La Gazette du 13ème – Journal de quartier

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Gazette 70 La fête au 25

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

60 ans d’une aventure unique

C‘était le 7 septembre, une bonne trentaine de compagnons fêtaient ensemble la longue aventure d’un lieu devenu historique, un lieu de mémoire pour les luttes des soixante dernières années.

Dans la cour de la rue du Moulinet, chacun se présentait, chacun incarnant pour une part la longue histoire qui a marqué notre quartier. S’il est une maison dont l’histoire vaut d’être contée, c’est bien celle du 25 rue du Moulinet. Elle mériterait bien tout un livre et j’espère qu’il verra le jour. En 1945 c’était un hôtel meublé, le propriétaire, un pharmacien très pratiquant, bienveillant envers les militants d’action catholique, avait ouvert les lieux à des permanents venus de Saint-Étienne et du Nord pour animer à Paris des groupes actifs d’action familiale, syndicale et politique (Mouvement Populaire des Familles, Mouvement de Libération Ouvrière, Mouvement de Libération du Peuple). L’immeuble, à cette époque était occupé par des militantes de la JOC.* Les jeunes, frais débarqués de province, certains permanents d’organisation, occupèrent alors des chambres dans l’immeuble dont les WC se trouvaient soit dans la cour, soit sur les paliers. Très vite les couples se sont formés et les enfants sont arrivés. Alors chacun abattait les cloisons, installait un lavabo, puis quelques douches, un évier moins rudimentaire. Un peu tard la maison fut louée en totalité au MLP, ancêtre du PSU, qui répartissait loyers et charges entre les occupants. Au rez-de-chaussée, sur la rue, une boutique. Ce local aura vu défiler de multiples groupes militants, il aura servi de lieu de rencontre à des centaines de compagnons. Aujourd’hui encore il s’ouvre à bien des activités, il héberge une des AMAP *du quartier. J’y ai traîné mes guêtres depuis les années 50, au temps du MLP. Et ce n’était pas triste, on y croyait, on pouvait changer le monde. Alors pour des centaines d’amis, de camarades, ce local fut le lieu des aventures les plus téméraires; occupations de logements vides, échanges avec les paysans, engagements dans les rénovations urbaines, soutien aux grévistes de l’arrondissement. C’était aux temps où les forces vives du XIIIe, Chrétiens de gauche et Communistes marchaient la main dans la main. Toute cette histoire mérite vraiment un volume. Autre aventure, probablement unique, celle des habitants de l’immeuble. Les familles, nombreuses et modestes pratiquaient un partage qu’on imagine mal aujourd’hui.

fete1Au mur, entre deux étages l’unique téléphone de la maison faisait courir la marmaille, une vingtaine de petits, et l’on s’interpellait, on cherchait le destinataire du message. On partageait tout : la machine à tricoter, la machine à laver, la garde des petits. J’ai le souvenir ébloui et amusé de cette vie intense qui m’a donné des ailes. Aux réunions du soir, les femmes tricotaient par nécessité, on défaisait es pulls, on retricotait et les gamins se devaient de tenir les bras écartés pour refaire les pelotes. Qu’on était loin des baby-sitters des petits chéris d’aujourd’hui. La politique, les gamins en étaient baignés si naturellement que très vite les bonnes questions émergeaient. Au 25, Nelly habite la maison depuis 1945. À la fois animatrice d’une histoire rare, gardienne d’enfants dès que l’urgence s’en impose, grand-mère et arrière-grand-mère irremplaçable, elle tient table ouverte et assure bénévolement le rôle de syndic. Grâce à elle qui maintient la cohésion, lors de la mise en vente de l’immeuble et malgré une promesse de vente faite à un promoteur, les occupants de l’immeuble ont réussi tous ensemble et avec un apport dérisoire à racheter leur logement. Au 25, il y a depuis si longtemps des miracles quotidiens et une convivialité si naturelle qu’on voudrait bien la rendre contagieuse.

SL

*JOC Jeunesse Ouvrière Chrétienne.

*AMAP Association pour le maintien de l’agriculture paysanne.

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Gazette 70 Université ouverte sur la ville

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Arrivée dans notre arrondissement au printemps 2007, l’Université Paris Diderot a maintenant pris ses marques : on y trouve les UFR de lettres, langues et civilisations et celles de sciences, les services centraux, la bibliothèque. Plus de 10 000 étudiants sont attendus en cette rentrée 2008, soit à peu près la moitié de l’effectif final prévu. Il semble pourtant que ce nouvel acteur, qui s’insère dans notre arrondissement, reste encore un peu en marge. Localisée dans des quartiers périphériques, dont le prestige grandit cependant, elle est encore trop peu connue. Le signe en est qu’on parle encore de Paris 7, voire de Jussieu, alors que ce nouvel établissement s’appelle désormais Paris Diderot. Certains, même, croient qu’il ne s’agit que d’une délocalisation provisoire. Il faut donc prendre la mesure de cette installation qui représente pour le Treizième une formidable opportunité. Nous avons la chance de bénéficier de l’apport d’une université pluridisciplinaire, dotée d’un personnel d’enseignement et recherche de haut niveau, qui ne demande qu’à s’ouvrir sur la vie locale, sur la ville et ses activités. Le lieu de cette implantation est attractif car l’arrondissement est riche de sa diversité sociale et ethnique, de son histoire industrielle et militante, de son dynamisme associatif. La ZAC donne l’opportunité de tisser des liens avec de nombreuses entreprises.

On voit bien qu’il s’agit pratiquement d’une université nouvelle, qui par rapport à l’ancienne structure du campus Jussieu, a changé de visage, avec un renouvellement du nom, de l’organisation architecturale, de la charte graphique ; l’étudiant doit aussi dans le quartier, s’y faire accepter. Il faut le nourrir, le transporter, lui trouver un logement, l’intégrer dans les activités locales que ce soit sur le plan professionnel ou personnel. C’est là qu’il est important de se connaître, de se respecter, de mobiliser habitants et associations.

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Différentes prestations sont offertes au grand public et intéressent donc au premier chef les habitants et travailleurs de l’arrondissement [1]

u La Formation Continue s’adresse aux adultes en reprises d’études et permet un accès à l’université à une population non étudiante : accès aux études supérieures pour les non diplômés (DAEU), possibilité de valider ses acquis professionnels, de reprendre des études, actions de valorisation de la recherche. Inversement, il serait souhaitable que les entreprises locales accueillent des stagiaires et permettent une insertion professionnelle, notamment dans le cadre de l’apprentissage qui se développe maintenant dans le cadre des études supérieures. Les formations de Paris Diderot sont de haut niveau et il y aurait pour les entreprises tout intérêt à tenir compte de ce potentiel de recrutement à portée de main. Biopark

u L’Université Ouverte, qui dispense des formations non diplômantes, s’adresse à un public non étudiant et a pour mission la diffusion et le rayonnement de la culture universitaire. L’organisation repose sur un enseignement en petit groupe qui favorise les échanges et permet un enrichissement mutuel entre l’équipe pédagogique et les stagiaires. Différentes formules coexistent, depuis les cours hebdomadaires jusqu’aux modules plus resserrés (28 heures). Des cycles de conférences sont aussi organisés. Les matières enseignées reflètent la diversité des disciplines de cette Université. Les frais d’inscription restent modestes.

