La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Archive for the ‘Associations’ Category

Lectures d’été : de belles aventures à découvrir

Posted by lagazou sur 12 juillet 2015

Jean-Pierre Clerc, Jean Walter & Zellidja, ou le devenir-homme, éd. Kéraban, 2010, et Z, dix mille voyages initiatiques, éditions Barakah, 2011.

L’auteur, habitant du 13e, ancien Zellidja et ancien journaliste du Monde, commence par nous conter la vie de Jean Walter. On connaît en tant qu’architecte le parcours de celui qui a débuté avec les maisons jardins, comme celles de la pittoresque « Petite Alsace » nichée dans la pente de la rue Daviel. Il s’est aussi illustré dans l’architecture hospitalière qu’il a contribué à renouveler. Son nom, associé à celui de Paul Guillaume, évoque par ailleurs la belle collection de tableaux impressionnistes rassemblés au musée de l’Orangerie. On sait moins que, jeune homme aventureux, il a sillonné à bicyclette les routes d’Europe ; convaincu du rôle pédagogique d’expéditions, menées dans la prime jeunesse avec un objectif de découverte qui va bien au-delà d’un simple voyage touristique, il a voulu en faire bénéficier des jeunes de 16 à 20 ans, en leur accordant une bourse, volontairement modeste. Il fallait partir seul, se débrouiller et, au retour, rendre un compte-rendu écrit. Les boursiers apprenaient à écouter, à voir, à être responsables et à prendre confiance en eux.

Jean Walter a pu financer ces bourses, grâce aux gains considérables réalisés dans l’exploitation d’une mine de plomb située au Maroc au lieu-dit Zellidja. C’est donc ce nom qui a été donné à la Fondation qu’il a créée en 1951. C’est ce même nom qu’a pris l’association constituée par des anciens « Z » pour se retrouver, s’entraider et faire connaître le dispositif aux générations postérieures. Grâce à leur conviction et à la satisfaction d’avoir pu vivre une telle expérience, Zellidja a pu survivre, malgré de nombreuses péripéties et, après 1968, une interruption de quelques années.

Au 60 de la rue Regnault, dans le 13e, est installée l’association Zellidja : vous pouvez vous y procurer ces deux livres qui relatent la genèse et l’évolution de la Fondation et de l’association Zellidja. Le dispositif d’origine s’est adapté en cours de route : le terrain d’aventure, d’abord métropolitain, s’est rapidement élargi au vaste monde ; les rapports de voyage font désormais appel aux multimédias ; le recrutement s’est démocratisé ; et, surtout, les jeunes filles y ont été « admises » et sont devenues largement majoritaires.

Ces livres nous font découvrir la richesse des expériences privilégiées dont ont bénéficié plus de 10 000 boursiers, et montre leur esprit de solidarité, l‘esprit « Z ».

www.zellidja.com

Zellidjalogo

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Communiqué de presse du conseil d’administration de l’association gestionnaire de la dalle des Olympiades, ASL Olympiades, Paris XIIIème

Posted by lagazou sur 25 juin 2015

Olympiades Communiqué de presse

Les membres du conseil d’administration de l’ASL Olympiades, association gestionnaire du site, plaident en faveur d’une vision de l’avenir du quartier, partagée avec la Ville. C’est le sens du message qu’ils ont dernièrement adressé à la Maire de Paris, à son adjoint à l’urbanisme, au maire d’arrondissement et à tous les élus du XIIIème. Lors du conseil d’arrondissement du 15 Juin, les élus du XIIIème ont repris à leur compte l’une des propositions formulées, à savoir la réalisation d’un audit financier, visant à évaluer le montant des dépenses occasionnées par l’ouverture au public de la dalle. Le vœu d’engager cet audit a été voté à l’unanimité, majorité et opposition confondues. Au-delà de ce soutien décisif et du consensus politique, le danger d’un vœu pieux ne saurait cependant être écarté, la mairie centrale étant, seule, décisionnaire. Reste donc à transformer l’essai lors du conseil de Paris des 29 et 30 Juin, où doit être voté le montant de la subvention allouée pour 2015. La réalisation de cet audit confié à un tiers s’impose, puisque l’ASL Olympiades conteste l’estimation des dépenses publiques de fonctionnement faite par les services de la Ville et l’occultation des dépenses d’investissement. A défaut de se voir étroitement associée à la conduite de l’audit et au choix de l’expert désigné, gage d’indépendance, elle pourrait se trouver contrainte de mener une contre-expertise sous la pression des habitants. Qu’ils soient propriétaires ou locataires du parc privé et du parc de logement social, tous paient en effet deux fois l’impôt, en s’acquittant d’une part, des charges d’entretien de la dalle et d’autre part, des taxes et impôts locaux.

Pour que « la municipalisation de fait », promue par le maire du XIIIème, devienne une réalité, il faudrait que la Ville subventionne l’intégralité des dépenses occasionnées par l’ouverture au public de la dalle. Or la subvention allouée, d’un montant de 472 000 euros en 2014, n’en couvre que le tiers ! En 2007, elle a même été amputée de 220 000 euros, la Ville ne participant plus aux dépenses de sécurité du site en raison de la création da’un dispositif de « correspondants de nuits ». Est-il concevable que la puissance publique, en l’occurrence l’Etat secondé par la Ville, se défausse de ses prérogatives en matière de sécurité sur les habitants? Confiée à une société privée, la surveillance du site absorbe à elle seule la quasi-totalité du montant de la subvention municipale ! Aux charges s’ajoute le coût des travaux de maintenance, liés au vieillissement de l’infrastructure de la dalle, après plus de quarante ans d’existence. Ainsi, la réfection des quatorze kilomètres de canalisation en sous-sol se voit elle aussi laissée à la charge des propriétaires de la dalle, malgré le caractère en grande partie public des travaux. La requalification de tout l’espace public de la dalle serait également à envisager, à l’instar des travaux d’envergure menés au Front de Seine. Seule la Ville de Paris, aux côtés de l’Etat et de la Région, peut porter pareille ambition urbaine. L’excellente desserte des Olympiades par les transports en commun, l’environnement très porteur du quartier et le potentiel constructif du site ne devraient-ils pas l’inciter à miser sur ce quartier d’avenir à l’échelle du Grand Paris?

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Fête de la musique 21 juin 2015

Posted by lagazou sur 19 juin 2015

La crypte Ararat, 11 rue Martin Bernard a le plaisir d’accueillir à 16 h Carole Marais et Bernard Polisset qui présentent leurs élèves amateurs et professionnels dans des Airs et Duos de Haendel, Mozart, Gounod, Delibes, Bellini, Tchaïkovski, Schumann, De Falla…

  • Les Noces de Figaro
  • La flûte enchantée
  • Roméo et Juliette
  • Tosca
  • Lacmé
  • Manon
  • Eugène Onegin

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Des enfants découvrent la gestion des déchets dans 3 quartiers du 13ème

Posted by lagazou sur 11 février 2015

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Des enfants découvrent la gestion des déchets dans 3 quartiers du 13ème

Le Groupe de Diffusion d’Informations sur l’Environnement est une association de loi 1901 qui propose cette année aux enfants de plusieurs résidences de 3 quartiers du 13ème arrondissement de découvrir le monde des déchets, et en particulier du tri sélectif et de la récup’. Le projet s’intitule « Le tri et la récup’ ça se passe dans mon quartier », il concerne au total 5 quartiers situés à Paris et Malakoff, et il s’inscrit dans le cadre de l’Eco-Parlement des jeunes ©, dispositif national coordonné par le Réseau Ecole et Nature et Eco-Emballages.

Une visite de « Ma Ressourcerie » sera proposée aux participants des quartiers Kellermann et Masséna le mardi 24 février 2015 à partir de 14h. Les enfants découvriront alors cet acteur majeur de la gestion des déchets dans le 13ème arrondissement qui vient d’emménager dans de nouveaux locaux (126 avenue d’Italie) et ses multiples rôles : collecter les objets que les parisiens abandonnent (vêtements, chaussures, livres, DVD, vaisselle, petit électroménager, jouets, bibelots, petits meubles, cuir, tissu…), revendre les objets en bon état à prix minimal, transformer les autres pour leur donner une nouvelle vie, utile, belle et souvent ludique, et sensibiliser la population au développement durable.

Plusieurs ateliers suivront avec des débats, la réalisation d’une enquête de voisinage et la fabrication d’objets à partir de déchets. Une restitution du projet aura lieu dans chaque quartier concerné en juin et juillet 2015 lors d’évènements locaux de type Fête de quartier. Les enfants y proposeront notamment la lecture publique d’une lettre à un élu local présentant le résultat de leur réflexion concernant l’amélioration de la gestion des déchets dans leur quartier.

