La Gazette du 13ème – Journal de quartier

La Gazou

Archive for octobre 2009

Gazette 73 Sommaire

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

L’édito : le vent en poupe

Grand écran…le retour

Que faire pendant les vacances ?

Visites, ateliers, festivals, expositions, musées

La dentelle du signe

Rencontre

Liliane de kermadec

Cinéaste sans frontières

Quelle surveillance

85 caméras prévues pour notre quartier

Espace Bénévolat

Le Barbizon

Serait-il sur le point de rouvrir ?

Un petit (dé)tour

Vers le futur quartier Masséna-Bruneseau

Le projet Lion

Qu’en pensent des acteurs du 13e ?

On butte à la Butte !

Les résultats d’une mobilisation

Soutien à la MECI

Humeur

Film Home et l’eau

Occasion 13

L’occupation d’un lieu pour tous

Réhabilitation des foyers

Une concertation nécessaire

petit bain

Le remplaçant

ou l’histoire du triple B

Vol de gazettes

Enquète du Père Spikace

Laurent Zunino

Le chanteur du marché Jeanne d’Arc

Publicités

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Gazette 73 Le vent en poupe

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Comme les cerfs-volants

lancés lors du premier festival parisien du cerf-volant

dans le quartier Bibliothèque Nationale de France

Un jour je ferai mon grand cerf-volant

Un côté rouge un côté blanc

Un jour je ferai mon grand cerf-volant

Un côté rouge un côté blanc… un côté tendre

Un jour je ferai mon grand cerf-volant

J’y ferai monter vos cent mille enfants… ils vont m’entendre

Je les vois venir du soleil levant…

Quand nous reviendrons le cœur triomphant

Un côté rouge un côté blanc

Quand nous reviendrons le cœur triomphant

Un côté rouge un côté blanc… un côté homme

Quand nous reviendrons le cœur triomphant

Alors vous direz : Ce sont nos enfants… Quel est cet homme

Qui les a menés loin de leurs parents

Jules Vigneault

Le 13e possède entre autres merveilles l’esplanade la plus ventée de notre ville, les cerfs-volants s’en donneront à cœur joie.

Quel beau symbole pour annoncer notre numéro d’été !

En matière de vol, plus de 150 exemplaires de notre dernière parution ont disparu, qui a mis la main sur un tel Trésor ? L’enquête vous le dira, vous découvrirez ainsi les frais minois de vos rédactrices, photos requises par la police afin de mener l’affaire.

Vous découvrirez aussi des gens du 13e : Annie Cohen dont l’histoire est en totale symbiose avec notre quartier ; Liliane de Kermadec, cinéaste engagée, qui, grâce à une rencontre dans un café des Gobelins, réalisa un documentaire sur le Haut-Karabagh, Agnés Desarthe, auteure de talent. Sans oublier le chanteur de la place Jeanne d’Arc, Zunino. Comme d’habitude on parlera d’urbanisme, cette fois à propos du quartier Masséna Brunesco et du fameux projet Lion.

Du côté des associations, l’espace bénévolat invite à d’autres envols.

Les foyers de travailleurs africains nous ont confié leur volonté d’être partie prenante dans la réhabilitation de leurs logements. Nous les soutenons comme nous soutenons la Ligue des Droits de l’Homme dans son projet de résister avec d’autres à l’installation de la vidéosurveillance à Paris.

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Gazette 73 La dentelle du signe

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Rencontre

À l’occasion d’un café littéraire organisé en début d’année par Jacqueline Zana Victor, deux écrivains manifestaient, chacun à sa manière, leur attachement à notre arrondissement, l’un comme l’autre ayant trouvé dans le quartier Croulebarbe une terre d’élection. L’un d’eux, Franck Evrard, s’est livré à nous pour un portrait brossé dans notre dernière parution.

Cette fois, La Gazette a fait plus ample connaissance avec Annie Cohen après avoir vu, à la Société des gens de lettres, La Dentelle du signe, un film consacré à son histoire.

Annie Cohen a été victime d’un accident vasculaire cérébral. Ce documentaire, chaleureux témoignage tourné par une équipe proche et sensible, raconte un long retour à la vie.* La lente et prodigieuse aventure restituée par un tournage long de huit ans nous plonge au cœur du XIIIe.

J’ai donc rencontré Annie Cohen les yeux et l’esprit remplis des images de sa vie. Notre entrevue s’est transformée en dialogue, nous avions tant à partager. Et d’abord, une géographie commune, les racines poussent bien dans le béton, sous les pavés. En 1968 on disait : « Sous les pavés, la plage ». Avec Annie, nous pouvons dire et deviner : « Sous les pavés, la Bièvre ».

Elle a d’ailleurs écrit un livre, épuisé aujourd’hui, intitulé La Rivière des Gobelins (Éditions Farrago). Dans son imaginaire, la Bièvre est toujours là, bel et bien visible, témoin d’histoires, de l’histoire et de traces de vie, un peu comme un mythe fondateur.

La longue histoire d’un retour à la vie est indissociable de ces rues qui jouxtent le square Le Gall. Les plus longues incursions mènent à la piscine de la Butte aux Cailles, à la cafétéria Casino du boulevard Vincent Auriol aujourd’hui malheureusement disparue.

Cohen

Dans le film, on voit Annie dans la piscine, elle nage sous l’eau à fortes brasses, hurlant son cri vital que nul n’entend. Pendant des mois, cette activité au quotidien l’a peu à peu rendue à la vie. Dans ce combat jamais terminé, le dessin joue un rôle essentiel. « J’ai rêvé de dentelles blanches et jaunes quelques mois avant le découpage, sur le haut de mon crâne, d’un dessin dentelé nécessaire à l’évacuation d’un hématome… La broderie, souvenir de ma mère, couvrait ma tête un peu comme des circonvolutions du cerveau. »**

Les dessins en témoignent : lignes brisées, réseaux denses de graphisme, paysages intérieurs, ils participent au travail de reconstruction.

Annie Cohen est née en Algérie, pays du soleil. Depuis son arrivée en France, elle vit dans le 13e avec un grand désir de le faire sien. Tout en travaillant l’histoire et la géographie de Paris qu’elle a étudiés lors de son cursus universitaire, elle s’attache à son coin de rue. Venue du pays des oliviers, la voilà devenue compagne des peupliers ; arrivée d’Algérie, elle se sait fille de la Bièvre : elle vit et développe de manière intense et concomitante une théorie des origines en perpétuelle mutation. Pour elle, je la cite, « l’origine, c’est demain ». À ce propos, elle exprime l’importance des capacités d’adaptation, de curiosité, elle dit : « rien n’est figé ».

