commission « développement économique et emploi », créée en 2003, a pour objectif de rechercher dans la nouvelle ZAC les activités à créer, les débouchés sur le marché du travail local ; et de favoriser les actions de formation et d’insertion professionnelle en direction des nombreux demandeurs d’emploi de la zone voisine (Oudiné, Bédier-Boutroux, Regnault), particulièrement pénalisée par le chômage qui est de15 % dans ce secteur.

André Mésas doit reconnaître que les résultats en matière d’emploi restent modestes, dans un contexte de difficultés économiques et de resserrement du marché du travail. Mais cette démarche a provoqué l’implication des instances en responsabilité (ex-ANPE, mairie, SEMAPA), une prise de conscience accrue des habitants et une plus grande solidarité. L’écoute des problèmes de l’autre, l’esprit d’entraide se sont développés chez des particuliers, dans des associations, à la recherche de solutions adaptées.

Plus récemment le conseil a donné l’alerte sur le manque de commerces de proximité (ils se ferment à Bédier-Boutroux, ils ne se créent pas à PRG). Les populations ont témoigné, la municipalité et la SEMAPA se sont mobilisées sur ce dossier.

Deux membres du CQ7 font partie de la concertation sur l’aménagement de PRG et suivent plus particulièrement les projets qui les concernent directement : prolongement du tramway (participation à la décoration artistique le long du futur tracé) ; projet Masséna-Bruneseau (mixité sociale, activités de taille réduite, commerces de proximité, transports alternatifs) ; type d’emplois à implanter (promotion d’activités de production plutôt que de bureaux). Le conseil est particulièrement bien placé par sa réflexion sur les activités pour participer à l’organisation du « samedi de la concertation » organisé sur ce thème le 12 juin prochain.

Collectivement le conseil agit mais il reste difficile de faire participer des habitants qui n’ont pas encore compris qu’ici ils pouvaient s’exprimer, débattre, faire des suggestions et n’ont pas saisi l’opportunité de cet instrument de démocratie qui s’offre à eux. Dommage !

Posted in Actualité, Gazette 76 | Leave a Comment »

Gazette 69 Grand Ecran pas mort?

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Le projet de démolition du Grand Ecran Italie, fermé en Janvier 2006, se trouve toujours bloqué en Juin 2008 par les recours engagés par l’association Sauvons le Grand Ecran qui vient de tenir son assemblée générale. Les futurs clients de HBM et Habitat attendent encore les joies du shopping plaisir qui leur ont été promises en lieu et place des découvertes culturelles que cet équipement d’exception aurait pu leur offrir.

Au cœur du combat pour défendre la vocation culturelle de ce lieu doté d’un écran panoramique de 240 m2 et de trois salles entièrement accessibles aux handicapés : Marie-Brigitte Andrei, dynamique et tenace présidente de l’association, dont la détermination semble avoir été plus renforcée qu’affaiblie par le silence des medias.

Historique d’une bataille dont une phase s’achève puisque le Tribunal Administratif vient de fixer l’ordonnance de clôture d’instruction du dossier de recours, au 16/07/2008 :

-Mars 2005 : annonce de la décision de la société EuroPalaces (Pathé-Gaumont) de fermer la salle au 1er Juillet 2005.

-Avril 2005 :création d’un collectif de riverains qui lance une pétition et un premier site internet, fait des démarches auprès des pouvoirs publics, puis auprès des membres de la Commission Départementale d’Equipement Commercial, demande la protection de la salle dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme, fait une campagne d’information…

-30 Décembre 2005 : constitution de l’association.

-2 Janvier 2006 : fermeture de la salle.

-Juin 2006 : la CDEC, dont la décision a été repoussée à deux reprises grâce aux démarches de l’association, donne l’autorisation aux enseignes HBM et Habitat de s’implanter.

-Septembre 2006 : recours de l’association.

-Mars 2007 :les permis de construire et de démolir sont accordés par les services de la Ville de Paris.

-Juillet 2007 : la société Hammerson informe l’association de son intention de commencer les travaux.

-Septembre 2007 : apposition d’un panneau annonçant la transformation du cinéma en commerce.