Ils soutiennent le projet : Eco-Emballages, Réseau Ecole et Nature, Ville de Paris, Paris Habitat OPH, Ma Ressourcerie, Centre social 13pourTous, Courant d’Art Frais, Compost et Compagnie.

Contact: Hervé Bressaud (courriel: gdie.contact@gmail.com, tel: 06 30 58 50 73)

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GAZETTE-89 Z comme Zellidja

Posted by lagazou sur 29 octobre 2013

Des bourses de voyage pour les jeunes de 16 à 20 ans

10 000 jeunes gens – garçons puis filles – de 1939 à aujourd’hui, ont voyagé sous égide « Z » – dont, parmi eux/elles, près de 1 500 ont été déclaré(e)s « lauréat(e)s ».

Qui sont ils ?

Nous sommes allés rencontrer un Z , comme ils se nomment et visiter l’exposition qui leur est consacré dans le hall des donateurs de la BnF. Z non pas comme Zorro mais comme Zellidja, qui signifie mosaïque, du nom du village marocain où se trouvaient les mines de plomb et de zinc que Jean Walter , architecte géologue avait découvert  (en 1935)  et qui lui apporteront  fortune et notoriété. Jeune homme, en été 1898, il avait fait le tour de l’Italie en bicyclette. C’est lors de ce voyage qu’est née sa vocation d’architecte et que s’est construite, selon lui, sa personnalité et son esprit d’entreprise. Convaincu de l’importance de ce type d’expérience il souhaite la mettre à la portée de nombreux jeunes et fonde donc en 1938 les bourses Zellidja financées par les revenus tirés de l’exploitation minière. Ces bourses visent à «  Donner aux jeunes le moyen de compléter leurs études par des connaissances qu’ils n’ont pas acquises dans les établissements scolaires et n’acquerront pas davantage dans les grandes écoles ou en faculté » 

En quoi consistent elles ?

Il s’agit d’attribuer à des jeunes, au début seulement des garçons,  une somme d’argent limité afin  de partir en solitaire au moins un mois (durant les vacances d’été en général)  avec un sujet d’étude laissé au libre choix du candidat.  Au retour les participants s’engagent à fournir un rapport en trois parties : un journal de route , narration quotidienne des épisodes du voyage, un rapport d’étude sur le thème choisi et un carnet de comptes attestant de l’emploi de l’argent de la bourse.

Le fondateur Jean Walter administre son œuvre d’abord directement  puis au travers de la Fondation nationale des Bourses Zellidja créée en 1947 dont la direction est confiée à l’Académie française  avec  le concours du Ministère de l’Education nationale. Au sommet de sa notoriété dans les années 50-60, la Fondation traitait annuellement 2000 dossiers de candidatures, décernait 200 bourses de premier voyage et 50 bourses de deuxièmes voyages attribuées aux meilleurs dossiers du premier voyage. A l’issue de cette seconde expérience les meilleurs dossiers étaient déclarés lauréats et les meilleurs distingués. L’ensemble des prix était remis aux boursiers lors d’une manifestation conjointe au  concours général. Parallèlement à la vie de la Fondation était créée l’Association des lauréats Zellidja par Jean Crozel (Z 49) qui regroupait l’ensemble des jeunes déclarés lauréats.

Dans les années 70 la Fondation a quelques soucis, secouée par les évènements de 1968, elle est jugée élitiste et décalée. L’Académie française décide donc de la dissoudre et d’arrêter le programme en 1974. Mais les anciens lauréats ne se résignent pas à voir cette histoire se terminer ainsi. Un petit groupe décide donc  en 1978 en mettant la main à leurs poches de lancer une nouvelle génération de Zellidja. Fidèle à l’esprit du fondateur elle propose des bourses aux jeunes gens et aux jeunes filles de 16 à 20 ans. En 2004, des lauréats reconstituent une Fondation Zellidja sous l’égide la Fondation de France permettant ainsi de pérenniser leur action.

PhotosZelidjaCarnets de voyage

Lors de la dissolution de la Fondation en 1974, rien n’avait été prévu pour les carnets de voyage collectés depuis sa création, ils risquaient le pilon. Alerté par cette situation un ancien Z, se propose de les récupérer et des les entreposer dans son garage en attendant de trouver mieux. Lorsqu’un membre de l’association  en parle à une bibliothécaire de la BnF,  elle s’enthousiasme et propose de recueillir ce fonds  et l’on comprend pourquoi lorsque l’on visite l’exposition qui présente dans la Galerie des donateurs  une centaine de rapports parmi les plud de trois mille donnés au département de Cartes et plans.(jusqu’au 7 juillet). Ces journaux et récits de voyage révèlent le regard des jeunes sur un monde souvent disparu ; ce sont de superbes témoignages de la vie culturelle, économique et sociale de nombreux pays y compris la France. Voyageant seul, avec peu de moyens, le jeune peut plus facilement s’insérer dans la vie locale et appréhender ainsi le quotidien des habitants.

Les premières destinations sont de voyages en France. On part souvent à vélo  la tente sur le dos. On y étudie l’architecture, la vie agricole, les coutumes régionales, les grands ouvrages d’ingénierie ou la vie dans les mines. L’Europe est aussi une source d’inspiration, les grandes capitales, Paris, Berlin juste avant la construction du mur, Londres, les villes d’art. Les destinations lointaines attirent  aussi : l’Afrique plus accessible où l’on y étudie le développement économique mais aussi les traditions, les vies et coutumes… Dans les années 60, l’Amérique est une destination phare. Le voyage commence par une traversée en bateau souvent en cargo et l’on y étudie le modèle économique mais aussi la musique, la mode, .. Certains candidats sont devenus célèbres : Dominique Lapierre parti étudier la civilisation aztèque, Daniel Buren, la peinture moderne au Mexique, Philippe Labro, le cinéma aux Etats Unis, Jean-Pierre Elkabbach, l’amiante au Canada… Certains récits sont édités chez l’Harmattan.

Aujourd’hui de nouveaux pays apparaissent ; l’Inde, la Chine, le Guatemala, Cuba, … ainsi que de nouveaux thèmes plus liées à la culture, à l’étude d’une autre vision du monde  comme les pratiques ancestrales des chamans, le tissage et sa signification, la musique populaire cubaine … L’objet « carnet de voyage » évolue aussi avec les nouveaux modes de collecte et de transmission d’informations (enregistrement audiovisuels, création numérique) mais l’utilisation du dessin, du croquis est encore très présente.

Des bourses pour toutes et tous

Depuis l’ouverture de la Bourse aux jeunes filles, elles sont largement majoritaires (plus de 80%), les garçons à cet âge sont souvent plus grégaires. L’assise sociale des boursiers s’est élargie avec l’opération Zellidja pour tous qui offre aux boursiers la possibilité d’un accompagnement pour rédiger le projet, le présenter et rédiger le rapport de retour.  Une priorité est donnée aux boursiers de l’Education nationale. Le 26 juin lors d’un colloque organisé à la BnF « Zellidja : la découverte de soi au bout du voyage » aura lieu la cérémonie de remise des prix à 150 candidats, des jeunes de 16 à 20 ans qui vont voyager cet été grâce à elles.

L’esprit Z

On pourrait le présenter comme l’ensemble des valeurs qui permettent à un voyage d’apporter ces bénéfices et qui unit tous ceux qui ont voyagé avec cette bourse. A l’issue d’un voyage Zellidja, chacun comprend qu’il ne peut plus désormais rester spectateur du monde, mais qu’il doit s’engager pour en devenir acteur. Le boursier, à l’issue du voyage, a appris à se connaître, à prendre confiance en lui et en le monde, et il sait que désormais, avec de la méthode, de l’enthousiasme et de la détermination, ses rêves sont à sa portée.

Partir seul  permet de rencontrer les autres, c’est donc se confronter à la solitude et se mettre à l’entière disponibilité de nouvelles rencontres. Cela permet de  bien s’immerger dans un pays, de se confronter à soi, de se donner un défi : partir seul, c’est se dire : « je peux le faire ! », c’est se mettre au défi de gérer tout seul toutes sortes de situations et en tirer une grande satisfaction et une grande fierté après coup. Partir avec un objectif donne un fil conducteur, l’on n’est plus un touriste consommateur de monuments. La rédaction d’un projet permet de mettre à plat cet objectif , de le rendre cohérent avec les moyens mis à sa disposition ; Rédiger un journal de route, un rapport d’étude et un carnet de compte, aide à prendre du recul par rapport à son voyage, à le partager et à rendre des comptes. C’est l’aboutissement du projet, sa valorisation.

