La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

C’est arrivé hier

90PHOTO SEYDOX

             Septembre 2014

         ouverture de la fondation Pathé Seydoux

 

Réalisme et poésie, Du 17 au 23 décembre 2014

Les quatre films présentés cette semaine mettent en avant le travail de réalisateurs qui ont marqué tout à la fois l’histoire du cinéma et l’histoire de Pathé : « Cœur Fidèle » et « L’Auberge Rouge »  de Jean Epstein, de « La Dixième symphonie » d’Abel Gance, et « Le Chemineau » de Henri Krauss.

Ces films, tournés entre 1917 et 1923, sont un reflet des tendances artistiques de leur époque. Ils préfigurent et incarnent un mouvement appelé « impressionnisme français » (sans doute pour se différencier de l’expressionnisme allemand). Pour ces réalisateurs dits de la « première avant-garde », le cinéma est un art neuf qui tente d’inventer ses propres règles.

Ces œuvres, d’une grande poésie et d’une virtuosité technique, sont aussi des chefs-d’œuvres de réalisateurs de grand talent … A ne pas manquer !

Tous les films sont accompagnés au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire national supérieur de la musique et de la danse de Paris.

Le 17 décembre à 16h et le 19 décembre à 14h, Cœur fidèle et L’Auberge rouge, de Jean Epstein, seront introduits par Joël Daire, Directeur du Patrimoine de la Cinémathèque française et auteur de Jean Epstein, une vie pour le cinéma  paru en 2014 aux éditions La Tour Verte.

 

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

Projections
Salle Charles Pathé
Expositions
Temporaires & permanente
Ateliers Pédagogiques
Détail des programmes
Collections
Base de données
Filmographie
Base de données

  Jeunes et Immigrés

 

Un jeudi du début Mars nous nous trouvions nombreux au T.A. (Tribunal Administratif)

pour soutenir un jeune Africain Oumar Bah , à qui , après lui avoir une première fois accordé le droit de résider en France, on le contestait à nouveau, avec menace d’O.Q.T.F. (Obligation de quitter le terrirritoire français).

Etaient présents non seulement des membres de R.E.S.F.(Réseau d’éducation sans frontières) mais aussi denombreux camarades de classe du jeune homme.

Son avocate Mylène Stambouli, avec sa clarté et sa puissance de conviction habituelles

démontra les insuffisances de la partie adverse.

Oumar et nous n’avions plus qu’à espérer, et il fallait attendre une bonne quinzaine de jours pour être fixés.

Quel soulagement et quelle joie quand elle nous a appris il y a quelques jours qu’elle avait eu gain de cause et qu’Oumar était autorisé à rester en France et poursuivre ses études .

C’est le quotidien tragique de nombreux jeunes immigrés avec l’espoir de s’intégrer chez nous pour avoir une vie meilleure et qui vivent la peur au ventre d’être arrêtés car ils sont sans papiers, ou pour être plus précis sans les papiers -sésames qui leur permettraient d’être régularisés.

RESF, RCI (réseau chrétien pour les Immigrés) sont des associations qui les aident juridiquement, les accompagnent dans leurs démarches, les aident à constituer leurs dossiers.

C’est un vrai casse-tête et la France qui, de loin, apparaît à ces malheureux, comme la patrie des droits de l’homme, quand ils sont obligés pour des raisons souvent économiques, parfois politiques, de quitter leur pays, leurs familles, se montre de moins en moins accueillante.

Il faut en prendre conscience.

Adultes ou jeunes, ils ont droit à une vie normale.

Les adultes payent des loyers, des impôts quand ils ont un travail.

Les jeunes sont sous la menace d’être obligés d’interrompre leurs études, qu’ils suivent dans des conditions difficiles, et qu’ils d’autant plus de mérite à réussir.

Nous vous invitons, après vous avoir informés de cette bonne nouvelle, à venir faire la fête avec tous ces jeunes le Samedi 10 mai au kiosque à musique, situé au début du Bd Blanqui . Apportez bonne humeur et amitié, il y aura pic-nic, musique et danse .

                                                                                  Georg, une gazetteuse

 

 

 

 

2250 caractères

 

Abel, on ne t’oubliera pas !

On l’appelait monsieur 11 heures …

 

Abel Pautré, c’est plus qu’un symbole, c’est l’incarnation même d’un village de Paris.

C’était notre voisin, omniprésent : pour les assidus du cours de gymnastique, c’était Monsieur 11 heures. Toujours à l’heure, il apparaissait, familier de certains d’entre nous, il restait là pour une bavette, il nous faisait découvrir la photo du lapin qui court dans le terrain vague le plus proche ou les nouvelles concernant les projets de transformation du square Le Gall.

Le square, c’était chez lui, surtout depuis la création du jardin partagé. Il détenait les clefs du cabanon et s’installait souvent autour d’une table pour un goûter avec ses amies. C’était, en effet un galant homme, toujours fringant. Lors des pots organisés deux fois par an par l’équipe de Sport Nature, il arrivait couvert de roses qu’il distribuait aux élèves du cours.

La Gazette, dans sa dernière parution, raconte comment Madame Yaya et Abel habitaient le square, ils en faisaient un lieu de vie pour bien des riverains.

Au cours de nos rencontres plus anciennes nous avons découvert combien  ce village situé entre Corvisart, Croulebarbe et les Gobelins avait constitué des lieux de vie essentiels pour quelques personnes. Nous avons parlé d’Annie Cohen victime d’un accident cérébral qui a trouvé dans ce coin du 13e tous les ingrédients de sa guérison. Un autre auteur, Frank Evrard nous disait comment toute sa vie familiale s’est construite sur le même terreau.

Nous savons aussi toutes les amitiés nées autour du bac à sable, elles ne sont pas près de s’éteindre, parfois mêmes d’anciens bébés du bac à sable ont fréquenté le lycée Rodin et sont restés de grands amis.

Abel Pautré est né rue Croulebarbe, il est mort dans l’HLM où il a vu le jour.

Le sort du beau jardin que baignait la Bièvre lui a toujours été au cœur, il en débattait au Conseil de Quartier, il s’investissait au sein de l’ADA 13*. Si l’idée vous prenait de venir lire au square, c’était sans compter que la rencontre de l’intarissable Abel mettrait fin à votre projet.

« Nul n’est irremplaçable » disent les gens, nous pensons que ceux et celles qui ont pris leur part dans la vie locale, imprimant leur personnalité, au service de leurs voisins, sont uniques.

 

Nous les pleurons et savons bien comme dirait Brassens que :

 

Oui, mais jamais, au grand jamais,
Son trou dans l’eau ne se refermait,
Cent ans après, coquin de sort!
Il manquait encore.

 

* ADA13, Association pur le Développement et l’Aménagement du 13é

 

 

Sabine pour la Gazette

 

Publicités

Une Réponse to “C’est arrivé hier”

  1. Brigitte Einhorn said

    C’est un bel hommage à notre ami commun qui va nous manquer. Heureusement, on a 100 ans au moins pour l’oublier !
    Brigitte

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :