La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Lectures d’été : de belles aventures à découvrir

Posted by lagazou sur 12 juillet 2015

Jean-Pierre Clerc, Jean Walter & Zellidja, ou le devenir-homme, éd. Kéraban, 2010, et Z, dix mille voyages initiatiques, éditions Barakah, 2011.

L’auteur, habitant du 13e, ancien Zellidja et ancien journaliste du Monde, commence par nous conter la vie de Jean Walter. On connaît en tant qu’architecte le parcours de celui qui a débuté avec les maisons jardins, comme celles de la pittoresque « Petite Alsace » nichée dans la pente de la rue Daviel. Il s’est aussi illustré dans l’architecture hospitalière qu’il a contribué à renouveler. Son nom, associé à celui de Paul Guillaume, évoque par ailleurs la belle collection de tableaux impressionnistes rassemblés au musée de l’Orangerie. On sait moins que, jeune homme aventureux, il a sillonné à bicyclette les routes d’Europe ; convaincu du rôle pédagogique d’expéditions, menées dans la prime jeunesse avec un objectif de découverte qui va bien au-delà d’un simple voyage touristique, il a voulu en faire bénéficier des jeunes de 16 à 20 ans, en leur accordant une bourse, volontairement modeste. Il fallait partir seul, se débrouiller et, au retour, rendre un compte-rendu écrit. Les boursiers apprenaient à écouter, à voir, à être responsables et à prendre confiance en eux.

Jean Walter a pu financer ces bourses, grâce aux gains considérables réalisés dans l’exploitation d’une mine de plomb située au Maroc au lieu-dit Zellidja. C’est donc ce nom qui a été donné à la Fondation qu’il a créée en 1951. C’est ce même nom qu’a pris l’association constituée par des anciens « Z » pour se retrouver, s’entraider et faire connaître le dispositif aux générations postérieures. Grâce à leur conviction et à la satisfaction d’avoir pu vivre une telle expérience, Zellidja a pu survivre, malgré de nombreuses péripéties et, après 1968, une interruption de quelques années.

Au 60 de la rue Regnault, dans le 13e, est installée l’association Zellidja : vous pouvez vous y procurer ces deux livres qui relatent la genèse et l’évolution de la Fondation et de l’association Zellidja. Le dispositif d’origine s’est adapté en cours de route : le terrain d’aventure, d’abord métropolitain, s’est rapidement élargi au vaste monde ; les rapports de voyage font désormais appel aux multimédias ; le recrutement s’est démocratisé ; et, surtout, les jeunes filles y ont été « admises » et sont devenues largement majoritaires.

Ces livres nous font découvrir la richesse des expériences privilégiées dont ont bénéficié plus de 10 000 boursiers, et montre leur esprit de solidarité, l‘esprit « Z ».

www.zellidja.com

Zellidjalogo

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INVITATION au XVIIIème Concours des Fanfares des Beaux-Arts

Posted by lagazou sur 3 juillet 2015

XVIIIème Concours des Fanfares des Beaux-Arts

( Le Seul, l’Unique, inénarrable, LE précieux !... )

La Grande Masse des Beaux-Arts a l’immense plaisir de te convier à son traditionnel, réputé et incontournable Concours des Fanfares des Beaux-Arts !

Le thème de cette année est donné sur le ton du « Ni Fait, Ni à Faire ! »

Venez découvrir les interprétations toutes plus uniques les unes que les autres que vont nous régaler chaque fanfare !  Parce qu’il ne faut surtout pas le louper, tu es donc très attendu pour encourager ta fanfare de coeur et profiter de ce génial spectacle réunissant plus de 20 fanfares et qui a seulement lieu une fois tous les 4 ans !

Les infos indispensables à retenir pour nous retrouver autour des douces mélopées cuivrées de nos amis fanfaristes :

  • La date : CE samedi 04 juillet 2015 dès midi !
  • Le lieu : Parc Kellermann (Rue de la Poterne des Peupliers) Paris XIIIème
  • Il va faire trèèèès chaud, donc prévoie ta survie avec moult crème solaire, la coiffe qui va bien, les lunettes de soleil et ta méga bonne humeur beaux-artienne !

On vous y attend très très nombreux et en pleine forme !

Le Grand Massier et toute l’équipe de l’association.

Affiche XVIIIème Concours des Fanfares des Beaux-Arts - Samedi 04 juillet 2015

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Communiqué de presse du conseil d’administration de l’association gestionnaire de la dalle des Olympiades, ASL Olympiades, Paris XIIIème

Posted by lagazou sur 25 juin 2015

Olympiades Communiqué de presse

Les membres du conseil d’administration de l’ASL Olympiades, association gestionnaire du site, plaident en faveur d’une vision de l’avenir du quartier, partagée avec la Ville. C’est le sens du message qu’ils ont dernièrement adressé à la Maire de Paris, à son adjoint à l’urbanisme, au maire d’arrondissement et à tous les élus du XIIIème. Lors du conseil d’arrondissement du 15 Juin, les élus du XIIIème ont repris à leur compte l’une des propositions formulées, à savoir la réalisation d’un audit financier, visant à évaluer le montant des dépenses occasionnées par l’ouverture au public de la dalle. Le vœu d’engager cet audit a été voté à l’unanimité, majorité et opposition confondues. Au-delà de ce soutien décisif et du consensus politique, le danger d’un vœu pieux ne saurait cependant être écarté, la mairie centrale étant, seule, décisionnaire. Reste donc à transformer l’essai lors du conseil de Paris des 29 et 30 Juin, où doit être voté le montant de la subvention allouée pour 2015. La réalisation de cet audit confié à un tiers s’impose, puisque l’ASL Olympiades conteste l’estimation des dépenses publiques de fonctionnement faite par les services de la Ville et l’occultation des dépenses d’investissement. A défaut de se voir étroitement associée à la conduite de l’audit et au choix de l’expert désigné, gage d’indépendance, elle pourrait se trouver contrainte de mener une contre-expertise sous la pression des habitants. Qu’ils soient propriétaires ou locataires du parc privé et du parc de logement social, tous paient en effet deux fois l’impôt, en s’acquittant d’une part, des charges d’entretien de la dalle et d’autre part, des taxes et impôts locaux.