Jean-Jacques Walter, petit-fils de Jean Walter, résume ainsi cet esprit Z si particulier : « L’esprit des bourses est l’orientation vers le caractère, et non pas l’intelligence ou l’information. Dans ce but, chaque boursier part seul. Il constate qu’il peut réussir seul une entreprise, qu’il peut vaincre seul bien des difficultés qui lui auraient paru insurmontables s’il les avait envisagées avant de partir. Il découvre aussi que lorsqu’il entreprend, beaucoup d’opportunités se présentent, auxquelles il ne s’attendait pas. »

Voilà une belle association dont le siège est dans le 13°, arrondissement où Jean Walter a laissé des traces puisque en  1914,  il a édifié un ensemble de pavillons bâtis autour d’un jardin « La Petite alsace » située au 10 de la rue Daviel,  pour la société L’habitation familiale fondée par l’abbé Viollet

Comment ça marche ?

Montant des bourses accordées :

Jusqu’à 900 euros pour un premier voyage

Jusqu’à1100 euros pour un second voyage

Comment postuler ?

Avoir entre 16 et 20 ans le mois du premier voyage

Etre francophone

Partir seul(e) pour une durée minimale de 1 mois

Présenter un dossier de 8 à 10 pages exposant son projet de voyage et d’étude

S’inscrire en ligne et télécharger son projet de voyage avant le 31 janvier

Défendre son projet à l’oral devant un jury régional

Pour équilibrer le budget des compléments sont autorisés : petits boulots ici et là-bas, bourses complémentaires à condition que la bourse Zellidja couvre au moins 50% des frais. Le soutien familial ne doit être s’il existe que négligeable.

Contact :

www.zellidja.com

60 rue Régnault 75013 Tel. 01 40 21 75 32

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Gazette 82 L’APF de Paris XIII

Posted by lagazou sur 17 novembre 2011

 Pour « normaliser » et épanouir la vie des handicapés moteurs.

C’est notre arrondissement qui accueille à la fois le centre National de l’Association des Paralysés de France, 17 Bd. Auguste  Blanqui, et la délégation Départementale de Paris,13 Place de Rungis, soutenue par 6 relais regroupant  chacun plusieurs arrondissements parisiens.

La directrice de cette délégation, Mme Mauceri, a pris le temps de  recevoir longuement  La Gazette pour détailler le fonctionnement de l’institution.

Le créateur de l’association est M. A.Tranois qui, en 1933, après les ravages exercés par la guerre de 14-18, veut réclamer les moyens nécessaires à la vie des nombreux amputés. Elle est à la fois service social spécialisé et réseau d’entraide. Il faut attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour qu’elle soit reconnue d’utilité publique en 1945.

Même dans des départements à faible densité de population, il existe une délégation pour que dans toute la France les paralysés isolés ne se sentent pas abandonnés. Ces délégations se sont développées en fonction des besoins et du nombre d’adhérents. Celle de Paris est la plus importante avec 760 adhérents. Lille abrite aussi une forte délégation

Elles comprennent toutes des bénévoles et des professionnels  pour les encadrer.

 Quelle est leur action ?

Ils appuient les demandes pour améliorer l’accessibilité des logements. Beaucoup de handicapés en effet sont désemparés et ne savent ni comment s’y prendre ni où s’adresser. Un chargé de mission juridique éclaire leurs droits et prend la défense de leur handicap. Ils font aussi avancer la législation et la pratique dans l’accessibilité aux transports, aux lieux de travail. Avec lui ils peuvent saisir l’ex-Halde, qui depuis 2 mois s’appelle Défenseurs des droits.

L’APF se charge de récupérer du matériel : si un fauteuil est cassé on peut donner ou prêter un remplaçant. Ceci vaut aussi pour un touriste handicapé qui sans cette aide devrait interrompre ses vacances. La directrice souligne que les Parisiens sont très généreux, et si les fauteuils donnés sont en surnombre on les envoie dans les pays étrangers en manque.

Pour ceux qui recherchent un emploi, professionnels et bénévoles leur apprennent comment s’évaluer, en les aidant à rédiger un CV, avec accueil au service informatique , que je suis allée visiter guidée par l’assistante de Mme Mauceri. Pour le prix d’une adhésion à l’association, soit 25€ par an, tout le monde, même non-handicapé peut venir se servir du matériel informatique. Le formateur pendant 4 matinées  par semaine  adapte ses cours au handicap. Il ne prend pas plus de 4 ou 5 élèves dans la grande salle, où le reste du temps  fonctionnent des ateliers de yogas et d’arts plastiques. Quand il a affaire à des déficients sensorieels, auditifs par exemple, il use du langage des signes.

Pour aider des adultes à domicile existe un service d’Accompagnement médico-social qui emploie des ergothérapeutes et orthothérapeutes ; des animateurs,éducateurs et assistantes sociales les aident à maîtriser la législation et établir des dossiers grâce aux équipes pluri-disciplinaires. Des aides pour les actes de la vie quotidienne assurent lla toilette, les repas, bref ce qui et vital et indispensable.

Rue Zadkine, un service  d’Education et Soins Spéciaux à Domicile s’occupe des jeunes de 6 mois à 20 ans  et intervient dans tous leurs lieux de vie, domicile, école, centre de loisirs. L’enfant peut par exemple, si  c’est vraiment nécessaire, rester à domicile, on lui envoie des éducateurs sous l’égide de médecins de rééducation fonctionnelle. Ceci vaut essentiellement dans notre arrondissement.

En liaison avec ce service se sont créés il y a 2 ans dans les six relais de Paris des groupes d’échanges pour réunir les parents d’enfants handicapés. Ils paient l’adhésion, et c’est gratuit pour les jeunes. Ils se réunissent une fois tous les 2 mois sur une thématique. Comme ils viennent de tout le département le lieu choisi est dans le centre de Paris, à la maison des associations du 3e arrondissement. Le 18 octobre le thème sera : l’aide humaine, auxiliaires de vie à domicile.

Par ailleurs à la rue de Rungis les adhérents peuvent pratiquer yoga, piscine,arts plastiques.Des actions collectives sont menées soit ponctuellement, soit de manière permanente.

On peut créer des événements : ainsi le 27 septembre les handicapés moteurs se rassemblent devant le Sénat pour réclamer l’attention des élus sur une loi qui faisait avancer l’accessibilité  et qui est remise en question par l’ajout d’articles  visant à bloquer son application . Cette action a pour nom “Des bâtons dans les rues” et elle se produira dans toute la France

Sur le marché aux fleurs du 5e,, Place Monge, depuis 2 ans, des fleuristes sont invités à vendre leurs produits sur un stand APF et on leur loue l’emplacement, tout en donnant une allure festive à l’événement grâce à un orchestre que l’APF engage pour animer son stand. Cela contribue à faire connaître l’APF au grand public.

Toutes les années l’APF participe au Forum des associations du 13e.. Cette année, impossible, car ce jour-là, 17 septembre, elle organise à la place de  Rungis sa journée porte ouverte .

Comment financer tous ces services  ?

Grâce à des dons et aux cotisations ; modestes, vous l’avez constaté : 25€ par an, et une subvention est versée aussi par les entreprises  qui n’embauchent pas 6% de leur effectif  en personnes  handicapées.

Dans notre arrondissement quelques entreprises, n’employant que des handicapés qui ne peuvent travailler dans les milieux ordinaires, reçoivent une subvention de l’Etat.

Sans prétendre avoir circonscrit tout le domaine d’action de l’APF, nous espérons donner l’envie au lecteur de mieux connaître une association si nécessaire à notre vie commune.

 Georgia

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Gazette 79 La Commune célébrée

Posted by lagazou sur 24 avril 2011

Les « Amis de la Commune de Paris », mouvement reconnu d’éducation populaire a son siège rue des Cinq Diamants dans le 13e. Juste à côté, à l’angle de la rue de la Butte aux Cailles, la place a été baptisée place de la Commune de la Butte aux Cailles, il s’y tient régulièrement des animations destinées à faire connaître et revivre les grandes idées de la Commune de Paris.

L’année 2011 va célébrer l’anniversaire des 140 ans de la Commune. Plusieurs manifestations sont prévues à Paris et en province, réalisées par « les Amis de la Commune de Paris ». Il s’agit de faire découvrir au plus grand nombre les idéaux qui animèrent les Communards.