u L’Université Européenne d’Été, organisée depuis quelques années en partenariat avec la Mairie de Paris et le ministère, a connu un développement notable : les premières sessions ont surtout intéressé un public spécialisé (sciences humaines cliniques sciences dures), puis ont mobilisé le monde intellectuel des écrivains, cinéastes et universitaires. Les sujets abordés tournaient autour de la violence dans la cité, à l’école, puis avec Julia Kristeva Professeur à Paris Diderot autour les rapports entre sexes « Guerre et paix des sexes », puis toujours avec Julia Kristeva et le professeur Frédéric Ogée, elle a abordé le thème « Europe des cultures, culture européenne, en partenariat avec la Cité internationale et la BnF. Cette année elle porte sur « l’Universel en question », sous la direction du professeur François Jullien directeur de l’Institut de la pensée Contemporaine, toujours en partenariat avec la BNF.

u L’Institut Confucius, crée sur le modèle de l’alliance Française à la demande de la Chine, s’ouvre à un plus large public avec pour objectif de diffuser la connaissance de la langue et de la civilisation chinoise auprès d’un large public. Cet enseignement non diplômant permet d’accéder à une qualification, avec des enseignements à finalité professionnelle ou de loisir. Des activités culturelles et des conférences sont proposées à tous, sans condition (cours de calligraphie, de cuisine, de taî-chi) et représente une opportunité intéressante dans le 13e qui depuis quelques années a vu se développer un important quartier asiatique.

u L’action culturelle nécessite de mobiliser une importante logistique. La volonté de s’ancrer dans le quartier se manifeste par des contacts et des partenariats avec les associations culturelles du voisinage : théâtres, Batofar, Frigos. Ces derniers ont organisé une exposition, au printemps 2008, dans les locaux de l’Université. La mise en valeur de la halle Freyssinet peut être aussi une opportunité d’ouvrir de nouveaux espaces où se rencontreraient associations d’habitants et d’étudiants. Le développement du logement étudiant, en permettant une insertion sur place, est aussi l’occasion de coopérations enrichissantes. Sans oublier les perspectives offertes par les Berges de la Seine voisines ou par le nouveau jardin qui s’installe.

À côté des conférences, séminaires et animations qui peuvent intéresser la population locale, il faut noter également l’apport intéressant pour l’arrondissement de l’ouverture au public, moyennant un coût d’inscription raisonnable, de la bibliothèque qui rassemble désormais les différents fonds relatifs aux sciences du vivant.

Brigitte


[1] Pour connaître le programme, consulter le site http://www.univ-paris-diderot.fr

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Gazette 70 Une nouvelle Université citoyenne

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

DU GRAIN A MOUDRE ET DU PAIN SUR LA PLANCHE

Vous êtes-vous promenés récemment dans le nouveau quartier du 13ème, Paris Rive-Gauche? Le quartier ne cesse de se transformer. L’usine SUDAC, qui assurait la distribution d’air comprimé, toute de briques et de métal, a été relookée. Sa grande cheminée se reflète élégamment dans les constructions de verre alentour. Elle abrite maintenant l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Val de Seine. Les Frigos, ancien réfrigérateur géant de la SNCF, ont eu chaud ! Ils hébergent des artistes qui se battent depuis plus de 25 ans pour conserver leur lieu. Cet endroit culturel, un peu déglingué mais plein de charme et si bucolique auparavant, fait maintenant figure de vieux chicot entouré de tous ces bâtiments étincelants qui ont bien failli l’avaler! Les Grands Moulins et la Halle aux Farines ont fière allure. Mais fini la meunerie et la boulange! Place à la Science et à la Connaissance! L’Université Denis Diderot a remplacé le meunier! Il y a du nouveau grain à moudre ! Cette université fondée il y a 35 ans et accueillant plus de 25 000 étudiants a pris un sacré coup de jeunesse en quittant les bords de Seine de Jussieu pour venir près de la Grande Bibliothèque. Elle est dispersée et ouverte sur la ville. Elle est actuellement répartie sur les deux anciens bâtiments, les Grands Moulins et la Halle aux Farines, et sur quatre nouvelles constructions. Quatre autres bâtiments devraient être terminés fin 2009. Il est difficile, mis à part la présence du sigle à l’entrée des immeubles, de distinguer les bâtiments universitaires parmi les habitations. Cette organisation est bien loin de la précédente. L’ancienne université (Jussieu) était au contraire protégée de l’extérieur et des CRS en particulier, lors des manifestations…, construite comme un château fort avec ses tours, ses fossés (Saint-Bernard), ses douves, ses ponts (sans levis tout de même mais avec des grilles).

diderotEn plus des Frigos, quelques lieux culturels plus conventionnels sont déjà en place dans le quartier, le cinéma MK2 et le  Bétonsalon, lieu d’exposition de la ville de Paris (voir La Gazette n°69). Par chance, le jour où je suis allée me promener dans ce quartier, il y avait une présentation sur Gilles Deleuze et l’université expérimentale de Vincennes. Quelle coïncidence ! Moi qui voulais voir la nouvelle université D. Diderot, je redécouvrais avec plaisir, la fac de Vincennes et Gilles Deleuze ! La fac de Vincennes, transférée depuis 1980 à Saint-Denis, était née de 68 et en avait véhiculé l’esprit. Elle avait répondu à une attente de la jeunesse de l’époque.

Sculpture de Anne Deval, réalisée pour l’inauguration de Paris-Diderot en 1994

Qu’en sera t’il de l’université D. Diderot? Quelles sont les attentes de la jeunesse d’aujourd’hui? Quelle mixité avec le quartier? L’ouverture est clairement observable du point de vue architectural. Qu’en sera t’il dans les faits? Quel sens va prendre ce terme d’université citoyenne?

Cette université est pluridisciplinaire. Elle abrite des laboratoires de recherche aussi bien de sciences dures que de sciences molles. Les sciences dures se répartissent sur plusieurs bâtiments : la Physique (Bâtiment Condorcet), la Chimie (Bâtiment Lavoisier) et la Biologie (Bâtiments Buffon et Lamarck). Les Mathématiques et l’Informatique occupent actuellement des endroits provisoires et devraient être regroupés au sein d’un nouveau bâtiment qui doit également abriter les activités sportives. Les sciences molles tels que la Linguistique, la Sociologie, la Psychologie, l’Histoire, la Géographie, l’Epistémologie ainsi que l’Économie et le Droit seront regroupés dans un double bâtiment. Enfin le dernier bâtiment doit abriter les Sciences de la Terre, le pôle spatial ainsi que l’interface université/industrie. La présence de Biopark (pépinière pour entreprises de biotechnologies de la Ville de Paris) sur le site doit faciliter le transfert de technologie.

Toutes ces transformations sont impressionnantes pour le quartier. Beaucoup de petits commerces ont disparu pour faire place à des grands complexes hôteliers, des banques, des chaines de magasins, des chaines de bistrots. Des anciens du quartier ont également disparu. Comment le tissu social de ce quartier, bien effiloché au cours de ces dernières années va-il se reconstruire? Un équilibre va devoir se faire entre la petite proportion d’anciens du quartier, les nouveaux arrivés et la vie estudiantine.

Micheline Fromont

Une nouvelle grande Bibliothèque Centrale a été créée. Elle sera accessible aux lecteurs extérieurs à condition qu’ils s’inscrivent (28 euros pour l’année). Cette bibliothèque au 59, Quai Panhard et Levassor, est organisée en 4 pôles documentaires : Lettres et Arts (2ème étage), Sciences Humaines et Sociales (3ème étage), Histoire, Géographie, Ville (3ème étage), Sciences (4ème étage). Les ouvrages de la Bibliothèque de l’UFR de Géographie, Histoire et Sciences de la Société (GHSS) située au 105, rue de Tolbiac pourront également être consultées.