Pour que « la municipalisation de fait », promue par le maire du XIIIème, devienne une réalité, il faudrait que la Ville subventionne l’intégralité des dépenses occasionnées par l’ouverture au public de la dalle. Or la subvention allouée, d’un montant de 472 000 euros en 2014, n’en couvre que le tiers ! En 2007, elle a même été amputée de 220 000 euros, la Ville ne participant plus aux dépenses de sécurité du site en raison de la création da’un dispositif de « correspondants de nuits ». Est-il concevable que la puissance publique, en l’occurrence l’Etat secondé par la Ville, se défausse de ses prérogatives en matière de sécurité sur les habitants? Confiée à une société privée, la surveillance du site absorbe à elle seule la quasi-totalité du montant de la subvention municipale ! Aux charges s’ajoute le coût des travaux de maintenance, liés au vieillissement de l’infrastructure de la dalle, après plus de quarante ans d’existence. Ainsi, la réfection des quatorze kilomètres de canalisation en sous-sol se voit elle aussi laissée à la charge des propriétaires de la dalle, malgré le caractère en grande partie public des travaux. La requalification de tout l’espace public de la dalle serait également à envisager, à l’instar des travaux d’envergure menés au Front de Seine. Seule la Ville de Paris, aux côtés de l’Etat et de la Région, peut porter pareille ambition urbaine. L’excellente desserte des Olympiades par les transports en commun, l’environnement très porteur du quartier et le potentiel constructif du site ne devraient-ils pas l’inciter à miser sur ce quartier d’avenir à l’échelle du Grand Paris?

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Ouvrir la petite ceinture aux habitants : c’est presque fait dans le 13e

Posted by lagazou sur 19 juin 2015

petite ceinture secteur Rungis-2Le projet d’aménager la petite ceinture et de l’ouvrir aux habitants se concrétise enfin : il y a eu des études de l’APUR et une concertation avec la population, malheureusement restée trop discrète. Avec la nouvelle mandature parisienne d’avril 2014 et la réorganisation de la SNCF, il a été décidé début 2015 d’ouvrir au public le tronçon situé entre la place Rungis et l’avenue d’Italie. Le terrain y est relativement plat et il est à niveau, ce qui en facilite l’accessibilité, y compris pour les personnes à mobilité réduite. Le rail subsistant sera conservé pour garantir un éventuel retour à une activité ferroviaire. Le parcours, déroulé sur 500 m, reliera le nouveau jardin Charles Trénet (place Rungis), celui de la Poterne des Peupliers et celui du Moulin de la Ponte qui borde l’avenue d’Italie et débouche sur la future station Maison-Blanche de la ligne 14.

L’objectif est d’en faire un espace vert et un lieu de détente, avec un cheminement piétonnier, des pelouses, le verdissement des talus et la préservation des espèces végétales et animales. Le régime des parcs et jardins sera appliqué, avec fermeture de nuit et interdiction des vélos (sauf pour les enfants). Dès septembre, des portions doivent être ouvertes, mais c’est progressivement que doivent être développés les nouveaux usages à définir avec les habitants : jardins partagés, ruchers, activités pédagogiques et de découverte, équipements sportifs… Les idées ne manquent pas.

L’objectif est aussi de désenclaver un secteur jusque là isolé par plusieurs barrières (petite ceinture, boulevards). Il s’agit aussi de la première phase de réaménagement qui va servir d’expérimentation pour une réouverture généralisée de la ligne. Les habitants à l’est du 13e ont aussi des projets et vont suivre avec intérêt cette première réalisation.

 

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Fête de la musique 21 juin 2015

Posted by lagazou sur 19 juin 2015

La crypte Ararat, 11 rue Martin Bernard a le plaisir d’accueillir à 16 h Carole Marais et Bernard Polisset qui présentent leurs élèves amateurs et professionnels dans des Airs et Duos de Haendel, Mozart, Gounod, Delibes, Bellini, Tchaïkovski, Schumann, De Falla…

  • Les Noces de Figaro
  • La flûte enchantée
  • Roméo et Juliette
  • Tosca
  • Lacmé
  • Manon
  • Eugène Onegin

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SAUVONS LE GRAND ECRAN

Posted by lagazou sur 19 juin 2015

Appel à mobilisation le 20 juin

 En avril 2013, Jérôme SEYDOUX, co-président de PATHÉ, annonçait à la Mairie du 13° qu’il était sur le point de vendre le GRAND ÉCRAN à un organisateur de concerts. Mais aux candidats-repreneurs culturels successifs (qui n’ont jamais été reçus) il a préféré négocier avec un marchand de biens qui prévoit de faire de ce remarquable complexe audiovisuel une salle de sport low-cost !

Aujourd’hui, l’engagement de campagne de la Maire de PARIS d’ « accompagner l’implantation d’une grande salle de spectacle place d’Italie en remplacement du Grand Ecran » et les vœux adoptés en 2013 et 2014 par le CONSEIL DE PARIS pour préserver sa vocation culturelle, sont restés lettre morte.

Depuis, des travaux ont commencé pour transformer les 2 petites salles (« aux qualités de projection exceptionnelles » selon GAUMONT) en boutiques du centre Italie 2.

Face aux pressions des démolisseurs, soyons nombreux le

Samedi 20 Juin, à partir de 14h30

place d’Italie, sur le parvis du Grand Écran

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Grande fête de quartier – 4ème fête des Grands Moulins – samedi 30 Mai 2015

Posted by lagazou sur 27 mai 2015

4ème fête des Grands Moulins samedi 30 Mai 2015 – Quartier Paris Rive Gauche Esplanade Vidal-Naquet
Accès : Métro ligne 14 arrêt Bnf – RER C / Bus 62/64/89 arrêt Rue Thomas Mann / Bus 325 arrêt rue Watt.
Cette année, on dessine et on se dessine. C’est à partir de 14 heures. On vous attend.
fête grands moulins_0001
Animations gratuites
Street-art
Bal populaire
notre quartier 13
NQ13

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Village de la Récup’ le 30 mai 2015

Posted by lagazou sur 27 mai 2015

Inauguration festive de la boutique associative de réemploi et recyclage :
Animations gratuites sur l’avenue d’Italie de 11 h à 18 h devant le 126 av. d’Italie

Devanture-5mars2015

Pendant la semaine du Développement Durable 2015, le  » Village de la Récup’  » du 13e, organisé par l’Association Ma Ressourcerie, se tiendra de part et d’autre du 126 avenue d’Italie (face à sa boutique associative et solidaire de réemploi).