Le vendredi 18 mars 2011, de 17 heures à 20 heures, la Commune serait célébrée sur la place de l’hôtel de Ville. Des tableaux scéniques présenteront différents épisodes de l’histoire. Des comédiens installés sur des mini-estrades disséminées parmi les participants incarneront les principaux personnages de la Commune. Sans oublier l’animation musicale, les chansons, les stands d’information.

Ce premier événement sera suivi d’expositions, l’une aura lieu à la salle des Cordeliers, 15 rue de l’école de médecine du 20 mai au 20 juin (dates à confirmer), une autre à la Mairie du 13e du 21 mars au 1er avril. Conférences et débats à venir sont à découvrir sur le site : www.commune1871.org

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Gazette 79 S.O.S. Enfants

Posted by lagazou sur 24 avril 2011

Logés dans le 13e

La Gazette a rencontré Alfred Blanchet président de l’association S.O.S. Enfants située rue du Château des Rentiers. Je remercie mon interlocuteur pour son accueil chaleureux, j’ai apprécié le climat convivial et la présentation qui m’a été faite de la petite équipe

 Une histoire personnelle

 C’était un jeune couple de la banlieue parisienne très impressionné par l’activité militante d’une amie proche. Un exemple fertile, une belle contagion. Si le couple ne savait pas par quel bout commencer, leur désir de « servir » ne faisait que croître.

Comme souvent, tout part des rencontres, du milieu dans lequel on évolue. Ce fut d’abord « Terre des hommes », des expériences variées dans les domaines de l’aide à la personne. Il semble que les compétences actuelles de l’association soient le fruit d’une longue pratique, comme un patient apprentissage fait de l’analyse des bilans, réussites comme échecs.

Alfred Blanchet en parle avec simplicité comme d’une école qui l’a armé pour les missions à venir. Soucieux  d’acquérir les savoirs utiles à l’aide des populations, il abandonne son travail dans la restauration pour accomplir une formation d’infirmier.

En 1982, avec des amis et des anciens des associations « Terre des Hommes » et « Enfance et partage » il se lance et crée S.O.S. Enfants. Très vite il comprend que le travail en réseau apporte beaucoup à chacun, il ne cessera d’en user et d’en abuser comme il usera de la pratique du questionnement et des remises en cause.

Au fil des ans  l’association s’engage sur des projets de santé, d’éducation, de formation et développement dans nombre de pays défavorisés : en Afrique, Amérique latine, Amérique centrale, Asie, mais aussi en France.

Le président confie : « pour aider véritablement, il faut ajouter du cœur à la raison ! Mais aussi un peu de déraison tant la tâche est immense et complexe ». Le mot d’ordre omniprésent est : « Aider sans assister ! » aider la personne à se relever ! Puis l’accompagner, la conseiller pour qu’elle puisse prendre ou reprendre en mains son propre avenir.

Le président confie : Il y a tant à faire avec si peu de moyens, parfois la déraison permet d’entreprendre toujours plus ! « L’esprit d’équipe » prend une importance capitale pour tout projet mis en place. Chacun va apporter le meilleur de lui-même au bénéfice de tout le groupe pour la réussite du projet. Et sourtout il faut l’implication totale des bénéficiaires du projet ! Ne pas « faire à la place de »   mais au contraire « construire ensemble ». Chacun doit se sentir propriétaire de l’idée et de la réalisation du projet.

Pour qu’une action ait du sens, il faut qu’elle puisse faire changer les choses en profondeur et durablement. Ceci implique de s’attaquer à toutes les causes du problème en même temps, d’où l’importance de pouvoir aussi collaborer avec d’autres partenaires sur un même projet.

Et c’est dans ce cadre qu’un mot important va prendre tout son sens, le mot « respect »

Respect pour les personnes aidées, les partenaires, les volontaires et bénévoles, les parrains et donateurs

 Il faut aussi créer un « tissu social » autour du projet, les membres de la communauté doivent se sentent partie prenante du projet et pas seulement  bénéficiaires !

 C’est la garantie idéale d’une optimisation de l’action et d’une pérennisation des résultats.

Ainsi dans le bidonville de la « Cité Soleil » à Port au Prince, en Haïti, nous avons construit un complexe scolaire accueillant jusqu’à 13000 enfants par jour. Pour cela nous avons embauché les parents d’élèves habitant dans ce quartier. Or lors d’évènements tragiques (échauffourées, affrontements), certaines écoles ont été brûlées dans le bidonville. Celle de SOS enfants a été épargnée car les habitants se sentent propriétaires de cette école fréquentée par leurs enfants, qu’ils ont construite de leurs mains !

Peu à peu les compétences acquises au sein de la structure sont reconnues et  certaines petites associations viennent demander conseil.

Dans le dernier rapport moral le président fait preuve de beaucoup de modestie : lorsqu’on fait appel à son expérience il rappelle que : « l’expérience ne trouve son utilité que si elle permet d’évoluer pour mieux préparer l’avenir ».

En France « SOS enfants » s’investit aussi dans beaucoup d’actions en faveur des plus déshérités en partenariat avec des associations  oeuvrant dans le même esprit.

Ainsi des partenariats sont mis en place entre « SOS enfants », des associations locales comme « les restos du cœur », les « sœurs de la charité », « la Chorba », « Entraide et partage » pour l’aide aux sans abris et aux familles en grande difficulté.

Dans le département 93, c’est avec « Coup de main », association fonctionnant sur le mode Emmaüs que s’instaure un partenariat avec « SOS enfants » en vue de l’insertion des Roms roumains par le travail et le logement. Il s’agit d’un important programme abordant tous les aspects du problème ; il propose des alternatives : soit une aide à la réinsertion dans le pays d’origine avec la mise en place d’un projet local de développement, soit une aide à l’insertion en France offrant plusieurs stades, de l’accompagnement simple jusqu’au « montage » d’un projet professionnel et familial. L’importance des contrats établis est gage de responsabilité et de respect.

 Pour en savoir plus

 En Haïti : Programme de scolarisation-formation-santé, développement (projet piscicole à Tilapia.

Au Burkina : Scolarisation, programme agro-pastoral.

Au Congo : Réinsertion des enfants soldats, enfants sorciers, enfants des rues

Au Rwanda : Réinsertion des enfants des rues et orphelins du sida.

Au Cameroun : Scolarisation des enfants pygmées, campagne d’état-civil pour la reconnaissance des droits des Pygmées

A Madagascar : Scolarisation, formation, développement.

Au Népal : Scolarisation, campagne d’état-civil pour les réfugiés tibétains.

Pour d’autres pays, Bénin, Bolivie, France, on vous conseille de consulter le site :

Campagne d’éducation au Burkina, développement d’un projet agricole dans le Sahel, une école au Népal, Prise en charge des enfants victimes du Sida au Rwanda, Formation à l’implantation de cultures à Madagascar, Citons aussi de parrainages au Burundi  et bien d’autres projets scolaires, de réinsertion au Bénin, au Cameroun, au Congo, en Bolivie, à Haïti. Ce n’est qu’une énumération incomplète, nous voulions surtout donner le fil rouge qui traverse toutes ces actions pour plus de vie et d’autonomie aux peuples concernés.

Pour en savoir plus, le site www.sosenfants.org vous mènera aux 4 coins du monde

Parlons un peu finances

 Il y a mille manières de soutenir l’association, de l’accompagnement à la réinsertion, à la récupération de matériel en passant les recherches de partenaires, le savoir faire technique, agricole où industriel, l’animation de mission dans les pays d’autres continents. Il y a aussi les dons occasionnels ou réguliers, les parrainages individuels et collectifs.

 Il faut savoir que les dons sont pratiquement tous reversés aux projets. Les volontaires qui s’impliquent paient eux-mêmes leur voyage, assurent leur entretien, « prennent » sur leurs vacances où demandent des congés sans solde. C’est essentiel pour les donateurs de connaître cet  aspect des choses.

Si le cœur vous en dit, le site vous donnera plus amples détails et la marche à suivre pour soutenir les projets, vous pouvez aussi aller les voir au 8 rue du Château des Rentiers.

