La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Archive for the ‘Environnement’ Category

Village de la Récup’ le 30 mai 2015

Posted by lagazou sur 27 mai 2015

Inauguration festive de la boutique associative de réemploi et recyclage :
Animations gratuites sur l’avenue d’Italie de 11 h à 18 h devant le 126 av. d’Italie

Devanture-5mars2015

Pendant la semaine du Développement Durable 2015, le  » Village de la Récup’  » du 13e, organisé par l’Association Ma Ressourcerie, se tiendra de part et d’autre du 126 avenue d’Italie (face à sa boutique associative et solidaire de réemploi).

Cet évènement consiste en un ensemble de stands dans lesquels les acteurs du réemploi et du recyclage présentent leurs activités afin de sensibiliser les habitants, de manière festive et conviviale, à la lutte contre le gaspillage et à la réduction des déchets. Il se tiendra de 11h à 18h.

 Une grande braderie de vêtements (tout à 2 €) et des ateliers Récup’ et fabrication.

♥ Deux spectacles éco-citoyens, clownesques et musicaux de la compagnie Pile-Poil  à11 h 30 et 14 h 30.

Une sensibilisation au tri sélectif

 Partage d’expérience au  » Village de la Récup’. »Installés sur le stand du GDIE, les jeunes des quartiers Masséna et Kellerman partageront leur expérience de démocratie participative avec le public dés 14h30. A 15h30, ils présenteront leurs idées à travers la lecture d’une « Lettre à un élu.

Présentation du projet : http://ecoparlementdesjeunes.info/EPJ-14-GDIE.html

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Gazette 69 Des abeilles près de chez nous

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Au parc Kellermann, lieu tranquille à la périphérie de notre treizième, on peut découvrir ce qui unit la ville et la nature. L’abeille parisienne, qui y est bien présente, donne son nom à une association qui vise à la promotion de l’apiculture en milieu urbain. Elle favorise l’implantation de ruchers, que ce soit dans des lieux publics ou chez des particuliers. La fête de l’ARBP, le 18 mai 2008, donnait l’occasion de découvrir cette expérience originale, développée depuis 1998.

ruche1

Dans un enclos du parc Kellermann, sept ruches accueillent chacune environ 60 000 abeilles, dont 2 à 3.000 mâles, qui vivent en colonies. De temps à autre, quand il y a surpopulation, la colonie se scinde en deux et la moitié partante constitue un essaim, à la recherche d’un nouvel emplacement, qui ira ailleurs reconstituer une nouvelle colonie. Les abeilles se nourrissent exclusivement de miel mais fabriquent du « pain d’abeille » pour les larves. Par temps de soleil, les abeilles sortent prendre l’air (mais surtout butiner) et peuvent rayonner assez loin de leurs bases (3 à 4 km), à la recherche des fleurs qu’elles aiment. Et surtout pas les géraniums et autres espèces hostiles. On voit entrer dans la ruche les abeilles qui ont butiné. Elles transportent sur leurs pattes arrière des pelotes dont la couleur varie selon le pollen des fleurs rencontrées : le jaune y domine cependant. D’autres butineuses rapportent plutôt du nectar et, dans leur jabot, le butin est alors invisible. Ce nectar est composé de 85% d’eau et 15 % de sucre. Il faudra, pour le miel, que cette proportion s’inverse pour arriver à 15% d’eau et 85% de sucre. Les abeilles devront ventiler pour obtenir cette énorme évaporation d’eau.

ruches2

Le corps de la ruche abrite la colonie. Il est surmonté de réserves de miel qui doivent ravitailler la colonie pour l’hiver ; au dessus sont les greniers à miel où vient s’approvisionner l’apiculteur. La récolte est annuelle. Celle qui est attendue en 2008, tourne autour de 10 kg par ruche soir au total entre 60 et 70 kg de miel. L’association fait parfois des dons de miel (personnes âgées, prisonniers). Ou alors, ce sont les abeilles elles-mêmes qui sont données pour l’apithérapie qui permet de traiter par le biais de piqûres d’abeilles certaines maladies, comme la sclérose en plaque. Les abeilles ne sont d’ailleurs pas dangereuses en elles-mêmes. Elle sont attirées par les fleurs et ne viennent pas, comme guêpes ou frelons, renifler les nourritures humaines. Seul les temps d’orage peuvent les rendre plus agressives.