Revenons à notre terroir. Les lieux de prédilection s’imposent avec leur image bien concrète : le Canon des Gobelins, Annie y arrivait tôt le matin, c’était tranquille, elle y a écrit son livre Le Marabout de Blida (Actes Sud, 1996) ; les cafétérias Casino, celle d’Italie 2, celle du Boulevard Vincent Auriol où elle retrouvait ses amis et aimait la liberté qu’on y goûtait, même habités, des lieux ouverts à la vacuité. Son dernier livre, l’Alfa Roméo (Zulma, 2009), nous amène souvent dans la rue Croulebarbe. Un peu comme les brins d’herbe têtus qui surgissent entre les pavés, les amoureux du quartier reconnaissent sous la dalle des racines tenues et solides.

La conversation a ensuite porté sur le mouvement des femmes dont Annie fut partie prenante ; nous partageons un constat qui nous mène au chapitre des regrets. Nous observons ensemble un recul de la conscience féministe. Autre regret, la disparition des cafétérias. La rentabilité aux postes de commande nous prive de lieux de rencontres abordables. À ce propos Annie me questionne : « La mairie songe-t-elle à préserver ou proposer des espaces pour la rencontre ? » Je ne pense pas que cela soit une priorité pour elle, cependant les conseils de quartier peuvent jouer un rôle à travers leurs vœux, il en est de même pour le besoin exprimé par Annie de bénéficier d’allées pour la promenade des chiens.

Nous continuons l’échange et parlons du travail de l’écriture, travail gigantesque, exigeant. Pour Annie l’écriture et le dessin sont vécus comme une forme de prière, d’apaisement.

Grâce au film et à notre rencontre, je crois avoir été un témoin privilégié d’une aventure humaine à laquelle j’espère avoir rendu ici hommage.

Sabine

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Gazette 73 Liliane de Kermadec

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Cinéaste sans frontière

En ce mois de mai aux averses capricieuses, Isabelle Huppert, à Cannes, préside le Festival. La première fois qu’elle a monté les degrés du fameux grand escalier c’était, révèle-t-elle lors d’une interview, en 1974 pour venir soutenir le film Aloïse.

Qui a fait ce film et quel était son scénario ? La scénariste est Liliane de Kermadec, qui a aussi réalisé le film et qui habite le 13e.

Je suis allée l’interviewer pour La Gazet­te et j’ai ainsi eu ses impressions sur le festival de Cannes 1974. Elle avait acheté une robe aux « Puces » pour « monter les marches » avec Isabelle Huppert et Delphine Seyrig. Trac énorme et moment difficile (la robe était trop longue), mais moment extraordinaire quand le film a été projeté sur l’immense écran du Palais des Festivals. Avant Séraphine le film qui a eu récemment le succès que vous savez, Aloïse est déjà un film sur une femme peintre, qui a été préceptrice des enfants du Kaiser, a été elle aussi internée, est morte dans les années 60, et dont l’œuvre a été sauvée par le peintre Dubuffet et Jacqueline Porret-Forel, son médecin, qui ont empêché la destruction de ses dessins à l’hôpital. La cinémathèque de Bercy a  passé ce film.

Comment ai-je été avisée de l’existence de cette scénariste, réalisatrice ? En visionnant un DVD, prêté par une amie, dont le titre Le Murmure des ruines m’avait intriguée et attirée.

Kermadec

Comme souvent dans la vie de Liliane de Kermadec, ce film est né d’une rencontre fortuite dans un bistrot des Gobelins avec un inconnu qui lui a proposé de filmer les élections au Haut-Karabagh, en Asie centrale. Elle était libre et vogue la galère, mais en effet ce fut parfois « galère ». Ce pays dont elle ignorait tout devait prendre une place essentielle dans sa vie. L’inconnu étant retourné à son anonymat, elle réussit à finir en 2004 pour la chaîne KTO un premier documentaire La très chère Indépendance du Haut-Karabagh, sur l’histoire de ce tout petit pays perdu dans les montagnes du Caucase et oublié de tous. Quelques années plus tard, elle revenait avec le scénario d’un film de fiction racontant l’histoire d’un camion de farine abandonné que les habitants de la ville de Shoushi réussissent à s’approprier. Ils décident d’ouvrir une boulangerie pour utiliser la farine qu’il contient et fédèrent autour de ce projet tous les habitants de la ville. Murmure des ruines est un hymne à la nature splendide de ce Haut-Karabagh et à la volonté de survie d’habitants de cet État dont la communauté internationale se refuse à reconnaître l’indépendance et qui n’ont pas le statut de réfugiés puisque leur État n’est pas reconnu. Ce film a été montré dans plusieurs festivals dont ceux de Créteil et il a même eu deux prix dans des festivals aux États-Unis. Il a été projeté au Champo dans le 5e. Il plaît beaucoup. Reste à surmonter les tracasseries administratives pour le projeter régulièrement en salle.

Toutes les difficultés surmontées par les habitants sont un peu le miroir de la vie de Liliane de Kermadec. Sa filmographie est fournie, elle connaît tous les métiers du cinéma : elle fut photographe de plateau de Resnais et de Varda, mais elle ne fait pas partie du sérail. Elle a en ce moment en projet deux films dont l’action est à Paris. Dans La Victoire de Samothrace, Michel Londsdale joue le rôle d’un SDF qui vole au secours d’une jeune femme qui a perdu le goût de vivre. L’autre m’allèche beaucoup : il s’agit de faire lire les 30 articles de la Déclaration des droits de l’homme (René Cassin) par des non-professionnels, habitants et commerçants de notre 13e : un boucher, un cordonnier, un fleuriste, etc.. Pour le moment les décideurs et financiers ne se bousculent pas. L’inventivité freinée par manque d’argent, ce n’est pas très original, encore moins de nos jours.

Mais si elle a peu de moyens elle est prête à saisir l’occasion qui passe.

Qui sait ? Cet article peut être une bouteille à la mer. Notre 13e abrite près de la place d’Italie une « cinéaste enragée » digne d’être mieux connue et reconnue.

Georgia

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Gazette 73 Big Brother

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

85 caméras prévues pour notre quartier

Allons-nous, comme à Londres, succomber aux sirènes de la vidéosurveillance ?

Le préfet de police de Paris a lancé l’idée d’implanter dans la capitale de nouvelles caméras censées photographier les fauteurs de troubles et décourager les auteurs d’actes de délinquance. Bertrand Delanoë se déclare favorable au projet, mieux encore, il nous promet 1 226 paires d’yeux inquisiteurs qui vont débusquer nos forfaits à venir. Les caméras placées dans des bulles de plastique installées à une dizaine de mètres du sol sont envisagées comme des outils multiformes, capables de gérer circulation, délinquance, urgences d’intervention, dangers de terrorisme.

L’on ne sait pas encore exactement le coût de l’installation et chaque jour les chiffres augmentent, on parle de 10 millions d’Euros, quand à la maintenance, on navigue entre 6 et 8 millions par an pendant 17 ans. Par ailleurs, nulle part l’efficacité de la mesure n’a été prouvée. Nous savons par contre que la surveillance annoncée apparaît comme l’illustration d’une politique sécuritaire dont les nuisances ne peuvent se chiffrer.

Les mesures prévues, contrairement à bien d’autres qui ont fait l’objet de concertations (voirie, équipements publics), n’ont entraîné aucun débat démocratique. Seuls en ont discuté la Préfecture et les élus et encore, non sur le principe, mais seulement sur les lieux d’implantation. Comme les implantations ciblées sur le 18e arrondissement, celles de notre quartier désignent des espaces considérés comme « chauds » avec le risque de stigmatiser des populations en difficulté qui sont, pourtant, rarement fauteuses de troubles.

Un collectif s’est réuni sur notre quartier, initié par la Ligue des Droits de l’Homme, il réunit déjà des associations du quartier conscientes de la nécessité de réagir face à un ensemble de manifestations mortifères : répétitions récurrentes dans les média du moindre fait divers propre à semer l’inquiétude, publicité faites aux incivilités, mêmes légères avec gros plans à l’appui. Tout est fait pour que le citoyen se sente menacé et développe un individualisme frileux ou, plus grave un racisme rampant. Pourtant en tant qu’habitante du XIIIe depuis plus de 60 ans, je peux témoigner que notre quartier est plus sûr qu’il ne l’a jamais été.

camera

Alors à qui profite le crime ?

Il va de soi que l’entreprise, à l’échelle nationale, d’une culture de la peur renvoie les citoyens à une méfiance néfaste à l’esprit de solidarité. La convivialité en souffre. Plus grave, la vaste campagne de conditionnement qui enfle à loisir l’étendue des dangers et voit du terrorisme à chaque coin de rue, occupe nos média. Elle occulte les problèmes essentiels et les informations qui pourraient nous rendre plus clairvoyants.

La Ligue des Droits de l’Homme souhaite réunir sur le XIIIe le plus grand nombre d’associations citoyennes. Elle sollicite donc la Gazette à se joindre à une mobilisation qui permette de dénoncer la vidéosurveillance en exigeant un débat public et un retrait du plan « 1 000 caméras pour Paris ». Conscients des valeurs qui favorisent une vie de quartier précieuse à tous, nous nous associons, à la démarche de la LDH.

En accord avec leur analyse, nous croyons que les moyens mobilisés seraient plus utiles s’ils étaient consacrés à une politique de prévention, favorisant les relations de voisinage et l’action des associations.

La Gazette reprend les derniers paragraphes de l’appel à l’opposition à la vidéosurveillance

◊ Si vous pensez que cette question mérite un débat sur le fond, entre les citoyens au lieu d’être décidée de façon discrétionnaire sur un sujet aussi grave,

◊ Si enfin vous pensez que la Mairie de Paris n’a pas à appuyer la politique sécuritaire du gouvernement.

Bien d’accord avec le message, nous invitons nos lecteurs à signer la pétition :

http://paris-sans-videosurveillance.fr

Les membres du groupe « collectif 13e contre la vidéosurveillance » incitent les citoyens à porter le débat au sein des conseils de quartier, la démarche, en effet porte sur un choix de société qui nous concerne tous. Le collectif fait la proposition suivante :

Aborder systématiquement la question dans les 8 conseils de quartier, soit lors des prochaines plénières, soit en la mettant à l’ordre du jour des plénières par le biais de membres de bureaux d’animation.

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Gazette 73 Le Barbizon

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Serait-il sur le point de rouvrir?

Ne nous réjouissons pas trop vite ! Le cinéma de la rue de Tolbiac, muré en octobre 2006 sous les ordres du Ministre de l’Intérieur de l’époque, aujourd’hui Président de notre chère République, est en train de vivre le nouvel épisode mouvementé d’une histoire à rebondissements. Voyez plutôt. Après l’abandon de l’ancien cinéma pendant 20 ans par son propriétaire (une obscure société d’import-export de Hong Kong), après la nouvelle vie redonnée au lieu grâce à l’association des Amis de Tolbiac de 2002 à 2006, après le murage par la police et l’expulsion hors les murs de l’association, après les différents vœux votés sans suite aux conseils de Paris…

…un café associatif flambant neuf finit par voir le jour, juste en face de l’ancien cinéma, à l’angle de la rue du docteur Magnan et de l’avenue de Choisy ! Une aubaine pour les Amis de Tolbiac, toujours dans l’attente d’un relogement dans le quartier pour poursuivre leurs activités ? Encouragés par la mairie, les « Amis » proposent immédiatement un projet citoyen pour animer ce lieu et y faire vivre l’esprit de l’ancien Barbizon. Un café-restaurant, mais bien plus encore : un espace ouvert à tous, avec spectacles, projections, débats, un lieu d’accueil pour les artistes, personnes et idées qui peinent à s’exprimer dans la plupart des structures culturelles existantes. Enfin, une happy end pour le Barbizon… tout semble réuni pour que revive, dans ce lieu inespéré, l’esprit d’ouverture et de citoyenneté qui a régné pendant quatre ans au 141 rue de Tolbiac, à la grande joie des habitants du quartier.

Mais c’est sans compter sur la RIVP qui loue le nouveau lieu. RIVP, c’est-à-dire : Régie Immobilière de la Ville de Paris… organisme directement lié à la ville de Paris et présidé par un maire d’arrondissement. Contre toute attente, celle-ci renâcle et semble préférer un restaurateur, probablement aidé des banques et donc plus solvable ?

Où est passée l’idée de lieu citoyen que plébiscitait la Mairie ? Est-il si difficile de soutenir un projet associatif de proximité lorsqu’on subventionne des lieux « prestigieux » par des sommes tout aussi prestigieuses ? Le quartier manque-t-il si cruellement de restaurants ?

Une fois de plus, la fin de l’histoire se fait attendre… et la lutte est engagée ! N’hésitez pas à contacter et à soutenir les Amis de Tolbiac sur lesamisdetolbiac_l@samizdat.org, sur notre site http://www.lebarbizon.org et à interpeller les élus sur le relogement du Barbizon dans le nouveau café associatif.

Les Amis de Tolbiac

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Gazette Espace Bénévolat

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Espace Bénévolat a pour mission principale d’aider les candidats au bénévolat à trouver l’association qui leur convient dans le domaine d’activité souhaité, et de permettre aux associations de trouver les bénévoles recherchés.