Sabine revu et largement réécrit par Alfred Blanchet

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Gazette 79 Habitat-Cité

Posted by lagazou sur 24 avril 2011

lutte contre le mal-logement et la pauvreté ici et là-bas

Le projet est né au sein d’un groupe d’amis urbanistes et architectes qui voulaient travailler autour de l’habitat de façon différente. Au cours de voyages dans les pays de l’Est, en particulier en Slovaquie, plusieurs membres de l’association ont été frappés par la situation de la population rom, leur discrimination, leurs conditions de logement ; ils les trouvent « hébétés de misère ». Afin de pouvoir agir, ils créent en 2003 l’association Habitat Cité pour mener des projets de réhabilitation-rénovation de l’habitat en Slovaquie d’abord puis au Nicaragua et au Cap Vert. Avant de s’investir dans un projet, l’association étudie la situation, voit quelles sont les organisations sur lesquelles elle peut s’appuyer sur place, prend contact avec les autorités locales, discute avec les bénéficiaires. Le projet en Slovaquie ne se développera pas par manque de relais sur place et d’appui des collectivités locales.

Au Nicaragua au contraire, l’association rencontre une ONG qui fait un travail remarquable sur place depuis 1979, « la Casa de la mujer », la Maison de la femme. C’est un réseau d’associations qui a un rôle économique et social mais aussi un rôle de plaidoyer par rapport aux droits de la femme et de la famille. Habitat-Cité rencontre aussi une ONG espagnole déjà implantée dans la région. Elle va donc collaborer avec ces associations, échanger savoir-faire et compétences et participer aux financements des projets de construction ou de réhabilitation de logement. Dans toutes les actions de l’association, les habitants sont d’importants acteurs. Lors des constructions de logements, ils participent à la conception et à la réalisation, ils apportent une partie du matériel, travaillent à la construction dans la mesure de leurs moyens et remboursent sur deux ans une petite somme d’argent qui alimente un fond qui permet de construire d’autres logements. Les autorités locales accordent souvent le terrain ; le projet « Solidaridad » à Granada, mené de 2007 à 2009, correspond à la résorption d’un bidonville de 2000 personnes soit la construction d’à peu près 300 logements auquel Habitat-Cité a contribué avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre. Dans les zones rurales, il s’est plutôt agi d’interventions d’urgence, réfections de toits, opération « Un toit pour ne pas me mouiller », et de distribution de microcrédit agricole. Un autre projet mené en 2010 « Construire pour les constructeurs » a consisté à appuyer les constructeurs impliqués dans les projets d’Habitat-Cité dans la construction de leur propre maison.

Au Cap Vert, sur l’île de Maio, l’association participe à la construction de maisons pour la population locale en partenariat avec la mairie qui a une politique d’emprise foncière en faveur des familles locales dans cette île touristique où les résidences secondaires sont nombreuses. Ce projet d’amélioration de l’habitat se double d’une action de formation afin de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. Ce projet a obtenu un financement de la Fondation Abbé Pierre, de la Guilde et de la Fondation Baudoux.

Sensibilisée à la question des Roms, l’association a été contactée par la Mairie de Paris en 2005 pour mener un projet avec une quarantaine de familles installées dans un campement, Boulevard Mac Donald dans le 19e. Il s’agissait d’accompagner les familles qui avaient des projets de retour ; au bout du compte seule une famille souhaitait vraiment rentrer en Roumanie dans son village de Transylvanie, région d’où sont originaires beaucoup de Roms vivant en France. Cet accompagnement a permis de nouer des contacts avec les autorités locales, les associations qui travaillaient déjà sur place, Caritas, Roms Action (Grenoble) et de poursuivre sur d’autres projets avec les Roms. Elle a commencé à suivre des familles qui font des allers-retours entre ici et là-bas sur un mode de « migration de survie » car elles n’ont pas la possibilité de s’installer dans de bonnes conditions ni en France, ni en Roumanie. En France, ces familles vivent dans des conditions extrêmement précaires et en Roumanie elles habitent en général dans les quartiers les plus pauvres et ont beaucoup de mal à s’intégrer économiquement et socialement en raison de la crise économique et aussi de la discrimination dont les Roms sont victimes. L’association travaille donc en partenariat avec les acteurs français et roumains à la mise en place d’un réseau d’accompagnement en Roumanie pour ceux qui souhaitent s’y installer et agit en France en partenariat avec les associations « Une famille un toit » à Nantes et Roms Action à Grenoble. Actuellement un projet pilote est en cours avec une cinquantaine de personnes financé par le FSE, la région Ile de France, la ville de Nantes, le Conseil général de l’Isère et la Fondation Abbé Pierre. C’est l’occasion d’échanger des bonnes pratiques, de capitaliser des connaissances et de développer des outils afin d’accompagner les politiques publiques dans le processus d’insertion de cette population.

Depuis 2005, l’association s’occupe de la situation d’hommes seuls réfugiés ou demandeurs d’asile vivant dans plusieurs squats en Seine-Saint-Denis et souvent issus de Tchétchénie. Elle intervient pour améliorer leurs conditions de vie, effectuer le suivi social et juridique individualisé d’une vingtaine de personnes, permettre à certains de trouver une solution alternative d’hébergement. Depuis le 1er décembre, l’association a ouvert un second local situé à Pantin, il lui permettra d’être plus proche et de mieux accueillir les personnes suivies dans le cadre de ce projet.

L’association créée en 2005 par une petite équipe bénévole emploie actuellement 6 personnes et a de nombreux projets. Une belle réussite.

Plus d’informations : www.habitat-cité.org association@habitat-cite.org ou Tel 01 45 88 71 75 – 62 rue Vergniaud 75013

Marie-Claude

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Gazette 79 Les Ateliers Stéphane Gérard

Posted by lagazou sur 24 avril 2011

Un concept porteur d’avenir

Comment une aventure personnelle se transforme-t-elle en réussite collective ? Très tôt, Stéphane Gérard, jeune « gars du Nord », a eu deux vocations : le sport et la création. Il a choisi la deuxième en suivant, dans les années 70, une formation professionnelle à l’école des Arts Appliqués de Roubaix et en se spécialisant dans les techniques de la forme et du volume. Il a découvert dès 14 ans le monde du travail et ses valeurs humaines, en exerçant des métiers variés puis en travaillant comme ouvrier., Il s’est aussi intéressé à la technique, avec le désir de comprendre « comment se font les choses ». Arrivé à Paris en 1976, il travaille en indépendant comme technicien du volume, tout en continuant une formation créative. Plus tard, suite à de nombreuses demandes, il décide de créer son entreprise. Il cherche certes les meilleures conditions pour assurer sa production mais surtout il désire mettre en application sa réflexion de fond sur les métiers qu’il veut faire évoluer dans le domaine technique et sur le plan humain. Il s’agit, pour Stéphane, d’utiliser la base du métier parfaitement maîtrisée, non pour s’y asseoir, mais pour faire évoluer le métier autant que l’humain. Sa vision de l’entreprise n’est pas de chercher un profit personnel, mais de l’utiliser comme levier et de faire émerger des compétences, en progressant toujours dans la voie de l’innovation et de la très haute qualité. Cet angle permet aussi de dépasser la « concurrence ». Stéphane veut s’installer dans un quartier industriel mais c’est devenu rare à Paris. Sa prospection « raisonnée » l’amène dans le 13e arrondissement où il s’installe en 1987 : les locaux de 160 m2 sont en en friche et il va falloir les réhabiliter. Ils sont situés aux « Frigos », bâtiment industriel emblématique, dédié maintenant aux pratiques d’art et artisanat.

Stéphane est vite rejoint par Danièle Allemand qui a suivi les cours du soir qu’il donne alors dans le cadre de la Ville de Paris. Littéraire de formation, elle fabrique et commercialise des bijoux en polymère et désire se perfectionner. Dès 1987, elle vient travailler et apprend le métier à l’atelier qu’elle contribue fortement à développer. Elle en assure la direction aujourd’hui sur les fondements posés par Stéphane.

L’équipe des « Ateliers Stéphane Gérard » s’est étoffée et il y a maintenant 10 salariés. Le problème est que, dans le domaine des matériaux nouveaux, il n’existe pas encore de formation et qu’il faut former les techniciens en interne. Leur profil d’origine est varié mais doit relever du travail manuel (de l’ajusteur aux arts appliqués). Il faut aussi qu’ils aiment apprendre, travailler en atelier, faire de belles choses, innover. Cette production impose de toujours chercher de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux. C’est la condition pour se maintenir et se développer de façon durable. Aux ateliers, ce qui importe n’est pas la machine mais le métier, le geste. Danièle a beaucoup contribué à la démarche de Recherche & Développement de l’entreprise. Elle a acquis par l’expérience une bonne expertise des matériaux mais a voulu y ajouter une approche scientifique pour la compréhension des processus et la recherche de solutions. Grâce aux cours du soir du CNAM, elle est devenue ingénieur matériaux. Les compétences acquises ont aussi favorisé le rapprochement avec les écoles techniques, d’art appliqué et scientifiques. La collaboration est constante avec les deux IUT de science et génie des matériaux de la Région Parisienne. Ceux-ci mettent à la disposition de l’atelier des machines pour tester les caractéristiques des matériaux et lui confient des stagiaires. Ces jeunes sont bien accueillis car la solidarité et la cordialité sont de mise aux Ateliers Stéphane Gérard. L’efficacité est aussi liée à une bonne ambiance de travail.