Inscription à la bibliothèque universitaire : 28 euros à l’ordre de l’Agent comptable de l’Université Paris Diderot – Paris 7, présentation obligatoire d’une pièce d’identité et d’une photographie d’identité récente.

Les équipements sportifs pourront aussi être mis à disposition de membres d’associations de quartier ou d’enseignants chercheurs appartenant à un établissement extérieur à condition d’établir une convention avec l’Université.

http://www.univ-paris-diderot.fr/

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Gazette 70 Crèche-leurre

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Dans la rue Albert Bayet, à la place d’un ex-institut d’Égyptologie, vient de s’ouvrir en août un lieu au doux nom : « Au Gazouillis du val ». J’ai passé l’âge d’avoir de jeunes enfants qui pourraient s’y ébattre, mais pour vous, lecteurs bien-aimés, j’ai poussé la porte pour me renseigner, car du dehors l’aspect était engageant. La directrice avenante, interviewée, m’a confirmé que vous étiez déjà nombreux à l’avoir sollicitée, mais… las ! c’est une crèche d’entreprise achetée par l’hôpital du Val de Grâce pour les enfants de son personnel : 20 places, et ceux de la Préfecture de Police : 10 places. Donc elle ne peut accueillir, bien que sur le territoire de l’arrondissement, des bébés treiziémistes. Dommage ! Je vous épargne une description qui ne ferait qu’aviver vos regrets. En espérant que s’ouvre pour de jeunes parents nombreux dans le 13e. Un autre établissement aussi bien équipé… dont ils pourraient profiter !

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Gazette 70 AARAO De l’alphabétisation à la gestion de projet

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Le foyer de travailleurs migrants de la rue des Terres au curé dans le XIIIe arrondissement reçoit 157 locataires dans un bâtiment construit en 1979, rénové en 1998 et géré depuis janvier 2007 par l’AFTAM. (Association pour l’accueil et la formation des travailleurs migrants). Les locataires sont des hommes, pour majorité maliens, dont les familles vivent, en partie au Mali dans la région de Kayes et en partie en région parisienne. Depuis la guerre de 39-45 et l’indépendance du Mali en 62, ces résidents peuvent représenter la deuxième, troisième, voire quatrième « génération » de migrants d’Afrique de l’Ouest en France. Parmi eux, Madihery Diaby, préoccupé du devenir de son village et des difficultés que rencontrent ses compatriotes en France, réussit en 1998 à convaincre la direction du foyer et quelques Parisiens de créer un groupe d’alphabétisation. Ce sont les débuts de l’AARAO, l’Association-pour-l’Alphabétisation-des-Ressortissants-d’Afrique-de-l’Ouest. L’alphabétisation au foyer représente en moyenne 20 formateurs et 70 apprenants par an. Ils sont répartis par groupes de niveau (actuellement 3) et chaque groupe doit pouvoir suivre 3 cours par semaine. En 10 ans, pour 800 inscriptions aux cours, 200 formateurs ont dispensé, au moins, 6000 heures de cours. Le rythme annuel des cours est calé sur l’interruption du Ramadan : durant cette période ont lieu les formations de formateurs et les journées d’inscriptions. Les cours ont lieu toute l’année jusqu’à fin juin. Les formateurs, recrutés par voie d’affichage et de bouche à oreille, forment une équipe mouvante autour d’un petit noyau constant. Âgés de 25 à 65 ans, de toutes professions vivant ou non dans le quartier, les formateurs s’impliquent dans les cours, d’un an à plus de 5 ans. Les apprenants vivent en majorité au foyer,les autres dans d’autres foyers du quartier, car il existe fort peu d’activités adaptées aux besoins des migrants. Ils travaillent dans le bâtiment, la restauration, le nettoyage, dans des conditions souvent très précaires. En très grande majorité Soninkés du Mali, ils ne sont pas francophones et n’ont pas été scolarisés. Dans leur pays ils étaient cultivateurs, éleveurs, artisans, petits commerçants selon la tradition. La plus grande partie des familles étant au pays, on estime, au foyer, qu’un migrant malien fait vivre en moyenne 50 personnes en consacrant de 40 à 60% de ses salaires pour son village et sa famille. Il est attendu pour ça, et il le sait : aller vers l’alphabétisation et suivre des cours réguliers constitue pour lui un énorme effort.. C’est comme à l’école mais ce n’est pas l’école ; ici tout le monde est adulte tout le monde travaille De part et d’autre il faut se défaire des automatismes acquis durant l’enfance pour mieux comprendre le regard et les motivations de l’autre. Il s’agit pour tous de faire la connaissance du monde d’en face, celui qui est de l’autre côté de la table. Â l’âge adulte, il est possible d’apprendre à parler pour écrire, pour lire. C’est plus difficile d’exprimer son opinion, de discuter, de s’organiser, mais c’est aussi possible. Même si l’objectif principal de l’association est de permettre aux apprenants d’acquérir des bases durables, si modestes soient-elles, pour la pratique du Français, elle tente d’élargir ses activités pour susciter des débats, des rencontres et favoriser l’expression de tous les participants. Un petit atelier d’informatique et une minuscule bibliothèque ont été ouverts ; petit à petit, d’une fête à une sortie, est née l’idée de prolonger l’action pédagogique par des activités d’expression culturelle et artistique en faisant appel à des professionnels du théâtre et de l’audiovisuel. Ces activités nouvelles s’intitulent « Les Messagers ». L ‘AARAO, souvent soutenue par l’ingénierie sociale de l’association gérante du foyer, a ainsi plongé dans l’écriture de ses premiers dossiers de demande de financements… avec succès : un ciné club a débuté en 2005, puis un atelier de création vidéo et un atelier d’expression théâtrale avec le Fabrica Teatro. De dossier en dossier, ces ateliers se poursuivent, cahin cahan, depuis trois ans. Des films documentaires ainsi qu’un court-métrage d’animation ont été produits, un concert a été réalisé au Théâtre du Grand Parquet, avec notamment Bassirou Dianka, musicien du foyer, en juin de cette année, et un spectacle de théâtre sera créé pour le Festival Migrantscènes de la CIMADE, en novembre prochain. Un autre dossier rédigé en 2007, « Les foyers, pépinières de projets de développement durable » a reçu le Label Paris-Co-développement-Sud de la Ville de Paris, le soutien de l’AFTAM et de l’ACSE. L’alphabétisation est un co-développement. Il nous faut grandir, ouvrir nos esprits, cesser de nous penser au Nord, voir le monde à l’envers, d’urgence, faire que le Sud rencontre le Sud. MCA

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Gazette 70 Oops hostal Auberge, style « fun »

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

 

L’hôtel de l’Union, c’était un hôtel triste, hôtel au mois occupé par des exclus. Il a pris feu, rien n’était aux normes. Aujourd’hui, « l’auberge » a pris des couleurs vives. Ouverte en septembre 2007, elle reçoit la jeunesse de tous horizons. À l’affiche ; le confort moderne dans un style contemporain dessiné par Philippe Maidenberg, un certain design cité par une revue japonaise.

Les prix ne sont pas vraiment ceux des auberges de jeunesse mais plus proches de ceux des centres d’accueil de Paris et des petits hôtels.

En dortoir de 4 personnes : 23 € en basse saison ET 30 € en haute saison par personne

En chambre de 2 personnes 60la chambre en basse saison et 70 € en haute saison.

