La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

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Village de la Récup’ le 30 mai 2015

Posted by lagazou sur 27 mai 2015

Inauguration festive de la boutique associative de réemploi et recyclage :
Animations gratuites sur l’avenue d’Italie de 11 h à 18 h devant le 126 av. d’Italie

Devanture-5mars2015

Pendant la semaine du Développement Durable 2015, le  » Village de la Récup’  » du 13e, organisé par l’Association Ma Ressourcerie, se tiendra de part et d’autre du 126 avenue d’Italie (face à sa boutique associative et solidaire de réemploi).

Cet évènement consiste en un ensemble de stands dans lesquels les acteurs du réemploi et du recyclage présentent leurs activités afin de sensibiliser les habitants, de manière festive et conviviale, à la lutte contre le gaspillage et à la réduction des déchets. Il se tiendra de 11h à 18h.

 Une grande braderie de vêtements (tout à 2 €) et des ateliers Récup’ et fabrication.

♥ Deux spectacles éco-citoyens, clownesques et musicaux de la compagnie Pile-Poil  à11 h 30 et 14 h 30.

Une sensibilisation au tri sélectif

 Partage d’expérience au  » Village de la Récup’. »Installés sur le stand du GDIE, les jeunes des quartiers Masséna et Kellerman partageront leur expérience de démocratie participative avec le public dés 14h30. A 15h30, ils présenteront leurs idées à travers la lecture d’une « Lettre à un élu.

Présentation du projet : http://ecoparlementdesjeunes.info/EPJ-14-GDIE.html

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Gazette 69 Non, le louchébem, l’argot des bouchers n’est pas mort

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

Non, le louchébem, l’argot des bouchers n’est pas mort!

Samedi dernier, je vais faire mes courses chez mon boucher habituel Place des Peupliers. En attendant mon tour, je jette un œil sur un article qui était là pour ça, sur le comptoir. On y évoquait le louchébem. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas entendu parlé du louchébem! J’avais enfoui ce mot et son contenu au fond de ma mémoire. Le louchébem est l’argot que les bouchers de la Villette pratiquaient au 19ème siècle. Je ne sais plus comment j’en ai appris l’existence. Je ne l’avais jamais entendu parlé et j’imaginais, jusqu’à ce jour, que ce parlé faisait dorénavant partie de l’histoire. Je demande au boucher s’il connaît encore quelques mots en louchébem. Quelle ne fût pas ma surprise d’apprendre qu’il connaissait parfaitement bien cet argot et qu’il le pratiquait quotidiennement avec sa femme. Elle m’avoua que c’était d’ailleurs très pratique pour communiquer lorsqu’ils voulaient se parler sans être compris de l’environnement. Je lui demandai de me dire quelques mots en louchébem. Après quelques temps d’hésitation qui n’étaient pas dû à la recherche de ses mots mais plutôt à l’effet de surprise et à l’incongruité de la situation, il se mit à me parler en louchébem.

louchebem

Non le louchébem n’est pas mort, Il se pratique encore dans le milieu de la boucherie. Cependant, les jeunes bouchers ne le pratiquent plus. Serait-il en train de vivre ses derniers moments?

C’était vraiment surprenant de constater, que ce langage était toujours vivant et pourtant ignoré de la majeure partie des gens. En effet, pendant la semaine qui suivit, je n’ai pas perdu une occasion de demander aux personnes autour de moi s’ils connaissaient le louchébem. Beaucoup, n’en avait jamais entendu parlé. Je fus cependant, agréablement surprise, lorsque mon fils m’appris que le groupe de Rap IAM avait fait une chanson « sale argot », dans laquelle une partie était en louchébem. Non, le louchébem n’est pas mort! Puisque, même s’ils n’inspirent plus les jeunes bouchers, il inspire les rappeurs! Je voulais en savoir plus sur le louchébem. Je me souvins soudain que mon voisin de palier était un ancien boucher, je frappai à sa porte et lui demandai s’il voulait bien me parler un peu de son métier et de son argot……

Voulant en savoir encore un peu plus, ou du moins par un autre canal, j’interrogeai Wikipédia. J’y appris que certains mots en louchében sont passés dans le langage courant comme par exemple; « loufoque » qui vient de « fou »; d’autres sont toujours de l’argot comme « lerche » pour « cher ». Comment se construit le louchébem? La réponse est illustrée dans le nom. De ce que j’ai appris, la première lettre, lorsque c’est une consonne, est déplacée à la fin du mot et remplacée pour un l. Le son em ou ic est ajouté à la fin du mot et ainsi boucher devient louchébem.

Je suis curieuse de savoir combien de bouchers et notamment si de jeunes bouchers parlent encore louchébem? Les bouchers du 13ème ont peut-être d’autres informations à nous transmettre?! Si vous avez des informations intéressantes à propos du louchébem qui vous viennent de votre boucher ou par une autre voie, vous pouvez nous les communiquer. Nous pourrions écrire un nouvel article dans une prochaine gazette. D’autres questions auxquelles je n’ai pas encore de réponse sont pourquoi et comment est née cet argot très corporatiste? Et enfin, existe-t’il d’autres argots de métiers?

Voici les paroles du groupe IAM. Chacun peut se faire aider par son boucher pour la traduction!