Cet évènement consiste en un ensemble de stands dans lesquels les acteurs du réemploi et du recyclage présentent leurs activités afin de sensibiliser les habitants, de manière festive et conviviale, à la lutte contre le gaspillage et à la réduction des déchets. Il se tiendra de 11h à 18h.

 Une grande braderie de vêtements (tout à 2 €) et des ateliers Récup’ et fabrication.

♥ Deux spectacles éco-citoyens, clownesques et musicaux de la compagnie Pile-Poil  à11 h 30 et 14 h 30.

Une sensibilisation au tri sélectif

 Partage d’expérience au  » Village de la Récup’. »Installés sur le stand du GDIE, les jeunes des quartiers Masséna et Kellerman partageront leur expérience de démocratie participative avec le public dés 14h30. A 15h30, ils présenteront leurs idées à travers la lecture d’une « Lettre à un élu.

Présentation du projet : http://ecoparlementdesjeunes.info/EPJ-14-GDIE.html

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Les chantiers créatifs pour le quartier !

Posted by lagazou sur 28 février 2015

Centre d’Animation René Goscinny
14 rue René Goscinny 75013 Paris
01.45.85.16.63 – www.centregoscinny.org


Des ateliers créatifs sont proposés aux habitants, grands et petits, pour décorer le Parc des Grands Moulins et ses alentours pour 2 temps forts du quartier,
13 en Fête, et le festival Vive l’Art Rue !

Ces événements festifs auront lieu le 30 mai et le 7 juinPour les préparer, rêvons, imaginons, construisons, fabriquons ensemble !


 Atelier Marionnettes Géantes Gratuit

– Mercredis 4 et 18 mars, 1,12 avril, 13 et 20 mai et 3 juin
Attention le 12 avril est un dimanche
Mathieu, intervenant film d’animation et expert en fabrication de marionnettes, voit en grand ! Il proposera des ateliers ouverts à tous de fabrication de marionnettes géantes, conçues en matériaux de récup, qui seront animées par les habitants lors du festival Vive l’Art Rue ! Ça promet d’être spectaculaire !


 

Atelier Décoration Récup Gratuit

– Mercredis 11 et 25 mars, 8 et 15 avril, 13 mai de 14h30 à 17h30 

Anne Gaël, intervenante couture et loisirs créatifs du Centre Goscinny, propose quant à elle d’imaginer des décos originales pour l’espace public en matériaux de récup (plastiques, cartons, tissus, vieux vêtements). Est-il possible de décorer notre environnement urbain à partir de rien – ou presque ? Oui ! Un ciel de couleur en textile, des sculptures de plastique, tout est imaginable…


 Stage Double Dutch Tarif stage : 31.20€ le stage / pour les 10-15 ans

– Samedis du 21 mars au 30 mai de 14h30 à 16h 

Cette pratique consiste à faire tourner 2 grandes cordes à sauter dans lesquelles des acrobaties sont réalisées en rythme par les sauteurs.
Le festival Vive l’Art Rue ! le 7 juin verra les participants au stage Double Dutch réaliser une performance, accompagnés par une fanfare…
Le Centre Goscinny s’associe à l’association locale Génération Double Dutch pour promouvoir cette pratique, surtout que cette année le championnat du monde se déroulera en Juillet dans le 13ème !


Ateliers scénographie urbaine Gratuit

– Mercredi 6 mai de 15h à 18h,
puis les samedis de 15h à 18h et les mardis de 16h30 à 19h30 :
chantier ouvert dans le jardin des Grands Moulins, jusqu’au 26 mai.

Le collectif Jouir, composé de Johan et Alice, 2 jeunes architectes, ont déjà travaillé à la construction de mobilier urbain pour les dernières éditions de 13 en Fête.
Cette année ils ont très envie de partager cette aventure et proposer aux habitants d’inventer et construire avec eux de nouveaux modules en bois de récupération qui serviront à la fois sur les temps forts du quartier mais pourront aussi être utilisés par des associations locales, des collectifs d’habitants…


 Collecte de matériels.

Pour les Chantiers Créatifs, le Centre récupère :

– des bouteilles plastiques tout format toutes couleurs, barils de lessives, bouteilles de lait, mais rincées/lavées- des draps, housse  de couette,
– des cravates, des chutes de tissus
– des vêtements types chemise pantalon t shirt colorés,
– de la laine, du fil,
– des abats-jours même vieux même moches
– des sacs plastiques de tous formats et de toutes couleurs,
– des boites d’œufs
– des cintres en  fil  de fer
– des parapluies ou parasols
– des tasseaux, ou  tige de bambou
– du grillage / croisillons

Merci.

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Des enfants découvrent la gestion des déchets dans 3 quartiers du 13ème

Posted by lagazou sur 11 février 2015

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Des enfants découvrent la gestion des déchets dans 3 quartiers du 13ème

Le Groupe de Diffusion d’Informations sur l’Environnement est une association de loi 1901 qui propose cette année aux enfants de plusieurs résidences de 3 quartiers du 13ème arrondissement de découvrir le monde des déchets, et en particulier du tri sélectif et de la récup’. Le projet s’intitule « Le tri et la récup’ ça se passe dans mon quartier », il concerne au total 5 quartiers situés à Paris et Malakoff, et il s’inscrit dans le cadre de l’Eco-Parlement des jeunes ©, dispositif national coordonné par le Réseau Ecole et Nature et Eco-Emballages.