Ces prix comprennent le petit-déjeuner et les services internet

L’accès aux handicapés est assuré.

OOPS Hostal, 50 avenue des Gobelins tel 01 47 07 47 00

Mail : bonjour@oops-paris.com

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Gazette 70 La Bibliothèque s’ouvre à tous les publics

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

img_0790bisDans le cadre de ses Rendez-vous d’été, la Bibliothèque nationale de France a proposé un cycle de débats sur les thèmes du développement durable. De  nombreuses associations du quartier qui travaillent  sur ce sujet ont partagé leurs expériences avec des habitants, professionnels et visiteurs de passage.  Ce fut une réussite plus de 300 personnes ont assisté à ces débats à l’heure du déjeuner dans le hall de la Bibliothèque. Les fauteuils assemblés autour d’une petite table créaient un espace convivial et ouvert qui incitait à s’asseoir et participer au débat. Le public a ainsi pu  dialoguer avec : Petit Bain, les Jardins numériques, Par ce qu’on sème, blueEnergy, le CCFD, Artisans du Monde, des membres des Jardins partagés, des AMAP … Pour beaucoup c’était une double découverte ; celle des associations et celle de la BnF car souvent ils n’étaient jamais entrés dans les salles de lecture, ni même dans le hall. C’est vrai qu’il faut une démarche volontaire pour pénétrer dans « l’antre du savoir ».

 

C’est justement pour venir à bout de cette réticence, et rendre familière à tous la BnF que de telles rencontres sont organisées. Cet été encore nous avons pu « voyager au coeur de la littérature d’Afrique noire francophone ». Du premier roman de René Mara, Batouala, aux écrivains du XXIe siècle, la conférencière, passionnée de littérature francophone, nous a brossé un panorama rapide de ses différents courants, émaillé de la lecture de textes très évocateurs.  Elle nous a ensuite remis une bibliographie très complète d’ouvrages  pour la majorité d’entre eux disponibles en libre accès dans la salle H de la Bibliothèque d’étude (niveau haut-de-jardin).

Sylvie Dreyfus-Alphandéry chargée de mission pour la diversification des publics  est à l’initiative de ces rendez-vous. Pour elle, « tout le monde a le droit de chercher » et les ressources de la Bibliothèque ne sont pas réservées aux seuls étudiants et chercheurs. Son rôle  est de donner envie aux lecteurs de devenir des usagers actifs de la BnF d’accompagner leur curiosité. Souhaitant que la Bibliothèque s’ouvre plus sur le quartier et que les interactions avec les associations soient plus nombreuses, elle est à l’écoute de toute proposition allant dans ce sens.

 

Pour la contacter :

Sylvie Dreyfus-Alphandéry

Direction des collections, chargée de mission pour la diversification des publics

Bibliothèque nationale de France

Quai François-Mauriac

Courriel : sylvie.dreyfus@bnf.fr

 

MCA

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Gazette 70 Quel avenir pour la MECI ?

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Après l’incendie survenu au 20 Bd V. Auriol, rue Edmond Flamand, dans la nuit du 25 au 26 août 2005, les résidents de la maison de la Côte d’Ivoire au 148-150 Bd V. Auriol, s’étaient sentis menacés eux-mêmes et une rencontre avait eu lieu entre la Ministre de la solidarité de la Côte d’Ivoire et la mairie du 13e.

Le délabrement des lieux n’a pu être totalement enrayé, aussi en cette année 2008, la Mairie a-t-elle décidé de mener une enquête publique sur ce lieu particulièrement vétuste. Tout l’arrondissement ayant été choqué par les morts lors de l’incendie du 20 Bd. V. Auriol, La Gazette juge qu’elle se doit de vous tenir au courant de cette action nouvelle.

Pour y voir clair, il faut rappeler que le nom de MECI, Maison des Étudiants de Côte d’Ivoire, ne correspond plus à l’occupation des lieux. Primitivement en effet cette maison était la propriété du gouvernement de ce pays, mais depuis l’immeuble a été successivement revendu à des marchands de biens et l’actuel propriétaire n’entretient pas les lieux malgré les diverses injonctions dont il a fait l’objet de la part de la Préfecture

Aujourd’hui l’immeuble, insalubre, est occupé par des familles avec et sans titres de séjour. Au début du mois de Juin, la Mairie, qui souhaite racheter l’immeuble pour y effectuer les travaux nécessaires et transformer les appartements en logements sociaux, a dû diligenter une enquête publique, car ce rachat se fera contre l’avis du propriétaire. Elle a soutenu l’association Malaïkas créée après l’incendie mentionné plus haut, (il y a certes eu pose de détecteurs de fumée et d’extincteurs, affichage de consignes sur la conduite à tenir en cas d’incendie etc…) mais l’état des lieux nécessite une action plus globale.

Où en est-on à ce jour ?

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Les représentants de la MECI se sont récemment réunis pour essayer d’établir une ligne de conduite commune, ce qui n’est pas toujours aisé. L’ambassadeur actuel de Côte d’Ivoire, vu les changements dans la diplomatie franco-ivoirienne, soutient moins les résidents actuels, et son avocat est contesté par certains. Il est difficile d’effectuer un recensement précis des sans-papiers (et on comprend l’angoisse de ceux-ci).

Comme le calendrier de préemption de la Mairie et donc d’expulsion avant relogement se précise, 4 membres du Comité de soutien aux Résidents de la MECI ont adressé au Commissaire-Enquêteur qui effectue le recensement des résidents, un avis dans le cadre de l’enquête.

Celui-ci exprime en premier sa satisfaction que cette opération de salubrité publique soit enfin entreprise, avant de demander qu’il n’y ait pas d’expropriation avant relogement préalable, réel et digne, de tous les résidents sur la base d’un recensement le plus objectif et consensuel possible, du type de celui qui vient d’être effectué par Emmaüs. Autre demande : que les 33 logements sociaux qui doivent être construits le soient dans le cadre des dispositifs très sociaux accessibles (type PLA), avec logement prioritaire des occupants.

Ces membres du comité de soutien espèrent enfin que le Commissaire-Enquêteur consultera cet avis comme il y a été invité, et qu’il sera retenu par la puissance publique.

Une expulsion manu militari a été déjà évitée il y a quelques années, la Mairie prend les choses en mains. Voyons-y de l’espoir. Souhaitons que la dignité de tous ces résidents, pourvus ou non de papiers, et leur droit à un logement décent soient pleinement pris en compte. Nous tous, habitants du 13e, sommes concernés par cette démarche de salubrité publique et d’humanité.

 

G.M.

 

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Gazette 70 Une opérette à Ravensbrück

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Hommage à Germaine Tillion

Madame Massot, professeur de musique au collège Camille Claudel a bien voulu nous conter l’histoire d’un projet remarquable réalisé avec ses élèves autour de l’opérette de Germaine Tillion.

Celle qui a fêté son centenaire le 30 mai 2007, brillante ethnologue élève de Marcel Mauss, est envoyée très jeune étudier la tribu chaouïa en Algérie. Lorsqu’elle y retournera après la guerre, elle constatera que cette population rurale est désormais « en état de clochardisation », ce qui la poussera à créer les centres sociaux.

Elle revient à Paris juste avant la déclaration de la seconde guerre mondiale. Ne supportant pas de voir son pays envahi, elle entre très tôt dans la résistance et fera partie du premier réseau du Musée de l’Homme. Dénoncée, elle sera déportée à Ravensbrück. Au camp, devenue « verfügbar », c’est-à-dire corvéable pour tous les travaux pénibles, elle va rédiger en cachette sur un petit carnet le livret d’une opérette autant pour survivre que pour partager son projet et soutenir ses codétenues et dans laquelle elle réussit à mettre en dérision l’horreur du camp : le Verfügbar aux enfers.