-11 Juin 2008 : annonce lors de l’assemblée générale de l’association Sauvons le Grand Ecran de la relance du projet élaboré pour la renaissance de la salle « Un Grand Projet pour le Grand Ecran » dans l’attente de la décision du Tribunal Administratif.

Pétition en faveur du projet en ligne sur le site Sauvonslegrandecran.org

Contact : 06 65 40 32 94

Posted in Actualité, Gazette 69 | Tagué: , | Leave a Comment »

Victor Hugo « Napoléon le petit »

Posted by lagazou sur 26 octobre 2007

Victor Hugo : « NAPOLÉON LE PETIT » (extraits). Réédité chez Actes Sud (2007) par Jean-Marc Hovasse.

Louis Bonaparte est un homme de moyenne taille, […] c’est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain. Certes, ce cerveau est trouble, ce cerveau a des lacunes, mais on peut y déchiffrer par endroits plusieurs pensées de suite et suffisamment enchaînées. C’est un livre où il y a des pages arrachées. A tout moment quelque chose manque. Louis Bonaparte a une idée fixe, mais une idée fixe n’est pas l’idiotisme. Il sait ce qu’il veut, et il y va. A travers la justice, à travers la loi, à travers la raison, à travers l’honnêteté, à travers l’humanité, soit, mais il y va. Ce n’est pas un idiot. C’est tout simplement un homme d’un autre temps que le nôtre. Il semble absurde et fou parce qu’il est dépareillé.

Seulement il oublie ou il ignore qu’au temps où nous sommes, ses actions auront à traverser ces grands effluves de moralité humaine dégagés par nos trois siècles lettrés et par la révolution française, et que, dans ce milieu, ses actions prendront leur vraie figure et apparaîtront ce qu’elles sont, hideuses.

M. Louis Bonaparte se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu’il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l’ambition.

Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde ; il affirme, méfiez vous ; il fait un serment, tremblez. Machiavel a fait des petits.

Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l’on se rassure et où l’on rit de l’énormité en question, l’exécuter.

On est de son cercle intime ; il laisse entrevoir un projet qui semble, non immoral, on n’y regarde pas de si près, mais insensé et dangereux, et dangereux pour lui-même ; on élève des objections ; il écoute, ne répond pas, cède quelquefois pour deux ou trois jours, puis reprend son dessein, et fait sa volonté.

Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l’inattendu, grande force ; et, ne rencontrant en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience, il pousse son dessein, n’importe à travers quoi, nous l’avons dit, n’importe sur quoi, et touche son but.

Il recule quelquefois, non devant l’effet moral de ses actes, mais devant l’effet matériel.

Dans ses entreprises il a besoin d’aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu’il appelle lui-même « des hommes ». Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve. De certains côtés de la nature humaine produisent toute une espèce de personnages dont il est le centre naturel et qui se groupent nécessairement autour de lui selon cette mystérieuse loi de gravitation qui ne régit pas moins l’être moral que l’atome cosmique.

Aujourd’hui il en est environné, ces hommes lui font cour et cortège ; ils mêlent leur rayonnement au sien. A de certaines époques de l’histoire, il y a des pléiades de grands hommes ; à d’autres époques, il y a des pléiades de chenapans.

M. Louis Bonaparte a réussi. Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que de la honte.

En attendant, depuis sept mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, pris des millions, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue ; il s’est épanoui dans sa laideur à une loge d’Opéra…

Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas….

Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît […] dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clefs bien faites. Tout est là. … Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon.

Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier, […] on ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent. La ruse : nous avons caractérisé déjà ce grand côté de Louis Bonaparte, mais il est utile d’y insister.