Une visite de « Ma Ressourcerie » sera proposée aux participants des quartiers Kellermann et Masséna le mardi 24 février 2015 à partir de 14h. Les enfants découvriront alors cet acteur majeur de la gestion des déchets dans le 13ème arrondissement qui vient d’emménager dans de nouveaux locaux (126 avenue d’Italie) et ses multiples rôles : collecter les objets que les parisiens abandonnent (vêtements, chaussures, livres, DVD, vaisselle, petit électroménager, jouets, bibelots, petits meubles, cuir, tissu…), revendre les objets en bon état à prix minimal, transformer les autres pour leur donner une nouvelle vie, utile, belle et souvent ludique, et sensibiliser la population au développement durable.

Plusieurs ateliers suivront avec des débats, la réalisation d’une enquête de voisinage et la fabrication d’objets à partir de déchets. Une restitution du projet aura lieu dans chaque quartier concerné en juin et juillet 2015 lors d’évènements locaux de type Fête de quartier. Les enfants y proposeront notamment la lecture publique d’une lettre à un élu local présentant le résultat de leur réflexion concernant l’amélioration de la gestion des déchets dans leur quartier.

Ils soutiennent le projet : Eco-Emballages, Réseau Ecole et Nature, Ville de Paris, Paris Habitat OPH, Ma Ressourcerie, Centre social 13pourTous, Courant d’Art Frais, Compost et Compagnie.

Contact: Hervé Bressaud (courriel: gdie.contact@gmail.com, tel: 06 30 58 50 73)

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Les Visages du XIIIe. Une exposition photographique à voir jusqu’au 31 janvier 2015

Posted by lagazou sur 13 janvier 2015

L’exposition est présentée par des membres de l’association Politik’art, en collaboration avec la Maison des associations, l’ARBP, Courant d’art frais, les Ateliers pluriculturels et la MIE-labo13. Elle nous donne à voir des portraits d’habitants du 13e, rencontrés grâce aux structures associatives, et nous propose un nouveau regard sur « l’autre ». C’est une « balade au cœur des quartiers aux multiples facettes » qui reflète les différentes histoires d’un 13e arrondissement fortement marqué par son passé industriel. Différentes vagues d’immigration, provenant du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et d’Asie, ont participé au tissage d’une identité multiculturelle.

Vous pouvez voir actuellement ces photos dans les locaux de l’association des Ateliers Pluriculturels situés au pied de l’esplanade des Olympiades. Leur objectif est de promouvoir les échanges et connaissances entre différentes cultures et de faciliter l’accès au droit en organisant des cours de langues, des conférences, des ateliers et des expositions.

Ateliers Pluriculturels, 53 rue Nationale, Paris 13e, 01 44 24 92 02.

Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 9 à 12 h et de 14 à 18 heures et samedi de 14 à 18 heures.

 

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Je suis Charlie

Posted by lagazou sur 12 janvier 2015

 

Marianne va à la République.JPG-2Marianne et la République

L’événement ne concerne pas seulement le XIIIe, c’est vrai, mais foin des règles !
Quand il est planétaire, une Gazetteuse se sent autorisée à vous donner sa réaction.

Mercredi dernier 7 janvier, sidération totale :
Parvenus à entrer dans la rédaction de Charlie Hebdo (et on saura plus tard qu’ils s’étaient d’abord trompés d’adresse) deux hommes tirent à la kalachnikov dans une rue du XIe arrondissement sur ceux qui sont en train de “fabriquer” leur journal, et sortent en tuant un policier.
Bilan : 12 morts dont des”génies” du dessin satirique, Cabu, Honoré, Wolinski, Charb, patron du journal. Cabu avait été l’un des invités des soirées de Jonas.
L’horreur est bien réelle. En sortant les deux brutes achèvent froidement un autre policier blessé qui demandait grâce
Au volant d’une voiture, vite abandonnée pour sauter dans une autre, ils réussissent à fuir.

On apprend qu’à Montrouge une autre policière, le lendemain 8 janvier, est abattue par un inconnu.
Est-on dans un western ? Non ces assassinats ont eu lieu dans Paris et la proche banlieue en plein jour.
Ce n’est pas fini.

Orchestrées pour se passer simultanément le vendredi 9 janvier, en Seine et Marne et à Paris, porte de Vincennes, soit dans une imprimerie, qui, comme le journal est un lieu abhorré des tueurs, soit dans une supérette Casher, ce sont des prises d’otage auxquelles se livrent les tueurs, revenus sur les lieux de leurs crimes, et ce jour-là, grande et horrible première, tous ceux qui avaient accès à un poste de télé ont pu suivre le déroulement des actions, jusqu’aux issues soulageantes : les monstres ont été abattus.
Je ne vous donne pas leurs noms ; vous les connaissez et je ne veux pas avec ce bref article les pérenniser.

Ce qui m’a frappé, comme vous tous, c’est l’effet de surprise et d’horreur, la peur que ces hommes ont voulu provoquer pour montrer leur puissance, et finalement le sursaut d’indignation et d’honneur des Français.
Ils ont découvert à cette occasion que les forces, dites “de l’ordre,” contre lesquelles notre esprit critique s’en donne à cœur joie savent se montrer héroïques, que des citoyens lambda se sont aussi sublimés. Que des pratiquants des 3 religions ont fait preuve du même courage.
Le hasard, la chance ont certes joué leur rôle, funeste pour un livreur à Charlie hebdo, arrivé au mauvais moment, heureux pour Pelloux, le médecin qui était en retard et qui a d’abord cru à une blague quand on l’a appelé. Bref, nous ne maîtrisons pas tout, mais finalement l’unanimité s’est faite au nom des valeurs qui donnent sens à la vie: Courage,
dignité, et amour qui prévaut sur la haine.
Tout le pays s’est réuni hier, dimanche 11 janvier, pour les célébrer.

C’est ce qui nous aide, un peu, à atténuer l’horreur qui a marqué ce début d’année.
Nos vœux pour 2015 : maintenir vives ces Valeurs dans nos esprits et dans nos cœurs.