Les stages donnent la possibilité d’embaucher des jeunes formés en interne. Sinon, le personnel est recruté par le biais du Pôle Emploi ou par des annonces professionnelles, en tenant compte de la proximité avec le domicile. Dès le début, Stéphane a voulu privilégier les « riverains », conscient du taux particulièrement élevé de chômage dans ce secteur de l’arrondissement. Il a dû constater cependant qu’il était difficile d’intéresser à son activité des jeunes Parisiens encore trop éloignés d’une culture technique et de l’exercice d’un travail manuel même prometteur. Malgré cette difficulté, Stéphane s’implique dans le 13e qu’il aime, trouve vivant et plein de ressources. Il participe aux instances locales (conseils de quartier, concertation Paris Rive gauche) dans le but d’aider à implanter de petites unités de production dans les nouveaux quartiers. Il y incite à développer des entreprises typiques de l’activité parisienne, répondant à de réels besoins, en continuité avec la réalité sociologique locale, innovantes et créatrices d’emplois qualifiés sur la base d’une formation dans l’entreprise. Il soutient également le sport au niveau local.

Les ateliers sont ouverts aux étudiants et élèves des écoles voisines, et lors des journées portes ouvertes : c’est l’occasion de faire de la pédagogie auprès de jeunes pour les sensibiliser aux métiers techniques de demain. L’ouverture sur l’extérieur est assurée aussi par les cours que donne Stéphane dans l’enseignement supérieur (histoire des techniques, sémiologie, sculpture), par sa participation aux jurys de concours et par son travail avec la Chambre des métiers. S’y ajoute aussi un rôle auprès de réseaux de compétences d’Ile-de-France,

Tout cela assure le rayonnement de cette entreprise originale, industrie créative innovante, en continuité avec l’histoire industrielle de l’arrondissement.

Brigitte Einhorm

Les ateliers Stéphane Gérard, qu’est-ce que c’est ?

� Une production qui associe industrie, art, science, savoir-faire, qui est destinée à des besoins précis sans chercher le spectaculaire et qui évolue en permanence : création de formes nouvelles, mise au point de matériaux et process nouveaux.

� Une entreprise active, unique en son genre avec des débouchés assurés (17 commandes parallèles en permanence) et dont les productions s‘exportent jusqu’en Asie.

� Une clientèle fidélisée (parfois depuis 20 ans) et variée : architectes, artistes, designers, industries (Peugeot, Saft…) mode et luxe (Kenzo, Lancel…), institutions scientifiques (CNRS, Institut Curie, IRD…), musées, municipalités, monde du sport…

� Une gamme étendue de produits fabriqués :

– de toute taille : de l’épine d’acacia moulée à la pièce de 7 mètres de haut ou aux 100 m2 de motif en fibre de carbone, en passant par les supports de bijoux ou les bonhommes Michelin.

– en matériaux traditionnels (plâtre, béton…), en matériaux naturels, écologiques, recyclés (résine bio, poudre de métal, agrégats et fibres naturelles) et en matériaux synthétiques (polymères, silicones…). Avec tout cela, on peut mettre au point des matériaux de façon infinie pour des applications multiples.

Site : http://www.ateliers-stephane-gerard.fr

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Gazette 78 Le Chili dans le 13e

Posted by lagazou sur 29 décembre 2010

Lors du forum des associations, le 11 septembre dernier, notre Gazette a pris contact avec Maria Eugenia Mignot, Vice-Présidente de l’association «  Comité Chili ». Elle nous a paru digne de votre intérêt. Créée en 2005, cette association soutient les actions politiques et culturelles pour l’approfondissement de la démocratie au Chili et le renforcement des liens entre ce pays, la France et Paris. La Mairie du 13e arrondissement l’a accueillie pour diverses manifestations. Nous en sélectionnons trois.

En 2007, une exposition que vous avez peut-être appréciée «Un pari démocratique : les artistes chiliens de Paris ».

Durant cette quinzaine, ont été présentées des œuvres d’artistes chiliens exilés en France, depuis le coup d’État de Pinochet, le 11 septembre 1973, contre le gouvernement de Salvador Allende, mais aussi d’autres créateurs qui, après avoir séjourné à Paris, sont retournés vivre au Chili. Le but de cette manifestation était de  mettre en valeur toutes les formes d’expression artistique : peinture, sculpture, photos, cinéma, poésie, musique. En 2008, lors du centenaire de la naissance du Président Salvador Allende, le Comité Chili proposa une exposition d’affiches de la période de l’Unité populaire (1968/1973), «Les murs parlent».  Mais aussi un aperçu de la création littéraire chilienne, en participation avec des maisons d’édition françaises, spécialistes de la littérature latino-américaine. Une création audiovisuelle sur les années du gouvernement Allende fut réalisée à cette occasion par un artiste plasticien chilien. Malheureusement, en février 2010, le Chili fut touché par un tremblement de terre et un raz-de-marée d’une rare violence (8,7), laissant de nombreux habitants, parmi des plus pauvres, sans ressources et sans toit. Lors d’un concert de solidarité donné à la salle des fêtes de la mairie du 13e , l’association a participé  à une collecte de fonds,  dans le cadre d’Action pour le Chili, qu’elle a envoyés à un syndicat des femmes pêcheuses et récolteuses d’algues de Coliumo, petit port côtier de la zone centrale. Cette somme leur a été remise directement afin de l’employer à ce qu’elles jugeaient de plus urgent, l’aide gouvernementale étant longue à venir et déconnectée des besoins immédiats. Ce samedi 18 septembre, à Arcueil, dans le cadre de la Fête de la fraternité proposée par Ségolène Royal, le Comité Chili a poursuivi son action de solidarité en proposant la vente d’ empanadas* et de vin chilien, dont la recette sera de nouveau remise à cette communauté de femmes. Elles pourront ainsi améliorer leur vie quotidienne et retrouver leurs outils de travail pour assurer leur subsistance et celle de leurs familles.

Comme vous le constatez, les membres de cette association sont actifs dans divers domaines. Leur génération a été actrice de cette période de trois ans du régime de l’Unité populaire et témoin des événements tragiques du coup d’État de septembre 1973.

La droite chilienne, avec l’appui de la CIA, et ce malgré une opinion publique favorable à la politique du Président Allende et de son gouvernement, a utilisé la force et la violence pour arrêter le processus démocratique engagé et tuer l’espoir que suscitait cette expérience au delà même des frontières du Chili et du contient latino-américain. Beaucoup d’entre eux ont été contraint à la fuite et à l’exil, quand cela était possible.

Trente ans plus tard, Michelle Bachelet, fille d’un général assassiné par Pinochet, et qui représentait cette génération, a suscité un tel élan d’enthousiasme de la part des exilés chiliens, en particulier ceux vivant à Paris, qu’ils créèrent l’association Comité Chili pour soutenir sa campagne. Aujourd’hui, Michelle Bachelet reste la personnalité politique la plus populaire au Chili et l’association suit avec intérêt son parcours qui la conduit actuellement aux Nations Unies, nommée par Ban Ki-Moon, responsable de la Commission sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Le Comité Chili est attentif aussi aux événements du Chili, comme la situation des mineurs bloqués à 700 m sous terre par l’éboulement de la mine où ils travaillaient dans des conditions dangereuses et le sort des Indiens mapuches emprisonnés et en grève de la faim depuis plusieurs semaines. En 2011, l’association proposera, dans le cadre du bicentenaire de l’indépendance du Chili, l’organisation d’un colloque avec des intervenants français et chiliens sur l’état de la démocratie en Amérique latine, rappelant le rêve de Simon Bolivar de créer des liens entre toutes les démocraties… Nous n’avons pas fini de nous intéresser à l’hémisphère sud, grâce à cette organisation vivante et active. Guettons l’actualité chilienne.

(1) empanadas = chausson farcis salés

G.M.