Avant d’écrire un texte, elle récoltait avec ses compagnes bon nombre d’airs ; une publicité pour la chicorée, des airs d’opérettes, une mélodie de Duparc et même, On s’en fout d’attraper la vérole, bref un pot-pourri des plus toniques.

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Le livret laissé dans l’ombre d’une boîte à chaussures a été édité récemment, et a tant impressionné le directeur du Théâtre du Châtelet Jean-Luc Choplin, qu’il a décidé de programmer l’œuvre, merveilleux cadeau d’anniversaire pour une centenaire stupéfiante qui n’imaginait pas que le projet prendrait forme. Après en avoir discuté avec la responsable du Jeune Public, il prend le pari de faire chanter et jouer le chœur des détenues à des collégiennes.

Deux professeurs de musique du quartier se sont lancées avec leurs élèves dans ce spectacle singulier. Au collège Camille Claudel Marie-Thérèse Massot entraîne sa collègue Nadine Clause du collège Évariste Galois et leurs élèves de 3e pour un voyage fabuleux, entre apprentissage du chant, de la chorégraphie et de la mise en scène, mais par-dessus tout dans la rencontre avec une personnalité hors du commun : Germaine Tillion.

Après avoir réuni les parents pour leur faire connaître le projet qui mobilisera leur enfant chaque mercredi, un ou deux week-ends et les mènera à Ravensbrück, l’aventure peut commencer. Les ateliers d’expression corporelle et vocale ne font pas encore le lien avec l’œuvre, ils se doublent d’un travail sur l’histoire de Germaine Tillion. Les danseuses professionnelles puis le chœur de la Maîtrise de Paris vont bientôt se joindre aux élèves et enfin les solistes qui vont se montrer d’admirables initiatrices.

Lors des trois représentations les 2 et 3 juin, beaucoup se sont étonné que les jeunes aient acquis une maîtrise telle qu’on ne distingue pas les professionnelles des collégiennes. Germaine Tillion qui n’a malheureusement pu assister au spectacle mais l’a suivi en vidéo a certainement éprouvé une très grande émotion. À la fin de chaque représentation, son portrait descendait des cintres et la salle debout et les artistes sur le plateau ont applaudi dans un même élan cette grande dame qui reste un modèle de courage et d’humanité pour tous.

Voyage aux sourcestillon-arbrep9

Après le travail au Collège sur Germaine Tillion, la mémoire des camps, et les ateliers de travail théâtral, arrive enfin LE Voyage à Ravensbrück, financé par les mécènes du Châtelet, la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie) et la Fondation Maginot pour les élèves de Camille Claudel.

Du 27 au 29 avril 2007 — avec leurs professeurs de musique, d’arts plastiques, d’histoire, d’allemand, sans oublier le chef d’établissement, l’inspectrice de musique et la responsable du département jeune public au Châtelet — les 23 élèves qui joueront en Juin au théâtre vont séjourner dans ce camp (au Nord de Berlin, non loin du Sans-Souci de Frédéric II de Prusse !). Là sont passés plus de 130 000 femmes et enfants. Beaucoup y sont morts.

Mais, à leur arrivée, le ciel est bleu, le soleil éclatant, le petit lac attenant au camp mérite la carte postale. Aussi, dans la journée, bien que le centre d’accueil soit situé dans les bâtiments des anciennes surveillantes S.S., elles ne sont pas trop impressionnées. Pourtant, devant un bâtiment se détachent des silhouettes décharnées sculptées qui glacent nos collégiennes. La nuit tombant, l’impression de vide qui se dégage des petites villas abandonnées des S.S. et des grands bâtiments du camp devient oppressante : le soir elles n’ont pas osé sortir.

Le lendemain un jeune Allemand, chargé de mission pédagogique du camp, Thomas Kunz, leur en montre les tragiques réalités : le rouleau en pierre pour aplanir la route, qui ne servait à rien, sinon à épuiser les détenues, et que Germaine Tillion a dû tirer ; la prison, où elles découvrent gravés dans le mur les noms des déportées, qui sont ceux des personnages de la pièce « Le Verfügbar aux Enfers » ; le musée, où deux jeunes femmes leur montrent des costumes et des objets de déportées, les petits cadeaux qu’elles s’offraient : une grenouille sculptée dans un manche de brosse à dents ; le four crématoire dont les cendres étaient vidées dans le si joli petit lac, devenu cimetière, lieu de mémoire, où reposent les cendres d’Émilie Tillion, la mère de Germaine. Là nos collégiennes ont mesuré l’horreur du camp, les conditions d’existence inhumaines que Germaine Tillion a eu le courage de transposer dans son opérette, pour résister et survivre. Ce mot de Verfügbar signifie « Bouche-trou ». C’était le dernier échelon dans les tâches attribuées aux déportées.

Elles rencontrent aussi de jeunes lycéens allemands : à leur grand étonnement ils ne connaissent rien des mouvements de résistance allemande que les professeurs d’allemand et d’histoire du collège Camille Claudel ont fait découvrir à leurs élèves. Elles leur jouent des passages de la pièce et les entraînent dans les chants. Des liens se créent qui vont perdurer.

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L’ensemble du voyage a été filmé par le vidéaste David Unger, mémoire précieuse qui a suivi le déroulement d’un projet fertile en enthousiasme et en émotions. Celles-ci, sous la direction du professeur d’arts plastiques, se sont exprimées dans des dessins : deux d’entre eux ont illustré le programme, et tous ont été exposés dans le foyer Nijinsky au théâtre du Châtelet

Pendant ce temps, les élèves d’Évariste Galois et leurs professeurs se rendaient au Mémorial de Caen et sur les plages du débarquement. Une équipe TV les y attendait pour les interviewer longuement sur l’ensemble de ce beau projet.

Un bilan

Lors de l’exposition Germaine Tillion au Trocadéro, un film éloquent donnait la parole à quelques jeunes filles. Le sentiment dominant exprimé fut la conscience d’être transformées par l’aventure.

L’enquête réalisée au collège décline de précieux acquis : l’attention aux autres, le sentiment d’avoir grandi, le souci du monde extérieur.

« J’ai changé plusieurs choses dans ma façon de penser »

« J’ai moins honte et j’aime encore plus chanter »

« Heureuse, avec la confiance en moi »

« À côté de la déportation mes petits problèmes m’apparaissent insignifiants »

« Je profite de tous les moments de la vie en essayant d’en voir les bons côtés »

Parmi les messages des élèves à Germaine Tillion, celui de Yekta résume bien les réactions des jeunes :

« Madame Tillion, je vous admire, vous êtes un exemple et un modèle pour moi, je ne sais pas si j’aurai la chance de vous rencontrer, mais une femme comme vous, je ne pourrai jamais l’oublier. Toutes vos actions, vos projets, vos rêves, vous n’y avez jamais renoncé et c’est pourquoi je vous dis bravo et encore bravo ! Prenez soin de vous et je vous embrasse. »

Pour beaucoup, la rencontre a été vécue comme un bouleversement porteur de sens, susceptible de changer le regard des jeunes filles.

« Si l’écho de leurs voix faiblit, nous périrons » Cette phrase de Paul Éluard, Germaine Tillion en a fait sa ligne de vie, elle serait heureuse que dans nos collèges la graine semée ait fait belle moisson.

Pour en savoir plus voir le site des élèves : http://verfugbar.livejournal.com/

SL et GM

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Gazette 70 « Bougez futé ! L’espace écotransports de Paris »

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Comment se déplacer en douceur dans la ville

La Semaine Européenne de la Mobilité, qui a eu lieu du 16 au 23 septembre, est pour « Bougez futé ! » l’occasion de faire réfléchir sur des comportements de déplacement en ville et de leur impact sur l’environnement urbain. Rappelons que l’association « Voiture & co » a ouvert une antenne « Bougez futé ! l’espace écotransports de Paris » dans notre arrondissement depuis octobre 2007 (66 Bd Vincent Auriol – 01 45 82 14 25). Son slogan résume son programme : « Ensemble économisons nos rejets de CO2 et nos euros ».

La Région Île de France et la Ville de Paris sont partenaires de cette agence locale de mobilité afin de contribuer à l’émergence d’une vie de quartier, dans le cadre du développement de la ZAC Paris Rive Gauche. Cette importante opération d’urbanisme donne un essor particulier à l’Est du 13e, avec l’implantation de l’Université Paris Diderot, de nouvelles entreprises, de commerces, de logements et d’équipements publics tels que la BnF. Il s’agit donc de faciliter la mobilité de nouvelles populations de résidents, salariés et étudiants avec plusieurs objectifs : assurer la protection de l’environnement et encourager les conduites écocitoyennes, susciter la mixité et la cohésion sociales par des mesures solidaires, participer au développement de la vie locale en favorisant les rencontres entre différents publics, améliorer la vie économique en facilitant les déplacements au profit des entreprises et des travailleurs. Les actions sont menées à l’échelle du 13e et, au-delà, en direction des arrondissements limitrophes (5e, 12e) et d’Ivry (notamment la ZAC d’Ivry-port).

La gamme de services offerts est variée :

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Information et documentation en libre accès sur les moyens de transports en commun, les pistes cyclables, les livraisons à vélo, les lieux de vente et réparation de vélo, les droits et obligations du cycliste…

Conseils en mobilité d’une part auprès des établissements publics et privés avec mise en place de Plans de Déplacements d’Entreprises, organisation de covoiturage et étude des problèmes de stationnement ou de livraison ; d’autre part auprès des particuliers avec réalisation de diagnostics transports personnalisés et proposition de solutions adaptées à chacun.

Observation du terrain : étude des besoins et attentes des usagers et échanges avec les acteurs économiques et sociaux locaux pour contribuer à l’amélioration des conditions d’accès au quartier.

Formations et balades à vélo : on peut apprendre ou perfectionner sa pratique, la connaissance de la mécanique, les prescriptions de sécurité routière ; les balades permettent de mettre en application de la formation et de découvrir autrement la ZAC.

Location de vélos, qu’il s’agisse de vélos classiques ou à assistance électrique (service complémentaire à Vélib qui permet d’aller plus vite ou de fournir moins d’effort), marquage antivol de vélos.

Autopartage et covoiturage : on peut directement souscrire un contrat d’abonnement pour les opérateurs parisiens d’autopartage Caisse Commune et Okigo ; en ce qui concerne le covoiturage domicile-travail : une base de données permet de mettre en relation les usagers qui sont essentiellement des salariés de la ZAC (notamment absence de parking pour l’Université).

La Semaine Européenne de la Mobilité est un moyen de sensibiliser un public plus large que celui de la ZAC Paris Rive Gauche. Une animation organisée à Orly illustre la volonté d’ouverture vers le val de Marne.

Pour toucher les résidents, « Bougez futé ! » a ouvert ses portes et a organisé une animation sur l’esplanade de la mairie du 13e.

En direction des étudiants, les services de l’association ont pu être présentés dans le cadre de la campagne d’information de cette rentrée universitaire. À cette occasion « Bougez futé ! » annonce l’ouverture d’une permanence hebdomadaire dans le restaurant universitaire (de 11 h à 15 h) et une enquête pour savoir si la location de vélos classiques intéresse les étudiants.

Les salariés sont sensibilisés par des animations en entreprise, avec des stands bien visibles, installés devant le restaurant d’entreprise. C’est une population particulièrement susceptible d’être intéressée car elle effectue des déplacements quotidiens, souvent sur un trajet restreint. Le covoiturage apparaît ici comme une solution adaptée aux besoins.

Les animations de la Semaine Européenne de la mobilité permettent l’information, la documentation et le conseil en direct. Il est possible de tester ses connaissances avec un quiz sur l’écomobilité, d’évaluer les émissions CO2 de chaque mode de transport, de s’exercer sur un Vélo à Assistance Électrique (VEA) ou de se balader sur des vélos classiques. Les expositions de l’ADEME complètent utilement ces actions, avec des éléments simples à retenir et un aspect ludique.

À vos vélos !

Brigitte

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Gazette 70 Par ce qu’on sème Accueillir sur sa terre la terre de l’autre

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Le nom déjà est tout un poème « semer ou s’aimer » ? Que fait cette association, quel est son but, ses activités ? Pour le savoir, nous avons rencontré Béatrice Sculier fondatrice de l’association.

C’est à la suite d’un voyage en Chine et de la découverte des jardins chinois traditionnels de Suzhou, dans le Jiangsu, qu’elle a créé, avec Anouk Bassier, Par ce qu’on sème le 12 août 2002. Le thème du jardin en est le cœur : jardin comme lieu d’accueil de la culture de l’autre mais aussi comme espace de découverte du monde naturel dans sa relation au monde construit par l’être humain.

Les actions de l’association se répartissent sur deux grands axes :

– des actions concernant le jardin en tant qu’espace éphémère ou durable

– des actions d’animations d’ateliers de découverte de la langue française à travers l’environnement quotidien.

La découverte de la culture passe par le jardin qui est un monde en miniature ; la relation au jardin symbolise la relation au monde et est une forme sensible d’accès à une autre culture. Il ne s’agit pas de cours de jardinage mais d’une approche de la culture asiatique par le jardin. Plusieurs actions ont déjà eu lieu avec les écoles : d’abord dans les Yvelines puis dans le 13e.

En 2002/2003, une centaine d’écoliers des Yvelines, ont découvert conjointement l’art du paysage, le métier de paysagiste et la Chine, en créant et en installant sur une parcelle du Potager du roi, à Versailles, plus de 300 jardins miniatures, entièrement réalisés par eux.

En 2004/2005, c’est au tour d’une classe de CP-CE1 d’écrire un conte évoquant la création du Cambodge, autour du phénomène du « retournement » des eaux du fleuve Tonlé Sap : « Sovandara. Quand les eaux se retournent — Un si long voyage pour une si petite graine ».

En 2005/2006, Par ce qu’on sème conduit avec cinq classes de 4 écoles maternelles et primaires du 13e arrondissement de Paris, un travail sur le thème du jardin chinois, intitulé « Dong Nan Xi Bei (Est, sud, ouest, nord) — Parcours dans un jardin chinois ».

Ces classes situées dans des écoles du quartier dit « chinois » participent à la création dans leur quartier d’un jardin chinois éphémère en juin 2006, sur un espace situé dans l’environnement urbain au pied des grandes tours du quartier. Ce projet est accompagné d’un travail audiovisuel qui a pour objectif d’en garder la mémoire.

En 2006/2007, l’association travaille à la réalisation d’un jardin pictural avec le Centre d’accueil d’urgence de l’Aide sociale à l’enfance de l’hôpital Saint-Vincent de Paul. Les enfants accueillis découvrent la calligraphie chinoise et c’est pour eux une pause dans leur parcours souvent douloureux.