Trois moyens complémentaires pour orienter les bénévoles et diffuser les offres des associations :

◊ Un site internet : http://www.espacebenevolat.org, recense toutes les propositions des associations adhérentes, et permet au bénévole de déposer sa candidature ;

◊ Le téléphone au 08 21 21 08 08 pour s’informer et obtenir des coordonnées d’associations ;

◊ Les accueils personnalisés dans 12 antennes parisiennes pour définir au cours d’un entretien approfondi le type d’activité le plus adapté à la recherche de chacun.

La Gazette a rencontré la responsable chargée de l’accueil à l’antenne du 13e située dans le centre administratif au 31-35 rue Daviel. Elle nous a présenté l’immense maillage qui regroupe plus de 800 associations, 70 permanents ou bénévoles et compte plus de 22 000 mises en relation entre bénévoles et associations. C’est dire que la gamme des propositions est extrêmement large et variée.

Les accueillants aux permanences aident la personne reçue à préciser ses désirs et lui donnent quelques adresses de structures répondant à ses vœux. En général, il y a contact, et la personne demandeuse s’investit dans une des associations de son choix.

Dans le 13e, bien des structures, dont la Gazette vous a parlé font appel à Espace Bénévolat, ; ARSEM, Mie de pain, centres sociaux, hôpitaux… Ces associations cotisent à la structure, exception faite des très petites.

Qui s’adresse à Espace Bénévolat ?

Bénévol

En premier les étudiants, ils souhaitent en général accompagner des personnes âgées ou faire du soutien scolaire. Les personnes en situation de chômage s’adonnent souvent à des activités bénévoles, parfois dans le domaine de leurs compétences, soit tout au contraire pour opérer un changement d’activité. Les retraités souhaitent souvent se rendre utiles, mais ils craignent de ne pas savoir, il convient de les encourager et de les informer qu’une formation est prévue pour les aider. Ajoutons qu’ici comme ailleurs dans la vie associative les femmes forment l’essentiel des effectifs, à peine 10 % de la gent masculine se lance dans l’aventure.

L’Espace Bénévolat propose des services liés à la compétence acquise en matière de conseil en management, aide à faire émerger les savoirs professionnels, propose à des bénévoles experts des missions de courte durée. Il favorise les échanges interassociations, il permet ainsi un partage des savoir-faire.

Le site de la structure, extrêmement complet, vous donnera mille précisions et vous permettra ainsi de rejoindre l’action bénévole et d’inviter vos amis à le faire. : http://www.espacebenevolat.org.

Dans le 13e l’accueil a lieu les mercredis de 13h30 à 17h au centre administratif 31/35 rue Daviel, porche B

Tél. : 01 43 13 84

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Gazette 73 Un petit (dé)tour

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Vers le futur quartier Masséna-Bruneseau

L’implantation de la ZAC Rive Gauche (PRG dans le 13e arrondissement), lancée au début des années 90, est à mi-parcours. Reste entre autres à aménager le quartier Masséna-Bruneseau, carrefour de circulation routière, ferroviaire et fluviale et centre animé d’activités industrielles et commerciales. C’est une occasion à saisir car il est rare de disposer à Paris de terrains disponibles de cette ampleur, aussi bien desservis par les transports en commun. Mais des contraintes spécifiques rendent cette opération complexe : ce secteur, occupé par des infrastructures et équipements lourds et isolé à la marge de la ville, est peu attractif. Il présente d’importantes différences de niveaux et il est soumis à de fortes nuisances sonores et atmosphériques.

Situé au sud-est de la capitale, ce quartier de 44,5 hectares est délimité par le boulevard des Maréchaux (Masséna/Jean-Simon), le périphérique, l’avenue de la Porte de Vitry et la Seine. Il est traversé par les voies ferrées de la gare d’Austerlitz. Il jouxte une zone d’Ivry qui présente les mêmes caractéristiques.

En 2002, Yves Lion a été choisi comme architecte coordinateur pour la préparation du projet en raison de la qualité de sa réflexion sur les liens entre Paris et Ivry. En 2008, il a été chargé d’un projet plus précis sur la base d’une programmation préétablie :

Dès 2007, on a envisagé de déroger au plafond des hauteurs de la capitale (37 m maximum) pour gagner de la place, en installant conjointement les fonctions diversifiées qui sont celles d’un « quartier parisien », c’est-à-dire logements, activités, commerces, équipements, espaces verts : 50 m de haut pour les logements et jusqu’à 200 m pour les bureaux et activités. Les grandes hauteurs permettraient de créer un paysage urbain marquant, visible à Paris et au-delà, d’utiliser au maximum les infrastructures de transport existantes et de faire écran aux nuisances liées à la proximité du périphérique. Les rez-de-chaussée accueilleraient commerces et services assurant mixité des fonctions et convivialité.

L’objectif est aussi d’assurer la continuité avec les quartiers environnants (ancien 13e, Bercy) et de renforcer les liens avec Ivry. Les préoccupations environnementales s’accompagnent d’une volonté d’encourager les circulations douces.

Le nouveau projet Lion s’inspire de ces orientations :

– Le nombre de logements prévu (+ 30 %) est conforme aux engagements de la municipalité et aux objectifs définis par la Région. Des immeubles (jusqu’à 50 m) seraient construits le long du boulevard du général Jean Simon et dans le « Triangle Sud » en continuité du quartier Bédier-Boutroux. Il pourrait y avoir aussi une augmentation des surfaces au sol de 200 000 m2, pour atteindre 480 000 m2 au total. Cette augmentation des densités permettrait de gagner 1 500 logements au total et devrait permettre de répondre au besoin crucial de logements sociaux à Paris.

– Pour favoriser l’activité dans la capitale, et notamment à l’est, des immeubles de grande hauteur (jusqu’à 200 m) peuvent être construits pour abriter bureaux, hôtels ; ils seraient situés à proximité du périphérique, là où il n’est pas possible d’implanter des logements. Il est prévu d’augmenter les surfaces attribuées aux activités, aux PME et d’encourager les incubateurs et pépinières d’entreprise. La proximité des centres de recherche de l‘université Paris-Diderot et d’entreprises dynamiques dans la commune voisine d’Ivry est une opportunité à saisir.

– Des commerces doivent être implantés en rez-de-chaussée des immeubles (avenue du Général Jean Simon, allée Paris-Ivry) et dans la nouvelle voie du Triangle-Sud. Ces installations profiteraient au quartier Bédier-Boutroux en déficit de commerces.

– Des équipements nouveaux sont prévus : établissements scolaires, crèche, équipements sportifs. Il faudrait également de nouveaux services.