 

 

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Gazette 77 L’ASACQ

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Association d’Animation Culturelle de Quartier

La renommée m’avait soufflé un bon conseil, celui de faire connaissance avec l’équipe de la « boutique » située rue Pinel. La Gazette aime à vous parler de ces lieux de vie consacrés à l’accueil et au soutien scolaire des enfants du quartier.

Comme une petite souris, je suis arrivée avant la fin des activités et j’ai pu ainsi sentir l’ambiance du lieu, à la fois animée, bien vivante et suffisamment calme pour que chaque petit trouve la concentration nécessaire. La plupart d’entre eux étaient accompagnés d’un adulte. C’était un mardi. Avec le jeudi, ce sont les deux jours consacrés aux élèves du primaire. Ici viennent les jeunes des grandes cités voisines : le très fameux 137 boulevard de l’Hôpital et les grandes habitations HLM des rues Rubens/Banquier/Watteau, et plus loin celles des rues Jenner et Jeanne d’Arc.

La proximité des élèves facilite le climat de voisinage, le passage des mères de famille et des poussettes des plus petits. C’est une familiarité qu’on ressent très vite, elle donne l’impression d’être au sein d’une famille élargie. Ces gamins dont beaucoup sont originaires d’Afrique trouvent ici leur seconde maison. Les sorties organisées par l’ASACQ représentent pour eux une initiation à l’univers ludique et culturel proposé dans la région parisienne.

Cette fois, c’est presque toute l’équipe des primaires qui a bien voulu me parler des activités de leur association, chose rare que j’ai appréciée.

L’association, créée en 1997, devenue active en 1998, bénéficie de modestes subventions de la part de la CAF* de la DASES** et de ACSE***. Une grande partie des enfants du primaire vient des écoles Fagon et Jenner. Les collégiens sont souvent des anciens du cycle élémentaire. Ils sont accueillis les lundis et mercredis de 17 h à 19 h 30. L’aide est fournie par des adultes bénévoles compétents. Il en est de même pour les lycéens qui viennent les mercredis après-midi. Des contacts sont assurés par l’équipe avec les écoles et les collèges.

À bâtons rompus, Jeanne, Monique, Antoinette, Betty, Corinne et Michel racontent : les sorties, les balades, le théâtre, le cinéma. On regarde les trois albums souvenirs illuminés de sourires, de rires et d’acrobaties diverses.

Ce sont des sorties associatives décidées en commun : Le Parc Floral, le Louvre, les balades en bateau sur la Seine et le canal de l’Ourcq, théâtre à la Vieille Grille ou à Mouffetard, visites d’ateliers, Muséum, Cité des Sciences, etc.

Des mauvais souvenirs aussi : il a fallu, l’année dernière, traiter des problèmes de dérive de comportement de quelques enfants. Mais dans l’ensemble, disent-ils, les parents nous font confiance et les enfants sont attachants, vifs, spontanés, gentils.

Les bénévoles sont des retraités ou des actifs qui viennent une, deux fois ou plus par semaine. Ils et elles manifestent presque une tendresse de grands parents. En fin de soirée, une voisine amie promenait son bébé, toute l’équipe présente « craquait » d’attendrissement.

C’est dire l’ambiance familiale du lieu et le souci de la réussite de chaque petit. Au sein de l’organisation collective, les initiatives individuelles ont aussi leur place. Corinne raconte qu’exceptionnellement, durant deux étés, elle a proposé à quelques jeunes qui ne partaient pas du tout en vacances des sorties et que c’était un vrai plaisir.

Au bilan, il semble que l’association ait su créer des liens avec les enfants du quartier et les familles. En témoigne le passage de l’un ou l’autre des anciens, les petites visites pour annoncer une réussite à l’examen ou autres nouvelles à partager.

Un message à nos lecteurs : le local appartient à Paris Habitat, il a grand besoin de réparations. Paris Habitat envisage de faire réparer la grille métallique mais le soubassement de la devanture est gravement abîmé, alors si vous connaissez un élu ou administrateur de Paris Habitat, n’hésitez pas à le conduire sur place !

Dernière minute : Paris habitat vient d’envoyer ses techniciens pour réparer la grille, la réparation du soubassement n’est pas encore à l’ordre du jour.

Second message : l’ASACQ a toujours besoin de bénévoles.

L’association reçoit 27 inscrits en primaire, 25 collégiens et une vingtaine de lycéens

Association d’Animation Culturelle de Quartier

28 rue Pinel 75013 Paris

Tél. : 01 43 36 70 16 – Courriel : asacq13@gmail.com

* Caisse d’allocations familiales

* Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé

* Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances

SL

 

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Gazette 77 La fête des voisins et après?

Posted by lagazou sur 8 octobre 2010

Les bons côtés d’être à côté

La fête des voisins, c’est bien sympathique ! C’est l’occasion d’en savoir un peu plus sur ceux qui partagent notre immeuble, cela peut permettre d’aller un plus loin que le « bonjour, bonsoir » échangé dans l’ascenseur. Chaque année, on peut essayer d’aller un peu plus loin. Cette année j’ai proposé à ceux qui se sentaient inspirés d’écrire un texte ; chanson, nouvelle, poème sur le thème de notre immeuble et de ses habitants.

Et après ? En consultant le site de la fête des voisins j’ai trouvé une liste intéressante :

10 idées d’animation pour pimenter la fête des voisins et amorcer la dynamique Voisins Solidaires. Je l’ai déposé devant chaque porte la liste accompagnée d’une invitation à en parler lors du dîner des voisins.

Dans beaucoup d’immeubles, c’est un peu le « chacun pour soi » et même si les voisins sont aimables, les offres et les demandes de services ne viennent pas spontanément.

C’est dommage et il me semble que quelques idées simples lancées à tous comme des suggestions pourraient rendre nos immeubles plus conviviaux. Voici donc quelques-unes des idées présentées. Vous pourrez découvrir les autres sur internet dans le cadre de la fête des voisins.

Inaugurez le panneau des voisins

Pour proposer, services, petites annonces, nouvelles, informations, énigmes.

Constituer l’annuaire des voisins

Utile pour se joindre entre voisins sans avoir l’impression de déranger. Il s’agit de fournir les coordonnés de chaque famille en invitant chacun à préciser de quelle manière il souhaite être contacté (courrier, mails, téléphone).

Amorcer les échanges de services, c’est tout simple il suffit de commencer, proposer d’arroser les plantes en été, ou de prendre livraison d’un colis en l’absence de la gardienne…

Plus amusant ; mais cela ne plaira peut-être pas à l’ensemble

La photo de famille et le trombinoscope des voisins.

Recueillez les trois vœux des voisins, facile et amusant : des fleurs dans la cour, un flirt avec la voisine du dessus, des croissants au lit le dimanche…

Mettez en place un petit système d’échanges, à l’aide de fiches remplies par les intéressés noter les objets disponibles pour l’échange : DVD, livres, un très gros faitout…

Pour les enfants, on peut multiplier les idées

Réaliser une longue fresque représentant tous les habitants de l’immeuble.

Organiser une chasse au trésor sur des propositions solidaires.

En évoquant des suggestions aussi simples, la Gazette aimerait aider les habitants du quartier à sortir un peu des habitudes d’enfermement. Pour nous ils ont tout à y gagner et puisqu’il s’agit de la vocation de notre journal : « entrer de plain-pied dans la vie locale » pourquoi ne pas commencer par nos voisins. Lancez-vous, vous aurez peut-être de bonnes surprises.

Madame de Nouz’autres

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Gazette 76 Haïti Futur

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Une coopération vivante

C’est en voyant l’affiche d’un concert de soutien, que nous avons réalisé que l’association Haïti Futur résidait dans notre treizième. En cette période particulièrement dramatique La Gazette a voulu en savoir plus sur la structure. Nous avons en effet l’idée, pour fêter les 20 ans de la gazette, d’organiser une fête au bénéfice d’une association, c’était donc essentiel de découvrir le travail de l’équipe et de comprendre son action.

La présidente, Josette Bruffaerts-Thomas a bien voulu nous recevoir. Jeune étudiante, elle était venue à Paris en 1982 pour y poursuivre ses études, elle y rencontre son mari. Rentrée en Haïti en 1984, les événements politiques de 1988 ont provoqué son retour en France pour y poursuive, avec son mari, à nouveau des études. « Notre idée commune était de repartir au pays dès que possible » nous dit-elle. « La situation, toujours tragique nous a déterminés à aider le pays depuis la France ».

