La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

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Grande fête de quartier – 4ème fête des Grands Moulins – samedi 30 Mai 2015

Posted by lagazou sur 27 mai 2015

4ème fête des Grands Moulins samedi 30 Mai 2015 – Quartier Paris Rive Gauche Esplanade Vidal-Naquet
Accès : Métro ligne 14 arrêt Bnf – RER C / Bus 62/64/89 arrêt Rue Thomas Mann / Bus 325 arrêt rue Watt.
Cette année, on dessine et on se dessine. C’est à partir de 14 heures. On vous attend.
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Animations gratuites
Street-art
Bal populaire
notre quartier 13
NQ13
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Gazette 73 Un petit (dé)tour

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Vers le futur quartier Masséna-Bruneseau

L’implantation de la ZAC Rive Gauche (PRG dans le 13e arrondissement), lancée au début des années 90, est à mi-parcours. Reste entre autres à aménager le quartier Masséna-Bruneseau, carrefour de circulation routière, ferroviaire et fluviale et centre animé d’activités industrielles et commerciales. C’est une occasion à saisir car il est rare de disposer à Paris de terrains disponibles de cette ampleur, aussi bien desservis par les transports en commun. Mais des contraintes spécifiques rendent cette opération complexe : ce secteur, occupé par des infrastructures et équipements lourds et isolé à la marge de la ville, est peu attractif. Il présente d’importantes différences de niveaux et il est soumis à de fortes nuisances sonores et atmosphériques.

Situé au sud-est de la capitale, ce quartier de 44,5 hectares est délimité par le boulevard des Maréchaux (Masséna/Jean-Simon), le périphérique, l’avenue de la Porte de Vitry et la Seine. Il est traversé par les voies ferrées de la gare d’Austerlitz. Il jouxte une zone d’Ivry qui présente les mêmes caractéristiques.

En 2002, Yves Lion a été choisi comme architecte coordinateur pour la préparation du projet en raison de la qualité de sa réflexion sur les liens entre Paris et Ivry. En 2008, il a été chargé d’un projet plus précis sur la base d’une programmation préétablie :

Dès 2007, on a envisagé de déroger au plafond des hauteurs de la capitale (37 m maximum) pour gagner de la place, en installant conjointement les fonctions diversifiées qui sont celles d’un « quartier parisien », c’est-à-dire logements, activités, commerces, équipements, espaces verts : 50 m de haut pour les logements et jusqu’à 200 m pour les bureaux et activités. Les grandes hauteurs permettraient de créer un paysage urbain marquant, visible à Paris et au-delà, d’utiliser au maximum les infrastructures de transport existantes et de faire écran aux nuisances liées à la proximité du périphérique. Les rez-de-chaussée accueilleraient commerces et services assurant mixité des fonctions et convivialité.

L’objectif est aussi d’assurer la continuité avec les quartiers environnants (ancien 13e, Bercy) et de renforcer les liens avec Ivry. Les préoccupations environnementales s’accompagnent d’une volonté d’encourager les circulations douces.

Le nouveau projet Lion s’inspire de ces orientations :

– Le nombre de logements prévu (+ 30 %) est conforme aux engagements de la municipalité et aux objectifs définis par la Région. Des immeubles (jusqu’à 50 m) seraient construits le long du boulevard du général Jean Simon et dans le « Triangle Sud » en continuité du quartier Bédier-Boutroux. Il pourrait y avoir aussi une augmentation des surfaces au sol de 200 000 m2, pour atteindre 480 000 m2 au total. Cette augmentation des densités permettrait de gagner 1 500 logements au total et devrait permettre de répondre au besoin crucial de logements sociaux à Paris.

– Pour favoriser l’activité dans la capitale, et notamment à l’est, des immeubles de grande hauteur (jusqu’à 200 m) peuvent être construits pour abriter bureaux, hôtels ; ils seraient situés à proximité du périphérique, là où il n’est pas possible d’implanter des logements. Il est prévu d’augmenter les surfaces attribuées aux activités, aux PME et d’encourager les incubateurs et pépinières d’entreprise. La proximité des centres de recherche de l‘université Paris-Diderot et d’entreprises dynamiques dans la commune voisine d’Ivry est une opportunité à saisir.