Il s’agit de créer un quartier animé prolongeant les quartiers voisins et favorisant les circulations douces. Il est prévu d’y développer la verdure : vastes trottoirs plantés, esplanade ouverte sur le paysage d’Ivry (au débouché de l’avenue de France), jardin public vers l’avenue de la porte de Vitry. Les constructions nouvelles doivent respecter les normes environnementales selon des critères d’exposition à la lumière, au soleil et au vent, de protection contre les nuisances sonores et les pollutions. Elles doivent aussi tenir compte du plan climat qui vise à lutter contre le réchauffement climatique.

Cet accroissement important des activités et des logements modifie en profondeur le programme initial de la ZAC et induit de prévoir des équipements supplémentaires. Il faut donc des procédures réglementaires de modification de la ZAC PRG et du PLU de cette zone. La ville et la SEMAPA ont organisé, au printemps 2009, une réflexion avec les partenaires habituels de la concertation et un débat public avec les habitants. Ils ont convié ceux-ci à assister à des réunions publiques et ateliers participatifs, à visiter une exposition et aller sur le site <parisrivegauche.com/massena-bruneseau>. Il est prévu une enquête publique à l’automne et une nouvelle délibération pour début 2010, avec l’éventualité d’une modification du projet Lion pour tenir compte de l’avis des habitants et usagers. Les travaux doivent démarrer en 2012.

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Gazette 73 Le projet Lion

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Les trois parties à aménager sont différenciées par le relief et par leur occupation actuelle :

• Le secteur « Rives de Seine », près du fleuve, est en contrebas du boulevard du général Jean Simon (qui prolonge le boulevard Masséna). Il est occupé par l’échangeur « Quai d’Ivry » du périphérique, par des entrepôts et usines, par l’hôtel industriel et par des services techniques. Ce sera la première zone traitée dès que les terrains seront libérés.

• Le secteur dit du « Trapèze », au débouché de l’avenue de France, est constitué du faisceau ferroviaire, voies et ateliers de la gare de triage de la SNCF.

• Le secteur « Triangle Sud », au voisinage du quartier Bédier-Boutroux, accueille actuellement les ateliers de maintenance des trains Corail.

Les orientations du projet Lion

• Un désenclavement de la zone en revivifiant le lien avec Ivry :

– Prolongement de l’avenue de France par deux branches en « patte-d’oie » (rue Bruneseau et une nouvelle rue). Installation d’une esplanade entre ces deux voies servant de belvédère vers Ivry et accueillant la station de tramway « Porte de France ».

– Percement d’une nouvelle rue, l‘allée Paris-Ivry, pour relier le pôle universitaire parisien avec le quartier Ivry-Port, en passant sous le boulevard du général Jean Simon et sous le périphérique.

– Ouverture de deux voûtes sous le pont National (cheminement piéton et piste cyclable, en double sens, prolongeant celle du quai Panhard et Levassor).

• Réorganisation du site :

– Déplacement et raccourcissement des bretelles du périphérique pour libérer de l‘espace au sol

– Nouveau tracé de la rue Berlier

– Restructuration du quai d’Ivry pour réduire la circulation automobile et encourager les circulations douces, requalification des berges de la Seine

– Déplacement des ciments Calcia et du PC de sécurité du périphérique

– Prolongement de l’avenue Boutroux

– Réagencement des bâtiments des services municipaux

– Aménagement du boulevard du Général Jean Simon : desserte du tramway, construction d’immeubles à usages multiples, plantation d’arbres d’alignement, ouverture sur la Seine

• Développement des transports en commun :

– Prolongement du tramway, (liaison dès 2012 avec le reste du 13e et le 12e)

– Création d’une nouvelle ligne de bus en site propre (TCSP « Val de Seine ») joignant Ivry et la station « Bibliothèque François Mitterrand » (RER C et ligne 14).

– Prolongement vers Ivry des lignes 62 et 89.

– Projet de prolongement de la ligne 10 de métro, avec percement d’une nouvelle station.

Qu’en pensent des acteurs du 13e

APLD 91, association des « Frigos », souhaite enrichir la réflexion menée par les élus, architectes et « citoyens bénévoles » en consultant des personnes qualifiées par leur connaissance de sujets de sociétés (géographes, économistes, sociologues, professionnels de la culture…). Sur la base de son expérience pionnière, cette association propose aux aménageurs de prévoir des structures d’accueil modestes (50 à 100 m2) pour les lieux d’activité : cela permettrait des coûts acceptables, garantissant l’installation de professionnels qui peuvent garder leur indépendance par rapport aux chaînes et aux grandes entreprises. C’est ce qu’on ne trouve pas pour le moment à PRG.

ADA 13, Association pour le Développement et l’Aménagement du 13e arrondissement, est favorable à une politique de construction de logements et de logements sociaux mais à l’échelle de la petite couronne, près des transports en commun et des emplois parisiens. Il faut éviter de les construire dans les lieux exposés aux nuisances ou dans des lieux trop isolés ou discriminés (quartier « Rive de Seine »). En matière d’activités, l’association préconise de tirer parti du nœud de circulation exceptionnel et des infrastructures existantes pour réaliser un pôle logistique favorable à la mobilité durable ; mais aussi de favoriser l’installation de petites entreprises sur des surfaces modestes (incitation par des loyers aidés). Le recours à des personnalités qualifiées est aussi recom­mandé : études des pollutions, compatibilité des tours avec le plan climat, recours à des spécialistes de très petites entreprises. L’articulation avec Ivry doit être améliorée : aménagement des berges de la Seine, allée Paris-Ivry, restructuration de la porte d’Ivry.

Tam-Tam, association qui défend un urbanisme concerté, n’est pas opposée par principe aux grandes hauteurs. La question mérite d’être posée face aux enjeux du projet : logements, activités, mixité urbaine et sociale, modernité, développement durable. Le problème est que la délibération de 2008 et la procédure de révision du PLU pour revoir les hauteurs réglementaires (sur ce secteur de 33 ha) ont adopté d’emblée un parti pris favorable aux tours, avec l’argument non démontré que cela permettait de construire plus. On peut en douter : les plus fortes densités sont observées dans les secteurs haussmaniens ; les espaces verts prévus par le projet Lion restent limités (square près de l’av. de la porte de Vitry, esplanade du « belvédère »). L’objectif prioritaire est de construire un quartier en continuité avec le reste du 13e, le 12e et Ivry ; d’élaborer un vrai quartier mixte, dense en logements et activités selon les principes de développement durable ; d’incarner une nouvelle modernité pour Paris. La question des hauteurs est secondaire par rapport à ces perspectives. Mais ces soi-disant « nouvelles formes urbaines », loin d’incarner la modernité, sont plutôt un retour à de « vieilles formes architecturales » datant de plus d’un siècle.

Pour Yves Contassot, élu « vert », est-il opportun de construire encore des bureaux ? Cela risque d’intensifier encore les transports alors qu’il y a déjà 900 000 personnes qui viennent travailler à Paris contre 100 000 qui cherchent à s’y loger. Ce n’est possible que si on rééquilibre, en reconvertissant en logements les bureaux du centre de Paris. De nouvelles tours répondraient-elles aux normes du Pan climat ?

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Gazette 73 On bute à la Butte!

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

La Momie de la Butte-aux-Cailles, publiée en 2009 dans la collection Grands Détectives des éditions 10-18, nous fait remonter dans le temps (la fin xixe siècle) sous la plume de Claude Izner. Sous ce pseudonyme, se cachent en réalité deux auteures, ayant exercé le métier de bouquiniste et liées au monde du cinéma. On ressent dans le roman leur passion pour les livres et le 7e art. Le « grand détective », qui a déjà fait ses classes dans les romans précédents, est un libraire qui aime son métier, mais qui est aussi photographe amateur, en train de découvrir le cinéma des frères Lumière et de Méliès au tournant du siècle (en 1896). Le travail d’enquête se fait en équipe : le détective est entouré notamment de femmes de caractère qui, à la différence des clientes et autres mondaines décrites dans ce livre, cherchent à s’affirmer : elles écrivent, peignent, jettent leurs corsets aux orties, veulent contrôler leur fécondité et apprennent à faire du vélo. C’est, bien avant l’ère du Vélib’, un exploit sportif qui les lance dans la modernité et leur permet de s’habiller de façon plus décontractée.

Izner

L’intrigue policière fait dans la sensation : une tornade spectaculaire, prémisse de notre fameuse tempête à l’aube de l’an 2000, fait émerger d’une pièce d’eau une carpe papivore qui a englouti un mini-livre contenant un secret ; la carpe transmet la maladie du charbon, véhiculée à la suite d’un sordide trafic de fausses momies égyptiennes… En bout de course, notre fin limier fait ressortir la vérité et tout s’explique.

Chaque roman de C. Izner évoque un quartier parisien. Cette fois, c’est le 13e qui est en vedette. Cet arrondissement, récemment constitué (1860), est extrêmement misérable. La Butte-aux-Cailles, surnommée alors le « faubourg souffrant », sert de décor. Rue Corvisart, une maison vaste et abandonnée abrite un SDF, Bringolo, l’homme qui va découvrir la carpe, débusquée par la tornade, et ainsi mettre le feu aux poudres. La description des lieux et les personnages nous montrent combien ce quartier a changé depuis 1896. Bringolo trouve le couvert au Fourneau de la rue Jean-Marie Jégo, à la Mie de Pain, rue Martin Bernard, voire sur les « fortif » auprès des romanichels. Pauvreté rime alors le plus souvent avec fraternité… Cela n’empêche pas les basses intrigues, heureusement dénouées

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Gazette 73 Humeur!!!

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Il y a tant de choses à inventer !

En regardant le film Home ce fut une explosion de contractions. L’homme, Y. A. B. m’a toujours paru un peu désagréable. D’ailleurs, lorsque l’on était au-dessus des nuages, il n’y avait plus de doute pour moi : Y. A. B. se prend pour Dieu !!! Et d’ailleurs, cette soirée ressemble tout de même à une grande messe planétaire ! Ouh la la ça fait peur, ça ! En même temps il fallait le dire tout ça ! Oui mais, tout ça, pleins d’autres l’ont dit avant lui. Alors pourquoi lui, a-t-il réussi à se faire entendre là où d’autres ont échoué ?

Et en même temps il nous a fait un cadeau. Un film libre de droit ! Oui mais, pour ça, avec qui s’est-il acoquiné ? Ah la la quel dilemme !!!

Quelle soirée ! Très binaire et très manichéenne, salé, sucré ; bon, mauvais ; J’aime, j’aime pas ; trop d’eau, pas assez d’eau ; noir et blanc, couleurs. Au bout d’un moment, n’en pouvant plus j’ai voulu ouvrir une bouteille de vin… Rouge le vin !!! Mais là encore, quel dilemme ! Je préfère le Bourgogne au nez et le Bordeaux au palais. Le Bourgogne est pour moi une explosion de senteurs voluptueuses et le Bordeaux a le goût de l’intensité dramatique du Flamenco. Et oui, on ne soupçonne pas à quel point tout reste à faire.

Mais trêves de Flamenco, il est clair qu’un des problèmes majeurs de notre planète qui n’est plus à venir mais qui est à résoudre maintenant c’est l’eau.

Et dans le 13e, que se passe-t-il ?

Suite dans le prochain numéro…… un article sur l’eau dans le 13e.

Car finalement, restons sur terre, sortons des nuages et gardons le cap ! ce qui compte c’est le quotidien et le militantisme durable !!!

Ella Kekchosadir

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Gazette 73 Les résultats d’une mobilisation

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Soutien à la MECI

Fidèles lecteurs de notre Gazette, nous vous avions alertés, dans le n° 70, vous vous en souvenez, sur l’expulsion des familles du 150 bd Vincent Auriol, qui abritait la Meci : Maison des Étudiants de la Côte d’Ivoire. Nous ne reprenons pas l’historique, sinon pour rappeler que ce n’était plus depuis longtemps des étudiants qui y résidaient. L’évacuation avait été « musclée », j’en témoigne.

Le n° 71 vous donnait quelques nouvelles desdits locataires expulsés et appelait à la vigilance.

Grâce à la mobilisation quotidienne de quelques membres très actifs du comité de soutien de la Meci, et à des réunions hebdomadaires, pour faire avancer le relogement des évacués et la régularisation des sans-papiers, voici le point de la situation, près de 8 mois après cette expulsion.

Sur 69 familles à reloger, 58 l’ont été. Il est évident que celles qui restent trouvent le temps long, mais elles savent que leur situation est suivie de près par tous les membres actifs du comité de soutien qui les accompagnent lors de leurs convocations et ont confiance dans leur efficacité.

Il faut souligner que tous les résidents se sont mobilisés sur le long terme, malgré leur dispersion due au fait qu’ils avaient été envoyés en grande banlieue.

Il y a eu des « expulsés hôteliers », si on peut ainsi les nommer, qui ont été renvoyés des hôtels où ils étaient hébergés « provisoirement ». Ce sont des « sans-papiers » en majorité, que le comité de soutien activement appuyé par le M.R.A.P., s’emploie à faire régulariser. Leurs hébergements ont été maintenus finalement jusqu’à leur régularisation et leur éventuel relogement. Pourtant, 7 d’entre eux ont été définitivement expulsés et « squattent » où ils peuvent dans des conditions très difficiles. Par ailleurs, l’absence de bonne volonté de la Préfecture de police et quelques lenteurs de l’Hôtel de Ville de Paris ralentissent les procédures.

Quand la Préfecture avait renvoyé ces « sans-papiers » à « France Terre d’Asile » cette association s’était déclarée incompétente et impuissante à les aider. L’association de soutien à la Meci et les résidents avaient envoyé une lettre le 28 janvier et 3 mois se sont écoulés avant les premières convocations.

Pourtant le 11 mai, la Mairie de Paris a assuré le comité de soutien de son appui auprès des Préfectures de police et de Paris, et a assuré qu’elle tiendrait compte du vœu que les « Verts » de la mairie du 13e ont obtenu de faire voter en conseil de Mairie : il l’a été à l’unanimité.

Actuellement, tout en se débattant au milieu des difficultés juridiques qui nécessitent l’aide d’une avocate, laquelle est en permanence sur la brèche, les membres des comités de soutien ont obtenu 6 régularisations : 6 personnes qui ne vivront plus dans la crainte d’être expulsées. Il y en a près de 40 encore, et toutes ne seront sans doute pas régularisées, car les conditions ont été durcies : il faut 10 ans de regroupement familial et non 5, par exemple. La mobilisation du M.R.A.P. , de la L.D.H., du R.E.S.F.* et de bien d’autres organisations, permettra peut-être d’en ajouter d’autres, en attirant l’attention sur les familles avec enfants.

Tout n’est donc pas réglé huit mois après la dispersion des résidents du 150 Bd Vincent Auriol, mais grâce à leur persévérance, au temps qu’ils donnent sans compter, les membres du comité de soutien ont aidé à trouver des solutions à des situations de détresse qui, sans eux et sans la mobilisation active des ex-résidents, risquaient de perdurer bien plus longtemps.

Pourtant, comme les feuilletons, celui-ci est « à suivre » tant que tous les problèmes n’auront pas été réglés.

G. Mennessons

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Gazette 73 Occasion 13

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Ce projet est né d’une étude participative impliquant des habitants du Conseil de quartier n° 8 Bibliothèque, Dunois, Jeanne d’Arc, sur l’aménagement de la halle Freyssinet ou halle Sernam. Le conseil de quartier avait déjà mené à bien plusieurs études participatives : étude d’aménagement du quartier Tolbiac-Chevaleret, de l’îlot T8 (angle de l’avenue de France et de la rue Neuve Tolbiac face à Décathlon), projet de TGI (Tribunal de Grande Instance).

Ce projet d’aménagement de la halle a réuni un groupe de personnes qui s’étaient inscrites lors de la présentation du projet au conseil de quartier. Issues de différents milieux et de diverses professions, elles ont travaillé ensemble une vingtaine de fois avec restitution de l’avancée de leurs travaux en séance plénière et relevé de l’avis des habitants lors d’enquêtes sur les marchés (Jeanne d’Arc et Vincent Auriol). Cette étude s’est terminée en juin 2007. Au cours de ce travail, le besoin d’un espace pour mieux vivre ensemble, innovant, ouvert et non institutionnel, a émergé.

Ce besoin devra attendre un aménagement final de la halle qui pourra prendre de trois à cinq ans, si ce n’est plus. En effet même si la Sernam a quitté les lieux depuis octobre 2007, ce n’est que depuis peu que l’on sait que le TGI ne sera pas installé dans ce quartier mais aux Batignolles. En attendant, le groupe de travail a conçu une utilisation de cet espace de façon provisoire et modulable, ce qu’il a appelé la « seconde vie » de la halle, après sa vie « Sernam » et avant l’aménagement définitif du lieu.

La réflexion menée depuis par le groupe est indépendante de la halle Sernam, même si cette dernière reste un site possible, et peut s’appliquer à tout autre lieu disponible. Ses membres ont donc réfléchi à la demande des habitants du quartier et élargi à l’arrondissement leur étude en présentant leur projet aux différents conseils de quartier. Il s’agirait, dans un lieu convivial et facile d’accès, d’aménager plusieurs espaces :

◊ des salles où puissent se réunir les groupes d’animation des différents conseils de quartier qui ne se rencontrent pas, les groupes de travail, les associations – car la maison des associations est très demandée – ou encore les habitants pour des projets privés tels que anniversaires, fêtes de famille…

◊ des espaces publics ouverts aux initiatives des uns et des autres et porteurs de convivialité ;

◊ un espace de loisirs sportif non lucratif.

Ce projet a reçu des financements pour se faire accompagner de professionnels, afin de rédiger une note de pré-programmation qui définit de façon plus précise le type de locaux, les surfaces, les aménagements nécessaires ainsi qu’une ébauche de schéma fonctionnel général. Il ne s’agit pas de livrer un projet clef en main, mais au contraire de le construire avec les habitants, petit à petit et pourquoi pas dans une logique de recyclage et d’auto-construction.

L’aménagement du lieu une fois posé, il fallait réfléchit à la manière dont il serait géré. En effet il ne s’agit pas de créer un lieu institutionnel financé par la mairie mais bien un lieu géré par les habitants et en partie autonome financièrement. Le groupe a donc réfléchi à un mode de gouvernance, à la façon dont seraient choisis les projets, et aux moyens de financer une partie de son fonctionnement.

La gouvernance doit tout d’abord être partagée et donc intégrer les partenaires et acteurs du lieu : conseils de quartier et conseil de la jeunesse, institutionnels (mairie et Semapa) porteurs de projets et habitants. Afin d’assurer la dynamique, les représentants seraient renouvelés tous les ans avec un maximum de deux mandats. Les porteurs de projets quels qu’ils soient (associatifs, privés) devront présenter un dossier comportant un descriptif et certains éléments techniques au comité de sélection qui donnera son accord et organisera le planning d’occupation des locaux. C’est un groupe élargi de personnes issues d’autres conseils de quartier qui travaille actuellement à affiner les modalités de cette gouvernance et le modèle économique ; dans ce groupe participent aussi un représentant de la Semapa, de la mairie et Benjamin Cros, coordinateur des conseils de quartier. Les réunions qui ont commencé le 15 mai se poursuivent régulièrement toutes les semaines depuis car le groupe doit rendre sa copie à la mairie mi-juillet.

Les habitants peuvent avoir des nouvelles de l’avancée du travail et donner leurs avis sur le blog, Nous habitants du quartier…, http://www.nhdq.fr. Plus il y aura de monde intéressé par le projet, plus il y a de chances que la mairie le soutienne.

MC

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Gazette 73 Réhabilitation des foyers

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Une cincertation nécessaire

Samedi 30 mai, veille de Pentecôte, les résidents des foyers du 13e ont « pris » la mairie. Ils souhaitaient rencontrer le maire, Jérôme Coumet, pour lui présenter leurs doléances. Au milieu de la foule des mariages, ces hommes brandissaient des pancartes demandant plus de respect et de concertation.