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De 2006 à 2008, c’est avec une école du « quartier chinois » que deux petits jardins, « Les jardins du soleil et de la lune », ont été créés avec un artiste plasticien, une calligraphe et peintre chinoise et une musicienne chinoise. La première année a été consacrée à la découverte de la représentation plastique de la nature des Chinois, la seconde, qui vient de s’achever, à la découverte de la musique.

C’est dans cet esprit innovant et toujours en s’appuyant sur la relation à l’environnement quotidien que se développent les ateliers de découverte de la langue française. Il ne s’agit pas de cours de FLE (Français Langue Étrangère) mais d’appropriation de la langue par des personnes d’origine asiatique à travers une prise en compte et une valorisation des jardins publics, de l’architecture et des lieux de la vie coutumière. En collaboration avec le centre social 13 Pour Tous, l’association a mené en 2007-2008 un projet photographique sur le thème « Mon quartier, ma vie » avec un groupe de personnes non francophones. Ces photos ont été exposées, au mois de juin, lors des différentes fêtes de quartier (Baudricourt, place de Vénétie/Villa d’Este).

De nombreux projets sont en cours :

- création, en collaboration avec l’association Par les petites portes du 13e, d’un petit jardin de plantes médicinales par une classe de grande section maternelle et des habitantes du quartier.

- échange autour des fruits et légumes et condiments souvent inconnus qu’on n’ose pas acheter parce qu’on ne sait qu’en faire alors que nombre d’habitants du quartier les connaissent et les utilisent quotidiennement

- réalisation de cerfs-volants, pour explorer les énergies du vent sur le plan scientifique et sur le plan esthétique et approcher la culture asiatique et les énergies douces dans la cité. Un festival du cerf-volant ou « Jardins du ciel » pourrait conclure cet atelier accompagné d’un colloque autour de l’usage des énergies douces dans la ville.

Voilà un bouquet d’idées innovantes, poétiques pour permettre la rencontre interculturelle dans notre arrondissement si riche de sa diversité.

Contact : Par ce qu’on sème : 01 75 00 38 56

Courriel : parcequonseme@club-internet.fr

MCA

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Gazette 70 Le centre d’animation La Poterne des Peupliers Un lieu à vivre

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Armelle Lebras est arrivée à la direction du centre en septembre 2007 ; auparavant elle dirigeait un centre d’animation dans le 6e arrondissement, place St Michel.

Beaucoup de ses collègues et amis se demandaient pourquoi elle souhaitait aller travailler si loin, s’enterrer au fond de ce quartier.

Car c’est l’image que beaucoup d’entre nous ont de ce quartier de la Poterne des Peupliers, un quartier loin de tout, isolé. C’est pourquoi un des souhaits de l’équipe du centre est de raccrocher le quartier à l’arrondissement., de faire le lien entre Kellermann/Rungis et Brillat-Savarin.

Beaucoup de choses ont changé cependant depuis l’arrivée du tram ; avec lui on est à deux stations de la porte d’Ivry et à deux stations de la Cité internationale universitaire mais les idées reçues ont la vie dure.

Lorsqu’on lui a proposé ce poste, Armelle est venue visiter les lieux et elle a eu le coup de foudre ; pour l’espace, ses salles ouvertes sur l’extérieur, son jardin et ses herbes folles. Elle a senti ses potentialités et a décidé d’en faire avec son équipe un espace ouvert sur le quartier, sur les autres.

poterne2Pour eux le centre est avant tout un lieu d’apprentissage de l’autre et de sa culture. Les associations, les usagers ne sont pas seulement utilisateurs, ils sont aussi partie prenante du projet ; ils viennent là partager leurs expériences.

Le jardin joue ce rôle fédérateur : c’est un espace ouvert sur lequel donnent les différentes salles, il fait le lien entre le dedans et le dehors ; c’est un lieu festif, une agora, et tant d’autres choses. Armelle pourrait parler durant des heures de ce lieu où ont lieu pique-niques, fêtes et débats, et qui accueille un jardin éphémère et des ateliers de jardinage intergénérationnels le samedi après-midi.

Les associations avaient beaucoup investi le centre lorsque l’on apprit, en plein mois d’août qu’une partie du jardin avait été vendue par la ville à l’AP-HP pour construire des résidences pour les étudiants. Mais ce n’est pas cela qui allait modifier les projets ; les carrés seront plus petits, voilà tout.

En se documentant sur le quartier, l’équipe du centre s’est aussi rendu compte que de nombreuses personnes âgées étaient seules et isolées. Elle a donc choisi de mettre en place des ateliers spéciaux pour les seniors : le Bal des Peupliers, le deuxième lundi de chaque mois, l’après-midi, pour prendre plaisir à danser ensemble ; un atelier « Plaisir de dire, plaisir de lire » le jeudi après-midi où les anciens raconteraient leurs histoires avec la présence d’un conteur pour les aider à formaliser leur récit et aller le partager ensuite avec les enfants des écoles.

Car la mémoire est le fil conducteur des projets cette année. Dans le cadre d’ateliers, les jeunes vont travailler sur l’histoire du quartier et en particulier de la Bièvre qui passe à deux pas ; L’équipe du centre cherche d’ailleurs à rencontrer des personnes qui pourraient l’épauler dans cette démarche. Le centre d’animation se veut un lieu fédérateur de toutes les énergies et un espace ouvert sur le quartier. C’est la raison pour laquelle il participe à de nombreux événements tels que le Carnaval, le Printemps des poètes, la Semaine contre les discriminations ou la Semaine de la solidarité internationale.

Centre d’animation La poterne des Peupliers

Adresse : 1, rue Gouthière

Tél. 01 45 88 46 68

Accès : Tramway T3 : Poterne des Peupliers

MCA

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Gazette 70 Billet d’humeur

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Mobilier urbain

Après des vacances mi-figue, mi-raisin, vues le temps des plus variables, comme tous ceux qui ont eu la chance de partir, je suis ravie de rentrer à Paris retrouver des visages connus, reprendre mes petites habitudes et bénéficier de mon confort domestique et surtout environnemental.

C’est que je suis une personne à mobilité réduite et le terme de confort n’est pas du luxe, mais une nécessité vitale si je veux assurer mon autonomie. C’est une aspiration légitime, je pense ! Hélas, je constate, dans mon cher 13e, pratiquement la même pénurie en mobilier urbain qui offre ce confort si indispensable ! Aucun banc nouveau ou autre sièges salvateurs de fatigues n’a été installé ou réinstallé ; non, mais priorité au tabouret roulant que sont les velibs, au demeurant fort commodes pour leurs utilisateurs (j’ai fait du vélo dans Paris depuis l’âge de 13 ans) et non polluants, mais les bancs non plus et leur installation ou réinstallation ne demande pas plus de travail de maintenance et moins de moyens financiers. Où allons-nous donc poser dorénavant nos fesses alanguies ? Et je ne vous parle pas des toilettes publiques qui aussi se font trop rares, ou du nom des rues affiché de plus en plus petit, des surbaissements de trottoirs qui manquent encore, etc.

Transports

J’ai voulu prendre le métro, me disant bêtement qu’avec tous les travaux qu’ils viennent d’effectuer sur la ligne 6, on pouvait espérer l’installation d’ascenseurs dans chacune des stations arrêtées. Au lieu de cela, ils ont supprimé les guichets de vente aux voyageurs pour les remplacer par des machines ce qui oblige, pedibus, à acheter ses carnets de tickets Place d’Italie ; de plus, dans l’ancien guichet, vous voyez un pauvre hère inactif qui semble s’ennuyer à mourir.