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LIGNE 7

Posted by lagazou sur 27 décembre 2014


Ligne 7

Dans sa jolie maison blanche bien qu’un tantinet délabrée, située pratiquement à la frontière entre Villejuif, la porte et la mairie d’Ivry, Eric Morland, que son frère cadet s’ingénie à appeler Riquet, est confortablement installé dans la cour neuve sous un soleil digne du pays des pyramides. Neuve en effet la cour, tout du moins pour ce qui concerne les plantes puisque, inspiré par trois frères lyonnais, Antoine, Bernard, Joseph et leur oncle Antoine Laurent de Jussieu, Eric avait entamé une refonte complète du jardin.

Il y a quelques années encore, il habitait à Paris aux environs la Place d’Italie, plus vers les Gobelins que Tolbiac, mais la décision de son propriétaire, monsieur Le Peletier, de vendre l’appartement qu’il lui louait, l’a contraint à prospecter pour trouver une nouvelle tanière. Sans posséder la fortune d’une danseuse entretenue de l’Opéra, qui pouvait se loger à la Chaussée d’Antin, il ne put envisager de continuer à vivre dans l’enceinte périphérique et se résigna à orienter ses recherches vers la banlieue. Il ne se sentait pas attiré, à tort peut-être, vers le nord de la capitale, Aubervilliers, pas plus le Fort que la bourgade, Pantin, Porte de la Villette. Son point de départ de prospection, la Porte d’Italie, ouvrait une brèche vers le sud qui lui semblait plus rieur. Région d’enfance met en confiance.

Il avait passé une partie de sa jeunesse au Kremlin-Bicêtre dont le nom lui parut assez énigmatique pour qu’il se penche sur ses origines. Retour aux sources donc, le sud et l’étymologie tirée de « Histoire du Kremlin-Bicêtre – L’identité d’une ville » par Madeleine Leveau-Fernandez. Tout commence par un fief non loin de la Bièvre offert par Louis VIII à son chef cuisinier. Il y fit bâtir « La grange-aux-Queulx » pour y cuisiner sans doute tout à son aise. Saint-Louis rachète ce domaine à l’héritier du cuisinier en 1257 pour y installer des moines le temps de leur fignoler un petit monastère en plein Paris. Quelques années plus tard, passant dans ces riantes contrées, le représentant du roi d’Angleterre à la cour de France, un certain Jean de Pontoise, évêque de Winchester, achète ce qu’il reste du bâtiment, un tas de ruines, pour une bouchée de pain peut-être, en 1286. Rien de surprenant qu’un évêque anglais porte un nom à consonance française puisque tout ceci se déroule après la conquête normande, exploit du fameux Guillaume le Bâtard devenu le Conquérant. Il fait bâtir sur les vestiges décatis qu’il venait d’acquérir un château digne de son rang et qui finit par s’appeler comme lui. Et c’est là qu’on mesure déjà à cette époque le don inimitable des Français pour les langues étrangères.

Le délicat nom de Winchester, dans la bouche des natifs laboureurs et des autres gens du cru peu aptes à reproduire les finales à l’anglaise, devint vite Winchestre. Sans que je puisse préciser le temps que cela a pris, la déformation s’est accentuée, la loi de l’entropie appliquée à la linguistique sans doute, le « w » a laissé place à un « v », Vincestre, puis à un « b », Bicestre pour finalement aboutir à Bicêtre. Si l’on se penche sur les noms des évêques précédant le débarquement normand, la fameuse bataille de Hastings le 14 octobre 1066, et qu’un évêque non normand ait acheté le château, on frémit rien qu’à penser aux difficultés de prononciation qui se seraient alors posées aux autochtones et au nom dont se serait affublé la commune : Hædde, Æthelheard, Ecgbald, Wigthegn, Ealhferth, Frithestan

Ensuite, le château passe de mains en mains, le Duc de Savoie, Philippe d’Orléans fils de Philippe VI, roi de France, le Duc de Berry qui se met en frais pour le retaper de fond en comble. Avant de passer l’arme à gauche, ce dernier fait don de sa sublime demeure aux évêques de Notre-Dame-des-Champs. Querelles d’importance entre Armagnacs et Bourguignons, guerre, dommages collatéraux, plus très belle à voir la bâtisse. Un tas de ruines à vrai dire tout juste bon à servir de carrière sur ordre de François 1er. Désolation donc jusqu’à ce que Richelieu arase le tout pour y construire une sorte de refuge pour soldats salement amochés par les combats. On s’approche de l’hospice.

Louis XIV ne rigole pas avec les miséreux, par un édit de 1656, il les met en cabane et Bicêtre en accueille une bonne partie en jouant la double carte d’hospice et de prison. La route qui y mène gagna peu à peu en fréquentation, en commerces, en tout ce qui compose une vie sociale. Après la gloriole européenne, la face peu glorieuse des guerres bérézinesques de Napoléon a charrié bon nombre de retraités de Russie mal en point et un habile profiteur a sauté sur l’occasion pour ouvrir, non pas une cité des sciences et de l’industrie, mais un estaminet couleur locale « Au Sergent du Kremlin ». En 1896, alliance hasardeuse du sabre et du goupillon, l’évêque et le massacreur, fut créée la commune du Kremlin-Bicêtre.

Passionné d’histoire, Eric ne dédaignait pas l’étude des évènements que de multiples spécialistes décortiquent savamment. Sa maison regorgeait de livres hétéroclites où se côtoyaient des historiens donc, de grands auteurs, Louis Aragon, Céline, Echenoz, Hugo, Flaubert, de brillants étrangers, des quasi anonymes de la littérature et des ouvrages de documentation disparates parmi lesquels un opuscule sur la vie de Maria Salomea Skłodowska, Marie Curie. Il apprit à quel point elle avait été brillante et acharnée : médaille d’or en fin d’études secondaires en Pologne en 1883, première au concours d’agrégation pour l’enseignement des jeunes filles section mathématiques, deux fois prix Nobel, une première en 1903 en physique avec son mari Pierre et Henry Becquerel, une seconde, en 1911, en chimie, première femme lauréate de la médaille Davy, prix Gegner de l’Académie des sciences à trois reprises, enterrée au Panthéon. Il fut soulagé de constater que, le 8 mai 2007, journée internationale de la femme, son prénom fut associé à celui de son mari sur la ligne 7 du métro parisien, élevant ainsi à trois le nombre de stations dédiées aux femmes avec Louise Michel et Marguerite de Rochechouart.