– Des commerces doivent être implantés en rez-de-chaussée des immeubles (avenue du Général Jean Simon, allée Paris-Ivry) et dans la nouvelle voie du Triangle-Sud. Ces installations profiteraient au quartier Bédier-Boutroux en déficit de commerces.

– Des équipements nouveaux sont prévus : établissements scolaires, crèche, équipements sportifs. Il faudrait également de nouveaux services.

Il s’agit de créer un quartier animé prolongeant les quartiers voisins et favorisant les circulations douces. Il est prévu d’y développer la verdure : vastes trottoirs plantés, esplanade ouverte sur le paysage d’Ivry (au débouché de l’avenue de France), jardin public vers l’avenue de la porte de Vitry. Les constructions nouvelles doivent respecter les normes environnementales selon des critères d’exposition à la lumière, au soleil et au vent, de protection contre les nuisances sonores et les pollutions. Elles doivent aussi tenir compte du plan climat qui vise à lutter contre le réchauffement climatique.

Cet accroissement important des activités et des logements modifie en profondeur le programme initial de la ZAC et induit de prévoir des équipements supplémentaires. Il faut donc des procédures réglementaires de modification de la ZAC PRG et du PLU de cette zone. La ville et la SEMAPA ont organisé, au printemps 2009, une réflexion avec les partenaires habituels de la concertation et un débat public avec les habitants. Ils ont convié ceux-ci à assister à des réunions publiques et ateliers participatifs, à visiter une exposition et aller sur le site <parisrivegauche.com/massena-bruneseau>. Il est prévu une enquête publique à l’automne et une nouvelle délibération pour début 2010, avec l’éventualité d’une modification du projet Lion pour tenir compte de l’avis des habitants et usagers. Les travaux doivent démarrer en 2012.

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Gazette 72 Errance et légèreté

Posted by lagazou sur 21 juin 2009

Un certain art du tissage

 Par où commencer pour parler de cet homme, de cet auteur ; comment s’y prendre pour retranscrire ses réflexions sur le XIIIe, son corps à corps avec cet arrondissement ?

 Certes, il y aurait l’approche biographique : depuis plusieurs générations déjà, une partie de la famille Evrard vit ici. Franck Evrard, lui, y arrivé avec ses parents en mai 1968 et, depuis, ne l’a plus quitté. Avec eux, il a tout d’abord emménagé dans la tour Corvisart – « au-dessus de la Bièvre » – puis au fil des années, des étapes de la vie, il a sillonné l’arrondissement en habitant dans différents quartiers : Place d’Italie – de nouveau dans une tour – au-dessus de Galaxie, pardon d’Italie 2 – « un lieu de rencontres extraordinaire pour tout type de population –, puis square LeGall – « un lieu magique », à la fois sauvage et domestiqué, qu’il n’a cessé de fréquenter – sans oublier rue de la Glacière, et enfin rue de la Santé, à une adresse impaire qui, en flirtant avec le XIVe, le met dans un rapport de fidélité/infidélité avec le XIIIe.

Une scolarité à Rodin, toujours au coeur de l’arrondissement donc, puis des échappées continues et régulières ailleurs, avec des études dans les « beaux quartiers », le Ve et le VIe, et maintenant un poste de chargé de cours à Paris VII ; mais dans quatre ans, son département va devoir déménager pour rejoindre l’université Paris Diderot dans la ZAC Paris Rive Gauche…

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On pourrait également tenter d’approcher Franck Evrard et sa relation structurante (il tiquera probablement sur l’emploi de cet adjectif) avec le XIIIe en citant le nom de quelques-uns des auteurs qu’il y a rencontrés, côtoyés ou croisés et qui, eux-mêmes, vivent ou ont vécu ici : Fatima Gallaire, André Lagrange, Jean-Pierre Roulet, Simone Balazard, Fajardie, en rappelant qu’il a, entre autres activités de ces dernières années, dirigé un atelier d’écriture au Centre d’animation Daviel, participé à diverses revues littéraires du cru, et qu’il collabore aujourd’hui au Café littéraire de notre arrondissement crée à l’initiation de Jacqueline Victor.