Lutem lonnaicès le lowflem, lactiquetem ledem larjebem lalesem algorem

Lerchechem lapem les loblèmesprem lecmic

Liffekès le lonsem et lesterem lelaxerem lutem laissem

Larseillemic landem les leinevem lusqu’àjem la loremic

IAM une lachinemic à lavagérem

Landem les loursecès y’a des lophétrem à laflérem

Lutem leuvem ludem lurepem lartiécès

AKH lentem lonnedem à la laissecès

Lanleguem ledem lafiquantrem et lecsem (pas sûr pour et lecsem)

Laintenanmic luplem latiquanprem

Lessem lourpem les laivrem lettecem lusiquemic

Lesignédem lourpem laireplem aux lanatiquefem

Leizesem lesuremic et c’est la lessionprem

Lordelebem lessem lonbem j’en ai les lissonfrem

Voici la traduction :

Tu connais le flow, tactique de barje, sale argot

Cherche pas les problèmes mec

Kiffe le son et reste relax tu sais

Marseille dans les veines jusqu’à la mort

Iam, une machine à ravager

Dans les courses y a des trophées à rafler

Tu veux du pur quartier ?

Akh t’en donnes à la caisse

Langue de trafiquant et sec

Maintenant plus pratiquant

C’est pour les vrais cette musique

Designée pour plaire aux fanatiques

16 mesures et c’est la pression

Bordel c’est bon j’en ai les frissons

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Gazette 69 Péril en nos commerces

Posted by lagazou sur 8 novembre 2008

La librairie Météor menacée

Lan Lucquet, jeune Chinoise, souriante et dynamique a choisi de venir en France où elle est arrivée en 2000. Elle a d’abord appris notre langue qu’elle parle maintenant à la perfection. Elle a ensuite étudié le stylisme, avec l’idée d’ouvrir une boutique de prêt-à-porter. N’y parvenant pas, elle a alors fait des études de lettres à Paris et cela l’a amenée à prendre en gérance un fonds disponible, celui de la librairie Méteor, au pied des tours de la rue Dunois. Le prix en était raisonnable car les affaires y allaient doucement. Il a fallu alors réaménager, donner de la lumière et cela a donné une boutique agréable, attractive où il fait bon venir. Peu à peu, grâce à sa compétence et à sa convivialité, avec l’aide de son frère qui assure la comptabilité, elle a fidélisé une clientèle de quartier qui y a pris ses habitudes, en provenance des tours mitoyennes, des bureaux et de l’hôpital proches, ou encore d’un centre voisin qui accueille personnes très âgées ou handicapées. Ceux-ci apprécient particulièrement de se voir garder, ou même porter à domicile, livres et journaux. Le service rendu à tous est précieux : les acquisitions se font en tenant compte des goûts des habitués ou après une recherche personnalisée, les ouvrages commandés arrivent beaucoup plus rapidement qu’il n’est d’usage, chacun peut se faire conseiller avec attention. La presse, surtout, attire une clientèle régulière qui, occasionnellement, découvre aussi les livres, le rayon enfants, le fonds asiatique. Parfois aussi il est commode de s’y ravitailler en papeterie : les prix ne sont pas compétitifs, car les lois de la concurrence ne le permettent pas, mais au moins on peut s’y dépanner et on y trouve la qualité. De temps à autre des séances de signatures d’ouvrages donnent l’occasion de rencontrer des auteurs. C’est donc un véritable pôle culturel, lieu de vie et de rencontre dans ce quartier où de nombreux petits commerces, notamment de bouche, tendent à disparaître, victimes de la concurrence et du coût particulièrement élevé des loyers.

meteor1Tout irait donc pour le mieux si, récemment, la librairie Méteor ne s’était trouvée directement menacée. En mars 2008, on apprenait la création d’un point de vente presse dans l’hypermarché Casino du boulevard Vincent Auriol voisin. Cette initiative ne s’impose pas puisque la vente de la presse est déjà bien assurée dans ce secteur. Ce projet suscite une grande émotion dans le quartier car on craint pour la survie de ces divers points presse qui jouent un rôle actif et sécurisant dans le réseau local de relations sociales. La librairie Météor est une étape agréable dans le parcours autour du square Dunois. L’approche professionnelle et humaine de la clientèle est un plus par rapport au service anonyme d’un grande surface où on achète son journal entre carottes et savonnette. La libraire a alerté les élus du 3ème, le député Le Guen, le maire Jérôme Coumet ainsi que la députée Lyne Cohen-Solal, spécialiste du commerce grand et petit. Elle leur a demandé d’intervenir directement auprès de la Commission d’Organisation de la vente ou COV qui doit prendre incessamment une décision sur cette question. Les usagers se sont émus et ont fait circuler une pétition de soutien qui a rayonné bien au-delà du voisinage immédiat, en recueillent 2000 signatures dès la première semaine, et beaucoup d’autres ensuite. L’un des clients handicapés s’est exprimé dans une lettre où il souligne l’importance pour lui du service rendu par cette librairie. On souhaite que cette résistance débouche sur une décision qui préserve ce type d’activité, indispensable à la qualité de vie en ville et que Madame Lucquet puisse mettre en œuvre son projet de développement du secteur librairie au profit de ses fidèles clients. Cette affaire montre que nos pratiques quotidiennes, et notamment nos habitudes d’achat, ont une répercussion directe sur notre environnement et peuvent mettre en péril des lieux familiers où il fait bon vivre.

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