Son chat, Telet, trouvé il y a quelques années sous une arche qui enjambe la Seine sans qu’il se rappelle s’il s’agissait du Pont-Neuf ou du Pont-Marie, un quadrupède parmi les deux cents qu’a décrit avec une précision remarquable Louis Jean-Marie D’Aubenton, dit Daubenton dans « Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roy » sous la direction de Buffon, vint se frotter avec insistance contre sa jambe. Son maître ne devait pas oublier qu’on était dimanche et que l’heure était venue de déguster le menu dominical appelé « Poissonnière à la Censier » composé exclusivement de sardines fraîches sans têtes pour favoriser la brillance du poil. Par un caprice de félidé, Telet, dédaignait effectivement les têtes de poissons, d’où l’appellation « Censier » pour son plat du dimanche. On comprend mieux si l’on sait que la rue de même nom était autrefois une impasse, « rue du cul-de-sac sans Chef » autrement dit sans tête, et qu’au fil des générations et des évolutions de la prononciation et de l’orthographe elle devint tout à tour Sancée, Censée, Sancier puis Censier. Ah, la belle époque de l’orthographe flottante.

Après avoir nourri le chat, Eric repris sa lecture sur l’épopée de Guiseppe Garibaldi en Amérique du sud et en Europe, célèbre au point que Victor Hugo lui consacra une chambre dans sa demeure de Hauteville-House à Guernesey. Maison construite vers 1800 par un corsaire anglais, William Ozanne, hantée, visionnée, par l’évanescence d’une femme qui s’y était suicidée. Hugo, dans « Les travailleurs de la mer » y fera allusion : « La maison comme l’homme peut devenir un cadavre. Il suffit qu’une superstition l’a tue. Alors elle est terrible. Ces maisons mortes ne sont point rares dans les îles de la Manche ». Il en fallait évidemment davantage pour décourager Hugo qui transforma cette maison de fond en comble pour la modeler à son image d’homme de génie à tout faire. C’est qu’en 1867 que la chambre fut baptisée Garibaldi. Invité par le poète à le rejoindre en exil, le « Héros des deux mondes » y fut sensible, mais n’y mit jamais les pieds. Quant au don des langues des Français, Victor ne dérogea pas à la règle : « Quand l’Angleterre voudra causer avec moi, elle apprendra ma langue. »

Ce titre glorieux, « Héros des deux mondes », intrigua Eric, il lui semblait bien qu’il fut également décerné à un autre personnage célèbre. Un petit tour par la bibliothèque lui apporta la réponse. Dans la section histoire, près des livres consacrés à Léo Lagrange, Paul Vaillant-Couturier, Corentin Cariou et Louis Blanc, il dénicha un ouvrage sur le fils de Marie Louise Jolie de La Rivière, Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de La Fayette. Acteur non négligeable de la guerre d’indépendance des Etats-Unis, partie prenante de la Révolution française où il œuvra pour atténuer l’absolutisme du pouvoir royal, il émigra en 1792 et revint jouer un rôle important dans la monarchie de juillet.

Son aventure américaine ne manqua pas de panache. Contre l’ordre du roi, il s’embarqua à 19 ans prêter main-forte aux insurgés du Nouveau monde, finançant par ses soins l’achat d’un navire « La Victoire », une trentaine d’hommes d’équipage et de quelques milliers de fusils. Après plusieurs séjours où son ardeur et son efficacité furent appréciées, La Fayette fut naturalisé américain. De retour à Paris, auréolé de gloire, non content de retrouver sa toute jeune femme, Marie Adrienne Françoise de Noailles épousée à quatorze ans et demi alors qu’il en avait à peine plus de seize, il s’éprend de maîtresses prestigieuses à la beauté légendaire, Charlotte Gabrielle Elisabeth Aglae de Puget de Barbentane, comtesse d’Hunolstein et Pauline Adhémar de Monteil de Grignan, fille de Françoise de Sévigné, elle-même fille de Madame de Sévigné, marquise de Simiane par mariage dont l’époux, marquis de Miremont, se donna la mort à l’annonce de cette déconvenue sentimentale. On ne sait comment réagit Pauline, mais elle se montra très active en n’y allant pas par quatre chemins pour favoriser la publication des lettres de sa grand-mère.

Sans l’avoir précédemment averti, un groupe d’amis fit irruption dans sa cour avec tant de fougue qu’Eric compara leur intrusion à la charge de la brigade légère. Fanfaronnade en grande pompe pour beaucoup de victimes et un piètre résultat. La célèbre scène s’est jouée à la bataille de Blaklava, le 25 octobre 1854, pendant la guerre de Crimée. Imbroglio militaire qui a mis en scène deux beaux-frères anglais qui se détestaient copieusement, Lord Lucan, peu réputé pour son intelligence, commandant de la cavalerie et Lord Cardigan, major-général, son subordonné direct, les deux sous les ordres de Lord Raglan, commandant de l’armée. Ce dernier donna l’ordre à la cavalerie de charger une position russe, mais mauvaise analyse, quiproquo sur l’objet exact de la mission, obéissance aveugle aux injonctions hiérarchiques, bévue de taille, boucherie inutile. Dans ce jardin de banlieue, du tumulte, mais aucune victime à déplorer. Nulle débâcle donc, plutôt ambiance de 8 mai 1945. Le projet était simplement d’aller se balader, de sortir un peu Eric de ses livres : « On descend place Monge et on fait un tour au Jardin des Plantes et aux Arènes de Lutèce ! »