Des progrès existent déjà heureusement, comme notre nouvelle et moderne station des « Olympiades » qui a quand même cette particularité de n’avoir aucun siège à la descente du terminus ; vive le confort métropolitain et basta pour les RV à cet endroit-là ! Ne pourrait-on pas créer un prix, par arrondissement, pour inciter nos chers élus à pourvoir à des besoins aussi élémentaires et faire ainsi preuve d’attitude citoyenne ?

GJ

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Gazette 70 On a bien aimé

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

De passage à Paris, une amie de province a été épatée. : Je ne pensais pas qu’on pouvait bien manger à Paris pour 10 €.

Et c’est vrai ! À midi pour 10 € on peut manger entrée, plat et dessert, le tout appétissant, original, goûteux. Pour 15 ou 17 €, c’est encore mieux.

C’est un restaurant crétois avec une décoration intérieure toute grecque : les murs sont recouverts d’une jolie mosaïque.
Ces menus se composent de plats grecs typiques avec les brochettes, les moussakas, mais aussi des mets moins connus comme les papillotes de viandes ou poissons. De plus, cerise sur le gâteau, le patron est drôle. À une amie qui lui demandait, si, en s’expatriant, il avait fui les colonels, il a répondu : « non, j’ai fui ma belle-mère ».

66 avenue des Gobelins tél : 01 43 31 69 36

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Vous aimez le vrai couscous : pensez au restaurant Le Zaccar, 12 rue Bobillot 0145806663. On vous y donnera même une carte de fidélité ! et vous vous régalerez.

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Recette Un accord raffiné : dorade ou rouget au fenouil

Le poisson, vidé, écaillé est juste arrosé d’huile d’olive, salé, poivré de préférence aux cinq baies, il est farci d’un hachis d’échalotes.

La cuisson du poisson se fait soit au gril soit rôti au four.

poissonBien avant d’enfourner le poisson et même la veille si cela vous arrange, couper en tranches fines quelques bulbes de fenouil et faites les cuire très doucement dans du jus d’orange avec deux doigts de vin blanc, sel et un sucre. Le mélange se transforme en compote, il faut compter au moins une heure, c’est à vous de goûter, il faut que le fenouil soit vraiment fondu.

À table vous servez le poisson rôti ou grillé entouré de cette compote. Je ferme les yeux tellement c’est subtil.

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Une recette de Sucré-salé : La tourte de blettes à la niçoise.

Achetez une belle botte de blettes (ou bettes) au vert brillant, dont vous n’utiliserez que le vert pour cette recette. Faites blanchir ce vert dans l’eau bouillante 3 minutes, puis essorez-le et coupez grossièrement la boule verte obtenue. En même temps, dans un saladier, mélangez 125 grammes de pignons de pin, 100 grammes de raisins secs blonds, 2 œufs entiers battus en omelette, 2 cuillères à soupe de rhum, 2 cuillères à soupe de gelée de groseille ou de framboise, 1 poignée de gruyère râpé. Rajoutez le vert de blette, mélangez bien le tout.

Vous aurez préparé un fond de tourtière en pâte brisée sur lequel vous étalez cette farce. Sur le dessus, vous étalez des tranches fines de pommes et poires (ou pommes seulement) et vous recouvrez d’un dessus en pâte brisée que vous aérez en le ciselant.

Faire cuire à thermostat 7 (210 degrés) pendant 35 à 40 minutes. Au sortir du four, vous pouvez saupoudrer de sucre glace.

Laissez bien refroidir et découpez en petits carrés, à servir en accompagnement d’apéritif ou au dessert. Peu connu et très apprécié en général.

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Gazette 70 Le multiple, le mouvement et la transformation – 2e partie

Publié par lagazou le 2 janvier 2009

Dans le dernier numéro de La Gazette, j’avais commencé un petit tour d’horizon du 91 quai de la Gare par un portrait de Cécile Page ; aujourd’hui je le poursuis avec celui d’un des artistes invités lors des dernières portes ouvertes organisées au printemps dernier.

Ce samedi 24 mai 2008, au dernier étage du bâtiment B, l’affiche d’une exposition met d’emblée tous mes sens en éveil ; la mise en page et l’illustration (une mosaïque d’œuvres), ainsi que la « multi-dimensionnalité » du travail de l’artiste qu’elle me suggère, attisent ma curiosité.

Dans le couloir d’entrée sont présentés des dessins et gravures dont Mains-feuilles récoltant l’écorce et Digestion mécanique du végétal. Dans l’espace principal, en se diffusant au travers, la lumière du jour illumine À la recherche d’un arbuste (pâte à papier de mûrier, gravure, technique mixte montée sur lin). Sur les murs alentour, deux grandes séries : Gravures du Languedoc et Gravures de Corée. L’étiquette apposée à côté de la première, « Éd. de 12 gravures au Carborundum sur papier de Yuca planté et récolté par l’artiste », pique ma curiosité malgré le fait que (ou parce que ?!) je n’ai aucune notion de ces techniques et procédés. La fabrication par l’artiste lui-même de matériaux nécessaires à la réalisation de certaines de ses œuvres, comme la culture de plantes spécifiques, me fascine. J’apprendrai plus tard que c’est « le projet qui détermine la forme, le médium »…

oeuvre_art_1Le nom des œuvres et les légendes peuvent sembler abscons ; personnellement, ils me remplissent d’une sérénité joyeuse. Ils expriment, à mon avis, à merveille autant le travail effectué par Parme Baratier que les émotions physiques et les perceptions mentales dans lesquelles nous plongent ses réalisations. Les univers, les motifs, les couleurs, les tonalités des pièces exposées autant que les textures et l’odeur des matières que j’aime à deviner dispensent une sensation de légèreté et de simplicité d’autant plus admirable que l’on sent d’instinct qu’elle est le fruit d’un travail complexe aux multiples facettes.

Trois jours après, et avant qu’il ne réintègre son propre atelier situé dans le Xe arrondissement, je retrouve Parme Baratier dans la cour-jardin commune aux Frigos et à l’association Les Voûtes. Qu’il participe activement à un projet de jardin (voir article dans notre prochain numéro) créé ici même et géré par Les Voûtes et qu’il ait déjà réalisé des installations et participé à des événements dans le cadre de la programmation artistique et culturelle de cette association ne m’étonne pas. Et ce ne sont que deux exemples de ses diverses activités et réalisations – Je serais tentée d’ajouter « recherches » et « expériences ». Ce qui les relie, me semble-t-il : la passion d’apprendre et de découvrir, la volonté d’approfondir et de transformer les connaissances et les techniques acquises, le désir d’accéder à de nouvelles possibilités et d’ouvrir de nouvelles pistes.

Quant à la gravure, qui s’inscrit dans la « culture du multiple », elle lui est chère pour deux raisons principales : elle permet non seulement au public d’acquérir des œuvres à un prix abordable, mais aussi « à l’oeuvre d’exister de manière plus vivante » puisqu’il est possible d’en présenter plusieurs exemplaires dans des endroits différents au même moment. « À partir du moment où l’on réalise quelque chose de très abouti, un projet défini, l’intérêt premier, c’est cette diffusion facile. »

M. Fuchs

parme.baratier@free.fr

parmebaratier.com

http://les-frigos.com/

http://www.lesvoutes.org/

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