Le 27 novembre 1848, il disait à ses concitoyens dans son manifeste : « Je me sens obligé de vous faire connaître mes sentiments et mes principes. Il ne faut pas qu’il y ait d’équivoque entre vous et moi. Je ne suis pas un ambitieux… Élevé dans les pays libres, à l’école du malheur, je resterai toujours fidèle aux devoirs que m’imposeront vos suffrages et les volontés de l’Assemblée. Je mettrai mon honneur à laisser, au bout de quatre ans, à mon successeur, le pouvoir affermi, la liberté intacte, un progrès réel accompli. »

Depuis trente-six ans il y avait en France toutes sortes de choses pernicieuses : cette « sonorité », la tribune ; ce vacarme, la presse ; cette insolence, la pensée ; cet abus criant, la liberté ; il est venu, lui, et à la place de la tribune il a mis le sénat ; à la place de la presse, la censure ; à la place de la pensée, l’ineptie ; à la place de la liberté, le sabre ; et de par le sabre, la censure, l’ineptie et le sénat, la France est sauvée ! Sauvée, bravo ! et de qui, je le répète ? d’elle-même ; car, qu’était-ce que la France, s’il vous plaît ? c’était une peuplade de pillards, de voleurs, de jacques, d’assassins et de démagogues.

Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c’est M. Bonaparte Louis qui lui a mis les poucettes. Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l’eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur Bonaparte, gendarme à la résidence de l’Élysée, en répond à l’Europe ; il en fait son affaire ; cette misérable France a la camisole de force, et si elle bouge :… – Ah ! qu’est-ce que c’est que ce spectacle-là ? qu’est-ce que c’est que ce rêve-là ? qu’est-ce que c’est que ce cauchemar-là ? d’un côté une nation, la première des nations, et de l’autre un homme, le dernier des hommes, et voilà ce que cet homme fait à cette nation ! Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l’insulte, il la bafoue ! Quoi ! il dit : il n’y a que moi ! Quoi ! dans ce pays de France où l’on ne pourrait pas souffleter un homme, on peut souffleter le peuple ! Ah ! quelle abominable honte !

Chaque fois que M. Bonaparte crache, il faut que tous les visages s’essuient ! Et cela pourrait durer ! et vous me dites que cela durera ! non ! non ! non ! par tout le sang que nous avons tous dans les veines, non ! cela ne durera pas ! Ah ! si cela durait, c’est qu’en effet il n’y aurait pas de Dieu dans le ciel, ou qu’il n’y aurait plus de France sur la terre ! […]

il restera mesquin, […] il ne sera jamais que le tyran pygmée d’un grand peuple. […] un batteur de grosse caisse des Champs-Elysées…

L’acabit de l’individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l’infamie. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. […] Il sera hideux, et il restera ridicule. Voilà tout. L’histoire rit et foudroie. […] L’historien ne pourra que le mener à la postérité par l’oreille.

L’homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l’oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s’imaginer rien de plus chétif et de plus piteux ?

L’histoire a ses tigres. […] Elle ne mêle pas avec eux les chacals.

Je ne sais quelle gangrène de prospérité matérielle menace de faire tomber l’honnêteté publique en pourriture.

Ma foi ! vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule de moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, et si l’on peut avoir une concession de chemins en France ou de terrains en Afrique, on demande une place.

C’est à qui fera ce trafic de soi-même le plus cyniquement, et parmi ces êtres il y a des jeunes gens qui ont l’oeil pur et limpide et toute l’apparence de l’âge généreux, et il y a des vieillards qui n’ont qu’une peur, c’est que la place sollicitée ne leur arrive pas à temps et qu’ils ne parviennent pas à se déshonorer avant de mourir. L’un se donnerait pour une préfecture, l’autre pour une recette, l’autre pour un consulat, l’autre veut un bureau de tabac, l’autre veut une ambassade. Tous veulent de l’argent, ceux-ci moins, ceux-ci plus, car c’est au traitement qu’on songe, non à la fonction. Chacun tend la main. Tous s’offrent. Un de ces jours on établira un essayeur de consciences à la monnaie.

Les mots indépendance, affranchissement, progrès, orgueil populaire, fierté nationale, grandeur française, on ne peut plus les prononcer en France. Chut ! ces mots-là font trop de bruit ; marchons sur la pointe du pied et parlons bas. Nous sommes dans la chambre d’un malade.

Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

– Qu’est-ce que c’est que cet homme ?

– C’est le chef, c’est le maître. Tout le monde lui obéit.

– Ah ! tout le monde le respecte alors ?

– Non, tout le monde le méprise.

– O situation ! Cet homme de ruse, cet homme de force, cet homme de mensonge, cet homme de succès, cet homme de malheur !

Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d’incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d’horreur et de colère devant lui, à l’entendre parler avec aplomb de sa « légitimité »et de sa « mission », on serait presque tenté de croire qu’il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu’il ne s’aperçoit plus de ce qu’il est ni de ce qu’il fait.

Il croit à l’adhésion des prolétaires, il croit à la bonne volonté des rois, il croit à la fête des aigles, il croit aux harangues du conseil d’état, il croit aux bénédictions des évêques, il croit au serment qu’il s’est fait jurer…

Posted in Actualité | Tagué: , | Leave a Comment »

Semaine de la Solidarité 2009

Posted by lagazou sur 2 octobre 2007

vendredi 13 novembre de 19h à 22h

*Centre d’Animation de la Poterne des Peupliers*,

Cabaret « théâtre Palestine »

– vidéos et diaporamas : /Tournée  des jeunes du Freedom Theatre, en France en Avril 09.

– la colonisation (Cie Yorick), /Troupe de jeunes sur des textes de M. DARWICH

– débat sur la résistance par la Culture

– récital musical arabo-andalou expo photos, Thé, gâteaux. Participation libre

samedi 14 novembre de 11h à 18h

Village Associatif et marché Solidaire

sur le Boulevard Blanqui

Rencontre avec les associations de Solidarité Internationale implantées dans le 13eme
et produits du commerce équitable
Découvrir … s’informer …échanger…Soutenir … boire … manger … écouter…
——————————
mardi 17 de 19h30 à 23h à Paris Atelier (11 place nationale)
Ciné-débat
Voyage chez les indiens du Chiapas
Soirée zapatiste :Autogestion et agro-écologie
Participation libre
Organisée par Consom’solidaire et les amis de Tolbiac
——————————
mercredi 18 de 19h à 22h à la Mairie du 13eme
projection du documentaire: « La guerre des cotons »
de Jean-Michel Rodrigo
C’est l’histoire de la mondialisation appliquée au coton, symbole des inégalités
qui déchirent le commerce international.,
Débat avec le réalisateur
et Gus Massiah, président du CRID, membre du conseil scientifique d’ATTAC
participation libre
soirée organisée par CCFD-Terre solidaire et ATTAC 13
————————————-
jeudi 19 de 19h30 à 22h30 au Ballon Rouge café culturel
( 11 rue Abel Gance)
Tourisme solidaire à Madagascar
5€ – réservation conseillée
organisé par le Réseau Archimède
————————————
vendredi 20 de 18h30 à 20h30
au Centre d’Animation de la Poterne des Peupliers

conférence puis vernissage de l’exposition Les racines de l’espérance

Conférence qui tentera de définir plus précisément la fonction et l’objet d’un jardin d’insertion. 3 intervenants (fnars, asm13)
sur réservation
Organisée par le Centre d’animation de la Poterne
—————————————-
vendredi 20 de 20h15h à 23h à la librairie JONAS (16 rue de la Maison Blanche)

rencontre autour d’un ouvrage

Immigration, fantasmes et réalité

Avec: Emmanuel Terray – Anthropologue
Participation libre
Organisée par les violons de la Baleine Blanche
————————————
samedi 21 de 17h à 21h
au Centre d’Animation de la Poterne des Peupliers
exposition :projets de solidarité menés par des migrants dans leur pays d’origine
19h30 : ‘‘Toungaranke’’Migrants – du Mali à Paris
Le titre de cette pièce signifie « migrant »en soninké, il renvoie à la situation des acteurs du specta-cle. Cette pièce de théâtre est jouée par des habitants maliens du foyer Terres au curé (AFTAM)du 13ème et du foyer « les ardoines » (adef) à Vitry .
Entre textes et danses cette pièce aborde la vie des migrants dans les foyers, leurs parcours et leurs projets.
sur réservation – participation libre
soirée organisée par Voyage & Sens -AARAO Les Messagers – AFAF 13 et des résidents des foyers du 13e

Posted in Actualité | Tagué: | Leave a Comment »