Eric répliqua en falsifiant une citation de Diderot tirée du « Neveu de Rameau » : « Qu’il fasse beau, qu’il fasse laid, ce n’est pas mon habitude d’aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal ni au musée du Louvre. » Il ajouta : « Comme Maximilien de Béthune, duc de Sully, pair de France, maréchal de France, prince souverain d’Henrichemont et de Boisbelle, baron puis marquis de Rosny, marquis de Nogent-le-Rotrou, comte de Muret et de Villebon, vicomte de Meaux, qui a si bien conseillé Henri IV, je ne vous opposerai pas une résistance acharnée digne de la bataille de Stalingrad, je ne dédaigne pas votre proposition, je vous suis. » En chemin, en voyant défiler les stations de la ligne 7, il ne put s’empêcher de faire remarquer à ses amis que contrairement aux trains, le métro roulait à droite. Donc, leur dit-il, si vous descendez du métro à Gare de l’Est, ancien embarcadère de Strasbourg, pour prendre un train, vous changerez de sens de circulation. Il y a une exception notable, ajouta-t-il, puisqu’en Alsace-Lorraine, suite à l’occupation allemande de 1870 à 1918, la norme du conquérant s’imposa. Un échangeur particulier, un saut-de-mouton, permet à la voie de gauche de passer sous celle de droite pour se retrouver à droite. Pour les trains, les Anglais eurent la préséance qu’ils importèrent en France. Ainsi, en 1827, la première ligne de chemin de fer française, Saint-Etienne / Andrézieux, longue de 18 kilomètres est directement inspirée du modèle outre-Manche.

Vielle histoire que celle du choix du sens de la circulation, pas si simple à démêler. Les chevaliers du Moyen Age, pour dégainer leur épée plus aisément, empruntaient volontiers le côté gauche de la route. Un pape, Boniface VIII, celui qui canonisa Saint-Louis en août 1297, promulgua un édit incitant les pèlerins à marcher à gauche et l’Europe lui emboita le pas. Bien plus tard, à la fin du XVIIIème siècle, un type de véhicule américain va changer la donne. Le Conestoga, originaire de Pennsylvanie, ancêtre du Schooner qu’on voit dans quasiment tous les westerns attaqué par les Indiens, est un chariot à grandes roues, tiré par trois ou quatre paires de mules, est destiné initialement au transport du blé. Il a une particularité qui va radicalement transformer le comportement routier. Aucun siège n’est prévu pour le cocher qui chevauche, muni d’un fouet tenu dans la main droite, l’animal le plus près du chariot à gauche. Pour des raisons éminemment pratiques, la circulation se fit alors à droite, ce qu’officialise la Pennsylvanie en 1792. Pour les Etats-Unis, c’est réglé. Napoléon va se charger de l’Europe. Dans la foulée de la révolution française, l’Empereur, fin stratège comme chacun sait, lança plus d’une attaque sur le flanc droit pour surprendre l’ennemi habitué à des assauts venus de la gauche et, fort de ses victoires, imposa à tous les pays conquis l’obligation de circuler à droite. Un peu de malchance au combat et on se verrait sans doute rouler à gauche aujourd’hui.

Lors de leur promenade dans le Jardin des Plantes, un des amis évoqua ses prochaines vacances dans la région de Rocamadour. Ce à quoi un autre, un peu moqueur, lui demanda s’il s’agissait de « La citadelle de la Foi » qui domine la vallée de l’Alzou en Haut-Quercy, avec sa célèbre Vierge Noire et ses miracles ou bien le « Rocamadour du Gâtinais », Château-Landon, cité des arts médiévaux, célèbre entre autre pour ses carrières de pierre. Celle notamment qu’on a utilisée pour le Sacré-Cœur de Paris et qui a la particularité de secréter du calcin qui durcit et blanchit sous l’action de la pluie.

« J’ai choisi, ne t’en déplaise, la porte, la destination qui m’éloigne de cette blancheur permanente qui trône sur la capitale et quelquefois m’écœure un peu. » Céline le dit à sa manière dans « Maudits soupirs pour une autre fois » : « C’est le Sacré-Cœur qui me fascine, là-haut en gris pâle sur le bleu… sa masse, son œuf, son sucre doux… » Eric proposa d’aller discuter de la relation entre Paris et les écrivains en buvant un thé à la menthe à la mosquée voisine.

 

Les stations de la ligne 7

La Courneuve – 8 mai 1945 / Fort d’Aubervilliers / Aubervilliers – Pantin – Quatre chemins / Porte de la Villette (Cité des sciences et de l’industrie) / Corentin Cariou / Crimée / Riquet / Louis Blanc Stalingrad / Château Landon / Gare de l’Est / Poissonnière / Cadet Le Peletier / Chaussée d’Antin – La Fayette / Opéra / Pyramides Palais Royal – Musée du Louvre / Pont Neuf / Châtelet / Pont Marie (Cité des Arts) / Sully-Morland / Jussieu / Place Monge (Jardin des Plantes – Arènes de Lutèce) / Censier – Daubenton / Les Gobelins / Place d’Italie / Tolbiac / Maison Blanche / Porte d’Italie / Porte de Choisy / Porte d’Ivry /Pierre et Marie Curie / Mairie d’Ivry / Le Kremlin – Bicêtre / Villejuif – Léo Lagrange / Villejuif – P. V. Couturier / Villejuif – Louis Aragon

 

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en décembre chez Jonas

Posted by lagazou sur 20 décembre 2014

*** AUX VIOLONS DE LA BALEINE BLANCHE ***

 

Librairie JONAS 16 rue de la Maison Blanche75013 PARIS M° Tolbiac ( 01 44 24 25 96

Site : http://www.librairiejonas.fr/

Mercredi 3 décembre

A 20h15 à la librairie

Rencontre littéraire autour de  Jean JAURES

Extrait du spectacle

JAURES, assassiné deux fois !…

 

   écrit et interprété par Pierrette DUPOYET (site: www.pierrette-dupoyet.com)

(création soutenue par  la Ligue des droits de l’Homme et de la Sté des Etudes Jaurèsiennes)

L’extrait du spectacle sera suivi d’une rencontre avec l’auteur et d’une séance de dédicace

Le spectacle commence le 31 Juillet 1914…Jean Jaurès vient d’être assassiné…

Trois jours plus tard, la guerre éclate. Grâce à Louise, sa femme, nous découvrons qui était Jaurès dans l’intimité, ses doutes, ses engagements, lui qui croyait tant en la fraternité entre les peuples !