Et tous ces éléments seraient loin d’être suffisants si l’on oubliait de préciser que Franck Evrard revendique avec une fougue pleine de tendresse et de respect sa filiation avec ses deux maîtres, ou du moins l’influence déterminante qu’ils ont exercée sur lui : Roland Barthes – « Ses écritures : un délice, un bonheur » – et son directeur de thèse, Jean-Pierre Richard – « Cette chaleur, cette corporalité ». Ou encore si l’on omettait d’évoquer qu’il se sent « évidemment » beaucoup plus proche d’auteurs de polar comme Alain Demouzon – qui se démarque par «  une espèce d’errance » – et, dans un autre registre, de Gilles Deleuze – qui privilégie « les lignes de fuite aux points que l’on voit disparaître les uns après les autres » – plutôt que de Léo Malet ou encore de Frédéric Fajardie – qui, tous deux, s’inscrivent plus dans le champ de « la nostalgie, de la recherche de traces, de l’unité ». Et bien sûr, si l’on ne soulignait pas que le fil rouge volontaire de ses travaux et de ses recherches est de donner ou de rendre leurs lettres de noblesse (ceci étant une expression consacrée, on fermera un œil sur son décorticage dans le contexte présent) à des genres délaissés dans nos contrées (le théâtre, la nouvelle, la poésie), à des sujets « un peu à part », a priori hors du champ littéraire (les lunettes, le strip-tease ou le XIIIe dans la littérature policière), et à des « thématiques singulières ayant trait à la représentation du corps et à l’érotisme ».

Il serait alors éventuellement possible de vous faire ressentir par écrit l’interaction naturelle et évidente entre Franck Evrard et le XIIIe, un arrondissement « qui se réinvente sans cesse, un quartier toujours en mouvement […] où, de plus, rien n’est vraiment cloisonné ». Un lieu qui ne propose/présente pas « de traces extraordinaires », qui ne présente pas « de grosse mémoire historique ». Un lieu sans pathos. Un lieu où il est assez aisé d’observer les différences sociales et sociologiques en jeu dans le temps et l’espace. Un lieu en forme de mosaïque au fort pouvoir d’intégration, « qui brasse de façon spectaculaire mais non visible » des habitants très différents qui jamais ne le colonisent, des endroits divers « qui n’aimantent pas l’attention » de manière figée. Un lieu qui offre, pour se rendre de A à B, de multiples parcours. Un lieu propice à des changements si ce n’est incongrus, du moins étonnants comme par exemple l’apparition, côte à côte, de deux magasins de luxe adossés à la Cité Daviel ou encore la construction et l’essor de la ZAC Rive Gauche – « Un endroit merveilleux, d’une très grande beauté [mais qui me pose] un gros problème… Je n’arrive pas à m’y rendre, à y avoir accès. Que faire de cette ZAC qui est une espèce d’enclave, […] qui ne colle pas encore à l’arrondissement. Le lien tarde à se faire, mais je pense qu’il se fera… un jour. »

Enfin, un lieu riche « en lignes imaginaires de communautés » qu’il faut savoir prendre le temps de découvrir avec un désir gourmand. Un lieu qui invite à une curiosité sans cesse renouvelée, « à une démarche d’écrivain », même si Franck Evrard se définit plutôt comme essayiste.

Un lieu fertile en mythologies rêveuses, fantasmées – « Chaque matin, [en entendant le bruit de l’eau qui ruisselle], me dire que c’est la Bièvre qui sort de Paris alors que c’est un robinet souterrain que l’on ouvre… ». Autant de caractéristiques, de qualités qui font que, ici, « on est sans arrêt à la dérive, voire même dans une sorte d’exil. Je le vis comme une chance cette espèce de déracinement que provoque le XIIIe, cette espèce d’errance rassurante [qui, tout compte fait, permet] d’être toujours dans un cheminement. C’est cette légèreté du XIIIe qui est attachante. »

M. Fuchs

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