Qui sont-ils ? Ce sont des hommes originaires majoritairement d’Afrique du Nord et de l’Ouest. Les résidents maghrébins ont souvent intégré les foyers dès les années 60 et beaucoup sont devenus des personnes âgées qui partagent leur temps entre la France et leur pays d’origine. Ils partagent aussi leur chambre appelée « chambre-navette ». Les résidents ouest-africains sont arrivés plus tard et ont un mode d’occupation des foyers différents ; ils sont majoritaires dans l’arrondissement qui compte sept foyers : Bellièvre, Vincent Auriol, Chevaleret, Tolbiac, Clisson, Terres au curé, et Masséna.

Ce sont des lieux très actifs de solidarité, organisés de deux manières. L’une, traditionnelle, est structurée autour d’un conseil des vieux ou des sages qui représente tous les ressortissants d’un même village ou d’une même région présents dans le foyer ; ce sont eux qui décident des tontines ou de l’aide apportées aux associations qui financent des projets de développement dans le village d’origine. L’autre, politique, s’articule autour de délégués, le plus souvent élus, qui forment un comité de résidents chargé des contacts avec l’organisme gestionnaire et le monde politique et social extérieur.

61 % des foyers appartiennent à une société d’économie mixte, la Sonacotra, rebaptisée Adoma en 2007, le reste aux sociétés HLM. Dans ce cas, les foyers sont gérés par des organismes gestionnaires, en région parisienne essentiellement l’Aftam et l’Adef, qui versent une redevance.

Le résident du foyer n’est pas considéré comme un locataire mais plutôt comme un occupant d’hôtel ; il verse une redevance comportant un équivalent loyer, des charges et des prestations. La chambre n’est pas considérée comme un espace privatif : le résident n’a pas le droit de changer de serrure ni de recevoir des visites après une certaine heure, de prêter son logement pendant ses congés…

L’État tout comme les propriétaires des immeubles se sont longtemps désintéressés du sort des foyers qu’ils considéraient comme des logements transitoires que leurs habitants quitteraient naturellement pour d’autres logements sociaux. Or ils sont loin d’y être prioritaires. Leur passage vers le logement «ordinaire » est donc très difficile et les résidents vivent durablement dans les foyers. Devant le délabrement des immeubles et les risques courus par leurs habitants, les gouvernements successifs ont élaboré un programme de réhabilitation et de rénovation. Ce plan quinquennal signé d’abord pour les années 1997-2002 a dû être prolongé vue la difficulté de sa mise en œuvre. En effet de nombreux foyers sont suroccupés et l’agrandissement des espaces privatifs -– il existe souvent des chambres à trois lits – diminue la capacité de logement du foyer et oblige à trouver des logements de desserrement. De même, pendant la durée des travaux, il faut trouver aux résidents un logement de substitution, appelé « logement-tiroir » ce qui est difficile dans les conditions actuelles. Ce programme de réhabilitation avance donc lentement et il pose problème aux résidents.

En effet, les pouvoirs publics souhaitent transformer les chambres en logement autonome (de 11 à 15 m2 ou parfois plus) avec douche, WC et plaque chauffante. Ce type d’aménagement ne correspond en rien au mode de vie existant dans de nombreux foyers. La vie collective y est très importante ; les lieux de réunion, la salle de prière et la cuisine sont indispensables à la vie du foyer et les plaques électriques ne sont pas adaptées à la longue cuisson des plats africains. Ces cuisines sont aussi un lieu de solidarité pour les habitants des quartiers alentour, ainsi de nombreux habitants et travailleurs viennent s’y restaurer en raison du bas coût des repas. Les résidents demandent une réelle concertation afin que soient pris en compte leurs besoins et leurs vœux avant de lancer de coûteux travaux de réhabilitation.

Ces travaux sont l’occasion pour les gestionnaires d’augmenter le prix des redevances par 3 ou 4 si le foyer était en très mauvais état : certains résidents se retrouvent alors avec un taux d’effort de plus de 30 %. Les résidents soutenus par le Copaf   demandent que le taux d’effort ne dépasse pas 20 % car ils ont souvent de petits salaires et une lourde charge familiale au pays. Une charte pour la réhabilitation démocratique des foyers de travailleurs immigrés a été rédigée par la coordination des foyers du 20e. Elle devrait l’être aussi par ceux du 13e. C’est sur tous ces points que devait porter la discussion avec la mairie vendredi 5 juin.

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Gazette 73 Petit Bain arrive bientôt

Posted by lagazou sur 10 octobre 2009

Depuis 2007, l’équipe de la Guinguette Pirate développe le projet Petit Bain. Il s’agit d’un équipement culturel flottant qui viendra s’ancrer au pied des tours de la Grande Biblio­thè­que en 2010. Le projet a belle allure : une salle de concerts de 400 places, un studio de création, de répétition, un centre de ressources multimédia, un restaurant, le tout surmonté d’un beau toit terrasse tout vert. Entreprise de spectacle, Petit Bain est aussi une entreprise d’insertion (métiers de la restauration et du spectacle), une coopérative de production et de diffusion et un lieu soucieux de créer des liens avec son environnement. En attendant de les rencontrer dans le 13e, vous pouvez les découvrir à l’œuvre au Festival Sous la Plage, les 12 et 13 juillet, au parc André Citroën, quai de Javel pour sa 7e édition : « Ciel, la 7e ».

Sous la Plage est né en 2003 de la volonté de révéler des cultures émergentes en dénichant des artistes avec un temps d’avance et de créer un événement partagé autour d’une musique exigeante tout en restant accessible à tous. Cette année Sous la Plage est placé sous le signe de la Turquie.

Au programme :

Dimanche 12 juillet :

Dès 15h : ateliers electro-ludiques pour que les enfants et les plus grands imaginent, créent et s’amusent en s’initiant aux joies de la création musicale.

17h : embarcation musicale sur le quai de Javel.

Lundi 13 juillet au soir :

Petit Bain renouvelle l’expérience de la danse collective et vous invite à Istanbul : Bal Turc pour tous.

Une amorce du projet international de Petit Bain… Vous pourrez danser entre autres au son du groupe Baba Zula. Le groupe, né à Istanbul et révélé par le film de Fatih Akin, Crossing The Bridge, propose une performance qui mélange plusieurs disciplines artistiques et crée son propre style «  Oriental Dub », un mélange entre musique traditionnelle turque, rock’n roll et musique électro.

Ne ratez pas ce festival en plein air et gratuit.

Contact : www. petitbain.org

http://www.souslaplage.com

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