Presse au Festival d’Avignon : « Pierrette Dupoyet ranime de son souffle

l’étincelle d’humanité enfouie en chacun, sous les cendres du temps. Elle conte avec flamme Jaurès.

Le spectacle sonne juste. Elle est très convaincante. Ses mots nous fissurent le cœur et l’emplissent

de chaleureuse lumière. Beaucoup de sincérité et d’émotion.

De sa voix envoutante, Pierrette raconte un pan de l’Histoire de France ». (site: www.pierrette-dupoyet.com)

 

 

Réservation obligatoire : 01.44.24.25.96  ou sabinel13@laposte.net  Participation aux frais : 5€

====================================================================

Bulletin d’inscription

Nom prénom —————————-  tel——————–     mail ……………………

Je m’inscris pour la soirée du 3 décembre,

Nombre de places :                         a envoyer par mail, courrier ou téléphone avant le 20 novembre

Participation aux frais :5 €

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Ma ville c’est le treizième

Posted by lagazou sur 19 décembre 2014

espace inter-âge

Projet d’installation d’un espace inter-âges

Mon 13e, disent les jeunes, est en pleine évolution

Près de la Seine se termine le plus grand chantier d’Europe. Après les TGI et autres TGB, nous attendons maintenant l’assaut des nombreuses start up dans la halle Freyssinet ? Belle alliance entre l’industrie du passé et celle de l‘avenir ; ça vaut le coup d’être nés à notre époque. Nous en sommes très fiers : au moins du moderne dans la ville car notre 13e n’est pas un musée permanent J’espère que nos responsables seront assez audacieux, pour en construire qu’on s’éclate un peu ! Avec les 30000 étudiants qui arrivent dans les locaux nouvellement rénovés des universités, en toutes sortes de disciplines comme Paris 7-Diderot et l’Inalco, c’est peu dire, quel avenir on aura; ça va donner un coup de jeune à tous nos p’tits vieux qui j’en suis sûr(e) en sont déjà tous fort heureux. Déjà on nous surnomme « le nouveau quartier latin ».

Mon 13e, disent les parents, n’est pas toujours marrant.

Les immeubles sont trop hauts, trop semblables, trop serrés ; cela crée des vents qui vous décoiffent régulièrement. Et puis la nature est trop cachée derrière des grilles d’immeubles, qui grandissent pareillement. Notre 13e, ce n’est pas pour les chiens, même savants. Les cinés ou les boites sont rarement bien près. Sauf bien sûr les complexes pour le cinéma. Sortir le soir, c’est toute une histoire ! Moi ce que j’aime le mieux, c’est les voisins de palier qui pour parler ne se font pas prier !

Mon 13e, disent les jeunes seniors, recèle de véritables trésors

On y rencontre des gens de tous bords, des jeunes, des vieux, des blancs, des noirs, des jaunes.  Toute la planète est là autour de nous.  Pas besoin de voyager au loin, tout est à portée de la main même si c’est hors de prix. C’est comme les associations qui sont si nombreuses pour combler nos désirs qu’on ne sait plus lesquelles choisir. Pourtant dans mon 13e, il n’y a pas de quoi moisir mais plutôt à s’investir ! Mais pour se déplacer, il vaut mieux être motorisé ! c’est fatiguant de marcher car il n’y a plus de bancs pour se reposer. Même pour les handicapés  ou tout simplement gens fatigués. C’est indigne d’un pays civilisé ;

Moi mon 13e, dit le vieillard ou l’handicapé,

S’éloigne un peu plus derrière les années.Mais il a depuis longtemps une sacrée réputation de solidarité qui fait chaud au cœur, quand cette vocation se passe dans la réalité. Prendre le métro, faut pas y penser : on vous monte sur le quai, c’est parfait, mais pour descendre (cela m’est arrivée) comment est-ce qu’on se débrouille avec tous ces escaliers ? Il faut toujours se faire aider. Si on réclame encore plus d’ascenseurs, c’est pour préserver ce qui reste de notre précieuse autonomie et cela nous réjouirait, infiniment car, si nous la perdons, c’est le fauteuil roulant qui nous attend. Nous voulons un avenir plus convivial et positif. Nous comptons sur nos élus pour réaliser ce programme exigeant.

 Moi mon 13e, dit le SDF, n’a ni odeur, ni saveur, ni couleur,

Mon seul territoire, c’est mon bout de trottoir, il s’est tant rétréci autour de moi ; je peux ainsi le transporter chaque jour avec moi mais il est tellement lourd de violence, de peurs, de douleurs et de méfiance. Si bien que je ne peux franchir les limites de l’arrondissement sans oublier qu' »ils » m’enferment ainsi plus sûrement aux postes de douane au moment des contrôles. Les seuls qui les franchissent vraiment, plus que les montgolfières de jadis, sont les rêves qui toutes les nuits m’envahissent. Avec à ma portée la chaleur d’un foyer, ou même seulement un peu de solidarité et d’amitié.

Moi, mon pays, c’est le 13e dit l’étranger.

Pour survivre, j’ai tout quitté sans savoir où j’aboutirais. C’est là, dans ce 13e, sans papiers, que l’on m’a débarqué. Je suis obligé de travailler dans des conditions si dures que je n’ose pas les nommer, tellement elles sont précarisées. Heureusement, d’autres sont arrivés avant moi, qui m’ont tendu la main pour me procurer ces papiers vitaux et m ’apprendre le Français, trouver à me loger près de mes nombreux frères d’Asie. Chinatown est le nom de ce récent quartier dont les habitants, dans leurs tours, sont prêts à nous entraîner vers des sphères`plus ensoleillées, au propre comme au figuré .

       Geneviève  Juillet

nov. 201
Gazette du 13e n° 88

 

 

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