Les abeilles ont leur ruche attitrée. C’est celle où elles sont nées, où elles ont leur mère, où elles se repèrent par l’odeur. Dans chaque ruche, une seule reine a pour fonction la reproduction. Celle-ci a une alimentation particulière, la gelée royale, et bénéficie d’une cellule plus grande que celle des autres abeilles. En cas d’essaimage, la reine quitte la ruche à la découverte d’un nouveau logement en compagnie d’une moitié de la colonie. Dans la ruche d’origine, les « nourrices » élèvent quelques larves de manière particulière, pour sélectionner une nouvelle reine. Les ouvrières ne peuvent pas être fécondées mais si la reine vient à disparaître par accident et ne peut plus donc les empêcher de pondre (grâce à des phéromones particulières) elles se mettent elles-mêmes à pondre des œufs qui ne donneront que des mâles. Dans ce cas, la ruche est vouée à disparition.

A la différence des fourmis, dont les fonctions sont définies à la naissance, les abeilles assurent des fonctions diversifiées successives. En dehors de la reine, la progression est la même pour toutes, même si le rythme peut varier en fonction des besoins et des disponibilités de la colonie, avec des progressions accélérées ou des régressions d’une étape à l’autre.

Les « nourrices » s’occupent de toutes les larves et fournissent à la reine la gelée royale, qu’elles fabriquent grâce à une glande spéciale située dans leur tête. Les « ventileuses » assurent l’évaporation, en éliminant le trop plein d’eau. Les « nettoyeuses » entretiennent les sols, évacuent les cadavres des abeilles mortes à l’intérieur et nettoient les alvéoles qui vont recevoir du miel ou de nouveaux œufs. Les « cirières », grâce à des glandes situées entre deux segments de l’abdomen, produisent la cire qui sert à construire les rayons et peut être utilisée par l’homme. Les « gardiennes », postées à l’entrée sont chargées de la protection de la ruche.Cette société, bien organisée, cohabite donc gentiment avec nous, habitants du 13ème.


L’Abeille Parisienne, 28 villa Auguste Blanqui, 75013 Paris, 01 45 82 66 47

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Gazette 69 Apprenons à cultiver notre jardin

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

La biodiversité, qui juxtapose êtres et espèces, innombrables et différents, est menacée aujourd’hui. Lors d’une conférence, organisée en mars dernier par le Centre d’Animation Daviel et par ADA 13, Marc-Ambroise Rendu, ancien journaliste au Monde, a mis l’accent sur l’enjeu pour l’homme de ce qui pourrait être une crise majeure, de l’ampleur de celle qui a fait disparaître les dinosaures de notre planète. En principe cette biodiversité est dynamique et devrait se renouveler en permanence. Actuellement, cependant, 3 à 4 espèces disparaissent définitivement chaque année. Le phénomène s’accélère. Les causes sont liées aux changements climatiques, à la prolifération humaine, à l’urbanisation massive, à la pollution et à la surexploitaiton des ressources.

L’homme n’est pas totalement indépendant des autres espèces mais il appartient à celle qui est le mieux armée pour résister. Il peut intervenir pour préserver les écosystèmes, ménager des aires protégées et ralentir la crise, à défaut de la stopper. Il peut agir sur le plan politique (stratégie européenne, nationale ou municipale). Cependant la biodiversité est aussi une affaire individuelle : c’est une ressource humaine qui doit être défendue par tous et partout. Paris, malgré sa forte densité, résiste plutôt bien : sa position en Ile-de-France lui assure un climat modéré et varié, son réseau hydrographique est dense. Le fleuve et les rivières traversent la ville avec leurs populations vivantes. Les berges qui bordent la Seine sont étendues et elles ne demandent qu’à être revégétalisées. Les espaces verts sont nombreux notamment grâce à Haussmann, le sous-sol est riche ; en un mot, la ville n’est pas étanche et accueille végétaux et animaux de toutes sortes. La diversité des espèces est bien plus grande que dans le reste de la Région Parisienne (Brie, Beauce, Gâtinais), appauvri par les monocultures industrielles et le traitement des sols.

A Paris, l’homme résiste donc. Dans notre arrondissement se pratiquent des actions en ce sens : l’installation d’un rucher au parc Kellermann, les aménagements de parcs à Paris Rive Gauche (voir les articles ci-contre), le jardin de la BNF qui est le « poumon vert » de l’arrondissement (voir article du n° 68). Les initiatives individuelles en ce sens doivent être encouragées (végétalisation des balcons, entretien des jardins familiaux et jardins partagés). Au-delà de la manie du propre et du bien léché, il faut diversifier les espaces verts trop monotones et homogènes et laisser pousser librement herbes et plantes, respecter la nidification de l’automne, créer des réserves, faire du compost…Il faut aussi mettre en réseau les îlots protégés, les espaces verts et les points d’eau afin de favoriser les circulations et les échanges (insectes, graines)

Notre avenir est en jeu ; Toutes ces pratiques permettent d’apprendre à vivre en bonne intelligence avec la nature. Nous faisons partie du vivant et dépendons de lui. Prenons en acte.

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