En 1994 l’association d’aide au pays d’origine fut créée, en 2001 elle prit son nom actuel. Josette Bruffaerts-Thomas expose ses priorités : « Notre but est de développer des structures utiles au peuple de notre pays, de nombreux voyages m’ont permis de cibler les besoins et de vérifier le bien fondé des choix de l’association ».

L’écrivain Dany Laferrière nous l’assure : « Quand tout tombe, quand tout fout le camp, il reste la culture ». Haïti se distingue par sa créativité, peinture, sculpture, travail des perles, du fer. Josette a donc démarré son travail avec l’idée de valoriser l’art et l’artisanat et de soutenir les ateliers. L’argent récolté par les ventes en France sera directement alloué aux écoles, des établissements choisis avec intelligence et suivis de près par les membres de Haïti Futur. « On y va, on visite, on sélectionne, on privilégie les personnes qui sont à l’initiative ». C’est un des grands principes : pas question d’assistanat. Josette s’énerve à l’idée qu’on puisse se pencher sur ceux qui ont besoin d’aide. « Il faut, nous dit-elle, sortir de l’humanitaire pour aller vers l’humanité », ne pas considérer le peuple comme une communauté de pauvres mais y discerner des créateurs, des gens debout. Il n’est donc pas question de faire tomber la manne au hasard des besoins, la démarche de Haïti Futur est de privilégier l’échange au don. Chaque projet est conduit dans la durée et l’éducation est un bien prioritaire.

Le dynamisme de la présidente paraît bien être contagieux, elle parle du bureau de l’association en des termes chaleureux, c’est un groupe convivial et dynamique. Elle raconte la belle histoire de Nicolas et Alice, membres de Haïti Futur, qui, en guise de cadeau de mariage, ont demandé de l’argent pour réaliser l’installation d’un atelier informatique dans une école rurale que l’association soutient et assurer la gestion du suivi.

À côté des projets d’éducation, des initiatives ont vu le jour : installation de panneaux solaires et d’un groupe électrogène destiné à alimenter l’atelier informatique ; salle de classe numérique avec Internet et projecteur vidéo ; moniteurs de travaux manuels, bassins piscicoles pour améliorer la nutrition…

Josette Bruffaerts-Thomas met ses talents de femme d’affaires au service de son pays ; en 2006 elle a reçu le trophée France Euro Méditerranée, en 2000 la fédération européenne des femmes d’affaires noires l’a élue meilleure chef d’entreprise de l’année.

Une autre passion de Josette, les livres. Petite fille en Haïti, elle n’avait pas l’argent nécessaire pour acheter des livres. Aujourd’hui son domicile abrite la plus vaste collection de livres consacrés à Haïti en France, plus de 6000 livres de toutes disciplines achetés notamment au sociologue Gérard Barthélémy.

Et ce n’est pas tout, cette femme aux dons d’ubiquité dirige le cabinet Cim spécialisé dans le conseil et la formation en veille technologique et management interculturel et mène des formations à Paris Dauphine et au Collège de Polytechnique.

À l’entendre, ce qui lui tient le plus à cœur, c’est peut-être la diffusion de la culture de son pays et de l’art en général.

À la tête de nombreuses œuvres représentatives, elle souhaite les faire connaître au plus grand nombre par des expositions et des ventes qui nourriront les actions à venir. En ce domaine nous pouvons l’aider à trouver des lieux disposés à recevoir tableaux, sculptures et objets artisanaux.

Mon interlocutrice a bien voulu me confier le bilan de Haïti Futur, je peux donc affirmer aux lecteurs de la Gazette que tous les dons sont affectés aux projets, que toute l’équipe est bénévole. Donc, si vous voulez apporter votre soutien il ira directement aux projets en cours.

Haïti Futur – 28, place Jeanne d’Arc – 75013 Paris

Dons en ligne sécurisés

Plus d’informations sur www.haiti-futur.com. Email : contact@haitifutur.com.

Au bilan de l’année 2009 : contribution aux projets :

Groupe solaire Paradis des Indiens aux Abricots

Centre éducatif de fonds Jean-Noël

École maternelle Youpi-Youpi de Delmas 24

Orphelinat Saint-François de l’île à Vache

Bibliothèque Oswald Durand

Organisation pour la réhabilitation de l’environnement de Camp-Perrin

Collège primaire et secondaire de Pétion-ville

Association Kofakad

Collectif de développement de Camp-Perrin

Fondation Culture Création

Centre de la petite enfance de la Nouvelle Génération

Sabine

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Gazette 76 Pouvoir des citoyens ou blablabla…

Posted by lagazou sur 11 septembre 2010

Association TAM-TAM

  • Au sein de votre association, quelles formes de démocratie participative mettez-vous en place ?

Sur le plan interne, notre association a un fonctionnement plutôt classique : une assemblée générale annuelle au cours de laquelle sont débattus et votés le rapport moral et le rapport financier annuels, et est élu le bureau de l’association. Cependant, cette AG annuelle est complétée au cours de l’année par des réunions d’adhérents, environ 4 par an, ouvertes aussi aux « amis » de l’association et baptisées « Les samedis de Tam-Tam » qui ont lieu le samedi matin. Celles-ci sont l’occasion de faire le point sur les différents dossiers en cours, et d’assurer une cohérence entre les initiatives du bureau et les sentiments et opinions qui prévalent parmi les adhérents de l’association.

Pouvez-vous nous les décrire en quelques lignes ?

Chaque « samedi de Tam-Tam », qui dure environ 1h30 et qui est annoncé à l’avance sur notre site internet (www.associationtamtam.fr), se déroule généralement à peu près sur le même modèle : la première heure est consacrée à un point ou deux qui font l’objet d’un développement plus particulier, avec présentation de documents et discussion. La dernière demi-heure est consacrée aux questions diverses : il peut s’agir de questions sur lesquelles le bureau souhaite faire une information plus succincte ou de questions soulevées par les adhérents.

  • Quels sont les domaines prioritaires pour votre association ?

L’aménagement urbain, principalement dans le cadre et autour de l’opération Paris Rive Gauche, mais aussi, plus récemment, dans le secteur Bercy-Charenton. Notre expertise dans le domaine de la concertation sur les grands projets urbains nous a aussi conduits à d’autres interventions, notamment aux Halles où nous avons contribué à la création du Comité permanent de concertation dont nous faisons partie, comme à Paris Rive Gauche.

  • Avec quels publics travaillez-vous ?

Les habitants et les usagers des quartiers sur lesquels nous intervenons.

  • Pouvez-vous nous fournir quelques exemples de réussite ou d’échec ?

Réussites (parmi d’autres) : abandon des projets de traversée puis de contournement routiers de la gare d’Austerlitz ; préservation des platanes centenaires du quai d’Austerlitz et annulation du projet de voie express souterraine sous le quai ; réhabilitation des magasins généraux ; conservation des Frigos (avec les associations du site) et de la Halle aux farines ; renforcement de la part des logements et extension des surfaces de jardin dans le secteur Paris Rive Gauche ; réhabilitation de la rue Watt ; conservation/réhabilitation projetée de la gare Masséna de la ligne petite ceinture et de la maison du directeur de la SUDAC ; construction anticipée (sans attendre l’avancée du chantier) de la passerelle-rue Albert-Cohen, entre la rue de Domrémy et l’avenue de France ; compromis autour du projet Gangnet qui permettra notamment de limiter l’encaissement de la rue du Chevaleret dans le secteur Tolbiac ; annulation du projet de tribunal de grande instance (TGI) à la place de la Halle Freyssinet (Sernam)…

Échecs : réduction du site de création et de production du 91 quai de la gare au seul site des Frigos ; démolition des silos et du bâtiment du tri postal ; démolition du viaduc de Tolbiac ; destruction du quartier faubourien dit de l’« allée des arts » ; manque d’imagination urbaine et architecturale dans le projet Paris Rive Gauche ; insuffisance des équipements publics et conception inadaptée des commerces dans le secteur ; non-intégration de notre proposition d’un grand jardin sur le quai bas entre les ponts de Bercy et de Tolbiac…

  • Pensez-vous à de nouvelles perspectives ? Dans quel domaine ? Avec qui ?

Nous sommes engagés contre le projet de la ville d’un quartier de tours de bureaux (jusqu’à 200 mètres) et d’une concentration d’immeubles de logement de 15 étages à Masséna Bruneseau, et les nuisances du boulevard périphérique, du boulevard Masséna et de l’usine SYCTOM, sans que des mesures sérieuses soient prises pour les réduire drastiquement.

Merci à Fabrice Piault de TAM-TAM d’avoir répondu à nos questions.

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